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Topic [Fic] Slavetale - Page 6

Sujet : [Fic] Slavetale

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erosdog
erosdog
MP
10 septembre 2017 à 00:43:21

Hey bonne nouvelle, un nouveau chapitre pour vous changer les esprits après la rentrée :)
Plus à venir bientôt ; j'étais pas très motivé ni inspiré mais je pense que je vais apprécier d'écrire la suite donc ça devrait revenir.
Merci pour vos (ou plutôt votre absence ( ͡° ͜ʖ ͡°)) de réponses. Je prendrai donc des libertés quant à la taille des chapitres, des fois y aura des plus longs, des fois des plus courts, on verra bien.
Aussi, il y avait moins de commentaires que d'habitudes sur le dernier chapitre. Surtout vu tout le contenu qu'il y avait, j'ai un peu l'impression d'avoir bidé :/ Donc n'hésitez pas à commenter d'avantage, parce qu'un auteur qui se sent reconnut et apprécié, c'est un auteur qui a davantage envie d'écrire :ok:
Dernier point, c'est pas le chapitre dont je suis le plus fier :/ désolé si la qualité est moins au rendez-vous qu'à l'accoutumé, c'est uniquement passager vous en faites pas.

Chapitre 8 :

Ce n’était pas une très belle journée. Comme souvent la pluie tombait à grosses gouttes dans la métropole, donnant aux buildings un air triste et nostalgique, répandant dans l’air cette odeur d’asphalte mouillé à la fois prenante et mélancolique. Les néons et autres écrans publicitaires se réfléchissaient sur l’eau tombante, donnant aux avenues un air de tableau délavé dont la peinture aurait coulé. Et les gros nuages noirs bloquaient le soleil et le ciel, encapsulant la ville dans une nuit déprimante, mais aussi intime. Une nuit qui donnait envie de s’oublier dans la contemplation des jeux de lumière sur les flaques sombres. De s’oublier dans l’image étrange et surprenante des rues noyées. De se réfugier dans un café ou au fond d’un fauteuil, une boisson chaude ou une couverture dans les mains, à écouter la mélodie languissante des gouttes frappant sur les vitres embuées.
Mais Sans n’avait pas le temps pour ces broutilles. Il bravait la tempête avec Frisk et sa tante, marchant contre les éléments jusqu’au bar où travaillait Grillby. Leurs pas répétitifs sur le béton détrempé dérangeaient les flaques paisibles et leur cacophonie brisait l’instable équilibre entre le bruit des gouttes et ceux du quartier. Leur marche les conduisait au travers des tableaux, en déchirant la toile comme l’harmonie pour atteindre leur but. Et la beauté contemplative se pliait devant le groupe déterminé. Car à cause des actes des Hommes, cette douce harmonie ne trouvait nul spectateur. Les humains avaient depuis longtemps dénigré les petites choses subtiles comme elle, et les monstres, bien que ouverts à ces expériences dont ils avaient été si longtemps privés, n’avaient pas l’autorisation d’en profiter. Alors l’harmonie perturbée préférait s’oublier dans la tourmente que les Hommes avaient créé, et tous l'oubliaient également, incapables de capturer sa beauté.
Finalement ils arrivèrent devant la devanture, le bar était ouvert et ils y entrèrent sans plus tarder. Lorsqu’il avait appris le nouveau travail de son vieil ami, Sans n’avait pas été surpris le moins du monde. C’était tout lui ça… Un pilier de ce monde, imperturbable. Et peu importe la tempête qui arrachait tout autour de lui, Grillby serait fidèle au poste, derrière son comptoir, prêt à servir ceux qui avaient désespérément besoin d’une accroche pour résister aux vents turbulents. Avant d’entrer, le squelette avait jeté un coup d’œil à la devanture. Mais malheureusement nulle mention du monstre de flammes n’était faite, il n’était plus qu’un employé, encore moins que ça, un esclave. Qui mettait au profit d’un autre son expertise mille fois meilleure. Mais il n’avait pas le choix ; c’était ce à quoi ils étaient tous condamnés. Survivre à n’importe quel prix. Ou mourir sans personne pour se souvenir de vous…
