Big Sur (Kerouac), j'avais bien aimé On the Road, mais là on est de manière explicite dans le pathétique mélancolique, dans l'auteur face à ses contradictions, dans l'autobiographie d'un destin déclinant sur la pente de l'alcoolisme, du dégoût et de la solitude, mais qui s'accroche à son propre mythe car il n'a rien d'autre. La façon dont il nourrit son trip à l'émerveillement et à l'auto-fascination tout en appelant la compassion est un peu de mauvais goût. Il y a peut-être des choses plus générales qui me dérangent dans cette littérature comme la vantardise qui se fait passer pour sincérité ou les fantasmes sur la liberté masculine perdue. L'histoire me fait aussi penser à la première partie de L'homme foudroyé de Cendrars, totalement beat, pas exempte non plus d'un certain culte de la personnalité.
Message édité le 12 novembre 2022 à 09:36:58 par Everlasting