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Topic [Fic] Slavetale - Page 4

Sujet : [Fic] Slavetale

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SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
03 août 2017 à 12:56:25

Gerson

Il est sans doute mort de vieillesse lel. http://image.noelshack.com/fichiers/2017/18/1494048058-pppppppppppppppppppp.png

-Elle… elle… elle est morte

Oh mon dieu! ILS ONT TUES GOAT MOM! BANDE D'ENFOIRES! :fou:

Sinon je me demande ou se cache le compost ambulant. :hap:

TRANSFORME TOI EN OMEGA FLOWEY ET MONTRE LEUR LE VRAI SENS DE CE MONDE!
:fou:
oisivete
oisivete
MP
03 août 2017 à 17:10:21

BON, bon, bon , bon... que dire.... déja, je vais pas mentir, j'ai lu qu'en diagonale! pourquoi? parce que paveeeeeeeeyyyyyy! :hap:
ensuite: double-chaptire toujours aussi bon, rien a ajouter! :hap:

Gamopli
Gamopli
MP
03 août 2017 à 21:26:40

Toujours aussi bon, je veux la sweet :)

erosdog
erosdog
MP
14 août 2017 à 17:29:07

Hey, voici le nouveau chapitre :D
Un poil plus court que les autres, mais vous savez ce qu'on dit, qualité > quantité (aussi appelé l'excuse du créateur faignant ( ͡° ͜ʖ ͡°))
Bref, je vous retiens pas plus longtemps, bonne lecture, oubliez pas de laisser un commentaire etc :)

Chapitre 6 :

