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Topic [Fic] Slavetale - Page 8

Sujet : [Fic] Slavetale

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SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
22 octobre 2017 à 15:47:32

Tu espérais un nouveau chapitre, mais c'était moi, DIO! http://image.noelshack.com/fichiers/2017/23/1496750435-dio-2.jpg

erosdog
erosdog
MP
25 octobre 2017 à 20:03:30

Hey, un nouveau chapitre pour fêter le début des vacances ! :fete:
Comment ça les vacances ont commencé depuis 5 jours? :(

Bref, j'espère que ça va vous plaire, n'oubliez pas de laisser un petit commentaire à la fin ça me ferait très plaisir.

Chapitre 11 :

C’était un jour nuageux, la pluie avait cessé de tomber depuis quelques dizaines de minutes mais les masses sombres qui recouvraient le ciel n’avaient pas bougé. Les trottoirs étaient jonchés de feuilles et de passants mouillés, les arbres laissaient tomber quelques gouttes qui ricochaient dans les flaques au gré du vent et les voitures qui peuplaient les routes glissaient lentement en arrosant à l’occasion quelque piéton imaginaire. Leurs phares se reflétant sur le sol et dans les devantures, les essuie-glaces tournant encore à bas régime pour évacuer les dernières gouttelettes.
Et parmi elles roulait celle de Johanna, un vieux modèle, une sorte de brique greffée de roues. Le véhicule n’était pas des plus luxueux, mais l’artiste lui avait attribué une forte valeur sentimentale, et ne parvenait pas à se résoudre à en changer. Ç’aurait été comme jeter sa première toile, comme se débarrasser d’une partie de soi-même tant le temps l’avait rendue si chère.
À l’arrière étaient assis Sans et Frisk, l’air grave. Pas un mot n’était échangé dans l'habitacle, et même la radio n’osait parler trop fort, diffusant simplement un murmure inaudible. L’atmosphère était lourde, et la tension palpable : ils appréhendaient la réponse qu’ils étaient sur le point d’avoir.
En effet, depuis que le squelette avait obtenu de son ami l’adresse de l’usine où Papyrus était forcé de travailler, il ne parvenait à trouver le repos. L’attente lui semblait interminable, mais l’angoisse de ce qu’il allait trouver lui donnait simplement envie de fuir le plus loin possible, de ne jamais soulever le drap qui masquait la situation, préférant l'absence de réponse à la réponse par l'absence.
Non, il craignait pour un rien. Papyrus était fort, peu importe ce qu’il avait vécu, il ne lui faudrait que quelques semaines pour récupérer. Sans connaissait son frère, et il savait qu’il parvenait contre toute attente à voir la plus faible lueur dans la nuit la plus noire. Sans savait que Papyrus s’en remettrait, il le devait, car c’était Papyrus, rien ne pouvait affecter sa joie de vivre, pas vrai?
Le squelette plissa les yeux, secouant la tête. Cela ne servait à rien de se torturer l’esprit, et tant que le trafic ne se serait pas fluidifié, il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre. Les voitures avançaient si lentement… D’une lenteur telle qu’on aurait pu les croire paralysées par la même inquiétude qui tétanisait ses os.
Frisk, elle, était également morte d’inquiétude. Excepté que la jeune humaine cachait beaucoup moins bien ses craintes que Sans et son visage si savamment impassible. Elle se rongeait les ongles, trépignait sur son siège, émettait de longs soupirs douloureux à chaque fois que le véhicule s’immobilisait.
Et elle ne pouvait s’empêcher de penser à Toriel. Sa mère avait disparu si vite… Frisk n’avait pas eu le temps de l’enlacer une dernière fois, pas même le temps de lui dire au revoir. Tout s’était passé à une telle vitesse. La jeune fille eut des flash de souvenirs, des dizaines d’humains partout autour d’eux dans la forêt, sortant des moindres recoins sans que rien n’ait pu présager de leur présence. Le regard horrifié de Toriel, sa mère, qui lui crie immédiatement de fuir. Sa course désespérée dans la forêt du mont Ebott, alors que derrière elle retentissent les flammes, les balles et les hurlements. De grosses larmes se mirent à couler sur les joues de la jeune fille alors qu’elle se remémorait l’horreur si brève de cette journée. Et depuis, elle avait vécu dans l'inconnu, sans savoir comment cela avait fini, jusqu’au jour où elle avait appris, sur l’écran d’un ordinateur, de la façon la plus impersonnelle qui soit.
Elle se sécha rapidement les yeux, tentant de revenir au présent. C’était fait désormais, et rien ne pourrait la ramener. Mais comment faire son deuil alors qu’elle n’avait rien pour se recueillir sinon ces quelques mots sur un écran?

