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Topic [Fic] Slavetale - Page 7

Sujet : [Fic] Slavetale

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erosdog
erosdog
MP
25 septembre 2017 à 21:16:57

“Va t’asseoir, je m’occupe de tout.” Dit-il à Vaillance en sortant de la pièce pour aller voir les films dont ils disposaient. Le jeune homme se dit que c’était une façon de faire plutôt archaïque, mais c’était plus rapide de rentrer un DVD dans le lecteur que de se battre avec la télévision pour qu’elle affiche Netflix ou quelque chose du genre. Enfin, en vérité ça ne l’était pas, mais bon, maintenant qu’il avait commencé à parcourir la bibliothèque…
“C’est bon j’ai trouvé !” Cria-t-il dans le couloir alors qu’il revenait dans le salon. “La cité de la peur !” Fit-il en brandissant fièrement la jaquette.
“Un film d’horreur ?” Dit Vaillance en faisant une moue déçue. Celui-ci avait profité du peu de temp qu’il avait eut seul pour s’affaler sur le canapé, installé à son aise.
“Nan c’est une comédie, tu vas voir c’est drôle. Ça se passe pendant le festival de Cannes, et y a un tueur et tout et… enfin, je te spoil pas.
-Le festival de Cannes?” Répéta Vaillance, curieux et dubitatif.
“Tu connais pas Cannes?” Répondit l’humain avec surprise, avant de réaliser et de se donner une claque mentale. Évidemment qu’il ne connaissait pas… “C’est heu… Un festival où on récompense les meilleurs films, en gros.” Ajouta-t-il en appuyant sur le bouton du lecteur.
“Je vois.” Acquiesça le monstre.
“Viens là.” Ajouta-t-il en voyant que Victor allait pour s’asseoir sur un des fauteuil. “J’vais te faire un peu de place.” Fit-il en se soulevant sur le côté, libérant un peu d’espace pour que l’humain puisse s’y installer confortablement. Vaillance s’était mit de façon à laisser un espace suffisant à Victor, tout en s’assurant qu’ils soient quand même assez proches l’un de l’autre. Et, secrètement, il espérait que le jeune homme se love contre lui, même s’il savait que cela était impossible. Il avait toutefois pour désir plus raisonnable de pouvoir sentir Victor tout près de lui.
“O-ouais ce sera mieux.” Bégaya légèrement Victor, avec la gêne timide d’un amoureux qui fait tout son possible pour garder sa passion secrète. Heureusement, les deux avaient chacun une perception de la scène qui les empêchaient de se rendre compte des indices évidents que l’autre laissait malgré lui, même s’il aurait été mieux pour eux qu’ils s’en aperçoivent. L’humain pouvait sentir ses joues brûler ardemment alors qu’il sentait Vaillance tout proche. Et le renard, lui, était tétanisé malgré que son plan ait porté ses fruits.
Finalement, les deux étaient incapables de prendre la moindre initiative, trop paralysés par la peur que leur amour ne soit qu’à sens unique. Et aucun d’eux ne regardait réellement le film, ils étaient bien trop concentrés sur et conscients de leurs corps et du moindre mouvement de ceux-ci pour apprécier le film. Ils se contentaient de rire aux moments clés, histoire de ne pas se trahir. La séance de cinéma était plus un moyen de passer du temps dans une certaine promiscuité. Pour juger de son propre courage à faire le premier pas, pour tenter de jauger l’autre, de percer à jour l’indice qui donnerait le courage de tout avouer.
Et, enfin, celui-ci vint. Dans un élan de zèle, Vaillance fit mine de s’étirer pour passer un bras sur le dossier du canapé, derrière le dos de Victor. Un mouvement classique certes, presque trop d’ailleurs. L’humain se raidit, ne sachant comment interpréter cela. D’un côté, il était sûr que c’était l’indice qu’il attendait désespérément, et de l’autre, il était sûr que ce n’était qu’un simple mouvement comme un autre. Le monstre, lui, se maudissait d’avoir tenté une initiative si brusque, se demandant pourquoi Victor ne réagissait pas. Peut-être qu’il n’était pas intéressé, et que par conséquent il n’interprétait pas son geste comme porteur d’un certain sous entendu. Est-ce qu’il devait pousser plus loin le zèle? Ou retirer son bras?
Finalement, c’est le status quo qui l’emporta, et les deux amis restèrent ainsi jusqu’à la fin du film, n’osant bouger pour ne pas envoyer de vrais ou de faux signaux, pour ne pas laisser échapper le moindre indice. C’était stupide, et les deux le savaient, mais ils ne pouvaient s’en empêcher. Leurs lèvres étaient scellées et leurs corps pétrifiés.
Puis ce fut le générique de fin, et il fallut bien bouger. Les deux se sentaient bêtes, mais n’en montraient rien. Ils ne dirent mot jusqu’à ce que Victor ait finit de ranger le DVD, suite à quoi celui-ci fit un effort sur-humain pour dire les mots qui étaient bloqués au fond de sa gorge depuis quelques minutes.
“Hey hum… Je voudrais te montrer quelque chose.
-Quoi ?” Demanda précipitamment Vaillance. Curieux, et aussi très intéressé. Son coeur s'accéléra, peut-être que… Non, il se faisait des idées.
“Viens avec moi.” Dit Victor, et le renard le suivit tout en se demandant ce qu’il voulait bien lui montrer. Ce devait être quelque chose de personnel, évidemment, sinon il ne l’aurait pas dit sur un ton si embarrassé. Le jeune homme l’emmena jusqu’à sa chambre, dans laquelle il entra pour la première fois. Il regarda rapidement l’entièreté du lieu, tentant d’embrasser la pièce du regard. L’endroit était grand, mais ce n’était finalement pas si surprenant.
En reportant son regard en face de lui, Vaillance s'aperçut que Victor avait ouvert la grande baie vitrée, et était passé sur le balcon. Il le suivit sans plus attendre, et fit quelques pas à l’extérieur, rejoignant son ami à la rambarde tout en contemplant la ville en contrebas. Ils avaient vraiment une vue magnifique d’ici. Les immeubles et autres gratte-ciels montaient progressivement vers le ciel ; les plus petits au bord de la ville, tandis que les plus grand s’élevaient telles des lances en plein centre-ville. Le tout ressemblait à une montagne de verre et d’acier, coupée en tranches par les grandes avenues multicolores. La vue était déjà stupéfiante de jour, et devait l’être encore plus la nuit lorsques la lumière prenait la ville pour terrain de jeu, s’amusant à couler le long des rues et des buildings, tout en colorant l’atmosphère de violet, de rouge, de bleu, d’orange, et de tout un tas d’autres couleurs qui donnaient au tableau des airs impressionnistes. Vaillance était sans voix, totalement absorbé.
“Plutôt belle vue hein?” Fit Victor
“C’est… wahou…
-Héhé, je me lasse jamais. Il y a toujours de nouvelles choses à voir.” Ajouta-t-il, et c’était vrai. Vaillance ne pouvait saisir tous les menus détails tant ils étaient nombreux. Rien que dans la rue à leurs pieds se croisaient des milliers de vies aussi remplies que les leurs, toutes avec leurs spécificités qui avaient mené à cet instant précis. Là, cette femme pressée en talons hauts croisait un vieux barbus qui faisait la manche, alors qu’au même instant passait juste devant lui un groupe de jeunes un peu bruyants. De l’autre côté de la rue, un homme tentait de capturer l’essence de la ville avec son appareil photo, sans parvenir à en retranscrire l’atmosphère spéciale, l’unique. Et que dire des dizaines et des dizaines d’autres passants, voitures, animaux, même monstres, qui se croisaient sans se remarquer, chacun vaquant à ses propres occupations qu’il n’aurait jamais l’occasion de connaître. C’était vraiment une sensation vertigineuse que d’imaginer la vie de toutes ces personnes, et il aurait fallu une vie entière, sinon plus, pour comprendre en quoi chacune d’elle était spéciale et unique.
Puis, en relevant la tête il croisa le regard de Victor, et soudain ce lui fut clair. Il n’avait que faire de la vie de tous ces inconnus, et s’il ne devait choisir qu’une personne à apprendre à connaître, à qui dédier chaque instant de sa vie, ce serait cet humain. Victor, lui, ne savait ce à quoi pensait le monstre si désirable en face de lui, mais si la pensée lui avait été partagée, il aurait approuvé de tout son être, en phase totale avec celle-ci.
Et soudain, il sut que c’était le bon moment. Il ne savait si c’était le vent, ou son coeur qui battait plus vite, ou l'adrénaline, mais il eut un petit frisson, un petit tremblement qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Vaillance.
“T’as froid?” Demanda le monstre.
“Hum… ouais un petit peu…” Répondit Victor, réussissant à empêcher ses dents de trembler. Il voulait le lui dire, mais il n’arrivait pas à garder le contrôle de son corps, asservi par l’adrénaline qui coulait dans ses veines.
Il y eut un moment de silence. Vaillance de son côté était à peu de choses près dans le même état. Il savait, sans savoir comment, que c’était sa chance, qu’il devait agir maintenant. Et son esprit lui criait de faire quelque chose, de dire quelque chose, n’importe quoi. Mais son corps refusait d’obéir. Finalement, avec la plus grande détermination, il parvint à articuler quelque chose.
“Je-” Déglutit-il. “Ma fourrure… Me tient vraiment chaud et… ça fait un peu comme une grosse doudoune quoi.” Fit-il, se rendant compte au milieu de sa phrase de l’absurdité de celle-ci. Mais son esprit était complètement vide, et ne lui offrait aucune alternative sinon de poursuivre son train de pensées en train de dérailler. “Si tu veux tu peux… genre… Je peux te réchauffer.” Dit-il.
L’esprit de Victor aussi était complètement blanc. Il ne parvenait pas à croire la scène qui se déroulait tant celle-ci était surréaliste. “Ouais je… Ce serait bien.” Répondit-il la gorge nouée par la timidité alors que Vaillance ouvrait les bras, et que Victor se réfugiait dans ceux-ci, blotti contre le T-shirt du monstre. Le tout était totalement absurde, comique même. C’était vrai que Vaillance était tout chaud cela dit…
Ils se fixèrent quelques secondes, le visage à quelques centimètres l’un de l’autre, comprenant d’un coup tout ce qu’ils n’avaient pas su voir, tout ce qu’ils avaient désespérément tenté de dire à l’autre au travers de leurs actes. Ils réalisèrent tout d’un coup ce qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, et, d’un commun mouvement, leurs visages se rapprochèrent en un sursaut d’espoir, leurs lèvres s’écrasant les unes contre les autres dans un commun mouvement libérateur. Et, guidés par leur amour, ils échangèrent un long baiser langoureux et soulagé. Enfin ils avaient la réponse à la question qui leur apportait à la fois tant de joie et de crainte. Et c’était une réponse positive, et cela les emplissait de plus de bonheur que n’importe quoi auparavant dans leurs vies. Ils avaient l’impression que le temps s’était arrêté durant l’instant de ce baiser. Ils avaient l’impression de ne faire qu’un, ainsi liés par leurs corps et leurs coeurs.
Leurs lèvres se séparèrent un instant, et à peine leur souffle repris, celles-ci reprirent leur assaut, attirées comme des aimants. Leurs bouches s’ouvrirent et le baiser langoureux se mua en baiser passionné et fougueux. Leurs langues vinrent au contact l’une de l’autre, et ce fut la sensation, bien qu’étrange et nouvelle, la plus plaisante qu’ils n’eussent ressenti.
Ils restèrent ainsi durant de longues minutes, ne formant qu’un corps, unis chastement par leurs nombreux baisers. Aucun d’eux ne voulait y mettre fin, ni aller plus loin. Ils se contentaient juste d’être là, de s’aimer sur ce balcon, à la vue et au su de tous bien que personne ne pouvait les voir. Une telle union, une telle aberration, et pourtant ils étaient là, heureux et plein d’amour pour l’autre. Et encore plus que de la présence de l’autre, ils jouissaient de l’intimité certaine qui leur permettait de partager cela. Car même si leur union était impossible en public, ils n’avaient pas besoin de grands espaces pour en profiter. Ils pouvaient simplement s’aimer en cachette, quand ils n’étaient que tous les deux, et agir comme si de rien était devant les autres. Nombreux l’avaient fait avec succès. D’autres avaient lamentablement échoué, certes. Mais ils n’avaient pas le coeur à penser aux choses négatives.
Finalement, Victor mit fin à leur étreinte, mais entraina Vaillance à l’intérieur en le tirant par la main. Dans une sorte de valse passionnée, il le guida jusqu’au lit, et sauta dessus, l’invitant à faire de même. Loin de lui l’idée de tenter quoi que ce soit, il voulait simplement se lover plus près encore de son amant. Vaillance ne dit pas non, et s’installa à côté de lui pour l’enlacer encore plus fort, encore plus intensément, rendu fou par leurs baisers passionnés et langoureux.
Ils poursuivirent ainsi pendant un moment, profitant du contact de l’autre jusqu’au soir. Lorsque le soleil fut juste au dessu de l’horizon, ils ressortirent pour apprécier la vue romantique de son coucher. Victor, légèrement plus petit, était installé sur Vaillance, blotti sur lui, le monstre lui même tranquillement installé sur une chaise longue. Son amant allongé sur lui ne le gênait pas, bien au contraire.
Puis, une fois le spectacle finit, ils rentrèrent s’allonger l’un à côté de l’autre, pris soudain d’une grande fatigue. Ce serait une des rares nuits qu’ils pourraient passer ensemble, alors ils en profitèrent pleinement.
Sentir le corps couvert de fourrure de Vaillance contre le sien était une expérience aussi nouvelle que plaisante pour Victor. Les poils étaient juste chauds comme il fallait, et ils étaient d’une telle douceur qu’il ne pouvait s’empêcher de frissonner de plaisir. Il eut quelques pensées peu chastes en voyant son amant en sous-vêtements, mais les garda pour lui. Ils pourraient faire tout cela plus tard. Ils avaient encore quelques jours avant que son père ne rentre. Et quand bien même, celui-ci était souvent absent. Alors il se lova juste tout contre Vaillance, un sourire béat sur le visage. Et il ferma les yeux, plongeant dans les bras de morphée. Chaque chose en son temps.
Le monstre lui aussi ressentait des sensations similaires. Point de fourrure à caresser sur le corps de Victor, mais au contraire la texture nouvelle et appréciable d’une peau glabre tout aussi douce. Il se sentait bien ainsi, entourant son bien aimé tel une couverture, une peluche vivante et aimante. Et, plus que tout, il pouvait désormais sentir son âme plus proche que jamais, et c’était le sentiment le plus beau qu’il ne lui ait été donné de connaître. Leurs âmes, à défaut d’être parfaitement synchrone, produisaient une symphonie aussi douce que le chant des sirènes, et ce besoin obsessif de sentir l’âme de Victor était enfin rassasié.
Et le couple s’endormit donc tranquillement, heureux comme peu l’étaient dans ce monde si triste. Petite aura de lumière et de joie dans cette réalité si sombre qu’elle avait désorienté les Hommes à penser que les Monstres étaient leurs ennemis, au lieu de réaliser qu’ils avaient tant à apprécier les uns des autres.