À peine le jour levé la lumière de l’écran qui se reflétait sur les os blanchâtres de Sans illuminait déjà le bureau. Niché dans un coin de l’appartement, Frisk l’y avait conduit une fois qu’elle avait été remise sur pied. La gamine était vraiment forte, bien plus forte que lui ne le serait jamais. Il avait emprunté la voie du couard, il avait cessé d’aimer, de s’attacher, de porter de l’attention aux autres. Pour tenir le coup face à tout ce qu’il avait dû affronter, Sans avait simplement cessé de ressentir, et il portait un respect infini à Frisk qui avait réussi à garder son humanité dans toute cette noirceur. Finalement, pour résister aux ombres qui l’attaquaient, le squelette avait simplement fait le vide en lui. S’il n’y avait rien, les ténèbres et la lumière n’avaient plus de sens, pas vrai? Sans sentiments, la tristesse et le désespoir n’avaient nulle part ou prendre racine, n’est-ce pas? Mais Frisk, elle, avait allumé une puissante lanterne en son cœur, alimentée à la détermination pure. Et Sans craignait le jour où la jeune fille arriverait à court de celle-ci, car ce jour-là, la petite serait vraiment brisée, et rien ne pourrait la ramener… Et Papyrus, lui, comment avait-il tenu le coup?
Mais ce n’était pas le moment pour ce genre de préoccupations, il se concentra à nouveau sur ses clics frénétiques et ses mains se remirent à voler sur le clavier. Le matériel n’était pas très différent de ce qu’ils utilisaient sous terre, et il ne lui fallut que quelques minutes d’adaptation. Le site avait été plutôt simple à trouver, mais la navigation y était horrible. Il était impossible de chercher par nom, à la place il fallait un numéro de matricule, or le squelette n’avait aucune idée de celui de Papyrus. Alors il devait inspecter une par une toutes les fiches. Heureusement, il existait un système de date, et il savait à peu près en quelle année ils s’étaient faits capturés. Mais cela le laissait tout de même avec des milliers de résultats, qu’il épluchait avec une détermination sans failles.
Sans leva la tête pour regarder Frisk qui s’était installée dans un sofa. La petite fille s’était endormie ; elle paraissait plus paisible et innocente que jamais. Les problèmes de ce monde ne semblaient pas avoir d’emprise sur ce petit visage de chérubin, qui se permettait même un petit sourire, insolent envers le destin. La pauvre, elle avait vécu tellement, et si jeune… Elle se pensait, injustement ou non, là n’était pas la question, responsable de toutes ces horreurs. De la capture de ses amis, de la souffrance de milliers d’inconnus, de la mort de sa mère… Se sentir responsable de la mort de Papyrus l’avait anéanti, il n’osait imaginer ce que cela devait être pour elle. Et pourtant elle tenait le coup…
Le monstre secoua la tête. Ne pas s’attacher. Même avec un humain. Ne pas s’attacher, avec personne, surtout pas quelqu’un comme Frisk qui se ferait probablement tuer si plus de personnes savaient qui elle était et ce qu’elle pensait.
Il soupira et but une gorgée de café, à effet purement placebo. Encore d’autres fiches. Les noms et les visages s’enchaînaient. Certains étaient morts, d’autres disparus, d’autres “neutralisés”, qu’est-ce que cela voulait bien dire? Les humains avaient cette manie de minimiser la vérité, d’utiliser des mots doux pour masquer la réalité froide… D’autres encore se portaient bien, enfin, ils étaient vivants et possédés, ce qui revenait apparemment au même. Il n’avait pas le temps de s’attarder, encore moins d’adresser une pensée à leur mémoire. Là encore une réalité douloureuse : il y en avait tellement… Impossible de rendre correctement hommage à tous. Et dire que parmi tous ces noms, cette archive était pour certains leur pierre tombale, le dernier et unique signe de leur passage sur cette terre, leur dernière, minuscule, emprise sur la réalité. Leur poussière depuis longtemps dissipée, mixée avec celle des autres dans un amalgame de restes immondes et sans nom.