La voiture s’immobilisa finalement dans un crissement de pneus sur le sol en terre devant l’usine. Ils avaient passé un vieux portail de fer, et étaient désormais garés dans une sorte de cour devant le bâtiment qui servait de parking. En arrivant, Johanna jeta un coup d’œil à la façade délabrée de vieil entrepôt qui servait d’industrie. Les murs de béton étaient usés, couverts de fissures, et le toit en taule dégoulinait de rouille. Des carreaux brisés soulignaient la toiture et de la fumée s’en échappait, une fumée âcre et opaque, comme les choses qui se tramaient ici. Le travail forcé était totalement légal, c’était d’ailleurs le but premier des colliers, mais était-ce pour autant réellement moral? La portière de la voiture claqua alors que l’humaine la refermait derrière elle, ayant quitté le véhicule pour mieux observer l’endroit. Les alentours n’étaient pas en meilleur état, mais après tout ils se trouvaient dans les vieux quartiers industriels de la ville, la moitié des usines étaient donc désaffectées, laissées en pâture aux éléments et aux squatteurs qui prenaient plaisir à se déchaîner sur eux.
Deux autres bruits de portière retentirent, créant de l’écho dans la ville fantôme. Ils s’approchèrent rapidement de l’entrée, n’ayant rien à faire dehors à part perdre leur temps. Et puis les alentours étaient vraiment glauques, et ç’aurait été le comble qu’ils se fassent attaquer.
À peine eurent-ils ouvert la porte qu’une bouffée de chaleur étouffante les agressa. L’air était lourd et humide, et il leur fallut surmonter un élan de dégoût et de répugnance pour se forcer à entrer. L’atmosphère était oppressante, et une fois que la porte se fut refermée derrière eux ils furent laissés dans un noir presque complet, uniquement éclairés par de faibles lumières rouges placées à des intervalles réguliers. Des gouttes tombaient du plafond alors qu’ils avançaient dans le couloir étroit et chaud, comme s’ils s’enfonçaient dans l’œsophage d’une énorme bête. Les murs métalliques tremblaient au rythme d’un ronronnement lent mais régulier, se bombant tantôt pour se rétracter ensuite, à la façon de muscles métalliques. Finalement, alors que l’épaisse atmosphère leur collait à la peau, le couloir s’élargit pour donner naissance à une salle beaucoup plus grande, occupant presque la totalité de l’entrepôt.
Celle-ci donnait directement sur le ciel, la fumée opaque que Johanna avait aperçue occultait toutefois celui-ci, tentant de s’échapper par toutes les ouvertures dans le toit et plongeant l’endroit dans une sorte de nuit artificielle. Ici les organes de la bête pressaient, soudaient, bipaient, toutes les machines s’activaient en rythme et à la chaîne pour digérer les matériaux reçus et ressortir quantité de produits divers. À chacun d’eux s’afférait un monstre dont le collier ne cessait de clignoter. Tous effectuaient les mêmes gestes répétitifs afin de faire vivre l’immense machine terrifiante qui les avait assimilés. Tous avaient le regard vide, la bouche close, les oreilles ou la queue baissées. Aucun ne témoignait du moindre signe de vie, et on aurait pu les prendre pour des automates pour peu que l’attention nous fasse défaut.
De l’autre côté de la salle, ils virent une sorte de compartiment en hauteur séparé du reste. Des fenêtres teintés couvraient ses murs, et un escalier en métal grimpait jusqu’à cette plateforme. Il n’y avait aucun doute, c’était là le bureau des responsables, et par conséquent l’endroit où ils devaient se rendre. Ils entamèrent donc la traversée de la salle, plus facile en pensé qu’en pratique : partout où ils se dirigeaient, une nouvelle machine se dressait sur leur chemin, comme d’autant plus de défenses de cet organisme afin de les empêcher d’atteindre son cœur, ou plutôt son cerveau. Et ils devaient être vigilants à chaque instant, sous peine de se voir sectionner un membre par un bout de machine coupant, ou de recevoir une giclée de métal en fusion en plein visage.
Mais, au bout de quelques minutes ils parvinrent au bout de leur périple, et gravirent les marches jusqu’à atteindre l’entrée du bureau. À côté de la porte trônait un petit écriteau où était inscrit le nom du patron, et Johanna toqua sans plus attendre.
Une ombre projetée apparut sur le verre teinté de blanc, s'agrandissant jusqu’à ce que, finalement, la poignée tourne et la porte s’ouvre sur un homme d’âge avancé en costume, fin et grand. On aurait cru une sorte de porte manteau humain qu’on aurait revêtu d’un vêtement sombre et d’une perruque blanche dégarnie. Il regarda les trois incongrus qui venaient le déranger en ce milieu de matinée, le regard inquisiteur et curieux.
