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jeuxvideo.com  /  Undertale  /  Tous les forums  /  Forum Undertale  /  Topic [Fic] Slavetale  / 

Topic [Fic] Slavetale - Page 5

Sujet : [Fic] Slavetale

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DestinyDedCat
DestinyDedCat
MP
16 août 2017 à 12:04:20

et fait moins de precision steupler

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
16 août 2017 à 14:52:06

Le 15 août 2017 à 16:45:27 oisivete a écrit :
les monstres emmené dans des camps via des trains... pourquoi j'ai pensé aux camps de concentration? ( ͡° ͜ʖ ͡°)

T'es pas seul. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

DestinyDedCat
DestinyDedCat
MP
17 août 2017 à 08:40:23

ON VEUT LA SUITE

oisivete
oisivete
MP
17 août 2017 à 12:39:17

Le 16 août 2017 à 14:52:06 SheogorathCDC a écrit :

Le 15 août 2017 à 16:45:27 oisivete a écrit :
les monstres emmené dans des camps via des trains... pourquoi j'ai pensé aux camps de concentration? ( ͡° ͜ʖ ͡°)

T'es pas seul. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

et c'est le point godwin! ( ͡° ͜ʖ ͡°)

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
17 août 2017 à 13:11:29

Le 17 août 2017 à 12:39:17 Oisivete a écrit :

Le 16 août 2017 à 14:52:06 SheogorathCDC a écrit :

Le 15 août 2017 à 16:45:27 oisivete a écrit :
les monstres emmené dans des camps via des trains... pourquoi j'ai pensé aux camps de concentration? ( ͡° ͜ʖ ͡°)

T'es pas seul. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

et c'est le point godwin! ( ͡° ͜ʖ ͡°)

C bo. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

NEIN! http://image.noelshack.com/fichiers/2016/31/1470494485-risitas302.png

Oh bah tiens, on a réveillé Tonton Dolfy avec nos conneries. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

Steellar
Steellar
MP
17 août 2017 à 13:14:06

Le 17 août 2017 à 13:11:29 SheogorathCDC a écrit :

Le 17 août 2017 à 12:39:17 Oisivete a écrit :

Le 16 août 2017 à 14:52:06 SheogorathCDC a écrit :

Le 15 août 2017 à 16:45:27 oisivete a écrit :
les monstres emmené dans des camps via des trains... pourquoi j'ai pensé aux camps de concentration? ( ͡° ͜ʖ ͡°)

T'es pas seul. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

et c'est le point godwin! ( ͡° ͜ʖ ͡°)

C bo. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

NEIN! http://image.noelshack.com/fichiers/2016/31/1470494485-risitas302.png

Oh bah tiens, on a réveillé Tonton Dolfy avec nos conneries. ( ͡ʘ ͜ʖ ͡ʘ)

Et bah bravo ! Tu te débrouilles avec ça maintenant !

Message édité le 17 août 2017 à 13:14:28 par Steellar
SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
17 août 2017 à 13:57:49

Bon dakor.

 *Jette Hitler par la fenêtre*

Problème réglé.

pyrocrytical
pyrocrytical
MP
29 août 2017 à 09:51:05

C'est quand la suite ?

Steellar
Steellar
MP
29 août 2017 à 10:51:53

Le 17 août 2017 à 13:57:49 SheogorathCDC a écrit :
Bon dakor.

 *Jette Hitler par la fenêtre*

Problème réglé.

Si seulement on avait pu faire ça dès le début ...

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
29 août 2017 à 12:20:08

Le 29 août 2017 à 10:51:53 Steellar a écrit :

Le 17 août 2017 à 13:57:49 SheogorathCDC a écrit :
Bon dakor.

 *Jette Hitler par la fenêtre*

Problème réglé.

Si seulement on avait pu faire ça dès le début ...

Tkt à la place t'aurais eu Himmler. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1479731280-picsart-11-21-12-58-04.jpg

erosdog
erosdog
MP
29 août 2017 à 12:51:11

Le 29 août 2017 à 09:51:05 pyrocrytical a écrit :
C'est quand la suite ?

Peut-être aujourd'hui :hap:

Et arrêtez de discuter de nazis vous autres on va se faire signal gouv ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Message édité le 29 août 2017 à 12:51:36 par erosdog
erosdog
erosdog
MP
29 août 2017 à 14:46:45

-Avertissement de contenu potentiellement choquant ; résumé détaillé à la fin-
Voici le nouveau chapitre après deux semaines d'écriture. C'est la première fois que ça me prend autant de temps, mais le chapitre est deux fois plus long que d'habitude, 7143 mots. J'espère que ça vous satisfera =D (Je sais ça fait un grand pavé ( ͡° ͜ʖ ͡°) si la mise en page est trop moche n'hésitez pas à aller lire sur AO3 : http://archiveofourown.org/works/11271939/chapters/25207419 )
Je voulais vous demander aussi, étant donné que la rentrée scolaire approche à grands pas et que je n'aurai pas autant de temps que pendant les vacances, préférez vous des chapitres plus courts (autour des 2000 mots) à intervalles assez réguliers, ou des chapitres de la longueur actuelle (4000 mots en moyenne) mais qui sortirons moins régulièrement? Ça ne devrait rien changer au contenu, mais uniquement toucher au rythme de parution. Toutefois je ne peux rien garantir étant donné que je ne veux pas me forcer à écrire sinon je perdrai l'envie et la qualité ne sera pas au rendez-vous.
Sur ce je vous laisse apprécier ce chapitre, n'oubliez pas de laisser un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé, ça fait toujours plaisir :)

Chapitre 7 :