Le soleil était haut dans le ciel quand il parvint finalement à sa propre fiche. Il prit quelques instants pour la lire, sachant que celle de Papyrus ne devait pas être loin. On pouvait voir en haut à gauche une petite photo de mauvaise qualité qui avait été prise lors de son passage dans le camp. Ils étaient passés à une sorte de bureau, où tout un tas de questions leurs avaient été posées, et c’était sans grande surprise qu’il retrouvait les informations qu’il avait donné. Nom et prénom, âge, magie ; il s’était bien retenu de tout dire, heureusement que les questions lui avaient été posées avant le collier. Son numéro de matricule ; #67-13-02058 ; le département de sa capture, le district, et son numéro de capture, c’est à dire qu’il était le 2058 ème monstre capturé ici. Figuraient également tout un tas d’autres détails sur lui, comme le nom de son possesseur actuel, ainsi que son lieu de résidence. Enfin, il était apparemment “vivant” ; bon à savoir.
La fiche de Papyrus se trouvait juste après, mais Frisk lui avait demandé de l’attendre pour l’ouvrir. Il réfléchit quelques instants. De toute façon, même si… enfin, si Papyrus était… si le pire était arrivé, elle devrait bien l’apprendre à un moment.
Alors il se leva, et alla doucement réveiller la petite. Elle le suivit et s’assit juste à côté sans dire un mot, craignant ce qu’elle allait pouvoir trouver. Avec une grande appréhension, Sans cliqua sur le lien. Le chargement lui parut interminable alors que la photo se dévoilait peu à peu. C’était bien son frère, pas de doute. Ses yeux étaient rivés vers l’endroit où il savait que l’information allait apparaître, plus que quelques instants avant que la nouvelle ne tombe…
État : Inconnu [Information masquée par le propriétaire]
Propriétaire : Inconnu [Information masquée par le propriétaire]
Dernière position connue : Inconnu [Information masquée par le propriétaire]
Sans siffla entre ses dents, un long soupir de frustration. Alors il avait fait tout ça pour rien? Ce foutu site internet était inutile à ce point? Presque toutes les fiches qu’il avait trouvées étaient complètes, il fallait que celle de son frère fasse partie de seules que le propriétaire avait décidé, parce que ça lui chantait, de censurer. Il sentait une profonde colère bouillonner en lui, alimentée par son espoir brisé qui était jeté au feu tel du bois de chauffage. Cela ne lui apprenait rien de plus, sinon que le propriétaire de Papyrus était un connard de première, et cela n'annonçait rien de bon pour son frère…
“Au moins il est pas… il est encore en vie…” Dit Frisk, soulagée.
“On en sait rien…” Répondit Sans, oubliant tout tact. Il voulut se reprendre, mais c’était trop tard.
“Si… sur la fiche de maman…” Commença Frisk, la gorge se serrant. “Sur sa fiche… Tout était comme ça, mais pas… enfin c’était écrit que…
-ok, hey chut, viens là, je vois…” Dit Sans précipitamment en prenant la petite humaine contre lui. Quel idiot, il venait encore de réveiller ce sujet sensible… Décidément, il avait un don pour dire ce qu’il ne fallait pas.
Il fallut encore quelques minutes à Frisk pour se calmer. “je suis désolé…” Dit le squelette une fois que les larmes de la jeune fille furent séchées.
“C’est pas grave Sans, tu pouvais pas savoir…” Répondit-elle avant que le silence ne s’installe.
Finalement, il reposa les yeux sur la fiche. Inconnu. Inconnu. Inconnu. Le mot s’imprimait dans sa rétine à force de le lire. Inconnu. Inconnu. Inconnu. L’absence de savoir, l’absence de frère, l’absence de tout. Inconnu. Inconnu. Inconnu. Le mot perdait tout son sens à force qu’il tourne dans son esprit, mais ses implications restaient bien là, tatouées au fer rouge. L’inconnu devenait lui-même un terme inconnu. Et la nouvelle, ou plutôt son absence, son inconnu, le frappait de plein fouet. Il ne savait comment s’y prendre désormais, la route vers son frère lui était inaccessible, la façon de l’emprunter inconnue.
Mais une idée lui vint. Peut-être qu’une connaissance, un vieil ami, pourrait l’aider à lever ce voile d’inconnu. Une connaissance, peut-être redevenue inconnue depuis tout ce temps, qui l’aiderait sûrement à connaître l’inconnu…
Le squelette secoua la tête, faisant le vide dans ses pensées qui tourbillonnaient hors de contrôle. Sans saisit la souris et repris son travail fastidieux. Il savait qui il devait chercher désormais, et avec un peu de chance, le monstre de feu saurait quelque chose, il savait toujours des choses, plus que les autres en tout cas.
Presque rien n’était inconnu au silencieux Grillby…