“Que me voulez vous?” Demanda-t-il d’une voix lente qui résonnait d’un accent noble très prononcé, presque caricatural.
“J’ai entendu dire que vous possédiez quelque chose qui pourrait m’intéresser, et j’aimerais faire affaire.” Dit Johanna. Ils avaient convenu de se faire passer pour des industriels prêts à mettre la main au portefeuille pour se procurer le squelette. L’humaine n’était pas trompée par l’apparence du propriétaire : même si celle-ci témoignait d’une certaine richesse, s’il faisait affaire dans ce coin lugubre de la ville, ses finances devraient être au plus bas, et il ne serait pas bien compliqué de lui acheter Papyrus.
“Vous pouvez trouver tous nos articles en magasin, madame.” Répondit-il en commençant à fermer la porte, mais Johanna mit son pied dans l'entrebâillement, la maintenant entrouverte.
“Je ne suis pas venue pour un de vos outils, mais pour un de vos employés.”
L’homme ouvrit légèrement la porte, regardant l’humaine dans les yeux. Il hésita quelques instants comme pour considérer l’offre. Johanna pouvait presque voir les rouages tourner dans son esprit.
“Mes monstres ne sont pas à vendre.” Trancha-t-il finalement.
“Nous savons tous les deux que ce n’est pas vrai.” Répondit-elle immédiatement. “Nous pouvons payer gros.”
Le propriétaire laissa échapper un long soupir, et ouvrit la porte en grand, leur faisant signe d’entrer. Ils s’exécutèrent donc, venant se placer sur les sièges devant le bureau du vieil homme. Lui marcha lentement jusqu’à son fauteuil, et s’assit tout aussi vite.
“Je vous écoute, qui voulez vous?
-Et bien.” Dit-elle. “On m’a dit que vous disposiez d’un monstre squelette comme celui-ci.” Fit Johanna en montrant Sans de sa main droite. Elle laissa sa phrase en suspend quelques secondes avant de reprendre. “Et leur magie est très utile à mon industrie. Je voudrais donc me procurer celui dont vous disposez, contre un dédommagement conséquent évidemment.
-Vous avez dû être mal informée.” Répondit l’humain en posant les mains à plat sur son bureau et en faisant mine de se lever pour les raccompagner.
“Impossible.” Rétorqua Johanna. “Je tiens mes informations des sources les plus fiables.
-Et bien vos sources ont dû se tromper madame…
-Teyssot
-Madame Teyssot. Il n’y a pas de Squelette ici, maintenant si vous voulez bien m’excuser…
-C’est impossible.” Maintint Johanna, têtue. Grillby ne pouvait pas se tromper, du moins Sans le lui avait assuré. Non, ce qu’elle pensait plutôt c’était que cet homme ne désirait pas vendre Papyrus, et donc faisait mine de ne pas en avoir entendu parler. Mais elle parviendrait à le lui prendre, même s’il fallait aller le chercher dans cette foule d’ouvriers et le traîner jusqu’au bureau.
Le patron poussa un long soupir en se rasseyant dans son bureau, et regarda Johanna droit dans les yeux, sans détourner le regard. “Écoutez, il y a bien eut un squelette ici récemment, mais il n’est plus là.” Avoua-t-il finalement.
Ah ! Déjà son discours changeait. Ce n’était plus qu’une question de temps désormais avant qu’il ne dise la vérité. Oui, Papyrus devait être ici, Johanna ne voulait pas croire qu’il ait été vendu autre part, et qu’ils aient fait tout ça pour rien. Papyrus devait être ici.
Sans, lui, écoutait attentivement la conversation, en silence. Il n’osait lui non plus se laisser penser que son frère n’était pas ici, c’était impossible. L’appréhension était désormais à son paroxysme, et il se serait volontiers jeté à la gorge de l’humain pour qu’enfin il crache le morceau.
“Et où est-il dans ce cas?” Demanda Johanna.
“Voyez-vous, il m’a été très utile ici.” Commença l’homme. “Mais malheureusement… les temps sont durs, et l’argent commençait à manquer…
-Alors vous l’avez vendu?” Demanda Frisk d’une voix plaintive, des larmes perlant au bord des yeux. Elle aussi avait espéré de tout son cœur retrouver Papyrus aujourd’hui, elle s’était tellement convaincu qu’il était là…
“Alors…” Reprit l’homme, prit de court par le ton de Frisk. “Alors j’ai négligé certaines procédures de sécurité.” Dit-il calmement. “Il y a eu un accident, et le squelette dont vous parlez s’est retrouvé pris dans celui-ci avant de succomber à ses blessures.” Conclut-il du même ton serein, fataliste, en reculant dans son fauteuil. “Ça a posé un grand problème pour les affaires, et bien que je vous le vendrais volontiers je suis dans l’incapacité de le faire. Nous pouvons peut-être négocier sur un autre cela dit?” Ajouta-t-il rapidement, ne comptant pas laisser passer l’opportunité qui lui était présentée.