Il neigeait à gros flocons, et le paysage était recouvert d’un épais manteau blanc qui le transformait en une vaste page blanche, vide et morte. Ce fut la première chose que remarqua Fidget lorsqu’il fut forcé hors du wagon par les canons de gardes qui s’assuraient qu’il ne reste personne dans le train. Un fois dehors il put voir des centaines d’autres monstres comme lui qui descendaient des dizaines de wagons alignés. Le train derrière lui ressemblait à une bête gigantesque, un serpent monstrueux, qui venait juste de vomir un tas de déchets. Tous les autres prisonniers semblaient aussi perdus et terrifiés que lui, craignant ce qui allait leur arriver dans ce flou blanchâtre où la seule couleur, à laquelle leurs yeux s’accrochaient comme des aimants, était le rouge vif des grandes cheminées de briques qui s’élevaient devant eux, géants silencieux rejetant leur souffle vicié et putride dans l’air.
Mais cette contemplation fiévreuse prit bientôt fin alors qu’on leur restreignait les mains à l’aide de menottes qui coupaient toujours plus profondément dans la chair déjà meurtrie. C’était amusant à quelle vitesse on oubliait cette sensation de déchirure brûlante dès que les liens métalliques étaient défaits, mais comme la douleur qu’ils provoquaient était obsédante jusqu’à ce moment de délivrance. Puis on les força en file d’une cinquantaine d’individus apeurés, chacune attendant son tour pour un premier tri, le séparant par la même occasion de la famille slime qui l’avait accompagné durant ce voyage. Alors qu’il attendait dans le froid mordant malgré son épaisse fourrure, plaignant les pauvres bougres qui n’avaient que la peau sur les os, il pu détailler davantage le complexe de béton et d’acier qui se dressait devant eux. D’épaisses grilles de métal couvertes de haut en bas par des barbelés tachetés de rouge s’étendaient sur des dizaines de mètres de chaque côté, ayant pour seule ouverture les épaisses portes de métal réparties à intervalles réguliers qui les avalaient dans cet enfer comme la gueule du démon. Il n’aurait manqué que le Cerbère et les émanations de souffre pour compléter le tableau. On lui avait souvent répété que l’enfer était un endroit ardent, où les damnés brûlaient pour l’éternité ; pourtant, en cet instant, les abysses lui semblaient plutôt un endroit glacial, froid comme un cœur mort. Au dessus de la porte qui lui faisait face trônait un panneau où il était écrit “Centre de Pacification et de Contrôle des Monstres Capturés”, doux euphémisme ironique. Beaucoup de C... comme Cramoisi, la couleur du sang qui avait coulé plus que raison ici.
Finalement, ce fut à leur tour de passer. Une fois la gueule souriante franchie ils firent face à l’entrée du premier bâtiment, dont la façade s’élevait bien au dessus de leurs tête, masquant de son béton morne le peu de soleil qui pénétrait le ciel voilé. Il y avait deux portes, et les gardes leurs criaient déjà où se diriger : à gauche pour les mâles, à droite pour les femelles et les mineurs. C’est donc sans hésiter quoi qu’avec appréhension que Fidget emprunta la porte de gauche, séparé de ses pairs féminins.
La décoration intérieure était bien différente, mais tout aussi glauque. Les murs, le sol et le plafond étaient faits d’un carrelage autrefois blanc, mais qui penchait désormais dans les tons jaunâtres voire rouges. Au pieds des murs se trouvaient également des gouttières de quelques centimètres, tandis que des tubes de néons éclairant l’endroit d’une lumière blanche maladive et agressive pendaient du plafond. L’aspect de l’endroit fit frissonner le lion, lui rappelant l’ambiance glauque d’un vieux laboratoire. Il n’osait imaginer l'intérêt de toutes ces attentions portée à l’organisation du lieu, préférant se concentrer sur ses pas plutôt que de s’interroger sur l’utilité des rigoles.
Enfin ils arrivèrent dans une salle plus large. Ils se trouvaient en dessous du niveau du sol, comme dans des sortes de caniveaux creusés pour acheminer les détritus qu’ils étaient aux yeux des humains. Seules leurs têtes dépassaient, leur donnant la même perspective que des rats rampants au sol. Ces fossés étaient à peine assez larges pour qu’ils puissent y passer, et ils étaient forcés en une file indienne tremblante alors qu’au dessus d’eux patrouillaient des gardes, le canon de leurs armes baissés droit vers leurs tête. Qu’importe si une d’entre elles faisait feu par erreur, la mort d’un monstre de plus serait bien vite oubliée.
Au bout de cette tranchée se trouvait une volée de marche qui conduisait au pied d’une petite estrade où trônait un bureau. Une femme se trouvait derrière lui, et Fidget ne mit pas longtemps à comprendre son utilité quand le premier monstre y parvint. À peine eut-il finit de s’extirper des entrailles de la pièce que déjà elle le harcelait de questions, notant tout minutieusement sur un petit ordinateur. Puis, une fois que la vie de la pauvre créature avait été totalement déballée, disséquée et jugée, il était orienté vers l’une des deux portes qui ornaient le mur derrière l’humaine, semblable à Osiris chargé de peser les cœurs des défunts, excepté que la besogne était ici bien moins noble, et les valeurs bien différentes. On pouvait entendre des murmures venir de la porte de gauche, tandis que de celle de droite émanait uniquement un silence pesant, de temps à autre entrecoupé de coups de feu étouffés et de crépitements. Fidget ne savait ce qui se trouvait de ce côté là, mais il ne voulait certainement pas le découvrir. De plus, il percevait dans son âme une grande souffrance qui venait de cet endroit, celle de trop nombreuses morts.
“Hey, t’sais comment ils appellent c’t’endroit.” Lui dit un de ses compagnons de malfortune qui se trouvait derrière lui, en indiquant la porte de droite qui paraissait de plus en plus terrifiante, comme une créature tapie dans l’ombre dont on parviendrait à percer les contours du camouflage.
“Silence!” Leur cria un des gardes qui passaient au dessus d’eux.
“La déchetterie…” Lui souffla l’autre. “C’est là qu’ils envoient ceux qu’ils trouvent inutiles...
-Comment tu sais?” Lui demanda Fidget en se retournant, prit de curiosité, s’imaginant déjà être tombé sur quelqu’un d’informé qui pourrait l’aider.
“Et bien, il se trouve que-
-J’ai dit silence!” Répéta le garde en donnant un coup de botte dans la tête du monstre, qui fut envoyé contre le côté opposé du trou. “La prochaine fois que t’ouvre ta gueule j'te colle une balle entre les deux yeux, c’est clair?
-Qu’est-ce que c’est que ce vacarme?” Demanda l’humaine du bureau en se tordant le cou pour essayer d'apercevoir ce qu’il se passait. “Il y en a qui travaillent ici, et j’ai besoin de calme.
-Désolé madame. Deux monstres qui ont du mal à rester à leur place.” Répondit le garde, apparemment sous l’autorité directe de la femme. Qui l’eut cru, une brute comme ça dirigée par une humaine qui ne semblait pas avoir donné un seul coup de sa vie, surprenant, ou peut-être pas tant que ça au vu de la nature des humains…
“Apporte les moi.” Dit-elle en renvoyant le monstre qui se trouvait un face d’elle d’un revers de main. Direction la porte de gauche, quelle clémence… “Voyons voir quelle place ils méritent.
-Hm… désolé mec…” Dit celui qui avait embarqué Fidget dans cette situation délicate alors qu’il ne cherchait certainement pas à se faire remarquer. Mais c’était trop tard semblait-il...
“Vous avez entendu la dame. Faites leur de la place!” Hurla le garde aux autres monstres qui se trouvaient dans la fosse. Tous se tapirent sur les côtés, frémissants, formant une haie d’honneur funeste dans ce minuscule espace.
“Laisse moi passer devant.” Dit le requin en le dépassant et en franchissant de quelques pas légers le vide qui les séparaient des marches. Il les gravit ensuite presque en sautillant, rayonnant d’insolence. Fidget, lui, marchait bien plus lentement, se demandant dans quel merdier il venait de se retrouver…