erosdog
erosdog
MP
14 août 2017 à 17:29:29

Fidget aussi nageait dans l’inconnu, bien qu’il commençait à comprendre le fonctionnement du centre. À sa grande surprise, ils avaient dû passer la nuit dans la cour. Il pensait que les murs contenaient des cellules, il avait pourtant vu des fenêtres à barreaux, mais ces pièces devaient servir un autre but…
Cela n’améliorait pas son moral déjà bas, et c’est en trainant des pieds qu’il se dirigea vers la cantine pour recevoir sa maigre ration : un vulgaire morceau de pain rassis ainsi qu’une gamelle d’un bouillon très clair qui ressemblait plus à de l’eau tiède qu’à de la véritable nourriture. En théorie, ils n’avaient pas besoin de manger, mais les monstres tendaient à devenir très… instables quand ils n’étaient pas nourris, et les humains devaient vouloir éviter cela.
Il reparti s’installer dans son coin de la cour, avalant le breuvage tiède pour tenter de faire reculer le froid ambiant. Les sortes de comptoir où ils étaient appelés n’avaient pas encore ouvert, alors il prit du temps pour apprécier l’air lourd chargé de poussière et de sueur ainsi que le ciel gris parasité par l’épais filet au-dessus d’eux. C’était peut-être la dernière fois qu’il voyait cela. En effet, le lion ne savait pas vraiment ce qui l’attendait dans les camps. Il avait entendu des rumeurs évidemment, mais il régnait un flou d’autant plus terrifiant sur ce qu’il s’y passait réellement.
Soudain une altercation éclata proche de l’endroit où étaient servis les repas. Quelques monstres avaient dû se rebeller contre la maigre qualité de la nourriture, quels idiots… Les voix montaient alors que le silence se faisait dans la cour, la tension était perceptible, et d’autres soldats étaient arrivés en renfort. Il y eut un fracas métallique, comme si quelqu’un avait renversé une table, et des cris plus forts.
Puis trois coups de feu ; c’est tout ce qu’il fallut. Les détonations résonnèrent dans le camp, faisant fuir en caquetant des oiseaux nichés sur les toits. Un sursaut général se répandit tel un holà dans un stade, ainsi que quelques hoquets surpris et terrifiés. Un silence de mort tomba alors qu’une dense fumée s’élevait de l’endroit de la détonation ; la poussière des victimes qui s’en allait au vent.
Fidget, à son plus grand dégoût, n’était absolument pas choqué. Dès l’instant où il avait entendu les voix s’élever il avait su comment tout cela se terminerait, dans le sang et les larmes, comme bien souvent avec les humains.
Finalement, cette démonstration dissuasive eut l’effet escompté : plus personne ne disait mot, et on pouvait presque entendre les tremblements tant le silence était compact. Tout le monde était soudain bien plus obéissant et soumis, maté. Un coup de sifflet retentit, brisant le silence, signe que les “admissions” étaient ouvertes.
À leur arrivée, on leur avait forcé un bracelet de couleur autour de poignet, un avant-goût du collier, si serré qu’il tranchait la chair de ses bords acérés et qu’un mince filet de sang en goûtait. On appela les bracelets orange, et Fidget n’eut même pas à baisser la tête pour savoir qu’il ferait partie de la prochaine cargaison. Il se leva, résigné, et se mit à marcher vers le bureau consacré aux admissions. Il s’agissait d’une sorte de comptoir encastré dans le mur de la prison, avec un petit portique sur l’un des côtés qui permettait aux monstres enregistrés d’embarquer.
La file avançait assez vite, et une fois arrivé le lion n’eut qu’à montrer son poignet pour pouvoir passer. De l’autre côté, un garde lui fit signe d’avancer plus loin. Il était au bord d’un quai, et un train y était arrêté. Des wagons de marchandise dont l’usage avait été modifié s’alignaient sur toute sa longueur. On le fourra dans l’un d’eux avec d’autres captifs, sans autre forme de ménagement.
L’intérieur était déjà bondé, et il eut à peine la place de s’entasser contre les autres corps tantôt poilus, visqueux ou écailleux qui formaient une masse opaque. Enfin, un garde ferma la porte du wagon conteneur, l’enfermant lui et les autres dans le noir, les privant de lumière comme la porte des enfers le ferait. Les seuls rayons lumineux, très minces, venaient d’interstices dans les plaquages de métal rouillé, à la jonction entre le toit et les murs.
Jouant des coudes, il parvint à rejoindre l’un des bords de la cabine où il put s’asseoir, à côté d’une mère et de son enfant terrifiés. Le pauvre petit slime regardait partout et tremblait comme une feuille, des sortes de vagues agitant son corps en gelée. Fidget soupira, le voyage allait être long, et il ne s’entendait déjà plus penser par-dessus les paroles inquiètes échangées autour de lui…
La locomotive se mit en marche dans un sifflement aigu, et le bruit crissant caractéristique des roues de fer sur les rails se mit à retentir dans la boîte métallique, ajoutant au brouhaha ambiant. Ça y était, son dernier voyage vers la mort était entamé, d’ici quelques heures il connaîtrait enfin sa fin.
