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Quel livre êtes-vous en train de lire ?

GrandGaffiot
GrandGaffiot
Niveau 10
20 mai 2022 à 17:03:07

Ses personnages sont tous des peine à jouir à cause de cette espèce de putain de retenue robotique et artificielle qu'il pense convoquée par son masque.

Plus que de l'écriture de femme il y a quelque chose de neutralisant, dans la polysémie, à ses écrits.

TaynChaoticOrb
TaynChaoticOrb
Niveau 8
20 mai 2022 à 18:25:02

J'ai fini Dans le palais de Minos de Kazantzaki. C'est écrit simplement mais les formulations sont fortes. C'est rafraîchissant. Je me souvenais plus du tout des textes grecs, les morales se marient bien avec les thèmes de l'auteur: la liberté, l'honneur, l'amitié. Ca doit être génial a lire en étant adolescent.

Je commence le tome 2 de Blackwater.

demester
demester
Niveau 9
21 mai 2022 à 21:26:32

Je viens de finir Andromaque de Racine, et je suis assez deçu. Je veux bien l'avis des littéraires du forum.

J'ai apprécié le vers racinien, c'est remarquablement bien écrit. Par contre, j'ai trouvé cette tragédie bien en-deçà des pièces de Sophocle et Euripide que j'ai lues.

D'abord, il y a trop de personnages, je ne vois pas l'intérêt des confidents. Le commentaire de mon édition (Hachette lycée, merci la médiathèque) affirme que ça permet de renforcer le dilemme de chaque personnage en apportant leur réplique, et que c'est plus réel qu'une personne se parlant à elle-même. Mais ça m'a surtout donné l'impression d'entrées et sorties sur la scène toutes les deux minutes, c'est à devenir fou. Je préfère largement les monologues et la présence du chœur qui renforcent le tragique en créant une discussion avec le spectateur.

J'ai pas non plus apprécié la retenue de Racine, due à l'époque bien sûr. Chez les auteurs antiques, c'est violent et sanglant, on est vraiment secoué.

Aussi, la psychologie de certains personnages sonne faux. Par exemple Hermione, qui chie sur Oreste, puis lui demande de tuer Pyrrhus, pour au final l'envoyer chier à nouveau. Alors oui c'est un dilemme tragique qui l'anime, mais je l'ai trouvé mal emmené.

Je pense que c'est les contraintes de retenue de l'époque qui causent tout ça, mais j'aimerais bien avoir votre avis.

zahbout
zahbout
Niveau 18
22 mai 2022 à 15:00:33

De Marquette à Veracruz de Jim Harrison.

ArsenicPussy
ArsenicPussy
Niveau 62
23 mai 2022 à 19:13:09

Dieu, ça fait presque un an que j'ai pas lu un roman. :hap:

Je recommence très doucement avec La logeuse de Dostoïevski. https://image.noelshack.com/fichiers/2016/48/1480464150-1474490316-risitas569.png

TaynChaoticOrb
TaynChaoticOrb
Niveau 8
24 mai 2022 à 15:22:28

Il fait beau et j'ai du temps libre j'ai carbure depuis hier.

Lu Le marquis de Bolibar de Leo Percuta. C'est mon préféré de l'auteur. Il s'agit la d'un roman qui sent la poudre et le fer. On y suit quatre soudards allemands de l'armée napoléonienne qui vont se mener à leur propre perte en passant par tous les mauvais comportements humain : la jalousie, la peur et le mensonge. Avec une touche de fantastique par l'intermédiaire du marquis de Bolibar qui se dresse au dessus d'eux tel un marionnettiste.
C'est tour a tour epique, pittoresque, on y voit toutes les gloires et les bassesses du genre humain. Une fin glaçant et formidablement bien trouve. J'ai adoré.