erosdog
erosdog
MP
29 août 2017 à 14:46:57

“Nom prénom?
-Vierall Louis.
-Comment vous l’écrivez?
-Avec deux L à la fin, comme dans fille de pute.” Répondit le monstre aquatique tout sourire, ce qui lui valut un coup de crosse entre les omoplates, lui coupant le souffle. Mais cela ne suffit pas à lui faire ranger ses dents pointues alignées dans un sourire impeccablement moqueur.
“L’insolence ne vous mènera nulle part.
-Votre look de traînée non plus, pourtant je vous dit rien...” Dit-il, encaissant un autre coup, plus fort cette fois. L’énervement était visible sur le visage de l’humaine, qui tentait pourtant de se calmer. Elle ne devait pas être habituée à une telle opposition. En même temps, qui serait assez fou pour se comporter ainsi?…
“Vous commencer vraiment à me courir sur le système-
-On est deux…” Rétorqua Louis, mais l’humaine leva la paume de sa main vers le garde, lui indiquant de ne pas frapper.
“Mais passons à la suite, je sens que ça va être rapide.
-C’est sûr, avec des préliminaires aussi courtes…” Répondit-il, mais la femme l’ignora.
“Quel âge avez vous?
-27, comme le nombre d’équipes de rugby qui vous sont passées dessus.”
L’humaine ne réagissait pas aux piques du monstre, ce qui était bien dommage. Mais il était évident que cela l’énervait. Et, à vrai dire, Fidget commençait à apprécier le requin. Enfin quelqu’un avait le courage, ou la folie, de se dresser contre leurs tortionnaires, et le lion respectait cela.
“Venons en au fait. Que faisiez vous avant d’être arrêté?
-Comment dire… Vous voyez madame…” Commença Louis, l’air pas vraiment sûr de lui en se grattant la branchie. “Je résistait.” Ajouta-t-il en arrachant une lame de verre cachée dans sa chair, déchirant son propre corps et envoyant son sang gicler sur le sol immaculé. Tout se déroula très vite : en une fraction de seconde ses menottes furent brisée sans que Fidget ne sache comment et son bras s’élança vers la jugulaire de l’humaine ; bien trop vite pour que les gardes aient le temps de réagir. Fidget savait ce qui allait se passer ensuite, mais il ne parvenait à décider de s’il s’agissait là d’une bonne chose ou pas. La femme allait se faire trancher la gorge, puis tomberait sur le sol en portant ses mains à son cou d’où ruissellerait le liquide rouge et chaud, une expression de surprise sur le visage, tentant tant bien que mal de stopper l'hémorragie, tentant d’empêcher l’inévitable. Puis la seconde d’après les gardes auraient fini de lever leurs armes et fusilleraient sur place le requin inconscient. Les balles déchireraient son corps alors qu’il serait prit de convulsions causées par le recul que les bouts de métal imposeraient à sa chair inanimée. Puis il tomberait sur le corps de l’humaine, recouvrant son cadavre encore chaud de sa poussière déjà froide. Enfin ce serait la panique. Les monstres dans la fosse se mettraient-ils à hurler, craignant pour leur vie. Ou sauteraient-ils sur les gardes distraits, tentant de s’emparer de leurs armes pour s’enfuir?
Et alors que la scène se déroulait devant le yeux de Fidget, comme un film irréel qui se déroulait trop vite pour que son cerveau puisse en suivre le rythme, il se rendit compte que ce n’était absolument pas ce qu’il se passait en réalité. Il cligna des yeux plusieurs fois, se demandant s’il ne s’agissait pas là d’une hallucination. Mais non, c’était bien réel, rien de ce qu’il avait prédit ne se déroulait.
À la place il voyait le requin immobilisé devant lui, le bras figé dans l’air comme si celui-ci s’était soudainement changé en pierre. Les gardes avaient bien dressé leurs armes, visant le monstre, mais aucun ne faisait feu. Ils se contentaient simplement d’attendre, le gardant simplement en joue.
Louis lui non plus ne comprenait pas ce qu’il se passait, et cela se voyait à son expression de surprise ahurie. Il regardait avec horreur son bras dont le contrôle ne lui appartenait plus, alors que l’humaine fut prise d’un rire tonitruant.
“Hohoho, comme c’était marrant de te voir essayer. T’as été plus inventif que les autres je dois bien l’avouer. Tu sais combien de rats comme toi essayent de m’agresser chaque jour? Pourtant c’est pas comme si j’avais un poste important ou quoi, c’est juste que je suis la seule personne sans défense que vous voyez, et donc vous devez vous en prendre à moi... Ça montre bien à quel point vous êtes des dégénérés violents et dangereux, et que les endroits comme celui-ci sont indispensables !”
La main de Louis tremblait, comme s’il essayait de résister contre une puissante force invisible. Finalement, son index fut levé avec violence, arraché à l’arme improvisée et retourné. On pu entendre un craquement alors qu’un rictus de douleur apparaissait sur le visage du monstre.
“Alors tu vois, j’ai décidé d’investir dans une petite protection. Et tu sais c’est quoi le mieux dans tout ça, c’est une monstre, comme toi. Hohoho comme c’est amusant !” Dit l’humaine qui se remit à rire. Une petite porte s’ouvrit sur le côté du bureau, et une petite créature violette en forme de cristal en sorti.
“Je te présente… Bon elle a pas de nom mais on s’en fiche. L’important, c’est qu’elle a un pouvoir de télékinésie. Et qu’elle est sous mon contrôle. Donc je peux lui dire de casser. Tous. Tes. Doigts.” Et à chacun de ses mots la petite diode verte clignota, forçant la pauvre monstre à user de ses pouvoirs pour retourner et briser les doigts de Louis en rythme. La lame de verre tomba au sol, volant en éclats. Le monstre souffrait, cela se voyait sur son visage, mais il refusait d’hurler et de donner cette satisfaction à l’humaine.
“C’est vraiment dommage qu’on doive en arriver là mais… Je vais devoir faire de toi un exemple…” Dit la femme en faisant signe aux gardes de s’emparer de Louis. La petite créature reparti se cacher dans le bureau tandis que les hommes enchaînaient le requin contre le mur de carrelage froid et blanc, mais qui ne le serait bientôt plus. Ouvrant un autre tiroir, la tortionnaire révéla tout un attirail de torture : des couteaux, des pinces, et tout un tas d’ustensiles dont Fidget n’osait imaginer l’utilité.
“Regardez vous autres. Regardez ce que vous gagnerez à vous en prendre aux humains.” Rit-elle, alors qu’elle s’approchait doucement de Louis telle une prédatrice prenant plus grand plaisir à torturer sa proie qu’à la tuer. Elle jouait avec son couteau, coupant l’air en mimant ses gestes futur, le tout d’une lenteur sensuelle qui tranchait avec la scène qui se déroulait. Le requin tirait sur les chaînes de métal, tentant fiévreusement de se libérer, mais qu’était sa force contre des maillons d’acier de plusieurs centimètres d’épaisseur? L’humaine s’amusa à faire crisser le couteau sur le mur, laissant une marque de griffure à quelques millimètres de l’oreille du poisson. Le bruit douloureux du métal grattant contre le mur était néanmoins couvert par celui des chaînes qui tintaient alors qu’il les agitait pour tenter en vain de s’évader.
“Hahaha, qu’est-ce qu’ils sont marrants à essayer de s’échapper.” Se moqua l’humaine. “Passons au choses sérieuses, je ne voudrais pas que nos spectateurs s'ennuient…” Dit-elle en désignant la fosse d’un geste de la main, pointant le couteau vers les monstres terrifiés forcés à regarder ce spectacle macabre. Puis elle abattit soudainement son bras vers Louis, plantant la lame aiguisée dans son biceps. Le monstre eut un hoquet de douleur, et son visage se tordit. Son bras se raidit une dernière fois avant de retomber lourdement, maintenu d’un côté par la chaîne et de l’autre par son épaule. “Il ne faudrait pas remuer le couteau dans la plaie n’est-ce pas?” Dit la femme en prenant un malin plaisir à faire bouger la lame, agrandissant d’autant la blessure que la douleur.