Gamopli
Gamopli
MP
25 septembre 2017 à 21:26:47

OH MON DIEU VICTOR X VAILLANCE IS REAL

UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
25 septembre 2017 à 21:31:29

Nissu comme d'hab' :coeur:

Steellar
Steellar
MP
25 septembre 2017 à 21:54:24

Je pensais pas que tu ferais du Victor x Vaillance ! Sinon très bonne suite comme d’habitude rien à redire ( j’ai la flemme d’ecrire des pavés pour critiquer )

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
25 septembre 2017 à 23:40:48

AH GAY

:hap:

UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
26 septembre 2017 à 07:43:04

Ludwig seal of approval
http://www.noelshack.com/2017-39-2-1506404540-gayyyy.jpg

oisivete
oisivete
MP
28 septembre 2017 à 13:34:06

Recommencer a lire slavetale juste pour le yaoi: fait [[sticker:p/1kkr]]

Pseudo supprimé
29 septembre 2017 à 23:31:30

Yo ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Après avoir récupéré de ma critique précédente, me voilà de retour pour une nouvelle critique ! Une double en plus, je go enculer m’occuper des chapitres 8 et 9. Ça sera pas très long, le retour des longues critiques pour le 10 ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Déjà je tient à t’insulter copieusement, tu m’avais annoncé un chapitre en dessous de la moyenne, y’a tromperie sur la marchandise fdp. Ce chapitre était incroyablement agréable à lire, de loin la meilleure scène avec Sans/Frisk. Un chapitre dont la force réside dans la simplicité, là où l’atmosphère du précédent chapitre était très étouffante, avec beaucoup de choses qui se passaient. Ici, on retrouve les points qui font de la forme de tes écrits quelque de si agréable à lire, c’est-à-dire une écriture soignée, élégante, pas trop lourde. On remarque clairement une évolution au niveau des dialogues, surtout dans le chapitre 9 où tu arrêtes enfin d’utiliser le verbe dire h24 ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Je vais me répéter, mais un des autres points positifs de ton univers c’est sa cohérence à toute épreuve qui le rend d’un réalisme irréprochable, en plus des descriptions superbes qui installent des atmosphères d’une manière particulièrement efficaces. Par exemple l’atmosphère que tu installes au début du chapitre avec la pluie et tout c’est super bien écrit, et jusqu’à la fin du chapitre on ne l’oublie pas, pareille pour celle dans le bar. Sinon, un des points négatifs de tes textes c’est tes dialogues, point qui semble devenir de moins en moins préoccupant à chaque chapitre Bientôt j’aurais plus rien à dire ;w;. Sinon il y a quelques légers problèmes de mise en forme, genre des signes de ponctuation mal placés, mais ça reste mineur bien que parfois un peu étrange.