Ensuite de Conrad j'ai lu Karain et le Compagnon secret. Le premier je l'ai trouve sans plus même si l'histoire de fantôme est intéressante et le talent de conteur de l'auteur toujours présent. Bien plus convaincu par le deuxième récit a gros suspense tout en étant simple comme tout, comme quoi il suffit juste du talent de l'auteur pour nous passionner pour n'importe quoi. Toujours très fort pour nous raconter la vie sur un navire. Des images fortes qui imprègnent le lecteur.

Maintenant je lis Petersbourg de Schalom Asch début d'une sage narrant le passage du tsarisme a la révolution à partir du point de vue de la communauté juive. A noter que l'auteur a écrit le livre en yiddish, langage normalement utilisé principalement pour les affaires communes. Pour l'instant ça me fait penser au naturalisme français en peut être un peu plus romantique.

GrandGaffiot
GrandGaffiot
Niveau 10
24 mai 2022 à 17:01:09

Shalom, Ash c'est presque plus une blague antisémite qu'un blase.

GrandGaffiot
GrandGaffiot
Niveau 10
25 mai 2022 à 08:33:52

J'ai assez péniblement fini L'Homme qui savait la langue des serpents. J'ai mis une dizaine de jours à le taper j'ai eu du mal.

J'aimerais bien que parmi les quelques posteurs qui ont apprécié le bouquin quelqu'un puisse m'expliquer ce qu'il lui trouve. Sans ironie aucune, je n'ai réellement pas compris - empathiquement, et à peine intellectuellement - le discours que cherche à construire l'auteur avec ça.

C'est un bouquin tellement réactionnaire qu'il va chier sur les modernistes comme sur les traditionnalistes en isolant son héros antipathique au milieu qui représente...quoi ? Qui ? Admettons à la rigueur qu'il faille avec Kivirähk refuser les deux postures rejetées, celle du Sage et celle des chrétiens du village, mais ça veut dire être comment ? En plus le héros et son grand-père sont deux enculés, sa sœur idem, le gardien idem.

On a quand même un conte qui prend 450 pages, avec des évolutions de récit assez improbables au milieu, pour en arriver à un point d'immobilisme qui est le même que la première page et qui n'a à peu près rien à nous dire au milieu.

Je pige vraiment pas le délire.

(PS : j'ai lu la postface. Avatar c'est du racisme à l'envers :question: hors troll elle ne me renseigne pas tellement sur le problème exposé)

Message édité le 25 mai 2022 à 08:36:01 par GrandGaffiot
Ringaskiddy
Ringaskiddy
Niveau 10
25 mai 2022 à 13:47:08

"Le problème Spinoza"

d'

Irvin Yalom

TaynChaoticOrb
TaynChaoticOrb
Niveau 8
25 mai 2022 à 22:44:31

J'ai fini Petersbourg de Schalom Asch, c'est foisonnant. A la fois portrait des riches milieux juifs dans la Russie en chemin direct vers la révolution qui cherchent à se dégager de la religion et qui se sentent bien plus russes que juifs, avec une jeunesse qui se cherche et commence à différer de ses aînés et des juifs pauvres opprimés et bien malheureux ; portrait psychologique pas loin de la psychanalyse avec ce personnage principal flegmatique qui recherche en toute femme la mère qu'il n'a pas eu. Mais aussi réflexion sur l'âme russe, la volonté de se dépasser et de changer pour atteindre le grand but.
Et puis j'avais peur que ce soit un peu sec, faut dire que mon image du judaïsme m'en fait quelque chose de plutôt aride, pas du tout, il y a même un érotisme dans certaines scènes assez marquantes.
Un très bon moment, ça se finit juste un peu en queue de poisson vu qu'il y a deux suites.

J'ai commencé Pays de Neige de Yasunari Kawabata, fort reposant et contemplatif pour l'instant avec de beaux personnages de femmes et une relation amoureuse que je trouve des plus réussies (ça donne envie!). Je lis tout ça avec un petit sourire sur les lèvres. Je voudrais qu'on me montre des geishas dans ma tête plus souvent.