“Je me demande…” Commença-t-elle en retournant vers le bureau, exhibant ce qui semblait être une sorte de ciseau, s’amusant à le faire claquer dans l’air. “Comment ça fonctionne ces trucs qui sortent de tes branchies?” Ajouta-t-elle en plaçant l’outil juste sous la protubérance. Puis elle rapprocha les deux branches du ciseau, découpant lentement le bout de chair, taillant sans vergogne. Cette fois Louis ne put retenir son cri qui résonna dans la pièce, plaquant un sourire encore plus grand et malsain sur le visage de l’humaine. Il tenta de plier son bras pour se protéger, créant uniquement plus de tintements alors que son membre était rabattu avec force contre le mur par les chaînes. Elle prenait son pied, c’était évident.
Et Fidget ne parvenait à détourner les yeux malgré son horreur et son dégoût alors que les méthodes de torture s’enchaînaient les unes après les autres, durant un temps qui lui sembla infini. Tantôt c’était les pinces qui venaient broyer les articulations, produisant une série de craquements répugnants, tantôt c’était les lames qui venaient ouvrir la chair, exposant à l’air libre les muscles ou les entrailles palpitantes de Louis. Puis c’était au tour des plaques chauffée à blanc de rôtir l’intérieur du poisson, répandant une odeur écœurante de chair brûlée dans la pièce, ou encore le travail minutieux de la pince qui venait détacher une à une ses écailles. Le tout arrachant un concert de cris de souffrances au pauvre monstre à l’agonie. Il avait tenté la folie, et était puni par celle encore plus grandes des Hommes. La femme, elle, prenait un malin plaisir à sa besogne, se régalant des larmes de douleur qui coulaient malgré lui sur les joues du poisson, poussant le sadisme jusqu’à tailler des gouttières depuis les yeux de Louis jusqu’au bas de ses joues pour que les larmes sanglantes puissent s’écouler plus rapidement.
Et tout du long Fidget ne cessait de se demander avec horreur s’il serait le prochain, de renier et de haïr ce fou qui l’avait entraîné là dedans. À terme, il aurait finit par se faire une raison, par accepter sa situation, mais cela n’arriverait jamais. Il n’aurait jamais le temps de ruminer sur sa condition, à la place il mourrait agonisant attaché au mur de cette pièce, ses viscères répandues sur le sol devant lui. Et son corps entre la vie et la mort serait un monument dissuasif, jusqu’à ce que son âme lâche finalement prise et que son corps ne se décompose en un amas de poussière luisante.
“C’est bon? Tu as compris la leçon?” Demanda l’humaine, soufflant son haleine sur le visage mutilé du monstre.
“Je… ne prendrai aucune leçon… de la part d’un humain…” Articula tant bien que mal Louis, parvenant à tailler un dernier sourire insolent sur son visage défiguré. Puis il cracha aux pieds de sa tortionnaire, un crachat plein de sang et de sueur qui ruisselaient sur son corps ouvert et meurtri.
Le sourire s’effaça sur le visage de la femme, et fut remplacé par une expression de rage. Elle repris sa sadique besogne avec une vigueur dédoublée, inventant toujours de nouveaux moyens de faire crier le monstre, dont le monde n’était désormais plus que sang et souffrances. Elle alla même chercher du matériel supplémentaire dans une autre salle, usant de tout ce que les humains avaient inventé de pire. Désormais, aux côtés de l’acier et du feu se trouvaient l’électricité et l’acide, ainsi qu’une myriade de nouveaux ustensiles toujours plus terrifiants les uns que les autres qui finirent de mettre le corps de Louis en lambeaux. Désormais sa peau écailleuse était semblable à de vulgaires haillons couvrant les muscles et les os ; couverte de trous, déchirée, tâchée, fripée, arrachée.
Fidget n’avait aucune idée de comment le corps du requin pouvait encore tenir en un seul morceau, comment ne pouvait-il pas être mort? N’importe quel autre monstre aurait été réduit en poussière il y a longtemps, mais lui s’accrochait, comme un ultime affront aux humains.
“Tout ça m’a fatigué…” Dit l’humaine en s’étirant. “Laisse moi faire une petite pause, tu veux?” Ajouta-t-elle en sortant. Elle revint quelques minutes plus tard avec deux verres, l’un d’une boisson quelconque qu’elle porta à sa bouche, narguant Louis et les autres monstres affamés et assoiffés d’un long soupir satisfait. L’autre en revanche semblait plus spécial.
“Tiens, je t’ai apporté quelque chose.” Dit-elle en approchant le gobelet des lèvres inertes du poisson, et en le forçant à avaler le liquide qui s’y trouvait. Fidget ne se rendit pas tout de suite compte de ce qu’il contenait.
La peau du requin de reconstruisit en quelques secondes, le sang disparut comme par magie, et les os se ressoudèrent pour remettre les membres dans des positions correctes. Et c’est avec une horreur toute appropriée pour contempler l’étendue de la folie et du sadisme humain que le lion réalisa ce qui venait de se produire.
“Ça va mieux hein?” Demanda l’humaine. Louis ne répondit rien, trop surpris par ce qu’il lui arrivait. Il contemplait son corps réparé, agitant le bout de ses doigts comme s’il ne parvenait pas à croire ce qu’il voyait. Mais le répit fut de courte durée.
“Prêt pour le deuxième round alors?” Dit la femme, en se remettant au travail, reprenant sa torture depuis le départ, infligeant une nouvelle série de sévices au poisson. À nouveau les lames tranchèrent, les pinces arrachèrent, les nombreux acides rongèrent, les ustensiles divers déchirèrent, brûlèrent, électrocutèrent. Sans relâche elle reprenait son œuvre depuis le départ, suivant l'esquisse invisible de son chef d’œuvre précédent, telle une peintre qui aurait réutilisé une toile après l’avoir lavée de sa peinture. Elle accordait plus d’attention au détail cette fois, fignolant les cicatrices au lieu de s’attarder sur les grosses déchirure, prenant soin de verser l'acide goutte par goutte au bon endroit au lieu de le verser à grandes louches, le tout résultant dans une symphonie encore plus exquise que la précédente. Et personne ne parvenait à détacher les yeux de cette sculpture grandeur nature, ce corps offert à la science et à l’art, viviséqué avec beauté.
Finalement au bout d’un moment l’humaine recula pour avoir une vue d’ensemble de son travail, laissant échapper un soupir de satisfaction. Elle contemplait le résultat de son génie, corrigeant ci et là quelques dernières imperfections.
“Parfait…” Murmura-t-elle enfin, satisfaite des horreurs qu’elle venait d’infliger. Elle regarda finalement sa montre, poussant un autre soupir, exaspéré cette fois.
“T’as de la chance, j’ai du travail, et j’ai déjà passé bien trop de temps sur toi. Mais c’était mérité…” Dit-elle sur un ton léger, retournant à son bureau. Louis lui était toujours attaché au mur, à la limite de l’inconscience. Il était misérable écarté et déchiqueté ainsi, mais Fidget n’y pouvait rien.
“Oh et puis nan en fait, il me gâche la déco. T’as vraiment de la chance finalement.” Conclu-t-elle en s’emparant d’un autre couteau, avant de marcher jusqu’à Louis et de le lui enfoncer fermement en plein cœur, froidement et simplement, sans aucune autre forme de ménagement. Enfin, des fractures blanches se mirent à courir le long de son corps, et en quelques secondes son corps se désintégra en poussière, recouvrant le sol de la pièce. C’était finalement une délivrance, un cadeau qui venait de lui être fait. Il était libre de la douleur et de cet enfer, même s’il aurait mieux valu s’en sortir par une autre porte. Son âme s’éleva de ses cendres sans vie, éclairant la pièce d’une lumière jaune durant une fraction de seconde avant de se briser, venant ajouter ses restes d’un jaune fade à la petite pile blanche.
Fidget eut une prière silencieuse en la mémoire du poisson. Il serait sûrement vite oublié, comme tous les autres, même s’ils méritaient tous à juste titre d’être remémorés. Mais alors qu’il avait perdu le fil du temps et de ses pensées devant ce spectacle horrifique, il se souvint soudain qu’il était le prochain dont le verdict serait rendu par ce juge sadique.