erosdog
erosdog
MP
25 octobre 2017 à 20:04:14

Il eut un long silence. Un long silence froid et douloureux. Un silence choqué, le temps que tous trois réalisent ce qui venait d’être dit. La vue de Johanna se brouilla, et Frisk fut prise d’un hoquet, puis d’un autre, et d’un troisième qui se mua rapidement en sanglot torturé, comme les gémissements d’un animal blessé. La petite se recroquevilla sur son siège, cachant son visage dans ses genoux déjà trempés par les larmes. Johanna secoua la tête, incrédule. Mais elle fut rappelée à la réalité par les pleurs de Frisk. Comme dans un rêve, comme si elle ne contrôlait pas son corps tant le choc était fort, elle s’approcha de la petite fille qui semblait encore plus fragile que d’habitude renfermée ainsi sur elle-même, et l’enlaça fort pour essayer d’alléger sa peine.
Sans, lui, était silencieux. Et le monde autour de lui l’était tout autant ; ses oreilles bourdonnaient alors que dans son esprit résonnait la phrase qu’il ne parvenait pas à, ne voulait pas, comprendre. Ses yeux s’assombrirent, comme son visage duquel disparut son sourire habituel, qui se mua à la place en sourire dérangé de douleur, un sourire fou. Ses poings se serrèrent, fort, à tel point que ses os craquèrent en émettant un son sec dans la pièce. Non, pensa-t-il, c’était impossible. Il l’avait vu, sur ce site que Frisk lui avait montré, il avait vu que Papyrus n’était pas mort. Le bourdonnement dans ses oreilles était de plus en plus fort alors qu’il réalisait peu à peu, que la nouvelle faisait petit à petit son chemin dans son cerveau, ravageant tout sur son passage. Le visage de son frère apparut devant ses yeux alors que, pour la seconde fois de sa vie, des larmes coulaient le long de ses os, jusqu’à sa mâchoire. Il fut secoué d’un sanglot. Un sanglot de douleur, de rage, d’impuissance. Un tremblement plus secouant, plus prenant que si on l’avait poignardé d’un milliard de lames. Un tremblement qui déchira son âme, comme seuls les humains savaient le faire, en arrachant la vie d’un proche, en arrachant tous les rêves et les espoirs d’un être sans défense. Il n’entendait désormais plus qu’un sifflement aigu par-dessus le bourdonnement assourdissant. Il serra les dents, à la limite de les briser, pour essayer de diverger la douleur, sans succès. Ce n’était pas une douleur physique, ce n’était pas même une douleur mentale, c’était tellement plus profond que ça. C’était une blessure en son âme même, une blessure qui ouvrit une faille de plus dans son cœur, mais un faille si grande qu’elle faisait passer les autres pour de vulgaires égratignures.
“vous...” Hissa-t-il au travers de ses dents serrées. “vous !” Répéta-t-il d’une voix inhumaine en faisant un pas vers l’humain. Un pas plein de rage, motivé par le désir de vengeance. Il fit un autre pas malgré la puissance du collier qui, ayant déjà compris ce qu’il comptait faire, tentait de l’en empêcher. Mais la souffrance transformée en haine qui brûlait dans ses veines lui donnait la force d’aller à l’encontre des ordres, de lutter, avec difficultés, contre l’étau d’acier qui tentait de broyer son âme pour resserrer sa prise. Il avança encore d’un pas, puis d’un autre, et, une fois à portée, leva les bras pour agripper la vermine humaine par le col. Il le souleva du sol et le plaqua contre le mur, incapable d’en faire plus alors que le collier commençait à remporter la bataille, et que ses membres brûlaient à cause de la douleur qu’il leur infligeait.
Mais ce n’était rien à côté de la douleur d’avoir perdu son frère qui, elle, le rendait fou de rage au point de ne plus pouvoir se contrôler. Il était transformé en bête sauvage, qui ne serait apaisée qu’après avoir rendu sa vengeance, même si cela devait lui coûter la vie. “c’est VOUS qui l’avez tué !” Hurla-t-il d’une voix qui semblait venue du plus profond des abysses au visage de l’humain terrorisé qui ne savait que répondre. Voir la peur sur le visage de ce rat passait un peu de baume au cœur de Sans, mais alimentait également sa rage. Pour la première fois de son existence, un humain avait peur de lui, et c’était jouissif de pouvoir ainsi venger son frère.
Ses membres tremblants parvenaient à peine à maintenir l’homme, mais il y mettait tout de même toutes ses forces. Un seul œil bleu s’alluma, illuminant la pièce d’une intense lueur, illuminant le visage mortifère de l’homme à quelques centimètres du sien. Une seconde passa, puis une autre, mais rien ne vint. Sans regarda autour de lui, incrédule. Il secoua la tête et se concentra, mais à nouveau la pièce resta vide de toute magie.
Il ne mit tout de fois pas bien longtemps à comprendre : ce maudit collier faisait encore des siennes, et le squelette aurait bien voulu l’arracher sur le champ si cela ne l’aurait pas tué trop vite pour assouvir sa vengeance. Alors, il tenta de jeter l’humain sur le sol, mais là encore, rien. Ses muscles ne répondaient plus, et ils commençaient d’ailleurs doucement à se desserrer, malgré toute la rage qu’il employait pour les maintenir en place. Le collier, comme toujours, l’emportait. Et les hommes avec lui.
Rendant finalement les armes, il laissa l’humain terrorisé tomber devant lui, relâchant ses bras d’un coup. Il contempla durant quelques secondes d’un air dédaigneux le pantin tremblant à ses pieds, se demandant comment des créatures si pathétiques avaient réussi à les asservir, tous autant qu’ils étaient.
Le squelette se tourna vers Frisk et sa tante, qui le regardaient tout aussi apeurées, comme on regarderait une bête sauvage qui venait de commettre un massacre. Mais finalement, n’était-ce pas ce qu’il était? Avec ses poings serrés et sa respiration haletante. Un taureau aveuglé par la rage dans une corrida sordide. Et, tout comme l’animal qui chargeait vers une mort certaine, ignorant les piques du matador, n’était-il pas en train de courir à sa propre perte?
La lueur s’éteint dans la pièce. S’il mourait aujourd’hui, en tuant pour venger un être qui, sa vie durant, avait milité pour la paix et l’entraide, qui resterait-il pour honorer la mémoire de Papyrus? Qui, sinon lui même, serait à même de se souvenir de lui comme la personne si tendre et attentionnée qu’il était?
Le squelette tomba à genoux, alors que le temps semblait figé et que personne n’osait bouger. Il prit sa tête dans ses mains. Pas comme ça, pensa-t-il. Ça ne pouvait pas finir comme ça. Les deux frères ne pouvaient pas disparaître sans laisser derrière eux qu’une traînée de poussière aussi éphémère que leur vie dans ce monde. Non pas pour Sans, qui ne se voyait pas de la plus haute estime, mais pour son frère. Papyrus, il méritait tous les honneurs funestes, tous les honneurs à sa mémoire, tant il était un modèle pour ce monde si laid et corrompu. Mais il savait, car c’était la dure réalité de leur condition, que personne ne ferait cela sinon lui-même. Alors il ne pouvait risquer sa vie ainsi, de façon si stupide.
Il se releva, les yeux pleins de larmes, et regarda Frisk. Si, elle peut-être. Mais ce ne serait qu’une mémoire amputée, atrophiée. Elle ne connaissait qu’infimement Papyrus, une si faible partie de lui que c’en serait caricatural.
Non, il savait ce qu’il devait faire. Johanna avait levé toutes les restrictions qui pesaient sur lui, et il pouvait donc se le permettre. Ce ne serait pas la plus grande des cérémonies, ce ne serait pas le plus émouvant des hommages, mais ce serait un adieu simple pour un monstre qui avait dédié sa vie à une cause simple, à la plus noble des causes : s’assurer que tout le monde soit heureux.
Sans s’approcha de Johanna et Frisk, dont la peur semblait s’être calmée mais qui le regardaient tout de même avec une certaine appréhension. Il leur dit de ne pas l’attendre, et qu’il les rejoindrait directement chez eux. Quand la jeune fille lui demanda où il allait de sa petite voix innocente et inquiète, il lui répondit simplement la vérité, qu’il se rendait sous-terre.
Puis, en un battement de cils, il disparut. Laissant simplement derrière lui quelques grains de poussière brillants.

