Eh bien voilà : aussi tôt acheté, aussitôt regardé.
Il s´agit là d´une histoire d´amour au début du XXème siècle, d´une femme partagée entre deux hommes, le tout sur fond de... moissons au fin fond de la campagne.
Le film est vieux ( 1978) mais peu importe car nous sommes tous fans de Terrence Mallick.
Ne tergiversons pas : Les Moissons du Ciel préfigure ce que sera La Ligne Rouge mais ne le dépasse en aucun point. Mallick film les animaux, le ciel, les éléments. Il filme les gens regardant les animaux, les gens regardant le ciel et les gens face aux éléments.
Si l´intensité de la mise en scène semble parasitée par un montage trop rapide, on le doit à une durée trop courte ( 1h30) et qui n´a surement pas été un choix du réalisateur. Ainsi, pas le temps de s´attarder sur une scène : Terrence Mallick film beaucoup de choses, mais on ne les voit pas longtemps.
Peu improte car finalement, on accroche à ce drame de l´amour où les acteurs ont cette philosophie dans le visage ( Sam Shepard, Richard Gere et la sublime et troublante Brooke Adams).
Les dialogues sont à mon goût trop peu nombreux mais expriment de nombreuses choses, comme les silences d´ailleurs.
Quand à la voix off, l´innocence et la naïveté de la petite fille nous rappellent sans difficulté le héros de La Ligne Rouge ( tout comme une scène vers la fin du film).
Bref, à voir pour les cinéphiles et les fans de Terrence Mallick. Et puis allez, soyons fous, pour les autres aussi.
Pour finir, j´ai découvert d´où venait une musique supra- connue. Non sans blague j´ai l´impression qeu cette musique, composée par Ennio Morricone et dont je ne connais pas le titre, a servi dans plusieurs festivals.
Je la recherche activement
Merci à ceux qui ont lu.