erosdog
erosdog
MP
29 août 2017 à 14:47:45

“Avance, n’aie pas peur.” L’invita-t-elle, son calme et son apparente gentillesse toute retrouvée. Le lion se demanda comment quelqu’un pouvait être aussi tranquille après une telle séance de torture, tout en priant pour ne pas subir la même chose.
“Est-ce que tu le connaissais?” Demanda-t-elle en premier.
“Non, c’est lui qui m’a parlé, je savais même pas qui c’était.
-Bien… C’est mieux pour toi. Sinon j’imagine que tu sais ce que nous aurions dû faire.” Dit elle, presque… déçue, lasse? Son ton et son expression étaient ambigus, comme si elle était à la fois prise d’un désir de continuer sa torture mais également d’y mettre un terme et de passer à autre chose. Pourtant elle avait vraiment eu l’air d’apprécier…
“Vas-tu essayer de me tuer?
-Non, je veux pas de problèmes moi.
-Bien, c’est très bien. Quel est ton nom?
-Fidget.
-Fidget comment?
-Juste Fidget. Je ne connais pas le nom de mes parents, ils sont morts jeunes et-
-C’est très embêtant tout cela…” Coupa-t-elle, ce qui fit tiquer le lion. Il s’attendait à ce qu’elle dise “c’est triste”, mais apparemment il n’existait pas de tels sentiments chez les humains.
“Disons que tu t’appelleras… Dupont! C’est très bien comme nom ça Fidget Dupont.” Ajouta la femme, toute contente de sa trouvaille.
“Bref, quel âge as-tu?
-20 ans.
-Et que faisais-tu avant d’être arrêté?
-J’errais dans les rues… J’étais sdf.
-Je vois…” Dit elle. “Polluait, les, rues…” murmura-t-elle, lisant à voix haute sans le vouloir, ou peut-être en le voulant? ce qu’elle écrivait.
“Est-ce que tu as fait quelque chose d’illégal avant d’être interpellé?
-Non.” Dit-il simplement, se retenant de répondre d’un sarcastique “exister?”.
“Est-ce que tu as été aidé par des humains?” Demanda-t-elle. Fidget eut une pensée pour les rares personnes qui l’avaient aidé, par simple bonté ou pour tirer quelque chose de lui, pour Johanna récemment mais également pour le couple de vieux qui avaient failli le piéger si ce n’avait été pour Betty.
“Non. Personne n’as jamais rien fait pour m’aider…
-Et c’est pas plus mal…” Murmura l’humaine, presque inaudible, totalement aveugle au mensonge du monstre.
“Bien, dernière question, mais pas des moindres. J’ai envie d’aller vite alors on va sauter tous les trucs inutiles. Quelle est ta magie?
-Et bien je… hum… Je peux faire de la lumière.
-De la lumière?” Demanda l’humaine d’un ton moqueur, pas vraiment convaincue. Fidget fut pris d’un sursaut d’adrénaline ; si elle le considérait inutile, c’était la porte de droite. Un frisson parcourut son dos alors qu’il essayait désespérément de trouver quelque chose de plus impressionnant. Mais rien ne lui venait, et la panique n’aidait pas.
“Ta fourrure là, c’est normal qu’elle soit comme ça?” Dit-elle en agitant la main vers la crinière du lion, qui répondit du tac au tac.
“Non je l’ai hum… coupée pour pas me faire remarquer.
-Et ça rend bien quand c’est grand?
-Hum, o-oui. Enfin hum, c’est… c’est joli quoi…
-Super.” Fit l’humaine. “Ta magie c’est pas vraiment ça mais bon tu pourras peut-être faire serveur ou un truc du genre. À gauche. Au suivant !” Ajouta-t-elle, soulageant Fidget de l’inquiétude qui avait prit possession de lui. Il s’empressa d’emprunter le chemin, bien trop heureux d’être encore en vie et en un seul morceau.
Mais sa joie fut de courte durée. Après un petit couloir semblable au précédent à l’exception qu’il agissait comme un entonnoir, réunissant d’autres chemins en un seul, il débarqua dans une nouvelle salle, totalement vide à l’exception de drains sur le sol. D’autres monstres attendaient dans la pièce, pas sûrs de quoi faire. Fidget se rapprocha donc d’eux, attendant bizarrement avec les autres qu’on leur donne des instructions, trop apeurés pour prendre une quelconque initiative. Il regardait partout autour de lui, cherchant un détail qui l’aiderait à comprendre le but de l’endroit. Sur un des murs il remarqua un tuyaux d'arrosage qu’il n’avait pas vu précédemment, soudain l’utilité de la pièce lui sauta aux yeux : c’était une douche.
Deux gardes entrèrent, l’un se chargea de fermer les portes tandis que l’autre s’emparait du tuyaux. “Enlevez vos vêtements.” Leur ordonna-t-on. Fidget ne s’attendait pas à ça, mais après tout ils n’allaient pas prendre une douche habillés… C’était tout de fois extrêmement gênant, et humiliant... Apparemment, il n’était pas le seul à hésiter. “Tout de suite, ou vous sortez par les trous dans l’sol, et pas entiers.” Dit le garde qui venait de leur donner l’ordre. Certains commençaient déjà à se dévêtir malgré la gêne des menottes, gardant uniquement leurs sous-vêtements. Le lion suivit l’exemple, se sentant soudain beaucoup plus vulnérable, caché uniquement par sa maigre fourrure.
“Non vous avez pas compris. C’est dingue ce qu’ils sont lents.” Dit l’autre à son collègue. “Enlevez TOUS vos vêtements!” Ordonna-t-il. Il y eut quelques paroles d’opposition, rapidement matées par un tête à tête avec les canons des deux fusils. C’est donc un à un qu’ils posèrent leur dernier vêtement, révélant leurs intimités à toutes les personnes présentes, et surtout aux gardes qui ne montraient pas le moindre signe de bienséance.