Chapitre 9 maintenant à j’suis rapide j’t’avais prévenu ( ͡° ͜ʖ ͡°)
La seule grosse critique que j’aurais à faire par rapport à ce chapitre c’est que l’amour que ressent Victor pour Vaillance est amené bizarrement. La dernière fois qu’on les a vu tous les deux, ils ne se connaissaient pas du tout. Donc en commençant le chapitre, on a une narration qui porte sur Victor. On commence à parler un peu de Vaillance. Et deux lignes après ils sont amoureux. Donc pour le lecteur moyen un peu con j’suis altruiste t’a vu ( ͡° ͜ʖ ͡°) la transition est un peu brutale. En gros on passe d’inconnus total à amour fou. Alors certes on parle de coup de foudre, mais même un coup de foudre c’est pas aussi rapide, sauf si tu n’es porté que sur le physique, ce qui ne semble pas être le cas ici, puisqu’on voit plus tard qu’ils ont appris à ce connaitre etc. La transition est beaucoup trop brutale, tellement en fait que j’ai cru qu’il s’agissait d’exagérations au début. Mais à part cet élément, tout est quasiment parfait. Les descriptions sont cools, les dialogues ont encore progressés Enfin le verbe dire a disparu merci ;w;, encore une fois on retrouve toutes les qualités intégrantes à ton écriture que je ne vais pas réécrire ici de peur que tes chevilles ne finissent par exploser des figures de style superbement placées, des descriptions qui te font véritablement plonger dans l’histoire, un jeu de point de vue parfaitement maitrisé, une atmosphère dans laquelle on est plongés avec brio…

Bon les notes ! Un petit 18/20 pour le 8, que j’ai vraiment, vraiment adoré, et 16/20 pour le 9.

erosdog
erosdog
MP
04 octobre 2017 à 22:24:27

Hm hm, je viens pas du tout de me rappeler qu'à l'instant que j'avais des commentaires auxquels répondre ( ͡° ͜ʖ ͡°)

@Gamopli

YAOI ANIME IS REAL !

@UndyingUndyne

Merci >w<
+Omg le ludwig seal of approuval :cute:

@Steellar

Well c'était plutôt obvious étant donné ce qui s'était dit dans les chapitres précédents :hap: Mais merci :D

@Sheogorath

https://giphy.com/gifs/community-gay-ken-jeong-8fxad4tvqIzwk

@Oisivete

Ce serait pas une vraie fanfiction sans ships n'est-ce pas? ( ͡° ͜ʖ ͡°) Au moins c'est pas du Soriel :hap: Pour l'instant ( ͡° ͜ʖ ͡°) Oh wait... :c

@Xeiter

J'ai hâte de voir tes longues... critiques faire leur retour ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Well je reste persuadé que ce chapitre était plutôt moyen mais si ça t'as plu... Qui suis-je pour aller à l'encontre de l'avis de mes lecteurs? ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Le fameux verbe dire ( ͡° ͜ʖ ͡°) Cela dit beaucoup d'auteurs reconnus l'utilisent à foison. Je me souviens en lisant l'écume des jours l'année dernière de m'être fait la réflexion que le verbe dire est présent derrière chaque phrase de dialogue (mais ça se remarquais pas, je m'en suis aperçu en étudiant vraiment l'écriture pour le bac de fr) pourtant c'est un bon livre ( ͡° ͜ʖ ͡°) Donc je pense pas que ce verbe soit à bannir mais à manier correctement :hap:
Je suis content d'être toujours au point là dessus :noel: J'essaye vraiment d'installer une atmosphère qui plonge le lecteur dans l'histoire au lieu de juste le mettre devant un écran de cinéma. Et comme tu dis ça rajoute du réalisme et du détail à la scène, parce qu'on a jamais suffisamment de détails (sauf quand il y en a trop ( ͡° ͜ʖ ͡°))
Je suis content aussi que tu trouve que mes dialogues s'améliorent. J'essaye vraiment de me concentrer dessus et d'écrire des choses naturelles même si ne faisant jamais de small talk IRL je ne sais pas vraiment l'écrire ( ͡° ͜ʖ ͡°).
Les signes de ponctuation sont la plupart du temps placés consciencieusement, même si leur placement peut paraître étrange de prime abord, just sayin'

En fait au départ j'avais prévu de passer quelques chapitres à les faire se courtiser et tomber lentement vraiment amoureux mais... ça m'a fait chier. Et puis vu que je suis un séducteur de talent qui, comme les magiciens, ne révèle jamais ses secrets ç'aurait été compliqué tu vois ( ͡° ͜ʖ ͡°) Donc du coup j'ai juste passé ça sous ellipse. J'ai essayé de faire quelques références avant et durant le chapitre au fait qu'ils avaient appris à se connaître mais apparemment ce n'était pas assez. Boarf, tant pis comme dirait l'autre, ça passe :noel: Et puis, le fait qu'ils tombent dans les bras l'un de l'autre comme ça et réalisent d'un coup qu'en fait c'est pas juste un crush sans espoir était pas anodin non plus. Enfin bref, le but c'était qu'ils soient ensemble d'ici la fin du chapitre pour passer aux choses sérieuses ( ͡° ͜ʖ ͡°) Non pas ce genre de choses bande de pervers ( ͡° ͜ʖ ͡°).

Je comprend vraiment pas ce que tu trouve au chapitre 8 mais merci ( ͡° ͜ʖ ͡°) Je m'affère pour sortir le chapitre 10 dans les jours à venir et j'espère qu'il sera tout aussi bon ;)

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
04 octobre 2017 à 22:56:58

Au moins c'est pas du Soriel

[[sticker:p/1jnc]]
erosdog
erosdog
MP
10 octobre 2017 à 21:30:47

Nouveau chapitre un peu plus long qu'à l'accoutumée. J'ai eut un peu de mal à écrire certains passages mais au final je trouve que le résultat est plutôt pas mal :D J'espère que vous allez aimer.
Les commentaires sont toujours appréciés :)

Chapitre 10 :