À l’intérieur, l’atmosphère était bien plus confortable. Le bruit de la pluie était assourdi, et à la place on pouvait entendre le bruit des conversations basses, entrecoupées de crépitements. L’ambiance était rassurante, dégageant une impression de chez sois. Mais Sans ne s’y laissait pas tromper. C’était un chez sois pour humains, lui n’était pas le bienvenu, tout juste toléré. La salle ressemblait un peu au Grillby’s de l’Underground, avec ses box en bois contre les murs, donnant une certaine intimité à ceux qui s’y asseyaient, tout en assurant leur confort avec leurs bancs faits d’un bois tendre et recouverts d’un coussin rouge moelleux. De l’autre côté se trouvaient des tables rondes, de bois également, entourés de chaises plus rudimentaires. Le tout laissant juste une faible allée pour atteindre le bar, devant lequel étaient posés quelques tabourets. Au grand soulagement des trois compères, il n’y avait pas beaucoup de clients, et tous semblaient concentrés sur leurs affaires, ne prêtant pas attention aux nouveaux arrivants.
Grillby non plus ne les avait pas remarqué d’ailleurs. Il était occupé à essuyer une choppe, son esprit perdu à des lieues d’ici et ses yeux rivés sur son travail. Ou ce qui devait être ses yeux ; Sans n’avait jamais osé demander comment il pouvait voir, ou même parler pour ce qu’il en était, n’ayant pas de visage mais juste une puissante flamme.
Le squelette ne put s’empêcher de remarquer que cette flamme avait perdu en intensité. Autrefois d’un orange brillant, tel le lever du soleil, il brûlait désormais d’un rouge sombre, comme un coucher bien entamé de l’astre. Sans soupira, le temps les avait tous bien marqué, et leur condition également…
Il s’approcha de son ami, suivit des deux humaines silencieuses. Frisk ne savait pas quoi dire ; elle ne connaissait pas vraiment Grillby, même s’il lui avait toujours paru sympathique. Johanna, elle, ne l’avait jamais vu auparavant.
“grillby ?” Dit le squelette une fois arrivé devant lui, en grimpant sur un des tabourets.
“Sans ?” Répondit le monstre en relevant la tête. “Sans !” Répéta-t-il d’un ton enjoué, le visage s’illuminant, ou plutôt la flamme qui lui servait de visage. Le squelette lui rendit son sourire qu’il devinait dans le feu dansant, un grand sourire, comme il avait autrefois l’habitude d’en faire.
“Ça fait tellement longtemps ! Qu’est-ce que tu deviens ?” Demanda Grillby, tout heureux de revoir son vieil ami.
“heh… os fait aller.” Répondit-il avec un clin d’œil
“Haha, toujours avec tes jeux de mots ! Ça m’avait manqué !
-ouais.” Répondit Sans, gardant le sourire, malgré tout. Il était heureux de revoir son vieil ami. “et toi? t’as pas changé à ce que je vois. le meilleur barman de l’underground, fidèle au poste.
-Je m’en tire pas trop mal c’est vrai…” Dit le monstre de flammes avec une pointe de mélancolie dans la voix. “Mais… C’est pas pareil. Avant, je m'éclatais ! Le bar était mon endroit préféré, j’étais le capitaine d’un fier bateau… légèrement alcoolique !” Fit-il avec un sourire en coin. Une ombre passa sur son visage, remplaçant bien vite ce sourire par une triste expression de nostalgie. “Mais maintenant je suis juste un vulgaire matelot au fond de la cale, un mousse… Tout juste bon à faire ce qu’on lui dit…
-je connais ça… personne m’a forcé à travailler mais… j’ai eu mon compte de merdes
-J’imagine que c’est comme ça pour tout le monde… T’as pas idée du nombre de monstres déprimés que je vois passer ici chaque jour… Y en a pas un qui y a échappé, pas un seul !
-ouais…” Répondit Sans. “mais j’ai de la chance dans mon malheur. je crois…” Fit-il en faisant signe à Frisk et Johanna de s’approcher. “laisse moi te présenter frisk, mais je crois que vous vous connaissez déjà, et johanna, sa tante.”
Le visage de l’élémentaire s’illumina un peu plus en voyant la jeune fille. Il se pencha par dessus le comptoir pour pouvoir mieux la voir. “Frisk ! Ça alors ! Je pensais pas qu’on se reverrais un jour ! Comment tu vas ?