“Posez ça dans un coin et retournez contre le mur.” Leur dit le premier. Ils s’exécutèrent donc, tentant malgré tout de conserver un semblant de dignité. Mais ils n’avaient désormais plus rien pour se couvrir, seules leurs maigres mains.
Ils étaient donc tous alignés dos au mur, les mains devant leurs entrejambes. Fidget se sentait terriblement mal, comprenant en partie ce que son amie aviaire devait ressentir quotidiennement. Il se sentait vulnérable, il se sentait humilié, il se sentait tendu. Il avait froid aussi. Les gardes les laissaient comme ça, se contentant de les regarder, de les juger, de les faire se sentir encore plus mal.
“Levez les bras” Dit l’un deux, un sourire un coin pervers perlant sur le visage. C’est avec réticence, et sous la menace, que tous levèrent lentement les mains, venant les coller bien au dessus de leurs têtes. Ils essayaient de garder un minimum d’honneur, de garder la tête haute malgré tout, de se montrer fiers face à ce qu’on leur infligeait. Mais la vérité était qu’ils se sentaient tous plus agressés et souillés les uns que les autres.
Enfin, celui qui tenait le tuyaux ouvrit le robinet et un puissant jet d’eau glacée en sorti. Ils s’amusait à torturer les monstres impuissants, leur donnant encore plus froid qu’ils n’avaient déjà, leur envoyant le jet dans les endroits sensibles, riant de leurs réflexes qui les poussaient à se dandiner pour éviter de trop souffrir. De plus, ils s’échangeaient des remarques désobligeantes, riant à haute voix des corps des pauvres prisonniers malmenés.
Finalement arriva le tour de Fidget. Le garde s’amusa tout d’abord à le mouiller en entier, pour que l’eau froide et l’évaporation le privent du maximum de chaleur. Puis il s’attarda particulièrement avec le jet sur son entrejambe, lui infligeant à la fois douleur et humiliation. Il aurait put venir et jouer avec le membre du lion de ses mains que la sensation d’être touché et souillé aurait été la même. Les deux prenaient un amusement, presque un plaisir, pervers. Mais Fidget restait impassible, ne montrant pas le moindre signe de l’abîme qui s’ouvrait en lui. On lui avait dit que les camps étaient terribles, mais il ne pensait pas les humains si créatifs en terme de torture, à la fois physique et psychologique. Ils profitèrent encore quelques minutes de son impuissance pour lui infliger leurs sévices, avant de passer au monstre suivant, le laissant dégoulinant, gelé et honteux.
Une fois arrivés aux dernier monstre, ils leur ordonnèrent de se retourner, et le manège infernal reprit avec la même perversion. Cette fois la poigne glacée du jet d’eau était imprévisible, et l’endroit où elle allait frapper l’était tout autant. La surprise de recevoir le liquide dans le bas du dos fit s’arquer Fidget contre le mur par réflexe, créant d’autres rires chez leurs tortionnaires. Pour continuer dans leur jeux malsains ils pointèrent évidemment le jet vers l’anus du lion, le blessant et l’humiliant encore plus. Mais la torture se finit enfin après un court moment, passant à une autre pauvre victime.
Puis, lorsqu’ils furent tous mouillés les gardes leurs passèrent à chacun une savonnette. Et ils les regardèrent avec le même attrait vicieux se savonner et nettoyer les moindres parties de leurs corps, en silence cette fois. Fidget ne voulait pas savoir ce à quoi ils pensaient. Une fois ceci fait la torture du jet repris, plus rapidement cette fois. Ils semblaient avoir tiré ce qu’ils voulaient d’eux. Et une fois leur intérêt perdu en ces monstres usés tout se faisait bien plus rapidement.
Enfin l’un d’eux alla ouvrir la porte qui menait vers la suite du complexe. “Allez par là, et plus vite que ça!” Leur aboya-t-il. Lorsqu’un des prisonnier demanda s’ils pouvaient récupérer leurs vêtements, les deux se mirent à rire à gorge déployée, avant de lui dire qu’ils en auraient plus tard tout en profitant de la situation pour contempler ses fesses sans aucune décence.
Toutefois, avant que tous soient sortis, ils empoignèrent l’une des pauvres victimes à l’épaule. Il s’agissait d’un jeune lapin tout maigre, à peine majeur, qui s’était caché dans un coin en espérant échapper à leurs jeux sadiques. Le monstre était tout tremblotant, et il semblait minuscules à côté des deux humains musclés. “Sauf toi, tu reste avec nous.” Dit l’un.
“On a quelque chose à faire.” Dit l’autre, le même sourire pervers sur le visage, seulement plus grand. Le monstre ne pouvait rien faire sinon réaliser avec horreur ce à quoi il venait d’être condamné. Des larmes perlaient déjà aux coins de ses yeux, alors que les deux humains forcèrent tout le monde dehors avant de claquer la porte, enfermant leur pauvre victime nue avec eux. Fidget sentait des hauts le cœur lui venir, et il ne souhaitait pas rester dans le coin pour entendre à nouveau les ravages que le vice des Hommes provoquait. Il avait déjà assisté au viol de Betty, il ne voulait pas reproduire l’expérience traumatisante. Alors il prit la fuite, pressant le pas pour s’éloigner le plus vite possible des gardes, de la douche, et des horreurs qui s’y passaient.