La vie dans les camps était infiniment plus dure que celle de monstre errant dans la rue.
C’est à cette conclusion que parvint rapidement Fidget après seulement quelques jours dans ce lieu infernal. Certes, il avait connaissance des rumeurs, il savait ce qu’on disait de cet endroit, il savait qu’il était préférable d’être n’importe où plutôt qu’ici. Mais il n’aurait jamais pu imaginer, même dans ses pensées les plus noires, à quel point ces témoignages rapportés entre communautés égarées étaient loin de la vérité. Si terrifiants, et pourtant si doux par rapport à la réalité. Là où tous se savaient condamnés à mille souffrances, ils en trouvaient cent fois plus. Là où tous savaient qu’ils perdraient possession de leurs corps, ils étaient à mille lieues de ne serait-ce que concevoir la détresse déchirante que cela provoquait. Et, là où les plus malins espéraient peut-être parvenir à s’épargner toutes ces afflictions, ils étaient si loin de se douter que seule la chance, le sourire mesquin du sort, pourrait leur venir en aide. Et la chance, le destin si capricieux, avaient abandonné cet endroit depuis des lustres. Ici, la chance n’était pas de recevoir une plus grosse ration lors de l’unique repas journalier, ou d’échapper à la maladie. Non, la chance était de ne pas faire partie des tristes gagnants qui, sélectionnés dans le plus grand hasard, étaient élus pour être battus en exemple. Voir le sort vous sourire était de vous endormir malgré le froid, la peur, les puces et la douleur des membres lancinants, usés et couverts d’engelures à force de travail forcé. C’était aussi d’être choisi pour un travail d’intérieur ; les plus rares et prisés. S’ils devaient balayer les cendres de leurs semblables jusqu’à épuisement, qu’il en soit ainsi, pour peu qu’on leur épargne de devoir manier les pioches et les pelles aussi gelées que rouillées dans la neige teinte d’un rouge sanguin à la fin de leur besogne. Et mal leur en prendrait d’émettre la moindre plainte, de ralentir imperceptiblement la cadence, car cela leur vaudrait une exécution sommaire et imminente. Ou, s’ils étaient chanceux, un ticket direct vers la partie la plus sombre du camp, celle dont laquelle très peu revenaient, et n’étaient plus jamais les mêmes. Personne ne savait vraiment ce qu’il s’y passait, et cet endroit était une véritable rumeur dans la rumeur, de nouveaux murmures échangés furtivement, probablement à nouveau extrêmement loin de la vérité.
Mais finalement, paradoxalement, le plus beau cadeau du sort qu’ils pouvaient recevoir était d’être jetés dans un nouveau train, dans des wagons sales et puants, direction un des nombreux marchés aux esclaves. Puis, à nouveau, ce serait la loterie. Tomberaient-ils sur des maîtres stricts et méprisant, ou au contraire sur de véritables monstres qui leur feraient vivre un enfer encore plus grand que celui où ils étaient actuellement? Quitte ou double en somme. Et penser à ces différents paliers des abysses, dont la chute vers le plus profond était toujours proche, terrifiait Fidget, lui donnait des sueurs froides comme rien d’autre. Il avait cru qu’être capturé était la pire chose qu’il pourrait vivre, et il avait craint ce moment durant des années, alors que c'était pourtant l’étape de son triste périple qui avait été la moins traumatisante à souffrir.
Alors, comme tous, il attendait. Essayant de ne pas voir les horreurs qui se déroulaient sans arrêt autour de lui. Fermant les yeux sur les exactions permanentes. Détournant le regard lors des passages à tabac, des disparitions, des viols, des exécutions. Souvent, comme tous, il devait passer devant le mur crépi de sang où avaient lieux à une fréquence effarante les fusillades sommaires. On racontait qu’autrefois il était gris et lisse, et si avant d’arriver ici il aurait trouvé cette rumeur un peu grosse, elle lui semblait aujourd’hui tout à fait plausible, voire en deçà de la vérité. Et, si on lui avait dit que le mur avait été construit à partir des restes, des entrailles et du sang de ceux qui y étaient morts, il l’aurait cru aussi tant cela n’aurait pas paru hors de proportions.
Son esprit était vide en permanence. Dans ses rares moments de lucidité, il pensait que, peut-être, ne pas penser était encore le meilleur moyen de protéger sa santé mentale. Car il savait que s’il se mettait à reconnaître les horreurs quotidiennes, il deviendrait fou de haine, d’impuissance et de dégoût en quelques jours.
Alors il errait chaque jour dans la cour, comme mille, deux mille, cent mille autres autour de lui. Fidget ne savait combien il étaient, et cela lui importait peu. Il se contentait de travailler lorsqu’on l’y obligeait, d’encaisser les coups lorsqu’on lui en donnait, d’exécuter les ordres lorsqu’on le lui demandait, perdant le fil du temps et de la réalité à mesure que cette routine macabre s'enchaînait tel du papier à musique bien réglé. Le papier d’une musique aussi dérangeante que répétitive, aussi glaçante qu’obsédante.

Et, un jour lors de l’appel de la mi-journée qu’il écoutait sans entendre, l’attention de Fidget fut captée par la mention de son nom, ou plutôt de son numéro. Il n’avait pas besoin de se concentrer sur ce qui était dit, son collier pilotait son corps sans qu’il n’ait besoin d’y accorder la moindre pensée, sans qu’il n’ait besoin d’envoyer le moindre message à ses muscles. Le lion se laissa donc guider vers son sort, se demandant avec apathie si c’était pour être battu, ou pour une autre activité tout aussi plaisante. Mais, à sa grande surprise, ses pas le guidèrent comme d’autres vers un lieu où il ne s’était jamais rendu, mais dont il rêvait chaque nuit : la gare du camp.
Comme s’il n’attendait que ce signal pour se réveiller de son sommeil agité, l’esprit de Fidget reprit les commandes de son cerveau et de son corps, s'installant à son poste sur le siège bien trop longtemps resté vide de sa psychée. Il y avait du ménage à faire ; on aurait presque pu apercevoir les toiles d’araignée. Mais, après un rapide dépoussiérage qui le fit se sentir comme ressuscité, le lion était enfin opérationnel. Emplit d’allégresse à l’idée d’enfin quitter cet endroit. Ou plutôt, soulagé. Il y avait toujours cette petite voix au fond de son crâne qui lui soufflait que la suite serait encore pire, mais une autre criait de garder espoir, noyant les paroles de la première sous les siennes.
Comme à l'aller, on les jeta dans les multiples gueules du serpent de métal, bien content de recevoir sa ration quotidienne. Lui aussi était maltraité à longueur de journée, forcé ainsi à avaler et régurgiter des centaines de corps, n’ayant jamais le temps de bien les digérer. Quand auraient-ils tous droit à un vrai repas, et non cette illusion? Après tout, le pauvre reptile ne pouvait se rassasier de corps organiques, aussi mécanisés soient-ils, tout comme ces corps ne pouvaient se sustenter du liquide usé par le train pour faire sa vapeur et se mouvoir. Chacun avait son régime propre, mais les humains ne semblaient étrangement pas comprendre cela et tout mélanger.
Cette fois, il n’y avait nulle famille sympathique avec qui tuer le temps. Fidget fut d’ailleurs surpris de se souvenir d’eux alors qu’ils n’avaient passé qu’un court instant ensemble. Il espérait simplement qu’ils n’aient pas subit le pire. Mais, même si ça avait été le cas, comment l’aurait-il su? Alors il préférait simplement se dire que, comme lui, ils roulaient vers un avenir plus radiant que celui des camps, au lieu de s’envoler vers les étoiles...
D’ailleurs, personne ne disait mot. Le wagon était extrêmement silencieux, et seul le bruit des rails venaient les bercer. Mais un certain malaise était palpable : tous sentaient qu’ils voulaient parler, échanger, pleurer, réconforter, exploser de rage ou au contraire se lamenter. Mais personne n’ouvrait la bouche. Car les colliers les en empêchaient. Et Fidget, comme sûrement beaucoup d’autres, était révulsé par le fait que ces machines puissent les empêcher de faire quelque chose de si commun, de si innocent, que de parler ou même de se toucher ; se prendre dans les bras, se donner un peu de force et de courage via ces étreintes. Les coeurs saignaient, mais les visages étaient placides. Les âmes rayonnaient de détresse, mais les yeux témoignaient simplement d’ennui. C’était un tableau pathétique, et si cyniquement comique. Ils étaient tous là, indolent, alors qu’ils étaient encore conduits, comme du bétail, vers ils ne savaient où. De véritables êtres se seraient révoltés, se seraient défendus, auraient crié, frappé, fui. Mais désormais ils n’étaient que des choses, des êtres faux, des pantins dotés d’une conscience.
Et cette pensée obsédait Fidget, incapable de tourner son esprit vers quoi que ce soit d’autre. Maintenant qu’il pouvait à nouveau penser, il ne parvenait pas à faire usage de ce cadeau, de cette dernière faculté, cette dernière arme, à bon escient. À la place, il la gâchait à la fatalité et aux mêmes remarques qui en devenaient lassantes de banalité, ce qui avait pour effet d’encore plus l'enrager, le forçant à y penser, le plongeant dans un cercle vicieux qui maintenait toujours l’horreur des colliers et de leur sort au devant de son esprit.
Il tourna la tête pour apercevoir le paysage courir, libre de toute contrainte, au travers des minces interstices entre les plaques de métal. Le lion laissa les arbres et le ciel le happer dans un état végétatif reposant où chaque pensée dérangeante était comme une petite pierre tombant au milieu d’une mer calme : avalée par l’esprit posé, disparue dans les abysses, sa présence déjà ancienne, déjà oubliée, uniquement manifestée par quelques vagues ondulations rapidement apaisées. Il était bien finalement comme ça, sans pensées ni corps, simple spectateur du tout qui défilait dans un amalgame de rien, imperturbable et imperturbé.