Une fois le squelette parti, le temps sembla reprendre son cours normal. Comme après le passage d’une tempête, lorsque les survivants sortaient lentement de leurs abris en contemplant les dégâts. Ici, nulle mort ni destruction n’était à constater, ou du moins, celles-ci n’étaient pas matérielles. La tempête non plus, d’ailleurs, n’avait rien à voir avec les éléments. C’était une tempête d’émotions, de haine, de peur et de douleur, qui avait ébranlé leurs cœurs comme un vrai cyclone aurait ébranlé la terre.
Johanna relâcha lentement son étreinte autour de sa nièce, l’esprit vide. Bien qu’elle ne connaissait pas Papyrus, les réactions de Frisk et de Sans l’avaient ébranlée. Elle se devait d’être forte et de les aider à l’être car sa souffrance était moindre, mais il semblait qu’elle avait misérablement échouée. Elle était restée là, pétrifiée, alors que Sans avait presque tué cet homme. Il avait été si terrifiant, dégagé un tel sentiment de puissance qu’elle avait ressenti un instinct primaire de terreur si intense qu’elle avait failli prendre ses jambes à son cou. Elle aurait dû lever la voix, lui ordonner, même si cela lui aurait coûté, de laisser cet homme. Le squelette lui en aurait voulu, mais c’était pour son bien, pour leur bien à tous.
Mais elle n’avait rien fait.
Et, soudainement, elle réalisa qu’ils étaient en grand danger. Si le vieux allait voir les flics, s’il leur racontait tout, alors elle n’osait imaginer ce qui arriverait. Sans serait arrêté, exécuté ou pire encore. On lui enlèverait la garde de Frisk, qui serait d’autant plus traumatisée. Et elle même serait probablement arrêtée également, pour ne pas avoir su maîtriser son esclave, qui était censé être sous ses ordres. Elle serait arrêtée pour le pire crime qu’il était possible de commettre en ces temps sombres : avoir résisté, avoir fait preuve de sympathie envers un monstre, avoir osé les considérer comme des égaux. Peut-être même s’en prendraient-ils à Frisk.
Elle devait agir, vite. Son esprit tournait à toute vitesse. Ils devaient partir, ils devaient fuir. Mais il avait vu leur tête, et il ne serait pas compliqué de les retrouver. Et puis, ils avaient laissé leurs empreintes partout… Elle ne savait pas de quels moyens disposait la police, mais elle savait que tôt ou tard, ils les retrouveraient.
Soudain, une idée sombre lui vint. Si sombre qu’elle se surprit elle-même. Pourquoi ne pas simplement se débarrasser du propriétaire? Après tout, les morts ne parlent pas, pensa-t-elle. Ils étaient dans un milieu industriel, et les accidents arrivaient si souvent. Il pourrait glisser, se rompre le cou ou tomber dans une machine. Elle voyait déjà comment procéder, comment le pousser dans un appareil pour qu’il en ressorte méconnaissable, et que tout porte à croire qu’ils s‘agissait d’un accident.
Non, pensa-t-elle finalement, où avait-elle la tête? Ils ne pouvaient pas faire ça, cela les rendrait encore plus coupable. Mais que faire alors? Elle regarda l’homme toujours au sol en face d’elle, qui semblait terrorisé comme s’il avait croisé la mort, ce qui était plus ou moins ce qu’il venait de se passer.
Avant qu’elle n’ait le temps de réfléchir davantage, Johanna fut sortie de ses pensées par une petite voix.
“Vous feriez mieux de ne pas aller voir la police.” Fit froidement Frisk qui s’était déplacée pour être à cotée du vieil homme sans que Johanna ne s’en rende compte.
Celui-ci se tourna vers la petite fille, les yeux dans le vide, comme si elle lui parlait dans un dialecte inconnu. Frisk attrapa l’homme par les épaules et le secoua pour le faire revenir à la réalité, sous le regard surpris et incrédule de Johanna.
“Vous feriez mieux de ne pas aller voir la police.” Répéta-t-elle, ce à quoi l’homme acquiesça vivement, balbutiant un charabia incompréhensible.
“Vous êtes responsable de la mort de mon ami.” Continua la petite d’une voix déterminée et avec un cran que Johanna ne lui connaissait pas. Si elle n’avait pas su qu’il s’agissait de Frisk, elle aurait pu la confondre avec quelqu’un d’autre. “Et si vous devenez responsable de celle d’un autre, je m’assurerai que vous connaissiez le même sort.”
L’homme semblait encore plus terrifié que face à Sans, et il secoua rapidement la tête pour dire oui, sans faire la moindre remarque. “Bien.” Dit Frisk, satisfaite, en reculant. Il parut soulagé de voir que la petite s’était éloignée de lui, ce qui surprit Johanna, mais après tout si cela marchait…
Les deux femmes sortirent rapidement de la pièce, se dirigeant d’un pas pressé vers la voiture en traversant le dédale organique qu’était l’usine. Elle, semblait ne jamais mourir ni s’arrêter. Une fois installée dans le véhicule, elles s’enfuirent rapidement et sans un mot, bien que Johanna prit note pour plus tard de parler à Frisk de ce qu’il venait de se passer. Premièrement pour l’aider à faire son deuil, mais aussi car son comportement l’avait surprise voire légèrement inquiétée. Frisk qui était habituellement si calme et réservée, agir ainsi… La mort de Papyrus devait vraiment l’avoir bouleversée…