Mais, quitte à partir, autant faire une dernière bonne action, non? Il se tourna vers le petit slime et tendit la main vers lui. L’enfant se tourna avec appréhension mais curiosité, et Fidget fit appel à sa magie pour créer un peu de lumière dans sa main. Son pouvoir était difficile à invoquer, car les murs du wagon étaient faits du même matériau anti-magie que toutes les autres enceintes destinées à garder des monstres captifs, mais une petite lueur naquit néanmoins dans sa paume.
Le jeune monstre resta bouche bée, observant avec admiration la lumière qui tranchait les ténèbres ambiants, dissipant la peur en la poussa loin de son attention. Le gamin semblait fasciné par les rayons solaires qui émanaient de la paume du lion, animal emblème de l’astre. Son corps translucide réfractait la lumière, et il s’amusait à faire bouger ses mains afin de créer des ombres verdâtres sur les murs.
La distraction dura un temps, mais le monstre dû y mettre éventuellement fin. Les étoiles dans les yeux du petit garçon faiblirent en intensité, mais la lumière qu’elles avaient emmagasinée était toujours là. Une myriade de petits points brillaient, restituant une partie de la lueur empruntée. Sans le vouloir, Fidget avait rallumé la lanterne de l’espoir au fond de cet enfant, et il en prenait grand bonheur et fierté.
Sa mère le regardait avec une joie toute retrouvée, oubliant pour quelques instants le triste destin qui leur était promis. Elle releva finalement sa tête où trônait un petit sourire, chassant les rides de tristesse qui s’y étaient formées, et regarda Fidget avec une gratitude sans borne. Elle lui était infiniment reconnaissante d’avoir rendu le sourire à son fils.
Le petit, en guise de remerciement, se colla contre le lion et le serra contre lui, l’enlaçant dans ses petits bras. Le contact était étrange, et à sa grande surprise, pas déplaisant. Le monstre ne recula pas, au contraire il rendit son câlin au petit, laissant pour la première fois depuis des années la porte de son cœur ouverte à cette chaleur qui accompagnait les bons sentiments. Il laissa l’armure de glace qu’il avait érigée fondre au contact gluant et chaud de cet enfant heureux.
C’était quelque chose qu’il n’avait pas ressenti depuis bien longtemps, et il se rendit compte que c’était cela qui lui manquait tant, que c’était cela qu’il lui fallait pour remplir le vide douloureux dans son cœur. Un peu de joie et d’amour dans ce monde de tristesse et de haine. Un peu de chaleur pour raviver ce monde mort.
Il passa le reste du voyage à jouer avec l’enfant, au grand soulagement de sa mère qui put prendre un peu de repos contre la tôle dure. Mais, alors qu’il laissait cette chaleur entrer, il devenait soudain et sans s’en apercevoir vulnérable au froid qu’il avait cultivé durant si longtemps. Le train se mit à ralentir, et en réalisant qu’il avait trouvé ce qui lui manquait, cet amour et cette joie dont il avait douloureusement manqué, il réalisa également qu’il était sur le point de tout perdre. Soudain, il ne voulait plus mourir, il ne voulait plus disparaître, il ne voulait pas que le sourire sur le visage de cet enfant soit remplacé par un rictus de douleur, par des larmes. Et maintenant qu’il avait ouvert la porte de son cœur, il ne pouvait plus la refermer. Désormais que la source de toute cette chaleur était tarie, il ne pouvait lutter contre le froid qui reprenait ses droits, absorbant la vie qui avait renaquit. L’engelure qui rongeait son âme était insupportable maintenant qu’il avait connu le remède de la chaleur.
Mais il devait jouer le jeu, repousser le froid le plus longtemps possible, c’était une question de vie ou de mort. Alors que le train était désormais à l’arrêt, il continuait de jouer avec l’enfant comme si de rien n’était.
Mais finalement, les portes s’ouvrirent grand, laissant entrer dans le wagon et dans son cœur le froid hivernal, solide, piquant, mortel. Déjà les cris et les larmes étaient revenus. Ses larmes étaient revenues. Il porta les mains à ses yeux, c’était bien des larmes qui en coulaient. Lui qui pensait leur source tarie depuis longtemps, il venait de déblayer les rochers qui avaient étés placés pour la boucher. Il avait taillé son cœur de pierre pour l’en débarrasser, et la chaleur s’était chargée de faire fondre la glace qui retenait l’eau et les sentiments prisonniers.
Il se leva difficilement, s’appuyant au mur froid pour ne pas céder sous ses jambes qui tremblaient de peur. L'Appréhension qu’il pensait ne jamais revoir prenait entièrement possession de lui, et une terreur comme il n’en avait jamais connu assaillait son âme. La lumière blanche qui venait de l’extérieur l'aveuglait, le brouhaha l’assourdissait, le froid engourdissait ses membres, et le puit de désespoir encore plus profond que celui du centre de tri engloutissait son âme, si bien que ses sens brouillés ne lui permettaient plus de percevoir le monde, l’enfonçant encore plus dans cette terreur sans nom, que seuls ceux désespérément perdus et confrontés à un danger mortel peuvent connaître.
Pour la première fois, il avait peur pour sa vie, et c’était horrible.