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
25 mai 2022 à 22:54:53

GrandGaffiot: C'est peut-être pas un bouquin où l'auteur cherche à "construire un discours" ou à "exposer un problème". Cela reste de la fantasy poétique et drôlatique. Le monde est bien bâti malgré le côté fan fiction outrancier, sans doute grâce à cet ancrage dans le folklore. L'esprit réactionnaire de Kivirähk fonctionne à la fois comme procédé comique et comme hommage au peuple estonien. Et c'est les personnages qui tiennent ensemble la série de petites aventures. Revenir au point de départ est un poncif du genre.

Personnellement je viens de mettre un point à Tess d'Urberville, qui est mon deuxième Hardy. Rien ne m'a lassé dans ces cinq cents pages. Les revers tragiques de situation n'entachent pas l'humanité de Tess, qui est la victime des sentiments, des conventions, de l'inconstance des hommes, mais n'est jamais réduite au jouet des circonstances. Le narrateur est pourtant très présent, mais toujours à ses côtés, comme un avocat. La prose est de qualité A+, t'as limite envie de le calmer (quelques références grecques dispensables). Le monde fermier ("naturel") fait figure de trame et se révèle aussi saisissant que dans Anna Karénine. Il y a une atmosphère de monde en ruine, une impression de gâchis et de sacrifice, et un sentiment d'injustice tragique. J'aurais voulu une présence plus importante de la religion et du père Clare. La fin m'a paru satisfaisante et crédible, même si j'aurais aimé qu'il décrive la scène où Tess se rend coupable, mais elle fait miroir à la scène clé de la partie une.

GrandGaffiot
GrandGaffiot
Niveau 10
26 mai 2022 à 06:57:14

Je t'avoue que je suis pas allé compulser les dossiers de presse autour de la sortie du bouquin en estonien mais j'ai toujours lu à son propos que c'était un ouvrage revendicatif et reçu comme tel - la postface va jusqu'à parler d'un pamphlet -, et qui avait assis son succès là-dessus.

On reconnaît plus l'influence du conte dans le bouquin que purement ce qui serait de la fantasy aventureuse à l'anglo-saxonne, et les personnages justement, qui sont pour moi un gros point d'achoppement dans l'appréhension du livre, n'ont pas tellement de sens, ou de contenu, ou d'intérêt, si on ne les prend pas pour des métaphores. Nounours, le doyen Johannes, le sage ülgas, Peetrus et cie, n'ont aucune psychologie ni aucune réalité en eux-mêmes, ce sont des comportements sur pattes à étudier dans le cadre d'une parabole.

Inversement, il faudrait accepter qu'eu égard à l'enfilement des épisodes et au rythme global du récit, ce serait un très mauvais roman de fantasy s'il chassait réellement sur ces terres. Il faudrait en sabrer une bonne moitié et encore ce serait particulièrement à l'arrache.

Hommage au peuple estonien, pourquoi pas à la limite, mais dosé de cette façon alors que la plupart des Estoniens du roman sont des feignants et / ou des vicieux complètement abrutis, je ne sais pas.

Le poncif du genre c'est plutôt la restauration de la communauté après la quête, où il y a en effet une forme de retour au départ mais avec en route un irrémédiable changement qui s'est opéré ; là, l'auteur s'est plu à créer un personnage de gardien inutile que le héros va simplement calquer une fois mort dans une espèce de pied-de-nez un peu immature, avec tout ce délire de la divinité endormie sous ces yeux .

Le roman a quelque chose de comique oui dans son outrance, dans la sape qu'il utilise pour se foutre de la gueule des moines typiquement, dans l'absurde personnage du grand-père qui peut laisser très dubitatif. Mais encore une fois, un comique qui cherche à aller où ?

