Putain à quand une fonction éditer ?
Je la refais :
Je pense qu'il cherche tout simplement quelqu'un sur qui se venger de son échec avec Betsy, et comme elle travaille pour sa campagne électorale, il fait la cible parfaite. Il doit le voir comme une sorte de père pour elle.
J'en profite que je suis là pour parler un peu de cette scène tiens, c'est l'une des seules qui m'aie vraiment déçu dans le film (Taxi Driver étant un de mes films préférés). Attention, spoilers : c'est surtout la façon dont se termine la scène qui me déçoit. La tension monte tout au long de la scène, De Niro est vraiment épatant ici en Travis Bickle avec sa crête mohawk, son sourire psychotique et ses applaudissements un poil forcés héhé ! Plus il s'approche de Palantine, plus on sent la tension monter. Et là, il n'a même pas le temps de dégainer qu'il se fait repérer par un garde du corps et fuit la scène. Dommage, je n'attendais pas spécialement qu'il descende Palantine, mais un petit coup de feu manqué semant la panique dans la foule avec ensuite la fuite de Travis aurait pu donner une scène époustouflante non ? Mais le bon côté de la chose, c'est que cette déception rend la scène finale encore plus forte et marquante et nous "laisse sur le cul" comme quelqu'un l'a dit dans les pages précédentes.
Concernant la réponse de cricketo je ne sais pas trop comment la prendre. Je comprends qu'on puisse ne pas aimer le film, mais ton commentaire est très maladroit. Je vois que tu as 15 ans, peut-être que tu devrais le regarder à nouveau dans quelques années ? Attention spoilers : justement, la tuerie finale me semble ultra réaliste. Les personnages tirent mal (bon sauf Travis) tout simplement parce que ce ne sont pas des tireurs d'élite, ils ont juste un flingue pour se défendre j'imagine. En revanche ce qui me chiffonne un peu c'est le moment où Travis monte les escaliers, qu'un type arrive par sa droite et lui tire dans le bras alors qu'il aurait pu lui tirer dans la tête à bout portant, mais bon j'imagine qu'on ne saurait pas trop quoi faire dans une situation aussi inattendue et brutale que celle-ci. Tu compares ce film à Public Ennemies ? Je n'ai vu que Le Sixième Sens (Manhunter) et Heat et c'est vrai que quand on compare la fusillade de fin de Taxi Driver à celle de Heat vers le milieu du film ça n'a rien à voir. C'est justement la fusillade de Heat qui me paraît un poil trop grosse, mais très impressionnante tout de même ! Elles sont toutes les deux très réussies, celle de Mann pour le côté bordélique et impressionnant, celle de Scorsese pour son aspect réaliste et le jeu de caméra (j'adore les zooms et les "dé-zooms" lorsque De Niro et Keitel se tirent dessus).
Ouch le pavé, c'était pas mon intention au début mais je pourrais parler de ce film pendant des heures héhé !
PS : je parle de Manhunter et de Heat parce que se sont des films de Micheal Mann et qu'il est réputé pour ses scènes d'action impressionnantes il me semble (je ne connais pas trop sa filmographie pour l'instant). Juste au cas où certains se demanderaient pourquoi je parle de ça au lieu de Public Ennemies ![]()
J'
le topic pour vous dire que le dvd est en vente avec le télé loisir pour 5.99€ ![]()
cricketo j'ai rarement vu un type aussi con que toi!
J'ai pu voir ce film pendant les vacances,bon film,mais sans plus pour ma part !
Je l'ai vus récemment, ce film est incroyable ! J'ai adorer.
Je lui met 9/10.
:sploiler:
Selon vous doit-on interpréter la fin de différentes façons ?
Durant la scène de tuerie on peux voir la caméra se déplacer au dessus. A votre avis cela peut-il vouloir dire que Travis est mort et que cette scène représente son âme sortant de son corps ? Ou alors le dernier coup d'œil dans le retro signifie qu'il n'est pas mort mais que rien n'a changé pour lui et qu'il vas continuer sa vie de merde malgré le fais qu'il soit maintenant vus comme un "héros" ?
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La toute dernière scène avec son regard dans le retro peut-il être un rêve de Travis ?
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Je ne pense pas qu'il soit mort, vu que c'est une sorte de remake de la prisonnière du désert de Ford, et la fin je prend ça plus comme aux USA même un fou peut devenir un héros.
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Scorsese aime faire les fins ambigus. ![]()
JattaqueDuMike--> X-Men ? ![]()
pour moi, le dernier coup d'oeil dans le retro veut dire qu'il est revenu où il en était au début, pour faire -très- court. ![]()
Oui tout à fait
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C'est vrai que Taxi Driver en VF c'est une veritable catastrophe
Revu, après une première fois, souvenir nébuleux dont je ne gardais qu'un sentiment de déception.
-Des spoilers dans la critique ?
-Pardon ? C'est à moi que tu parles ?
-...
-Hmm oui ça spoile.