erosdog
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MP
10 octobre 2017 à 21:31:22

Et puis, au bout d’un long moment de vide et de pensées qui l’étaient tout autant, Fidget fut tiré de son coma par le cri strident des roues métalliques crissant sur les rails d’acier, hurlement démoniaque annonçant la fin de leur périple. Le lion poussa un soupir, mental évidemment, son collier n’en aurait pas permis autrement, et se leva en s’appuyant contre le mur. Les autres autour de lui faisaient de même et, comme de bons petits automates, ils franchissaient tous un à un la porte du wagon.
En descendant sur le quais, le monstre s'aperçut que le soleil était en train de se coucher, sa lumière orangée teintant la brousse d’une couleur vivante, comme les flammes qui semblaient la consumer. Il ne s’était pas rendu compte du temps que le trajet avait pris, mais comment l’aurait-il pu, piégé dans ses pensées troubles de vide? Il plissa les yeux un instant, détournant le regard de l’astre aveuglant qui disparaissait lentement sous la ligne formée par les buildings à l’horizon. Ils étaient à l’extérieur de la ville ; à sa frontière, gardés dehors comme les parias qu’ils étaient.
À nouveau on leur fit prendre position dans des lignes, formant des groupes de différentes tailles et composition. Ici les monstres humanoïdes à peau normale, là ceux ressemblant à des humains avec des poils, au fond ceux dont la forme chaotique ne permettait réellement de dire ce qu’ils étaient ; les humains avaient cette obsession de tout catégoriser, tout placer dans de petites boîtes faciles à manier. Bien plus facile que l’infinie complexité des individus conjugués qu’elles contenaient.
Fidget se retrouva donc bien évidemment dans le groupe de ceux qui lui ressemblaient, sans pour autant lui être semblable. Tous avaient des poils, certes, et tous se tenaient debout, c’était une évidence. Mais toute parité s’arrêtait là. Le tri était des plus basiques, et il n’était fait nulle distinction de la couleur, de la forme des oreilles, du museau ou de son absence, voire même de la présence d’une queue. Tous les monstres poilus et bipèdes finissaient dans cette catégorie, qui n’était étrangement pas si surchargée. Le tri était sommaire, mais si divers qu’au final il existait un grand nombre de groupes contenant un nombre moyen d’individus ; assez proches pour que l’on puisse comprendre des caractères considérés, mais trop éloignés pour tirer une quelconque conclusion sur les individus qui s’y trouvaient.
Les humains étaient bien plus compétents en anthropologie qu’en la science qui étudiait les monstres, si une telle chose existait. Et c’était compréhensible quelque part. Quoique, cela était discutable, mais Fidget n’avait nulle envie de réfléchir au traitement que les hommes s’infligeaient entre eux, déjà bien occupé à cause de celui qu’ils réservaient aux monstres.
Finalement, au bout d’un certain temps d’attente, une armada de camions de toutes tailles et couleurs firent leur entrée dans la sorte de cour où ils se trouvaient. Chacun vint se garer dos face à un groupe, en fonction de la taille de celui-ci ; les plus gros véhicules étant réservés aux plus grands attroupements. Fidget fut donc chargé comme les autres à l’intérieur d’un d’entre eux, prenant sagement une place debout car ils étaient trop nombreux pour que tous puissent s’asseoir. Personne ne se plaignait, à l’exception du moteur qui semblait d’un âge vénérable.

Après un court trajet supplémentaire, ils furent enfin livrés à leur destination finale. On les fit décharger aussi rapidement qu’ils étaient montés, et c’est à ce moment que ce pour quoi on les avait traînés hors des camps débutait. Ils étaient tous agglutinés derrière une sorte de scène ou d’estrade éclairée avec des projecteurs pour briser l’obscurité aveuglante et permettre une vue totale sur les choses qui se trouvaient sur la scène. Pour l’instant, elle était vide, mais on y fit rapidement monter le premier groupe. De l’autre côté de l’estrade se trouvaient des sortes de gradins en hémicycle, offrant une vue parfaite sur l’étale. Des dizaines d’humains y étaient assis, beuglant et agitant bruyamment des pancartes et autres ardoises où étaient écrits des numéros dans un brouhaha saisissant.
Lorsque le premier groupe prit place, donc, tous se turent. Puis une fois que chacun eut finit de jauger la marchandise, les mains s'affairèrent et les voix s’échaffèrent dans une sorte de vente aux enchères animale. Tous les humains présents voulaient faire valoir leur voix et s’emparer des meilleurs monstres au meilleur prix, agitant ardoises et liasses en hurlant. Quelques autres hommes, les organisateurs présuma Fidget, tentaient de gérer au mieux l’ensemble, accordant du mieux qu’ils pouvaient les ventes, et gardant trace de celles-ci sur des sortes de registres.
Une fois la majeure partie du lot écoulée, les produits restants furent enlevés de la scène et menés à l’écart, probablement pour ne plus jamais être revus, et le lot suivant fut appelé. La même anarchie repris, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’arrive le groupe de Fidget.
Le lion l’avait bien compris, il devait être choisi, peu importe par qui. Au vu de la quantité que chacun achetait, ils n’étaient pas des consommateurs, mais bien des vendeurs venus se fournir chez le grossiste avant de débuter leur journée de travail, histoire de toujours avoir des choses à afficher sur les étales, de ne jamais être en rupture de stock. La marchandise s’écoulait vite, et les modes changeaient à une vitesse vertigineuse, si bien qu’ils devaient toujours être à la recherche de nouveaux modèles.
Fidget fit alors de son mieux pour paraître attractif malgré les spots qui l’aveuglaient et lui donnaient chaud. De là où il était, il ne pouvait voir les humains, mais il pouvait entendre leurs cris. Choisissant petit à petit la meilleure marchandise, se contentant de ce qui était potable sur la fin. Le lion aurait dû se sentir blessé de ne pas être choisi dans les premier, mais il n’avait plus assez d’estime de lui pour cela. Ce qui comptait pour l’instant, c’était de vivre, même si pour cela il devait se conformer aux bassesses les plus dégradantes et grotesques.
Et il fut choisi. Ce fut un vrai soulagement lorsqu’il pu descendre de l’étale, poussé par une force invisible qui prit possession de ses membres. Il n’avait pas besoin d’être averti qu’on l’avait acheté, le collier faisait le travail tout seul. Et c’est donc toujours selon le même automatisme que ses pas le guidèrent vers un petit groupe d’autres monstres, dont il reconnu les attributs principaux pour avoir fait partie des lots précédents. Aucun d’eux ne parlaient, se contentant de jeter des regards autour d’eux. Leurs visages étaient impassibles, mais Fidget savait parfaitement ce qu’ils ressentaient : de la peur, de l'appréhension, du soulagement, du stress, et tous ces sentiments que l’enchaînement des événements récents suscitaient. Et ce pour une raison très simple : il ressentait tout cela lui aussi.