erosdog
erosdog
MP
25 octobre 2017 à 20:04:29

Un claquement, comme si quelqu’un venait de frapper dans ses mains, retentit dans l’immense grotte désormais vide de toute vie. Le bruit se réverbéra à plusieurs reprises sur les parois, revenant de moins en moins fort aux oreilles du squelette qui venait de se matérialiser. La première chose qu’il ressentit fut la neige s'enfonçant sous ses pieds, puis le froid mordant sur ses os à nu qui l’empêchait de dériver dans ses pensées.
Sans leva la tête, contemplant avec nostalgie le chalet qui lui faisait face. Ses jambes lui semblaient faites de béton alors qu’il avançait vers la porte. Sûrement étaient-elles alourdies par tous les souvenirs et les sentiments qui lui revenaient. Tant de mémoires remontaient au-devant de son esprit.
Il mit sa main sur la poignée, serrant le poing sur celle-ci. Il ne voulait pas entrer, il ne voulait pas être submergé par les souvenir que chaque objet de cette maison lui rappellerait inévitablement. Il ouvrit finalement la porte, jetant un coup d’œil dans le vide à droite et à gauche. Pour quoi faire ? Plus personne ne se trouvait sous terre depuis bien longtemps, les humains avaient fait le ménage.
En entrant il fut tout d’abord assailli par l’odeur si familière du lieu, qui lui arracha immédiatement quelques larmes. Comme il l’avait prédit, Sans ne pouvait poser les yeux sur le moindre coin de la pièce sans qu’une foule de souvenirs lui reviennent. Et avec chacun d’eux sa douleur se faisait plus grande, car maintenant seulement réalisait-il les véritables conséquences de la mort de Papyrus, la véritable portée de celle-ci. Désormais que la rage s’était estompée, la désolation prenait toute son ampleur. La douleur n’était plus tue par la colère, et elle pouvait hurler sa présence de tout son saoul.
Il marcha, tel un fantôme, dans le salon. Tournant sur lui-même dans une sorte de danse funeste, son esprit trop tourmenté par ses souvenirs pour garder sa prise sur la réalité. Finalement, il s'effondra sur le canapé, en transe. Groggy comme un drogué planant sur les abysses de la mélancolie.
Lorsqu’enfin Sans revint à lui, il lui fallut quelques minutes pour trouver le courage de faire ce pour quoi il était venu. Il monta les marches une à une, chaque pas plus dur que le précédent comme si une puissante force tentait de l’empêcher d’atteindre son objectif. Mais il arriva finalement devant la porte de la chambre de Papyrus. Il tendit un bras tremblant pour attraper la poignée, la serrant avec force pour tenter de se ressaisir, en vain. Il fallut un temps interminable au squelette pour parvenir enfin à faire tourner la poignée et à pousser la porte, révélant la pièce où son frère avait vécu durant si longtemps.
Aveuglé par les souvenirs, Sans se dirigea à tâtons vers le lit de Papyrus. Ils étaient partis en grande hâte peu après la destruction de la barrière, et n’avaient emmenés que le strict nécessaire avec eux, si bien que la majorité des jouets de Papyrus étaient encore là, hantant à la fois Sans et les lieux. Triste ironie du sort, ces objets de joie et de réconfort étaient désormais des idoles à la nostalgie et à la douleur.
Le squelette s’agenouilla au bord du lit, posant ses coudes sur le matelas. Il croisa les mains et vint faire reposer son front sur celles-ci, fermant les yeux pour se recueillir. Tout son corps tremblait comme une feuille, et des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues pour venir s’écraser sur le lit.
Il resta ainsi des heures durant, priant d’une certaine manière pour la mémoire de son frère, vidant son cœur de toutes les choses qu’il avait toujours voulu dire sans jamais le faire, de toutes les excuses et les compliments qu’il n’avait jamais su formuler. Seul ainsi dans la chambre de son frère bien-aimé et disparu, il s’ouvrit à quelle divinité voulait bien l’entendre, implorant les cieux de prendre soin de Papyrus. Son esprit était libéré de tout filtre, et la cascade de larmes était accompagnée d’une cascade de pensées et de balbutions sans aucun sens, mais qu’il savait que Papyrus aurait comprit. Il rendit honneur à sa mémoire, citant dans le vide silencieux toutes les bonnes choses qu’il avait faite, toutes les bonnes actions dont il avait pavé sa vie. Il hurla sa colère envers ceux qui l’avaient fait disparaître, il hurla sa haine envers ceux qui avaient arraché au monde une âme si pure, il hurla son désespoir de voir un jour les choses évoluer comme il l’aurait voulu. Et il se promit, là, seul et hanté par ses démons et son deuil, de reprendre le combat que Papyrus avait laissé derrière lui. De tout faire pour que tous puissent être heureux, et pour que les monstres vivent enfin la vie qu’ils méritaient. Il jura sur la mémoire de son frère qu’il n’aurait pas de repos avant que tous soient libérés. Sans savait que ses méthodes étaient différentes, radicalement opposées même, à celles de son frère. Mais après tout, la fin justifiait les moyens, pas vrai? Peu importe ce qu’il faudrait faire, pour peu que le rêve de Papyrus soit accompli…
Enfin, il posa ses mains à plat sur le lit, et eut une dernière pensée pour son frère, rendit un dernier honneur au monstre le plus attentionné que ce monde ait jamais porté. Puis il se leva, sécha ses larmes qui avaient arrêté de couler depuis longtemps, ayant épuisé toutes celles de son corps, et parti sans se retourner. Sans redescendit les escaliers, reprenant son expression habituelle, refermant les portes de son cœur et dressant à nouveau ses remparts contre la douleur. Il referma également la porte de la maison en sortant et fit quelques pas dans la neige avant de disparaître, laissant derrière lui un chemin inachevé qui s’arrêtait net, tout comme celui de Papyrus.

UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
25 octobre 2017 à 20:14:18

Gawd ça prend aux tripes ;w;
Bon chapitre, j'avais peur parce que la dernière fois que y'en avait un avec Sans et Frisk j'avais pas réussi à accrocher. Alors que là c'est le contraire. On est putain de triste pour eux et j'aurais tellement voulu que Sans se défoule sur cette ldkfhslhflshfjsgjgkg. M'enfin bon... Et puis les derniers moments de Toriel aussi ;w;
Bref. C'était bon à lire mais bien trop court à mon goût =3 (bon, après c'est toujours bien trop court à mon goût quand je kiffe un truc <w< )

Gamopli
Gamopli
MP
25 octobre 2017 à 20:18:41

RIP :snif:

Bon chapitre :ok:

Steellar
Steellar
MP
25 octobre 2017 à 20:22:41

Papyrus est mort :snif2: Si tu le venges pas dans les prochains chapitres tu vas passer un mauvais moment !

JamesTheLemmon
JamesTheLemmon
MP
25 octobre 2017 à 20:57:01

Je n’ai pas les mots,

Ah si:
JE CHIALE PUT***:snif2:

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
26 octobre 2017 à 00:28:41

J'ai trouvé la musique parfaite pour le moment ou on apprend que.... Enfin voilà quoi :d) https://www.youtube.com/watch?v=8vg96Q32rVw

Un grand homme a dit un jour:
"JE CHIALE PUTAIN! http://image.noelshack.com/fichiers/2017/02/1484410985-257.png "

Ben ça s'applique totalement à la situation.

L’humanité qui disparaît petit à petit de la surface du monde.

RIP in Pepperroni Papyrus, t'étais trop bon pour ce monde de merde. http://image.noelshack.com/fichiers/2017/10/1488917398-sans-titre-23.jpg

Undyne si t'es vivante, t'as intérêt de tuer ce sale fdp! :fou:

Pseudo supprimé
27 octobre 2017 à 00:25:43

Yo ( ͡° ͜ʖ ͡°) c'est encore moi, de retour pour une petite critique des familles ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Alors ( ͡° ͜ʖ ͡°) commençons par le plus évident, la mort de Papyrus. C'était bien. Mais pourquoi c'était bien ? Car c'était bien. Je sais je sais mes critiques ne sont que pures qualités.
Plus sérieusement, c'était bien car c'était inattendu. Rien ne laissait présager de cette mort, car tout le chapitre, et même les précédents, absolument tout nous dirigeait vers une multitude d'autres directions, mais pas celle là. Tout laissait présager qu'il était vivant. Je vais pas me lancer dans une étude détaillée du texte car j'ai autre chose à foutre " Sans savait que Papyrus s’en remettrait, il le devait, car c’était Papyrus, rien ne pouvait affecter sa joie de vivre, pas vrai? " le pas vrai à la fin qui montre que Sans essaie de s'auto persuader que Papyrus est indestructible moralement, sans même envisager sa destruction physique, "Papyrus devait être ici, Johanna ne voulait pas croire qu’il ait été vendu autre part, et qu’ils aient fait tout ça pour rien. Papyrus devait être ici." pareil pour Johanna, qui s'auto persuade que Papyrus n'a pas été déplacé, " Grillby ne pouvait pas se tromper " donc Papyrus est bien présent, et même si ce propos est amoindri par la suite, on ne s'attends pas, surtout avec le précédent chapitre, à ce que Grillby se trompe, lui qui semblait si fiable avec son cahier et tout, bref il y a encore d'autres passages qui renforce ce sentiment, mais à aucun moment on n'envisage le fait que Papyrus soit mort. C'est aussi renforcé par le fait que, encore une fois, le fait qu'on ressente la même chose que les personnages grâce à une mise en scène et une immersion spectaculaire, et comme à aucun moment aucun des personnages ne pense à cette éventualité, on y pense pas non plus. mais en gros c'est pas mal.
Sinon il se passe pas grand chose dans ce chapitre en vérité, ce qui est triste. Sinon la scène avec Frisk qui menace le directeur est bizarre, on nous dépeint Frisk comme une jeune (l'adjectif est très souvent utilisé) fille fragile, et la voir menacer le directeur au point qu'il ai encore plus peur d'elle que de Sans ça fait juste bizarre.
Sinon pas grand chose à dire, je ne te ferais pas de compliment car j'ai pas le temps je suis un homme occupé moi monsieur toujours une mise en scène de malade, des métaphores superbes, une ambiance et des décors parfaitement installés, des personnages bien construits, des dialogues de merde et une écriture toujours aussi élégante, 18/20 once again

erosdog
erosdog
MP
27 octobre 2017 à 00:54:11

Le 25 octobre 2017 à 20:14:18 UndyingUndyne a écrit :
Gawd ça prend aux tripes ;w;
Bon chapitre, j'avais peur parce que la dernière fois que y'en avait un avec Sans et Frisk j'avais pas réussi à accrocher. Alors que là c'est le contraire. On est putain de triste pour eux et j'aurais tellement voulu que Sans se défoule sur cette ldkfhslhflshfjsgjgkg. M'enfin bon... Et puis les derniers moments de Toriel aussi ;w;
Bref. C'était bon à lire mais bien trop court à mon goût =3 (bon, après c'est toujours bien trop court à mon goût quand je kiffe un truc <w< )

Héhé, je suis content de t'avoir mit les feels et d'avoir réussi à te faire accrocher =)
Il aurait pu mais... il ne l'a pas fait, pas par manque de volonté cela dit :-)))
rip momgoat :snif2:
Il était plus long que les autres pourtant D= 5275 mots oui je peux pas m'empêcher de dire le nombre de mots ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Le 25 octobre 2017 à 20:18:41 Gamopli a écrit :
RIP :snif:

Bon chapitre :ok:

rip in peperonni

Le 25 octobre 2017 à 20:22:41 Steellar a écrit :
Papyrus est mort :snif2: Si tu le venges pas dans les prochains chapitres tu vas passer un mauvais moment !

 

Le 25 octobre 2017 à 20:57:01 JamesTheLemmon a écrit :
Je n’ai pas les mots,

Ah si:
JE CHIALE PUT***:snif2:

:snif:

Le 26 octobre 2017 à 00:28:41 SheogorathCDC a écrit :
J'ai trouvé la musique parfaite pour le moment ou on apprend que.... Enfin voilà quoi :d) https://www.youtube.com/watch?v=8vg96Q32rVw

Un grand homme a dit un jour:
"JE CHIALE PUTAIN! http://image.noelshack.com/fichiers/2017/02/1484410985-257.png "

Ben ça s'applique totalement à la situation.

L’humanité qui disparaît petit à petit de la surface du monde.

RIP in Pepperroni Papyrus, t'étais trop bon pour ce monde de merde. http://image.noelshack.com/fichiers/2017/10/1488917398-sans-titre-23.jpg

Undyne si t'es vivante, t'as intérêt de tuer ce sale fdp! :fou:

nice musique
tafiole ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Les meilleurs partent toujours trop tôt :snif:

Le 27 octobre 2017 à 00:25:43 [X]eiter a écrit :
Yo ( ͡° ͜ʖ ͡°) c'est encore moi, de retour pour une petite critique des familles ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Alors ( ͡° ͜ʖ ͡°) commençons par le plus évident, la mort de Papyrus. C'était bien. Mais pourquoi c'était bien ? Car c'était bien. Je sais je sais mes critiques ne sont que pures qualités.
Plus sérieusement, c'était bien car c'était inattendu. Rien ne laissait présager de cette mort, car tout le chapitre, et même les précédents, absolument tout nous dirigeait vers une multitude d'autres directions, mais pas celle là. Tout laissait présager qu'il était vivant. Je vais pas me lancer dans une étude détaillée du texte car j'ai autre chose à foutre
" Sans savait que Papyrus s’en remettrait, il le devait, car c’était Papyrus, rien ne pouvait affecter sa joie de vivre, pas vrai? " le pas vrai à la fin qui montre que Sans essaie de s'auto persuader que Papyrus est indestructible moralement, sans même envisager sa destruction physique, "Papyrus devait être ici, Johanna ne voulait pas croire qu’il ait été vendu autre part, et qu’ils aient fait tout ça pour rien. Papyrus devait être ici." pareil pour Johanna, qui s'auto persuade que Papyrus n'a pas été déplacé, " Grillby ne pouvait pas se tromper " donc Papyrus est bien présent, et même si ce propos est amoindri par la suite, on ne s'attends pas, surtout avec le précédent chapitre, à ce que Grillby se trompe, lui qui semblait si fiable avec son cahier et tout, bref il y a encore d'autres passages qui renforce ce sentiment, mais à aucun moment on n'envisage le fait que Papyrus soit mort. C'est aussi renforcé par le fait que, encore une fois, le fait qu'on ressente la même chose que les personnages grâce à une mise en scène et une immersion spectaculaire, et comme à aucun moment aucun des personnages ne pense à cette éventualité, on y pense pas non plus. mais en gros c'est pas mal.
Sinon il se passe pas grand chose dans ce chapitre en vérité, ce qui est triste. Sinon la scène avec Frisk qui menace le directeur est bizarre, on nous dépeint Frisk comme une jeune (l'adjectif est très souvent utilisé) fille fragile, et la voir menacer le directeur au point qu'il ai encore plus peur d'elle que de Sans ça fait juste bizarre.
Sinon pas grand chose à dire, je ne te ferais pas de compliment car j'ai pas le temps je suis un homme occupé moi monsieur toujours une mise en scène de malade, des métaphores superbes, une ambiance et des décors parfaitement installés, des personnages bien construits, des dialogues de merde et une écriture toujours aussi élégante, 18/20 once again