erosdog
erosdog
MP
29 août 2017 à 14:48:21

Il parcourut un couloir supplémentaire avec les autres, avant d’arriver dans une nouvelle salle. Fidget commençait à se demander s’ils reverraient un jour la lumière du soleil, surpris par le gigantisme du complexe. Il avait l’impression d’être un rat dans un labyrinthe, un produit dans une usine, enchaînant les pièces les unes à la suite des autres dans un processus industriel qui servait uniquement à avoir une cadence toujours plus soutenue.
Là d’autres soldats attendaient, montant la garde à côté d’un chariot, et au centre de la salle se trouvait une simple chaise, éclairée directement depuis au dessus par la seule ampoule de la pièce. Le lion ne pouvait distinguer ce que le chariot transportait car un couvercle de métal était posé par dessus. Le petit groupe attendait à l’entrée de la salle, n’osant avancer ni demander des instructions. Finalement, l’un des garde s’approcha d’eux pour leur parler.
“Bien, on en a presque finit avec vous. Bientôt, vous pourrez réintégrer la société humaine, et servir la tâche qui vous aura été attribuée comme vous auriez dû le faire depuis votre apparition sur cette terre.” Commença-t-il. Fidget était soulagé de savoir que son périple dans les entrailles des enfers, son voyage sur le Styx, touchait à sa fin. Mais il compris avec tristesse et abattement quelle était cette dernière étape.
“Je vais avoir besoin que vous m'écoutiez attentivement.” Dit-il. “Le processus n’est pas très complexe, mais si vous ne suivez pas les ordres qu’on vous donne, le résultat pourrait-être… dérangeant.”
“Vous allez venir tour à tour vous asseoir sur cette chaise.” Continua l’Homme en désignant l’assise, puis il se rapprocha du caisson avant d’en enlever le couvercle. Comme Fidget le craignait, il en sortit un collier dont la boucle de métal magique brilla dans la pénombre. Tenant le tout par la lanière de cuir, il revint vers les monstres mal à l’aise. Ils essayaient de se presser loin de l’objet, comme des démons s’éloigneraient d’un crucifix.
“Ceci est un collier. J’imagine que vous connaissez déjà tous son utilité. Lorsque vous serez assis nous vous les mettrons, suite à quoi ils se lieront à votre âme. Ainsi, ils auront un contrôle total sur vos actions, vos mots, et votre survie. Vous devrez obéir aux ordres de votre futur maître ou aux injonctions des forces de l’ordre le cas échéant.” Dit-il sur un ton monotone qui donnait froid dans le dos, à la fois à cause de ce qu’il disait, mais également car on sentait qu’il répétait ce discours à longueur de journée, témoignant des milliers de monstres qui finissaient ici chaque jour.
“Une fois qu’ils seront posés, vous ne devrez jamais les enlever sous peine de mort immédiate. De plus, s’il vous venait à l’idée d’échapper à votre maître sachez que nous disposons de moyens de mettre fin à votre vie à distance, généralement vingt-quatre heures après votre disparition.”
“Nous allons désormais procéder à l’installation. Veuillez vous mettre en file, et ne vous battez pas pour passer en dernier, vous passerez tous de toute façon.” Conclut-il. Les monstres obtempérèrent, déjà soumis alors que les quelques instants de liberté qu’il leur restait s’écoulaient comme les derniers grains d’un sablier. Fidget tâchait d’en profiter, bien qu’il n’y avait pas grand chose à apprécier, le vent frais sur sa peau remplacé par une boule de plus en plus grosse dans son ventre. Ce fut au tour du premier, qui alla s’installer sur la chaise. Le lion ne prêtait pas attention à ce qu’il se passait, sa vue était trouble et ses oreilles bourdonnaient. La file avançait à un rythme régulier, et ses pas s'enchaînaient automatiquement alors que son esprit se vidait. Il ne pensait plus, ne craignait plus, ne vivait plus. Il avait échoué. Tous les choix qu’il avait fait, toute son histoire, toutes ses péripéties l’avaient mené jusqu’ici. Jusqu’à la fin. Aujourd’hui, Fidget mourrait, et c’était un monstre anonyme de plus qui s’élevait à sa place. Sans individualité, sans volonté, sans pensées propres. Aujourd’hui tout ce qui faisait de lui lui-même s’envolait pour laisser place à une marionnette, une poupée de chiffon.
Enfin, ce fut à son tour. Il avança et s’assit sagement, attendant la sentence. Mais pour des êtres inférieure comme eux nul discours solennel n’était prononcé, juste des mots répété un million de fois, vidés de sens comme ils vidaient les monstres.
“Montre moi ton âme.”
Et il obtempéra. Le cœur d’un rouge terne, grisé, sorti de sa poitrine. C’était la dernière fois qu’il la voyait, qu’il se voyait, libre ainsi.
L’Homme approcha le cadran métallique de l’âme, qui se mit à vibrer comme pour tenter d’échapper à l’emprise qui se refermait sur elle. De l’extérieur rien n’était visible, mais Fidget avait l’impression qu’une main froide comme la mort se refermait sur lui, agrippant à la fois son corps, son âme, et son esprit. Y attachant maints fils qui serviraient plus tard à le contrôler, à outrepasser sa volonté.
Finalement, la diode du collier clignota alors que l’âme perdait encore de sa couleur, blanchissant. L’écran affichait désormais un petit cœur rougeâtre qui flottait sur un fond noir parsemé de carrés verts. La petite fausse âme s’agitait lentement de haut en bas. Sur l’écran était également indiqués d’autres informations : sous l’âme se trouvait son nom, et à droite de celui-ci se trouvaient ses points de vie. 102/150. Plutôt moyen.
Fidget n’avait plus la force de bouger alors que son âme réintégrait son corps et que le garde lui passait le collier autour du cou. Il sentit l’emprise froide de l’objet de refermer sur sa gorge comme pour tenter de l’étrangler. Heureusement le cuir semblait également enchanté si bien qu’il s’adapta à la taille de son cou. Suffisamment serré pour ne pas tomber, mais pas assez lâche pour qu’on puisse en oublier la présence. Malgré cela le contact était gênant, dérangeant, répugnant, agressif, humiliant, possessif.
Quelques minutes passèrent où le lion repris conscience et contenance. C’était une expérience étrange et bien qu’il ne se sentait pas vraiment différent d’auparavant, il ne se sentait pas tout à fait pareil pour autant, comme s’il n’avait plus le contrôle total sur son corps.
“Tu peux y aller.” Dit le soldat. Et Fidget s'exécuta. La porte qu’il emprunta donnait sur un sas où se trouvaient quelques piles de vêtements d’un marron délavé sur une table. Le lion baissa la tête pour regarder son corps nu, il avait presque oublié ce détail tant il était insignifiant à côté de ce qu’il venait d’arriver. Il enfila des sous-vêtements, un pantalon et un haut à sa taille en repensant à la douche et à la pauvre victime qui avait dû subir encore plus de sévices. Mais c’était les camps, et Fidget ne pouvait de toute façon rien pour lui, encore moins maintenant qu’il n’était plus qu’un pantin. Ici, plus personne ne pouvait les aider. Il y avait également une sorte de boite avec deux trous pour y passer les mains, ainsi qu’un trou horizontal pour que la chaîne des menottes puisse passer. Il était écrit dessus d’y rentrer les mains avant de sortir, ce que le lion fit. Il y eut un déclic métallique et il sentit avec soulagement le métal se défaire. La paire de menottes tomba dans un conteneur, et il put sortir ses mains libres de toute entrave en frottants ses poignets écorchés, cherchant à soulager l’intense douleur.
Puis il sorti enfin dans le froid mordant, regardant le ciel qui semblait encore plus terne qu’avant. Les faibles rayons du soleil venaient se refléter dans ses yeux humides, faisant briller les larmes qui s'accumulaient aux coins de ceux-ci. Le lion marcha, erra, dans la grande cour pleine d’autres victimes qui comme lui découvraient la portée réelle des colliers, s’inspectant à la fois physiquement et mentalement pour tenter de repérer les séquelles. Il trouva un coin à peu près tranquille pour s’asseoir. Pour se laisser abattre et enfin pleurer, laisser sortir tout ce qu’il gardait en lui, laisser s’échapper le peu de lui qu’il restait en lui…
Il repensa rapidement à la vie de fuite et d’errance qu’il avait mené jusqu’à ce point, aux rencontres qu’il avait faites, aux personnes qui l’avaient marquées. Il repensa aussi aux événements récents, sa capture, son transport, son arrivée ici. Il eut une petite pensée pour la famille slime qu’il avait aidé, priant pour que le petit bonhomme n’ait pas fini dans la déchetterie. Il regarda la fumée âcre s’élever des grandes cheminées, ne sachant si les cendres qui s’y trouvaient étaient uniquement le produit d’un feu.
Et, les yeux perdus dans la toundra par delà le grillage, nouvelle barrière qui les gardait tous enfermés ici, il pensa aussi à son futur. Il n’avait pas l’esprit à espérer, alors il se contentait d'imaginer tout ce qui pourrait mal tourner, tous les sévices à venir qu’il souffrirait à coup sûr.
Et il soupira, un soupir de tristesse, un soupir de désespoir, un soupir à fendre l’âme qui ne lui appartenait plus…
Et il pleura, des pleurs de détresse, des pleurs d’abattement, des pleurs secouant le corps qui ne lui appartenait plus…
Et il broya du noir, au point de s’enfoncer dans les abîmes de sa pensée, au point de sombrer, au point de torturer l’esprit qui était la dernière chose lui appartenant encore, mais pour combien de temps?...