La vente se poursuivit tout au long de la nuit. Les heures passaient alors que les monstres arrivaient, agrandissant toujours davantage le groupe désormais hétérogène au possible. C’était une véritable torture d’attendre debout ainsi, des heures durant, alors que le sommeil se faisait sentir, de plus en plus irrésistible, mais interdit. Il ne pouvait fermer les yeux, et dès qu’il commençait à plonger dans les abysses de l’inconscience, la machine se faisait un plaisir de transpercer son âme d’un pic à glace gelé, d’un froid métallique, ce qui le réveillait en sursaut. Alors il luttait, sans fin, pour ne pas sombrer. Les secondes semblaient durer des heures et les minutes des journées entières, mais c’était un combat qu’il ne pouvait pas perdre ; le collier serait toujours là pour s’en assurer. Il ne pouvait échouer, mais cela ne voulait pas dire qu’il ne pouvait souffrir. Il subissait pleinement les affres de la bataille, mais se relevait toujours, malgré les yeux brûlants, les membres raides et les pensées brumeuses.
Et puis enfin les monstres arrêtèrent d’arriver. Le ciel commençait à se teinter d’un rose très léger alors qu’un homme s’approcha d’eux. C’était un être trapu, arborant le genre de sourire qu’on portait lorsque l’on venait de tomber sur de la bonne marchandise ; il avait semé les graines d’un bon profit cette nuit, et il en était fier. L’humain se racla la gorge avant de parler, d’une voix forte et sûre d’elle.
“Bonjour tout le monde.” Tous les regards se tournèrent vers lui. Il ne leur fallut pas bien longtemps pour comprendre qu’il s’agissait là de leur nouveau maître, ou plutôt de celui dans les mains duquel ils passeraient avant d’être véritablement achetés.
“Moi c’est Hank.” Fit-il “Soyez pas timides, dites bonjour.”
Une centaine de voix sans âmes s’élevèrent dans l’aube, parmis lesquelles celle de Fidget. “Bonjour Hank.
-Bien.” Reprit l’homme, satisfait. “On va faire vite, parce que le temps c’est d’l’argent, pas vrai?” Dit-il fièrement en riant à sa propre blague. Tous le regardaient avec des yeux vides, ne prêtant attention à ses paroles que parce qu’ils y étaient obligés.
“Je suis celui qu’est chargé de trouver quelqu’un qui veuille bien de vos carcasses.” Commença-t-il d’une voix tonitruante. “Donc ce qu’on va faire, c’est que dans les prochains jours je vais vous mettre sur des stands, tout bien tout mignons, et vous repartirez avec les gens qui veulent de vous. Si quelqu’un veut de vous évidemment.”
“Ça vous va? Des questions?” Aucune réponse. “Bien, alors montez dans l’camion et qu'ça saute !” Fit-il en tapant dans ses mains comme s’il parlait à du bétail, ce qui devait quelque part être le cas pour lui. Les diodes clignotèrent et tous prirent place les uns après les autres dans un nouveau véhicule, direction ils ne savaient où. Et de toute façon, cela importait peu.

erosdog
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MP
10 octobre 2017 à 21:31:58

Quand ils arrivèrent à destination après ce nouveau voyage, exaspérés d’être bringuebalés comme des babioles, le soleil était déjà levé. Pas très haut dans le ciel, mais suffisamment pour comprendre que la journée était entamée. Et qui disait journée disait aussi éveil, malgré la fatigue toujours plus grande. Les lits sales et durs du camp commençaient à manquer à Fidget alors que celui-ci rêvait simplement de pouvoir s'effondrer par terre, dans la paille et les saletés, pour pouvoir fermer les yeux rien qu’une seconde. Comment les humains voulaient-ils qu’ils soient présentable s’ils les empêchaient de dormir ainsi?
Ils furent répartis à la hâte entre divers stands, chacun dans des pavillons différents. Le marché aux esclaves dans lequel ils avaient atterri était le même que celui qu’avait arpenté Victor quelques semaines auparavant, le plus grand de la région.
Heureusement pour lui, même s’il ne savait pas sa chance, Fidget avait été attribué à une étale du bâtiment principal, celui dans lequel les ventes d’esclaves dédiés aux tâches domestiques avaient lieu. Ceux qui finissaient ici avaient en général un rôle classique d’esclave, une sorte de servant, de bonne à tout faire. Cela aurait pu être pire.
Mais le lion n’avait pas le temps de réfléchir à cette bénédiction toute relative : déjà les premiers acheteurs se pressaient à l’entrée pour déambuler dans les allées. Ils observaient la marchandise d’un oeil expert, ou du moins s’en donnaient-ils l’air. Malgré ses yeux piquants, le monstre parvenait à repérer les détails qui se déroulaient autour de lui depuis sa perspective centrale. On leur avait laissé un minimum de dignité, à savoir de quoi couvrir leur corps, toutefois c’était tout ce qu’ils avaient. Les monstres de son stand étaient plutôt épargnés, mais certains vendeurs moins scrupuleux laissaient volontiers leurs clients palper les produits exposés ou leur demander tout un tas d’actions plus grotesques les unes que les autres pour juger de leur utilité, ou de leur ridicule. Beaucoup se contentaient de regarder, de contempler, de se moquer, sans pour autant être le moins du monde intéressés par l’achat. Ainsi ils maltraitaient les pauvres monstres comme ils maltraitaient des animaux de zoo.
Fidget, lui, se tenait simplement là, au milieu de son stand, à la place qui lui avait été attribuée. Il était aussi anonyme et invisible que tous les autres, ne faisant pas vraiment d’efforts pour attirer l’attention sur lui. Contrairement à Vaillance qui avait tenté à chaque instant de lutter, le lion était résigné, simple statue de chair qui attendait impassiblement que son sort soit rendu. Les badauds passaient, quelques uns s’arrêtaient pour le regarder lui en particulier, ou les monstres à côté de lui. Certains étaient même achetés pour une bouchée de pain, si bien que la petite l’estrade se vidait lentement, ne laissant bientôt plus qu’une demi-dizaine d’entre eux.
Vers la fin de journée, un consommateur visiblement intéressé par Fidget s’approcha du stand. L’homme était bien habillé, signe apparent d’une certaine aisance financière. Il était probablement déjà possesseur d’une dizaine d’esclave et cherchait simplement à agrandir sa collection... Il échangea quelques mots avec le gérant tout en observant le lion de là où il était. Le monstre ne parvenait pas à entendre ce dont il était fait mention par dessus le brouhaha de la foule, mais il était bien entendu question de la vente. Au bout de quelques minutes, Hank appela Fidget pour qu’il vienne les rejoindre. Sans faire de résistance au collier qui le pressait déjà vers les deux hommes, le lion descendit de l’estrade et s’approcha d’eux, articulant un faible bonjour d’une voix brisée par la fatigue.
On lui fit faire un tour sur lui même, lever les bras, une petite démonstration de sa magie, et l’affaire fut conclue. Fidget ne savait ce que l’homme lui trouvait, mais cela valait apparemment une mince liasse de billets qui fut échangée à la hâte, comme s’il s'agissait là d’un deal obscur alors que la transaction était parfaitement légale. Peut-être qu’une petite partie au fond des hommes n’était pas encore tout à fait à l’aise avec ces pratiques. M’enfin, pensa Fidget, c’était comme c’était. Il n’avait pas son mot à dire, mais peut-être qu’enfin c’en serait finit d’être échangé de mains en mains. Et peut-être aussi qu’il pourrait enfin se reposer, le sommeil était désormais plus qu’obsédant, et il se noyait dans une intense fatigue comme il avait rarement connu.
La minute d’après, il était hors du stand, suivant d’un pas mécanique son nouveau maître, George apparement, par delà les allées et au travers de la foule bouillonnante. Ils passèrent devant maints stands qui vendaient toutes sortes de monstres, et devant maints autres qui vendaient de la nourriture. Lorsque le doux parfum de celle-ci arriva aux narines du lion, son estomac retentit d’un long gargouillement grave. Le sommeil l’avait empêché d’y faire attention, mais il mourrait de faim. La maigre ration qu’il avait mangé au camp remontait à plus d’une journée, et cela était loin d’être suffisant pour tenir longtemps. Sa bouche s’humidifia, avec douleur. Il ne s’était pas rendu compte non plus à quel point il avait la gorge sèche, ni à quel point il avait soif d’ailleurs. Désormais il avait l’impression que son corps n’était rien de plus qu’une sorte d’amas miraculeusement vivant de poussière desséchée. Un cadavre déshydraté marchant sur des jambes fébriles comme un zombie.
Mais il n’avait pas le temps pour ce genre de considérations. Et malgré ses besoins physiologiques importants, il devait suivre George au même pas intensif. Finalement, il le mena à une sorte de petite camionnette. Bon sang… pensa Fidget, agacé de ces incessant trajets dans des trains, des camions, des camionnettes tous plus inconfortables les uns que les autres. À l’intérieur attendaient déjà deux autres monstres ; une sorte de plante humanoïde, semblable à quelque nymphe des bois, quoique pas si parfaite physiquement, et un autre qui avait l’air totalement humain, à l’exception de sa peau bleue qui s’avéra être une très courte fourrure et, Fidget le remarquerait plus tard, d’oreilles de lapin trônant sur son crâne.