À quelques centaines de kilomètres de là, dans la ville où tout avait débuté, Vaillance s’habituait peu à peu à sa nouvelle vie. Lui avait connu l’horreur des camps, et cela se trouvait loin derrière lui. Lui avait trouvé la force, la vaillance de les affronter, mais Fidget pourrait-il faire de même?
Rien de cela ne lui venait à l’esprit, alors qu’il essayait de comprendre les codes de son nouvel environnement. Pour lui l’horreur était loin, et il semblait que le destin avait décidé d’être plus clément désormais, lui offrant un maître gentil et attentionné, une pépite, comme il était rare d’en trouver.
Il ne savait trop que penser de Victor. Sa gentillesse et son attention étaient sans égales, mais il était trop confus pour faire le tri entre ses sentiments, qui le paralysaient à chaque fois que le jeune homme était proche. Il ne parvenait à réfléchir suffisamment pour trier le tourbillon de pensées et de ressentis qui prenait possession de son esprit désormais que la survie n’était plus là pour les tenir à l’écart.
Désormais qu’il était, plus ou moins, libre, que voulait-il faire? Que pouvait-il faire? Il devait toujours jouer la comédie devant le père de Victor, mais cela s’avérait plus simple qu’escompté étant donné qu’ils s’étaient mis d’accord avec l’humain sur une liste de préceptes à appliquer, et le collier le gardait bien de commettre le moindre impair. Pour une fois que cette machine s’avérait utile à un monstre…
Mais en dehors de cela, et Oscar était souvent dehors, que voulait-il faire de tout le temps libre qu’il possédait? Victor le laissait plutôt tranquille, bien qu’il insistait pour passer beaucoup de temps avec lui. Et ce n’était pas mal… loin de là même s’il devait être totalement honnête… C’était… bon. D’avoir un… ami? Un confident? Quelqu’un de confiance? Quelqu’un avec qui partager son expérience et ses pensées, quelqu’un qui savait l’écouter, et qui savait lui parler, quelqu’un avec qui il ne s’ennuyait pas, quelqu’un en qui il avait confiance, et qui lui portait de l’attention. Était-ce cela un ami? Était-ce plus? Moins que cela? Il ne savait plus…
Dégeler son cœur et son esprit était un processus complexe, et garder une armure fiable malgré tout l’était d’autant plus. Sa confiance avait été rudement éprouvée durant toutes ces années, et malgré que tous les signes étaient réunis, il n’osait pas la donner pleinement, même si ses craintes étaient prouvées infondées et superflues chaque jour. Il avait même vu l’âme de son sauveur, d’un vert éclatant, plus verte que les feuilles des arbres en été. Plus verte que la plus pure et profonde des jades. Plus verte et brillante que tout ce qu’il avait vu de sa vie. L’âme de ce garçon débordait de gentillesse et d’attention, à tel point que c’en était presque douloureux à regarder, éblouissant, hypnotisant. La vue de cette âme parfaite le rassurait, lui rappelait qu’il était désormais libre, à l’abri. Quand il voyait ce vert émeraude il se sentait en sécurité, à la maison...
Et à mesure que les jours avançaient et que leur proximité grandissait, sa confiance se faisait plus grande, ses craintes de plus en plus apaisées. Ses sentiments étaient toujours un bouillon trouble, mais il pouvait oser se les avouer s’ils faisaient enfin surface. Et peu à peu, le chaudron se vidait, mais moins il y avait de liquide, et plus il était trouble, si bien qu’il lui était impossible de mettre le doigt sur les derniers sentiments qui s’y battaient.
Mais de toute façon, ils se révéleraient bien à un moment, comme l’avaient fait tous les autres auparavant n’est-ce pas? Alors il n’avait qu’à attendre. Et quelle meilleure façon de faire passer le temps que de le dépenser avec son nouvel ami? C’était ce qu’il préférait faire de toutes les activités qui s’offraient à lui de toute façon.
Peut-être qu’il ne devrait pas, peut-être qu’il devrait être plus distant, plus prudent. Mais il se fichait des précautions. Il était si bien lorsque Victor était proche, si rempli de joie qu’il en oubliait tout ce que ces dernières années lui avaient apprises. Et c’était finalement peut-être ça un ami. Quelqu’un capable de vous faire oublier les pires des horreurs? Quelqu’un capable de vous remplir de bonheur d’un simple regard? Ou… Était-ce plus que ça? Il ne savait pas… Mais il ne tarderait pas à le découvrir, son esprit ne tarderait pas à comprendre ce que son âme lui dictait déjà à sa façon...

UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
14 août 2017 à 17:40:07

:bave:
Putain mais c'est chiant, j'veux toujours savoir la suite mwa D:

Gamopli
Gamopli
MP
14 août 2017 à 18:41:23

Est ce que 01 et 02 vont avoir une scène de sayks ?

Pseudo supprimé
15 août 2017 à 09:33:48

Omg des slimes =D Continue m8 t'es sur la bonne voie :ok:

Bon chapitre mais un peu court sale créateur fainéant :nonnon: Plus sérieusement c'est du très bon travail comme toujours hein Promis je dit rien sur la mise en page ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Dans le fond comme dans la forme c'est super bien réalisé, mais je pense que je vais passer moins de temps à parler des aspects positifs, d'une part parce que c'est moins drôle car je suis un fdp, d'autre part car je me répète à chaque fois ( ͡° ͜ʖ ͡°). Globalement t'arrives particulièrement bien à retransmettre les émotions, c'est ce qui fait la force de ta fic selon moi, mais tu dois avoir compris au bout de tant de fois même si t'es un peu lent.
Sinon j'suis pas fan du passage avec Vaillance, j'ai l'impression de voir écrit plusieurs fois la même chose, dans le sens où on avait compris au bout de la première fois qu'il était un peu perdu, et le répéter plusieurs fois me semble inutile tout ça pour faire plus de mots. Mais ça c'est bien fait pour toi si t'était pas aussi bon à décrire ce genre de choses tu pourrait te permettre d'en faire un paragraphe entier pour bien développer et montrer le truc, là c'était déjà fait.
Le passage avec furry n°1 fidget était excellent, que que QUE du positif, rien à redire honnêtement. écrit de la merde stp sinon je vais perdre mon travail
Le passage Sans/Frisk était vraiment bien aussi, on comprend un peu mieux ce qui ce qu'ils ressentent et ça c'est bien pocebleu.

Enfin, il était apparemment “vivant” ; bon à savoir.

J'avoue j'ai rigolé ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Le passage avec l'inconnu était pas mal aussi, et ça faisait pas trop, j'ai trouvé ça bien dosé, franchement c'était bien.

Fin de la critique, 16/20 17/20 pour le slime ( ͡° ͜ʖ ͡°)

erosdog
erosdog
MP
15 août 2017 à 10:57:00

@Undyne

Oui je sais mais je peux pas écrire comme une machine ;w; faut le temps que l'inspi revienne, c'est comme un cooldown dans un jeu vidéo ;w;

@Xeiter

Ouais j'ai pensé à toi quand je les ai mis ( ͡° ͜ʖ ͡°)

fdp je l'aurais pas dit t'aurais pas vu ( ͡° ͜ʖ ͡°) Surtout que c'est le premier chapitre tri-POV alors il y a plus de contenu que dans les autres :hap:
Nan tu peux continuer à flatter mon égo d'écrivain je te jure ça me fait plaisir ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Oui j'ai compris mais tu peux te répéter tkt ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Je te concède que le passage avec Vaillance est un peu redondant. En fait il est surtout improvisé, à la base je voulais montrer une sorte de progression dans leur relation mais j'ai peut-être été un peu trop vite et du coup il y a pas tant de différence entre le début et la fin. Enfin il y en a, je ne dis pas exactement la même chose au début et à la fin, mais c'est assez subtil donc forcément plus dur à repérer. Mais si tu avais suivi tes cours de FR tu regarde dans la forme ça se voit, et dans le fond un peu aussi.
C'est le problème quand on est trop bon, des fois ça se retourne contre nous :hap:
Merci ( ͡° ͜ʖ ͡°) Avoue tu dis ça que pck il y avait des slimes ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Si tu veux de la merde va faire un tour sur wattpad ( ͡° ͜ʖ ͡°)( ͡° ͜ʖ ͡°)( ͡° ͜ʖ ͡°)
Ouais j'ai essayé de suivre tes remarques, pck tu dis pas que de la merde fdp :hap:
Héhé :noel: faut bien un peu d'humour. Si je fais que tu tragique mes lecteurs vont se suicider donc moyen pour la fidélisation de la fanbase tout ça.
D'ailleurs en parlant de fanbaise, où sont les fanarts homoérotiques? D=
Je suis content d'avoir réussi ce passage :hap: j'ai voulu tenter un truc et apparement ça a marché donc tant mieux. Après je l'ai pas mal retravaillé et je pense que l'original aurait été moins bien.