erosdog
erosdog
MP
29 août 2017 à 14:48:32

Et le résumé :

Fidget arrive enfin dans le Centre de Pacification et de Contrôle des Monstres Capturés. Il peut contempler avec horreur l'organisation terrifiante des lieux, composés de bâtiments imposants et de gardes lourdement armés. Les monstres capturés subissent tout d'abord un premier tri pour séparer les mâles des femelles et enfants. Puis les monstres arrivent face à une humaine chargée de leur poser des questions pour déterminer s'ils seront utiles ou non à la société humaine.
Là, Fidget rencontre un monstre ressemblant à un requin qui lui apprend que les monstres inutile sont froidement tués, mais leur conversation attire l'attention des gardes ce qui fait qu'ils passent dans les premiers devant la femme. Le requin, dont on apprend qu'il s'appelle Louis Vierall, fait preuve d'une grande insolence envers l'humaine, luttant à sa façon contre leur asservissement. Puis, quand elle vient à lui demander ce qu'il faisait avant d'être arrêté, il hésite et dit qu'il résistait, avant de sortir en un éclair une lame de verre cachée dans ses branchies et d'essayer d'égorger l'humaine.
Malheureusement, celle-ci dispose en la personne d'une petite créature une protection contre ce genre d'attaque. En effet, la petite monstre dispose de pouvoirs télékinétiques qui lui permettent d'arrêter le bras de Louis durant son mouvement, avant de lui arracher la lame des mains en retournant et brisant les doigts du requin sous les ordres de la femme. Puis celle-ci ordonne aux gardes d'enchaîner Louis à un mur, avant de débuter une longue et sanglante séance de torture qui démontre du sadisme des humains. Enfin, lorsque le monstre n'est plus qu'une épave au bord de la mort, elle lui plante un couteau dans le cœur, le réduisant en poussière.
Lorsque vient le tour de Fidget d'être jugé, elle hésite à l'envoyer dans la "déchetterie" où terminent les monstres inutiles à cause de sa magie peu impressionnante, avant de se raviser disant que son apparence pourrait faire de lui un bon serveur ou majordome. Ainsi le lion peut continuer son périple dans le complexe.
Il arrive ensuite dans une douche avec d'autres monstres, où des gardes les arrosent à l'aide d'un puissant jet dos glacé après les avoir forcé à se dénuder. Ils profitent également de la vulnérabilité des monstres pour satisfaire leurs envies perverses en regardant leurs intimités ou en jouant avec grâce au jet d'eau. Humiliés et souillés, les monstres peuvent enfin sortir de cet endroit pour passer à la salle suivant, à l'exception de l'un d'entre eux, choisis comme victime par les gardes pour assouvir leurs pulsions.
Enfin, dernière et pire étape, Fidget se voit passer le collier restreignant sa liberté, abandonnant son corps au bon désir de son futur maître. Désespéré et vidé de tous sentiments, il s’effondre dans un coin de la cour du Centre en sanglots, repensant à sa vie d'avant et à sa liberté arrachée qu'il ne pourrait jamais recouvrir, les colliers n'étant pas retirables.

Je vous invite à relire le chapitre pour plus de détails en évitant la scène de torture et celle de la douche désormais que vous en connaissez l’existence.

UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
29 août 2017 à 15:01:09

Nice chapitre, je l'ai bien mangé =D
Et puis ça m'a fait plaisir de voir Louis :coeur: Même si c'était pour finir torturé comme ça >w<
Joli description d'ailleurs, pas trop extrême, mais pas vide.
Sympa aussi de savoir comment fonctionne les fameux colliers :0
Très bon chapitre comme d'habitude 0/
+ Pour répondre à ta question pour la parution des chapitres, fais comme tu le sens. Si je dois attendre un mois ou deux pour bouffer un chapitre aussi long et aussi bon ça ne me dérange pas =3

Gamopli
Gamopli
MP
29 août 2017 à 19:41:23

La scène de la douche dans la prison de NHD était mieux

+ sweet

+ Comme tu le sens ^^

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
29 août 2017 à 19:44:31

Louis Vierall

Jerry pour "aucunes raisons". http://image.noelshack.com/fichiers/2017/18/1494048058-pppppppppppppppppppp.png

Sinon pour le rythme, osef. Tant que la suite sort un jour, ça me va. :hap:

glandtoutdoux
glandtoutdoux
MP
05 septembre 2017 à 13:33:35

Ce sel VDD [[sticker:p/1lmb]]

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