Bientôt ils arrivèrent dans leur nouvelle maison, ou plutôt, dans leur nouvelle prison. Le propriétaire ne daigna pas leur accorder plus d’un regard ; ils faisaient déjà partie de la cohorte de servants, de la ruche. Ils n’étaient plus eux, mais simplement un outil de la collectivité dont le seul but était d’assouvir les moindres désir de leur maître.
Cela dit, ils ne furent pas laissés à leur sort. Une monstre, comme eux, les accueillit. Ce devait être la sorte de matriarche de la fourmilière de cet endroit. Ou, à en juger par son apparence, la louve alpha du troupeau asservit. En effet, son corps bipède était couvert d’une fourrure grise et soyeuse, et son visage arborant un sourire de bienvenue était couronné par deux courtes oreilles triangulaires.
“Salut !” Fit-elle sur un ton plein d’entrain, qui surpris Fidget et le poussa à se dire que peut-être, éventuellement si cela était possible dans ce monde, cet endroit était un bon endroit. Non, se reprit-il, se devait être le collier ou quelque chose du genre. Néanmoins, lui et les autres lui rendirent son salut, sur un ton un peu moins chaleureux cela dit. Pas qu’ils souhaitent faire preuve de la moindre hostilité, bien au contraire, mais ils étaient simplement trop usés pour témoigner de courtoisie.
“Vous devez être épuisés, et morts de faim.” Dit-elle. “Dur voyage hein?
-T’y croirais pas…” Lui répondit la monstre végétale.
“Heh” rétorqua la louve “Je suis passée par là moi aussi… Et regardez, je vais bien aujourd’hui !” Un léger silence gêné suivit ses paroles. Comment savoir si elle était sincère ou si cela n’était qu’une illusion? Quelque chose poussait Fidget à la croire, mais peut-être n’était-ce que la pulsion naturelle de faire confiance à ses semblables. Or la fiabilité de cet instinct était mise à mal...
Elle les fit entrer dans la maison, et les mena directement vers la cuisine. “J’ai préparé ça pour vous” Dit-elle en montrant quelques plats rapides posées sur la table. La salive perla au coin des lèvres de Fidget. Tout ça ! Toute cette bonne nourriture juste pour eux ! “Je suis pas la meilleure des cuisinières mais bon…” Fit-elle avec un sourire embarrassé. “Je me suis dit que ça vous ferait plaisir d’avoir quelque chose à vous mettre sous la dent.
-Je… Wahou…” Fit le lion qui n’en croyait pas ses yeux. “On… peut? C’est pour nous?
-Oui oui, allez-y !” Répondit la louve, et sans plus attendre les trois nouveaux affamés se ruèrent sur la table, sous le regard amusé de leur semblable. Elle prit simplement place à table à côté d’eux, les regardant manger et se délecter de quelque chose qui, enfin, était plus qu’une simple gamelle d’eau grasse.
“C’était…” Commença Fidget.
“Délicieux…” Délicieux complèta le lapin, tous deux incapable d’en dire plus.
“Merci… hum… Comment tu t’appelles déjà?” Demanda la femme plante.
“Oh !” Fit la louve, confuse “J’ai oublié de me présenter ! Moi c’est Skye, ravie de vous rencontrer.” Dit-elle avec un sourire qui semblait sincère.
“Fidget.” Dit le lion en hochant la tête.
“Holly.” Fit la plante.
“Charles.” Conclut le lapin.
“Et bien, vraiment contente de vous connaître !” Répondit Skye, toujours avec le même sourire fendant son museau dans un expression agréable. Désormais qu’il avait mangé, Fidget avait les idées un peu plus claires. Et de toute façon, il avait tellement sommeil que le besoin de dormir ne se faisait même plus ressentir. Il détailla un peu plus son interlocutrice : son pelage gris semblait épais et doux, et un collier de fourrure lui entourait la gorge telle une parure, masquant l’autre collier moins plaisant. L’intérieur de ses bras et le haut de sa poitrine qu’il pouvait voir dans le col de son T-shirt étaient d’une couleur plus claire que le reste de sa fourrure, tandis que ses oreilles étaient bordées d’une ligne légèrement plus foncée. Et, pour la première fois depuis longtemps, Fidget força sur ses yeux, comme pour loucher, afin d’appercevoir son âme. Elle brillait d’un rose pâle au creux de sa poitrine, et arborait quelques cicatrices blanches. Le lion pensa à sa propre âme, qui ne devait pas être immaculée non plus…
Ils échangèrent quelques phrases, mais les nouveaux arrivants étaient bien trop exténués pour bavarder. Ils en apprendraient plus sur ce lieu le lendemain, pour l’instant l’heure était au repos. En plus, le soleil s’était couché à un moment suite à leur départ du marché, même si Fidget ne savait pas exactement quand.
Skye les guida donc vers une aile de la maison légèrement excentrée ; il fallait faire un court passage à l'extérieur pour l’atteindre. De ce qu’elle leur dit, il s’agissait de celle qui était consacrée au esclaves. Ainsi, quelques chambres s’y trouvaient, ainsi que des douches et une sorte de salon exigu. La louve indiqua leur chambres à Holly et Charles, se retrouvant seule avec Fidget sur les quelques mètres menant jusqu’à celle du lion.
“C’est là.” Dit-elle en indiquant une porte qui ressemblait à toutes les autres. Et alors que le monstre était en train de passer le pas de celle-ci, elle reprit la parole. “Pas très poli d’observer les gens comme ça.
-Je… heu…” Bafouilla Fidget, prit la main de le sac. Ce n’était pas exactement malvenu de regarder l’âme d’un autre monstre, mais il était convention de ne pas trop s’attarder sur celle des inconnus.
“C’est bon.” Fit-elle sournoisement avec un clin d’oeil et un sourire en coin. “J’aime bien ton rouge de toute façon.”
Puis elle parti de son côté sans attendre de réponse, d’un pas suave, laissant Fidget bouche bée. Celui-ci ne put s’empêcher de la regarder partir dans la nuit, uniquement éclairée comme une apparition mystique par les rayons lunaires qui filtraient au travers des fenêtres du couloir. Finalement, elle prit un tournant et disparut de sa vue, mettant fin à son absence contemplative.
Trop fatigué pour se questionner, le lion referma la porte en grommelant et retira ses vêtements à la hâte avant de s'effondrer sur son lit, sans même prendre la peine de se mettre sous les draps, déjà assoupi au moment où sa tête toucha le matelas. C’était une très longue journée qui prenait fin, et Fidget était bien trop heureux d’avoir un vrai lit pour gâcher une seule seconde du peu de temps qu’il avait pour en profiter.

UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
10 octobre 2017 à 22:37:19

Bon chapitre, même si pour le début y'a moyen de faire un parallèle avec certaines heures sombres de l'histoire <w<
C'était bien décrit et agréable à lire, comme d'habitude. Et je sens bien que le calme de la fin du chapitre annonce une bonne tempête pour la suite. Quand tu donnes de l'espoir comme ça, c'est souvent pour le voir voler en éclat peu de temps après... :3

oisivete
oisivete
MP
11 octobre 2017 à 13:38:53

bon, de un) toujours aussi bien! :hap:
de deux) plus la fic avance, plus mon espoir de voir une bonne fin diminue!
et de trois) [[sticker:p/1mqw]]

JamesTheLemmon
JamesTheLemmon
MP
11 octobre 2017 à 16:04:37

Le 11 octobre 2017 à 13:38:53 oisivete a écrit :
bon, de un) toujours aussi bien! :hap:
de deux) plus la fic avance, plus mon espoir de voir une bonne fin diminue!
et de trois) [[sticker:p/1mqw]]

Idem

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
11 octobre 2017 à 19:59:54

Le 10 octobre 2017 à 21:48:45 Gamopli a écrit :
Ils baisent quand Fidget et Skye ?