J'ai enlevé les trucs barrés, tu m'en veux pas? ( ͡° ͜ʖ ͡°)
De retour pour vous jouer un mauvais tour? ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Wahou quelle qualité dans la critique, bravo j'en pleure :')
Et c'était bien le but ma chère madame ( ͡° ͜ʖ ͡°) Expect the unexpected.
You fell again for the analyse de texte rire diabolique
Dans je sais plus quelle critique, je crois du chapitre 7, tu m'a dit que j'avais tellement suggéré quelque chose que ça en devenait obvious, et bah du coup j'apprend de mes erreurs pour mieux vous faire souffrir surprendre ( ͡° ͜ʖ ͡°) Tout le monde était si sûr que Papyrus était en vie, comme tu dit, ça ne leur passait même pas à l'esprit qu'il ait pu mourir. Et du coup, par un procédé très ingénieux, je diverge les attentes du lecteur de "ça insiste qu'il doit aller bien -> il va pas bien -> il est mort" à "ça insiste qu'il doit aller bien -> mais en fait ça laisse entendre que peut-être il est détruit mentalement -> il est détruit mentalement". Parce que du coup vous vous attendiez à ce que je fasse un Papyrus gris voire carrément noir, qui aurait perdu toute sa joie de vivre, d'où la stupéfaction en apprenant qu'il est mort =)
Oui mes chevilles vont bien au fait, merci de t'en inquiéter ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Je trouve que la mort d'un perso principal et la destruction psychologique de deux voir trois autres personnages principaux c'est plutôt pas mal pourtant ( ͡° ͜ʖ ͡°) t'aurais voulu que le vieux ait un flingue et tue Sans avant d'appeler les flics et de faire coffrer Johanna et Frisk et puis boom fin de l'histoire? ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Quoique c'est pas si mal en fait ( ͡° ͜ʖ ͡°) me donne pas des idées pour l'avenir.
Je vois, et moi malgré mes grandes occupations aussi je prend quelques secondes pour accepter tes compliments et t'en remercier ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Nice :D I'm on a roll ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
27 octobre 2017 à 01:04:20

Wsh d'où tu touche à mes barres fdp
Nice ( ͡° ͜ʖ ͡°) content que tu aime ( ͡° ͜ʖ ͡°)
GG je suppose que le proverbe est faux alors ( ͡° ͜ʖ ͡°) on peut apprendre de nouveaux tours à un vieux chien ( ͡° ͜ʖ ͡°) nan franchement c'était bien joué, et oui on voit bien l'évolution ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Ouais c'était bien je vois pas le rapport avec ce que j'ai dit ( ͡° ͜ʖ ͡°) je dis juste que Frisk qui fait peur à un homme avec l'image que tu nous a mis en tête d'elle au travers de tous ces chapitres c'est moyennement crédible ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Et moi j'en prend pour répondre à ta réponse ( ͡° ͜ʖ ͡°) je sais ma générosité n'a aucune limite tkt mes chevilles aussi vont bien
Ouais ouais profite ( ͡° ͜ʖ ͡°)

erosdog
erosdog
MP
27 octobre 2017 à 01:08:42

Nan je répondais au fait que tu disais qu'il y avait pas assez de choses qui se passaient dans ce chapitre.
Concernant Frisk, c'est bizarre, ou c'est juste pas encore expliqué? ( ͡° ͜ʖ ͡°) Les gens peuvent changer du tout au tout dans certaines situations, regarde heu... Hulk par exemple. Ouais nan c'est un mauvais exemple mais tu vois ce que je veux dire ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
27 octobre 2017 à 15:06:35

Ah ( ͡° ͜ʖ ͡°) au temps pour moi >w> après c'est peut-être à cause du chapitre précédent que j'ai cette impression
Frisk = Hulk confirmed et Fidget = iron man

erosdog
erosdog
MP
27 octobre 2017 à 15:34:55

Non parce faudrait qu'il soit riche ( ͡° ͜ʖ ͡°)
J'aurais plus dit Fidget = http://www.egosystem.com/starwars/images/anh/stormtroopers_low_clearance.jpg

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
27 octobre 2017 à 16:52:06

tafiole ( ͡° ͜ʖ ͡°)

J’ÉTAIS PAS PRÊT PUTAIN! :fou:

Les meilleurs partent toujours trop tôt :snif:

Dis nous que Jerry est mort stp. :ange:

Message édité le 27 octobre 2017 à 16:53:01 par SheogorathCDC
oisivete
oisivete
MP
27 octobre 2017 à 18:12:07

tout le monde part du principe que papyrus est mort... mais vous oubliez un truc... l'industriel ment! ce n'est peut-être qu'un mensonge de plus! (laissez-moi a mon déni, merci) :hap:

sinon, bon chapitre, comme toujours

JamesTheLemmon
JamesTheLemmon
MP
27 octobre 2017 à 21:35:37

Le 27 octobre 2017 à 18:12:07 oisivete a écrit :
tout le monde part du principe que papyrus est mort... mais vous oubliez un truc... l'industriel ment! ce n'est peut-être qu'un mensonge de plus! (laissez-moi a mon déni, merci) :hap:

sinon, bon chapitre, comme toujours

D’ailleur, l’industriel dit qu’un squelette est mort, il n’a pas dit que ce squelette s’appelait papyrus.

Oisivete, je peux être dans le déni avec toi ?

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
27 octobre 2017 à 22:11:51

D’ailleur, l’industriel dit qu’un squelette est mort, il n’a pas dit que ce squelette s’appelait papyrus.

Ouais, ça se trouve le squelette c'est Gaster :oui:

Papyrus n'est pas mort. :non:

 #LeDeniSeRetient

Gamopli
Gamopli
MP
27 octobre 2017 à 22:21:59

5 théories sur Slavetale [[sticker:p/1kki]]

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