Il y a de la langueur dans Taxi Driver, un sentiment général d'apathie, naissant de l'observation d'une ville en pleine décrépitude morale. Le regard est en ce sens important dans le film, une des premières images que l'on voit est d'ailleurs un gros plan sur les yeux de Travis Bickle, spectateur impuissant - dans un premier temps - d'une plongée collective dans un univers crasseux, un monde amoral où des gamines de 12 ans font le trottoir. Bickle lui ne dort même plus, mais il n'a pas besoin de sommeil pour faire des cauchemars puisque le cauchemar est là, devant ses yeux, réel. Et Scorsese rend cela palpable par sa manière de saisir une ville à la fois irréelle ( l'onirisme des vapeurs de fumée s'échappant des égouts ) et bien réelle, par la façon qu'il a d'installer une ambiance totalement empreinte de paradoxes puisqu'elle semble calme avant d'exploser dans un mouvement cathartique. Impression traduite au niveau du thème musical du film d'ailleurs, morceau jazzy qui donnerait envie de se promener dans les rues de New York, d'y flâner de manière insouciante sans se douter de la menace qui gronde. Et puis elle gronde, inexorablement, sortant le spectateur de sa " léthargie " et Travis avec, plongeant dans l'horreur absolue. Car s'il fallait ranger Taxi Driver dans un genre, c'est bien l'horreur qui serait essentiellement convoquée. Et elle est tenue en haute estime dans la mesure où la psychologie y joue un rôle important, qu'il ne s'agit pas d'un bête film sanguinaire. L'horreur a ceci d'insupportable que c'est la seule issue possible, qu'au bout de quelques minutes de film on se dit qu'on ne pourra pas y échapper parce que la mécanique humaine de Travis Bickle est d'une précision et d'une efficacité redoutables. There will be blood, et rien d'autre, nouveau paradoxe du film qui établit ce discours pessimiste selon lequel on ne pourrait laver la crasse qu'avec du sang. Evidemment le regard de Scorsese n'est pas aussi fasciste que celui du personnage qu'il filme. Scorsese ne fait que montrer, et, s'appuyant sur un scénario remarquable de Schrader, il montre brillamment et retranscrit toute la complexité de Bickle. Le film a ceci d'intéressant qu'il joue sur des contradictions : c'est Bickle accueillant Palantine dans son taxi d'une manière chaleureuse, avant de vouloir le tuer. C'est encore Bickle, attiré par une femme qui se désintéresse de lui et qu'il ne peut pas avoir, et dans un même temps désintéressé par une relation sexuelle avec une prostituée, dont c'est pourtant le métier, p*te qui motivera son acte final. Le scénario de Schrader est complexe, donne de l'importance au détail, n'a pas peur d'affronter le symbole religieux tout en gardant une dimension humaine.
Et puis il y a un acteur, un immense acteur, qui donne toute son ambiguité au personnage, toutes ses " contradictions " comme le dit Cybil Shepherd. En succombant à la tentation du meurtre - dont la dimension religieuse est un des paradoxes en question - Bickle ne fait que s'incorporer dans le monde vicié qu'il déteste autant. Mais loin du spectateur l'idée de pouvoir juger ce personnage : il est haïssable certes, mais d'un autre côté sa soif de mort semble davantage dictée par des motivations qu'il pense nobles, et dès lors il y a quelque chose de touchant chez ce personnage, de profondément humain. On n'est pas chez Scorsese pour rien : ici tout le monde a ses raisons. Et qu'elles soient bonnes ou non importe moins que le constat d'une troublante humanité de ses personnages. En l'occurrence d'un Travis Bickle, animal solitaire ( n'est-ce pas lui qu'on voit dans le LA de Collateral ? ) qui promène son amertume aux quatre coins de la ville. De Niro a quelque chose d'à la fois touchant et repoussant, une manière de s'attirer l'empathie du public en même temps qu'une propension à s'en détacher violemment. C'est peut-être un cas unique, personnellement je ne vois aucun autre acteur capable de jouer aussi bien sur le registre de l'insistance naïve. Soit une manière d'être gênant pour l'autre tout en étant dans l'incapacité de se rendre compte de cette gêne qu'il produit. De Niro joue sur un caractère double, à la fois victime ( il est touchant ) et bourreau ( il touche. Il tue ), et il faut une subtilité fantastique pour parvenir à être aussi à l'aise dans l'expression de la nuance. Pour jouer un des plus grands personnages de l'Histoire du cinéma, il fallait bien un de ses meilleurs acteurs de toute évidence.
9/10
Foster ? Herrmann ?
Recommence.
Sympa sinon, tu continues ta rédemption. ![]()
La musique a été composée par De Niro ? ![]()
( Ah ok le premier post
)
http://www.amazon.fr/Steve-Schapiro-Driver-Martin-Scorsese/dp/3836500086/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1292006141&sr=1-1
Superbe critique leprodiss!
Ravi que tu aies adoré ![]()
Merci
Bon je me répète un peu, mais je l'avais commencée mercredi et j'avais un peu la flemme d'améliorer
Je sais même plus pourquoi j'avais pas trop aimé la première fois.
Et je viens de lire un texte sur le film, Schrader dit qu'il s'est inspiré de Bresson, ça c'est évident en plus. Et la fameuse réplique a été improvisée par De Niro pour info ![]()
Moi non plus je n'avais pas aimé la première fois mais pour ma part la raison était celle-ci: VF.
Au moins d'un côté c'était un mal pour un bien, c'est ce film qui m'a dégoûté à jamais de la VF, la performance de DeNiro a été littéralement broyée par son doubleur.
Revu une deuxième fois en VO et là le choc... ![]()