C'est mon problème avec cette oeuvre.

demester
demester
Niveau 9
26 mai 2022 à 10:33:44

Le 20 mai 2022 à 16:48:12 :
J'ai lu Never let me go, Buried Giant et Remains, à part le dernier qui est intéressant mais moyennement exécuté je n'en aime aucun. Mais chacun pour des raisons différentes en l'occurrence.

La seule constante, c'est une recherche du sentiment tire-larme retenu (amusant paradoxe) qui vient probablement de la maladie identitaire de l'auteur cherchant à se caméleoniser en british de pension victorienne malgré sa gueule à bouffer du rouleau de printemps en perfusion.

Je sais pas si ça suffit à faire d'Ishiguro de la chick litt mais c'est assez blanc et vaseux.

J'aime probablement "bien" Remains parce que c'était mon premier,y a quelque chose qui m'a parlé dans ce vieux domestique essayant de supprimer ses affects mais c'est pas très riche comme projet littéraire.

C'est un auteur auteur de roman roman, c'est bien pour ça que ça marche.

Je te conseille An artist of the floating world qui parle justement de la question de l'identité japonaise après la guerre.

Par contre, il ne faut pas le lire en français, les traductions de ses œuvres sont à chier.

demester
demester
Niveau 9
26 mai 2022 à 10:34:04

Le 20 mai 2022 à 16:48:12 :
J'ai lu Never let me go, Buried Giant et Remains, à part le dernier qui est intéressant mais moyennement exécuté je n'en aime aucun. Mais chacun pour des raisons différentes en l'occurrence.

La seule constante, c'est une recherche du sentiment tire-larme retenu (amusant paradoxe) qui vient probablement de la maladie identitaire de l'auteur cherchant à se caméleoniser en british de pension victorienne malgré sa gueule à bouffer du rouleau de printemps en perfusion.

Je sais pas si ça suffit à faire d'Ishiguro de la chick litt mais c'est assez blanc et vaseux.

J'aime probablement "bien" Remains parce que c'était mon premier,y a quelque chose qui m'a parlé dans ce vieux domestique essayant de supprimer ses affects mais c'est pas très riche comme projet littéraire.

C'est un auteur auteur de roman roman, c'est bien pour ça que ça marche.

Je te conseille An artist of the floating world qui parle justement de la question de l'identité japonaise après la guerre.

Par contre, il ne faut pas le lire en français, les traductions de ses œuvres sont à chier.

HacheTague00
HacheTague00
Niveau 30
27 mai 2022 à 02:25:31

Je viens de finir The End of Empire: Attila the Hun & the Fall of Rome de Christopher Kelly. C'était plutôt intéressant, je méconnaissais les Huns et leurs mouvements et ça m'a permis d'avoir un autre regard que la menace barbare aveugle qu'on utilise pour les décrire. C'est le seul ouvrage récent que j'ai trouvé le sujet mais c'est également un livre grand public, il y a donc des petits ressorts de narration et de conjecture qui même précisés par l'auteur me dérange un peu.

J'enchaine sur Ulysses de James Joyce. Jamais lu de Joyce pour le moment, j'ai entendu dire que c'était plutôt abscond, on verra bien.

GrandGaffiot
GrandGaffiot
Niveau 10
27 mai 2022 à 10:02:45

Le 26 mai 2022 à 10:34:04 :

Le 20 mai 2022 à 16:48:12 :
J'ai lu Never let me go, Buried Giant et Remains, à part le dernier qui est intéressant mais moyennement exécuté je n'en aime aucun. Mais chacun pour des raisons différentes en l'occurrence.

La seule constante, c'est une recherche du sentiment tire-larme retenu (amusant paradoxe) qui vient probablement de la maladie identitaire de l'auteur cherchant à se caméleoniser en british de pension victorienne malgré sa gueule à bouffer du rouleau de printemps en perfusion.

Je sais pas si ça suffit à faire d'Ishiguro de la chick litt mais c'est assez blanc et vaseux.