-Grillby ! Je suis trop contente de te revoir !” Dit la petite humaine qui trépignait sur place, un grand sourire sur les lèvres. “Ça va.
-Super ! C’est fou ce que t’as grandit !” Répondit le monstre enjoué, arrachant à Frisk un autre sourire angélique. Puis il se tourna vers Johanna et son expression devint bien plus normale, froide. Professionnelle. “Bonjour.” Dit-il de ce ton morne. “Vous êtes la maîtresse de Sans j’imagine?
-Nouvelle. Mais…
-relax, elle est cool.” La coupa Sans, comme pour lui venir en aide alors qu’elle ne trouvait pas ses mots. Johanna se sentait soudain très gênée. Elle était une humaine, évidemment que Grillby n’allait pas l'accueillir à bras ouverts. Qui plus est qu’elle était la ‘’maîtresse’’ de Sans. “elle est comme frisk.” Ajouta le squelette. “c’est elle qui me… hum, possède… parce qu’elle m’a prit à une vieille qui était plutôt du genre… impulsive si tu vois ce que je veux dire.” Fit-il en désignant les traces de coup qui restaient sur ses os. Elles disparaissaient lentement au fil du temps qui passait, mais elles étaient toujours présentes, et elles le seraient toujours. Cicatrices, vestiges d’un temps pour lui révolu, mais qui était encore le quotidien d’un nombre incalculable d’autres. Souvenir de cette époque pour le pousser à agir, pour ne pas oublier.
“Je vois… Excusez moi alors ! Je préfère m’attendre au pire, les humains comme vous sont rares, mais j’imagine que je ne vous apprend rien…” Dit Grillby d’une voix bien plus sympathique. Pas aussi enjouée que lorsqu’il parlait à Sans ou Frisk, mais tout de même moins hostile que quelques instants auparavant.
“Non je comprend… Je suis désolée pour… Tout ce que les humains font. J’aurais aimé que nos deux espèces puissent vivre ensemble mais…
-Vous en faites pas.” La coupa le monstre “C’est pas comme si vous y pouviez quelque chose de toute façon.”
“Bref !” Reprit-il après un petit blanc. “Vous voulez boire quelque chose ?”
“Un coca !” Répondit instantanément Frisk, trépignant sur son siège à l’idée d’une boisson sucrée. “Heu… S’il te plaît?” Ajouta-elle avec un sourire d’excuse en voyant le regard que sa tante lui lança avant d’ajouter.
“Un café pour moi s’il vous plaît.
-Et une bouteille de ketchup?” Conclut Grillby avant que Sans puisse prendre la parole avec un clin d’œil Le squelette ferma la bouche, devancé, et acquiesça d’un signe de tête. Quelques instants plus tard, le monstre de flammes leur apporta leurs verres. Sans but sa bouteille d’une traite, avant que le sourire ne tombe de son visage, laissant une expression sérieuse dans son sillage, et qu’il ne prenne la parole d’un ton tout aussi sérieux.
“grillby… on est pas venus juste pour prendre un verre.
-Te connaissant, ça m’aurait surpris.” Répondit le monstre, plus observateur qu’il n’en avait l’air. Puis il ajouta plus bas, en se penchant un peu plus sur le comptoir d’un air naturel. “Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
-je voudrais des informations sur quelqu’un… dans l’underground tu savais toujours des choses que personne d’autre ne savait, et j’espérais que ça vaille toujours ici…
-On entend beaucoup de “choses” ici... Tu veux savoir des trucs sur qui ?” Répondit-il, intrigué.
“sur papyrus…” Dit Sans.
Grillby se redressa, l’air grave. Il balaya la salle du regard, mais personne ne prêtait attention à leur discussion. Il hocha la tête, comprenant le sérieux de Sans, et la détresse sous-jacente à celui-ci.
“Suis moi.” Dit-il en se dirigeant vers l’arrière boutique. “Est-ce que vous pouvez me remplacer quelques instants ?” Dit-il à Frisk et Johanna en disparaissant derrière la porte, suivit quelques secondes plus tard de Sans.
“J’imagine qu’on a pas vraiment le choix…” Dit l’humaine en passant derrière le comptoir, enfilant un tablier qui traînait là. Frisk elle était un peu trop petite pour avoir accès au haut du comptoir, mais elle pourrait toujours l’aider à attraper les choses au sol. Johanna n’avait jamais fait ça avant mais… ça devait pas être bien compliqué? Et puis, qu’est-ce qui pouvait bien mal tourner?