Putain, si j'avais su que les slimes me donnaient un point bonus j'en aurait mit partout ( ͡° ͜ʖ ͡°) C'aurait été des slimes qui régnaient sur le monde pas des humains ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Steellar
Steellar
MP
15 août 2017 à 11:04:44

Le 15 août 2017 à 10:57:00 erosdog a écrit :
@Undyne

Oui je sais mais je peux pas écrire comme une machine ;w; faut le temps que l'inspi revienne, c'est comme un cooldown dans un jeu vidéo ;w;

Bah tu peux upgrade pour baisser le temps de cooldown ! Non ?

Sinon très bon chapitre mais j'arrive toujours pas à suivre l'histoire de Fidget :-( J'ai peur du moment ou les histoires risquent de se croiser et où je comprendrais rien.

Pseudo supprimé
15 août 2017 à 11:06:41

Nice j'aime bien ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Exactement mais maintenant que je l'ai vu je tenait à te le faire remarquer ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Je sais c'est pour ça que j'arrête ( ͡° ͜ʖ ͡°) Mais tmtc que j'bande à chaque chapitre
Je l'ai vu la progression, j'ai pas dit que y'en avait pas, juste que y'avais des passages un peu useless :noel:
I know this feeling bro ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Non absolument pas :noel:
Wattpad > all wsh
Nice je ne suis donc pas totalement inutile :hap:
Pas con ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Ouais ça se voit que t'a taffé dessus franchement ça fait bien :oui:

Ah mais t'a un point bonus par étape ( ͡° ͜ʖ ͡°) la première c'était de les faire apparaître, tu connais l'étape suivant :noel:

erosdog
erosdog
MP
15 août 2017 à 11:12:38

@Steellar

Oui mais... non ( ͡° ͜ʖ ͡°) Disons que c'est pas le genre de choses que tu vas dans un menu et que tu dépense des points de compétence dedans m'vois tu :hap:

arf :/ Au pire relis que les passages où il y a fidget? Mais sinon très rapidement ça fait :
Dans la rue -> fuis les flics -> sauvés par les mecs de l'hotel -> s'enfuit -> se fait capturer par les flics -> emmené dans un centre de tri -> mit dans un train vers un autre type de camp.

@Xeiter

Non non c'était pas ça le deal :hap: L'étape suivant est censée me donner un 20/20 instant ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Mais je refuse de changer mon histoire pour introduire du slime dans du slime ou autre chose ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
15 août 2017 à 11:15:30

Bah le chapitre avec l'étape suivant vaudra un 19/20, +1 ça fait bien 20/20 ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Wlh j'suis sur tu peux trouver un moyen d'introduire du slime sans trop de dégats ( ͡° ͜ʖ ͡°) d'introduire dans ton scenar je veux dire ( ͡° ͜ʖ ͡°)

erosdog
erosdog
MP
15 août 2017 à 11:17:49

Je vois pas vraiment non :hap: Faire ça juste pour le faire c'est moyen ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
15 août 2017 à 11:49:44

Fait le pour le 20/20 ( ͡° ͜ʖ ͡°)

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
15 août 2017 à 12:04:08

Bref, je vous retiens pas plus longtemps, bonne lecture, oubliez pas de laisser un commentaire etc :)

Poce blo.

Astero94
Astero94
MP
15 août 2017 à 16:39:12

J'vais être très bref.

C'est excellent :ok:
C'est toujours aussi bien écrit et bien ficellé et on ressent bien les émotions des personnages, j'aime beaucoup. :ok:

oisivete
oisivete
MP
15 août 2017 à 16:45:27

les monstres emmené dans des camps via des trains... pourquoi j'ai pensé aux camps de concentration? ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Asriel_Dreemurr
Asriel_Dreemurr
MP
16 août 2017 à 01:10:56

J'approuve cette fic . Néanmoins j'attends toujours l'apparition de ma forme végétale . http://www.noelshack.com/2017-33-3-1502838648-20170815-203910.png
 

DestinyDedCat
DestinyDedCat
MP
16 août 2017 à 12:00:57

j'ai une idée !
Tu peux rajouter Doomguy qui vient sur terre et degomme les monstres steupler

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