This http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1479731280-picsart-11-21-12-58-04.jpg

Pseudo supprimé
21 octobre 2017 à 22:49:51

Yo les putesgens ! Bienvenue pour ma petite critique du chapitre 10 oui enfin mais chut
Entrons tout de suite dans le vif du sujet, la forme est toujours aussi bien, toujours aussi agréable à lire, toujours aussi agréablement imagée et immersive, toujours aussi belle aussi avec toutes ces figures de styles.
Quant au fond, c’est toujours aussi bon, le mélange subtil entre la description des émotions de Fidget, l’atmosphère parfaitement installée et le réalisme des scènes, on a presque l’impression de se trouver à la place du pauvre monstre, et on se trouve, comme lui, à n’espérer qu’une chose, c’est sa liberté. Le tout est bien entendu très intéressant, voir sa transformation petit à petit, sa descente dans les abysses, tellement profondément que ce qui était normal auparavant, ce qui est normal pour nous, lui apparait maintenant comme le meilleur des rêves. Et je dis normal, mais n’oublions pas qu’il s’agit quand même d’un esclave. Lui qui auparavant passait ses journée à fuir, terrorisé par l’idée du collier et de la captivité, se retrouve presque fou de joie à l’idée d’être vendu, et le plus beau, c’est que c’est cohérent, bien amené, et c’est comme ça qu’on fait évoluer un personnage, c’est beau ptn.
Sinon, les dialogues sont encore en améliorations, ce qui est un bon point, même si la forme est encore à travailler, je te conseillerais d’aller lire quelques dialogues de différentes œuvres pour voir comment les autres auteurs les construisent pour t’en inspirer.
Autre point positif, la méfiance qui règne à cause des colliers, l’incertitude due à leur incapacité à agir de leur plein gré, ce qui les pousse à se demander s’ils viennent d’atterrir dans une cage dorée ou s’ils ont juste quitté leurs anciennes chaines pour en enfiler des nouvelles, exactement pareilles. Le problème c’est que je ne vois pas l’intérêt qu’aurait le proprio à leur faire croire quoi que ce soit, mais leur méfiance reste cohérente au vu de l’état d’esprit dans lequel ils sont.
Bien que ce chapitre soit vraiment compact et rapide (j’aurais bien aimé que les scènes où ils se font vendre durent un peu plus longtemps, que l’on puisse bien comprendre l’horreur de la situation, le sommeil, la peur de ne pas être choisis etc par exemple), c’est vraiment du bon, et ofc les figures de style, avec le train par exemple, ou les répétitions, sont vraiment très bien écrites bien que paradoxalement certains passages soient un peu maladroits.
18/20 pour ce chapitre, à la prochaine les bouffons amis 0/

erosdog
erosdog
MP
22 octobre 2017 à 12:21:35

Le 10 octobre 2017 à 22:37:19 UndyingUndyne a écrit :
Bon chapitre, même si pour le début y'a moyen de faire un parallèle avec certaines heures sombres de l'histoire <w<
C'était bien décrit et agréable à lire, comme d'habitude. Et je sens bien que le calme de la fin du chapitre annonce une bonne tempête pour la suite. Quand tu donnes de l'espoir comme ça, c'est souvent pour le voir voler en éclat peu de temps après... :3

C'est le but ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Merci >w< Et puis vous êtes habitués à force ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Le 11 octobre 2017 à 13:38:53 oisivete a écrit :
bon, de un) toujours aussi bien! :hap:
de deux) plus la fic avance, plus mon espoir de voir une bonne fin diminue!
et de trois) [[sticker:p/1mqw]]

Merci :hap:
Allez, soyez pas comme tous ces personnages qui perdent espoir, il faut bien que quelqu'un le garde ( ͡° ͜ʖ ͡°) pour que je puisse mieux le détruire après

Le 11 octobre 2017 à 16:04:37 JamesTheLemmon a écrit :

Le 11 octobre 2017 à 13:38:53 oisivete a écrit :
bon, de un) toujours aussi bien! :hap:
de deux) plus la fic avance, plus mon espoir de voir une bonne fin diminue!
et de trois) [[sticker:p/1mqw]]

Idem

idem

Le 11 octobre 2017 à 19:59:54 SheogorathCDC a écrit :

Le 10 octobre 2017 à 21:48:45 Gamopli a écrit :
Ils baisent quand Fidget et Skye ?

This http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1479731280-picsart-11-21-12-58-04.jpg

Pourquoi tout de suite il se passerait des choses? ( ͡° ͜ʖ ͡°) Stop shipper tout le monde ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Le 21 octobre 2017 à 22:49:51 [X]eiter a écrit :
Yo les putesgens ! Bienvenue pour ma petite critique du chapitre 10 oui enfin mais chut
Entrons tout de suite dans le vif du sujet, la forme est toujours aussi bien, toujours aussi agréable à lire, toujours aussi agréablement imagée et immersive, toujours aussi belle aussi avec toutes ces figures de styles.
Quant au fond, c’est toujours aussi bon, le mélange subtil entre la description des émotions de Fidget, l’atmosphère parfaitement installée et le réalisme des scènes, on a presque l’impression de se trouver à la place du pauvre monstre, et on se trouve, comme lui, à n’espérer qu’une chose, c’est sa liberté. Le tout est bien entendu très intéressant, voir sa transformation petit à petit, sa descente dans les abysses, tellement profondément que ce qui était normal auparavant, ce qui est normal pour nous, lui apparait maintenant comme le meilleur des rêves. Et je dis normal, mais n’oublions pas qu’il s’agit quand même d’un esclave. Lui qui auparavant passait ses journée à fuir, terrorisé par l’idée du collier et de la captivité, se retrouve presque fou de joie à l’idée d’être vendu, et le plus beau, c’est que c’est cohérent, bien amené, et c’est comme ça qu’on fait évoluer un personnage, c’est beau ptn.
Sinon, les dialogues sont encore en améliorations, ce qui est un bon point, même si la forme est encore à travailler, je te conseillerais d’aller lire quelques dialogues de différentes œuvres pour voir comment les autres auteurs les construisent pour t’en inspirer.
Autre point positif, la méfiance qui règne à cause des colliers, l’incertitude due à leur incapacité à agir de leur plein gré, ce qui les pousse à se demander s’ils viennent d’atterrir dans une cage dorée ou s’ils ont juste quitté leurs anciennes chaines pour en enfiler des nouvelles, exactement pareilles. Le problème c’est que je ne vois pas l’intérêt qu’aurait le proprio à leur faire croire quoi que ce soit, mais leur méfiance reste cohérente au vu de l’état d’esprit dans lequel ils sont.
Bien que ce chapitre soit vraiment compact et rapide (j’aurais bien aimé que les scènes où ils se font vendre durent un peu plus longtemps, que l’on puisse bien comprendre l’horreur de la situation, le sommeil, la peur de ne pas être choisis etc par exemple), c’est vraiment du bon, et ofc les figures de style, avec le train par exemple, ou les répétitions, sont vraiment très bien écrites bien que paradoxalement certains passages soient un peu maladroits.
18/20 pour ce chapitre, à la prochaine les bouffons amis 0/

Putain j'aime quand tu dit des choses comme ça ( ͡° ͜ʖ ͡°) ça me fait plaisir que tu trouve mon character development cohérent :hap:
Ouais je devrais mais... la fleme ( ͡° ͜ʖ ͡°) En vrai dans la plupart des bouquins les dialogues sont pas si exceptionnels que ça, peut-être mieux intégrés dans la forme certes, mais le fond reste plat.
Encore une fois j'essaye d'être le plus réaliste possible, et ça me semblait cohérent qu'il se méfie de tout après ce qu'il venait de vivre, surtout de quelqu'un facilement manipulable. Après le pourquoi du comment, c'est une question qui trouvera une réponse intradiégétique ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Certes, mais je ne voulais pas d'un chapitre à rallonge non plus. Et puis les fréquentes élipses sont comme plein de petites pertes de connaissance, de perte du cours du temps comme quand on est vraiment très fatigué et que les minutes semblent durer des heures, ou au contraire le temps passe très vite d'un coup etc.
Ah? Quels passages est-ce que tu trouve maladroits?
18/20? Pas mal ( ͡° ͜ʖ ͡°) Je me rapproche de la note parfaite dis moi :hap: mais vais-je l'atteindre un jour? :noel:

Pseudo supprimé
22 octobre 2017 à 12:47:09

Ouais ouais profite ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Oui bah c'est justement pour la forme que je te propose d'aller voir dans d'autres œuvres :hap: le fond tu le développe tout seul vu que c'est ton histoire, tu t'améliore en plus mais ça reste à améliorer
Oui je sais je l'ai dit que c'était cohérent au vu de l'état d’esprit du personnage, c'était juste une réflexion qui m'était venu à l'esprit x)
Aaah i see :noel: mais j'ai pas eu cette impression en lisant j'ai plus eu l'impression que tout s'enchainait
Dans un sens c'est ce qui se passe tu me dira et c'est comme ça que doit le vivre fidget, juste plein d'événements qui se succèdent sans qu'il ne puisse rien y faire, mais du coup on perd cette impression du stress de pas être choisi de l'attente insupportable etc, mais je suppose que fallait faire un choix, et ça me semble être le meilleur ( ͡° ͜ʖ ͡°)
tous Je sais plus :hap: mais dans l'ensemble c'était bien hein, c'est juste 2-3 passages qui m'ont fait un peu tilté rien de grave >w> rien n'est parfait fallait bien que je trouve du négatif à dire ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Lol :hap: retourne écrire au lieu de rêver éveiller ( ͡° ͜ʖ ͡°)

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