erosdog
erosdog
MP
10 septembre 2017 à 00:43:47

La réserve était très différente du bar. Les murs étaient nus, et le sol également. Le tout ressemblait à une cave où étaient entreposés ça et là des cartons, des cagettes, des palettes, des fûts de toute sortes. Quelques étagères de métal habillaient les murs de parpaings en béton, couvertes d’encore plus d’objets divers, et une puissante ampoule pendait au milieu de la pièce, l’éclairant dans son ensemble.
Grillby ne disait rien. Il s’approcha d’un coin de la pièce et tira un carton vers la lumière, enfouissant les mains à l’intérieur apparemment à la recherche de quelque chose dès que l’éclairage fut suffisant. Sans lui attendait à côté de la porte, impatient. Il ne doutait pas que Grillby avait quelque chose. Mais désormais que ce qu’il voulait savoir était si proche, juste devant lui, le squelette n’en puis plus d’attendre.
“donc… tu sais des choses à propos de mon frère?” Demanda-t-il.
“Je sais des choses à propos de beaucoup de monde.” Répondit l'élémentaire. “Tu vois, je vois et j’entends beaucoup de choses dans le bar.” Grogna-t-il en extirpant un lourd cahier du fond d’une des boîtes. Il le porta jusqu’à une table qui se trouvait non loin sous la lumière, et le laissa tomber dessus. Le choc fit un bruit sourd, témoignage du poids du recueil. “Et je note toutes ces choses. Et certaines des informations qui y sont intéressent certaines personnes.
-qui?
-Je peux pas te dire. C’est illégal tout ça au cas où tu n’étais pas au courant. Je prend déjà assez de risques à maintenir cette chose à jour, alors moins il y a de monde au courant, mieux je me porte.”
Sans hocha la tête, se rapprochant pour voir de quoi il en retournait. Cacher un livre où étaient notés tout un tas d’informations lui semblait vraiment risqué. Qu’est-ce qui arriverait s’il était découvert? Toutes les choses qu’ils contenait seraient divulgués, peut-être des informations sensibles…
“et si ça tombait entre de mauvaises mains?” Demanda le squelette.
“T’en fais pas, c’est déguisé en livre de commandes. Et les choses vraiment très importantes sont écrites en langue de feu, et je suis la dernière personne à le parler ; plutôt mourir parce que je n’ai pas suivit les ordres plutôt que de le déchiffrer.
-le dernier ?... mais t’avais pas une… oh merde.” Dit sans avec horreur et tristesse, en réalisant ce que cela voulait dire.
“C’est… hm… J’ai fait mon deuil il y a longtemps.” Rétorqua Grillby d’une voix morte en faisant un signe de rejet avec sa main. “Elle… C’était une enfant... fragile et… excuse moi…” Fit-il en passant sa main sur son visage, essuyant une larme de feu. Il laissa passer quelques secondes silencieuses pour se ressaisir, avant de reprendre. “J’étais sûr que tu viendrais un jour me voir…” Dit-il rapidement pour changer de sujet, pensif. “Donc j’ai prêté plus d’attention au peu que j’ai recueilli sur ton frère. Il y a un moment, j’ai entendu parler d’un squelette qui était employé dans une usine pas loin. Et comme toi et Papyrus êtes les seuls squelettes que je connais…” Dit-il en laissant sa phrase en suspend, tournant les pages et les inspectant d’un regard rapide.
“Là!” Fit-il finalement, pointant son doigt sur une ligne. “Rue de l’union. Au.... 36 !” Déchiffra-t-il en lisant son code peu complexe, mais dont toute l’ingéniosité résidait dans l’apparente trivialité de ce qui était écrit. Il s’agissait simplement d’un tableau où étaient répertoriées des commandes, et l’adresse de l’expéditeur. Ainsi, pour tout œil étranger, cette ligne décrivait une classique commande de papier, comme il en existait des milliers d’autres. Mais en réalité, elle donnait l’adresse du lieu où était retenu Papyrus.