J'aime probablement "bien" Remains parce que c'était mon premier,y a quelque chose qui m'a parlé dans ce vieux domestique essayant de supprimer ses affects mais c'est pas très riche comme projet littéraire.

C'est un auteur auteur de roman roman, c'est bien pour ça que ça marche.

Je te conseille An artist of the floating world qui parle justement de la question de l'identité japonaise après la guerre.

Par contre, il ne faut pas le lire en français, les traductions de ses œuvres sont à chier.

Merci pour la recommandation. Ishiguro incarnant tellement cette figure d'écrivain ayant jeté cette identité que j'avoue que j'aurais sans doute jamais la foi de m'y mettre - ou de me remettre à sa littérature - mais j'imagine qu'il a une vision précise et nuancée à apporter à la question.

Fini Rimbaud le fils de Michon, qui est une sorte d'application des principes du symbolisme à la prose pour réaliser une sorte d'anti-biographie de Rimbaud.

Toujours allusive et donc pour initiés essentiellement, à la syntaxe agglutinante et compliquée et aux images artificieuses, cette vie de Rimbaud rendue par Michon s'arrête beaucoup sur ce qui ne construit pas une vie poétique malgré les efforts des scolaires de tout poil pour donner du sens à des trajectoires.

J'ai beaucoup aimé, après avoir craint de ne pas réussir à rentrer durant quelques pages. Jolie métaphore que j'ai envie d'absorber du poème comme puits.

TaynChaoticOrb
TaynChaoticOrb
Niveau 8
27 mai 2022 à 18:15:14

J'ai fini Pays de neige je crois que je n'ai pas parfaitement compris les rapports entre les deux personnages principaux mais c'est pas grave ça m'a pas empeche d'apprécier ces badinages et cette relation entre le heros et son héroïne avec tous ces jeux entre miroir et neige ou se reflètent le visage de la femme aime ? (Car j'en suis pas sur). Puis l'ambiance neigeuse de ville de bout du monde, l'aspect mystérieux des geishas pour un lecteur occidental, ca a touché juste ma sensibilité. J'ai mis une journée a trouver l'emplacement et l'état d'esprit idéal pour lire les dernières pages

J'ai enchaine sur Vie de poete de Robert Wasler des nouvelles en prose qui appellent au voyage et au mouvement, a la contemplation du spectacle de la nature. Tout n'est pas égal et j'ai une préférence pour Marie au milieu, la plus longue et la plus poétique avec cette femme ideal qui disparaît.

Je vais commencer Le Golem de Meyrink

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 27 mai 2022 à 19:41:03

Là je commence Le rhinocéros d'or, de François-Xavier Fauvelle-Aymar. https://image.noelshack.com/fichiers/2017/06/1486787336-bloggif-589e92f61de39.png

BennyProfane
BennyProfane
Niveau 17
27 mai 2022 à 23:12:08

profusion d'images orientales, exotiques, mais avant tout tunisiennes dans Salammbô

zairoiszehef
zairoiszehef
Niveau 10
28 mai 2022 à 19:32:08

Je commence Millenium People de Ballard, encore une fois j'aime beaucoup ses récits, je retourne dans la litté conspi mais moins conne que turner diaries.

Dès le départ il arrive toujours à construire un contexte de malaise sociétal, d'une poudrière qui peut exploser avec une dose de mystères qui renforcent la tension car il y a toujours un vague sur qui allumera la mèche mais aussi sur pourquoi toute cette poudre. Les intentions sont toujours obscures et occultées et donnent l'impression d'être l'expression spontanée de l'époque.

Souvent j'apprécie moins sur la durée ses livres, des lourdeurs par la répétition des mêmes réflexions, l'impression à la page de 200 d'avoir déjà lu les lignes 50 pages plus tôt, que le livre progresse trop lentement. Là c'est un livre de 450 pages, je vais voir.

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