“merci grillby ! t’es le meilleur !” Fit Sans, rayonnant de joie et d’excitation. Il allait enfin revoir son frère. S’il était encore asservi là bas évidemment, mais il n’en doutait pas. En général, il était rare de voir des échanges d’esclaves de seconde main ; un propriétaire gardait ses monstres pour toujours dans les cas classiques.
“Héhé, c’est normal.” Dit le monstre. “T’es mon ami après tout.
-je te revaudrai ça !
-Commence par payer ton ardoise alors.” Ironisa Grillby avec un clin d’œil. Sans avait le sourire jusqu'aux oreilles alors que les deux monstres sortirent discrètement de la pièce. Dans le bar, rien n’avait changé. Quelques clients étaient partis, d’autres étaient revenus, mais tous se fichaient de leur entourage. L’élémentaire de flammes repris sa place au comptoir, tandis que les deux humaines retournèrent s’asseoir sur les tabourets.
“Vous avez trouvé la… bouteille, que vous étiez allé chercher?” Demanda Frisk
“ouais petite, on a tout ce qu’il nous faut.
-Super!
-Grillby… c’était sympa de vous rencontrer.” Fit Johanna.
“ouais, tu m’avais vraiment manqué.
-Pareil ! Prenez soin de la petite fille et de Sans.” Dit Grillby à l’humaine.
“Hey ! Je suis plus petite !
-t’es toujours plus petite que moi cela dit…
-C’est pas juste ! T’es un adulte toi ! Et puis tes os sont plus grands que les miens !” Dit Frisk, bougonnant. Ce qui lui valu les rires de ceux qui l’entouraient.
“Enfin, j’espère que je vous reverrai bientôt ! Les choses tendent à être un peu… vides ici… Vous avez vraiment illuminé ma journée.
-et t’as embrasé la nôtre !” Fit Sans en riant.
Johanna approuva. “Ouais, on a passé un bon moment... Je te dois combien pour les boissons?” Demanda-t-elle en sortant de quoi payer.
“Vous inquiétez pas, c’est sur la maison.
-Non -
-on t’en dois déjà beaucoup grillby, tu peux pas nous offrir ça en plus.” Dit Sans en complément du refus de Johanna. L’élémentaire hésita un moment, mais soupira finalement.
“D’accord.” Accepta-t-il en levant les mains en signe de reddition.
En sortant, l’espoir était revenu. Certes, il trouverait probablement son frère dans un piteux état, transformé à la fois physiquement et mentalement. Et cela lui inspirait une grande tristesse. Mais au moins, il le retrouverait. Il saurait ce qui lui était arrivé. Il pourrait le protéger, le venger. Il pourrait l’aider à se rétablir, à redevenir le monstre enjoué et plein de vie qu’il avait toujours été.
La pluie avait cessé, et à la place le soleil perçait le voile blanc du ciel hivernal. Il restait quelques flaques de la tempête précédente, mais elles s’évaporeraient bien vite, laissant la ville à nouveau dans un état normal. Comme si rien de tout cela n’était arrivé. Même les buildings déprimés il y a quelques heures semblaient désormais sourire, et l’atmosphère pesante de mélancolie s’était levée pour faire place à un vide prêt à être rempli par la joie des retrouvailles.

Gamopli
Gamopli
MP
10 septembre 2017 à 00:52:05

En vrai, c'est pas Papyrus, mais Gaster ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Sweet

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
10 septembre 2017 à 00:55:30

Le 05 septembre 2017 à 13:33:35 Glandtoutdoux a écrit :
Ce sel VDD [[sticker:p/1lmb]]

Nous te remercions de ton intervention Célestin. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469971032-risitas246.png

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
10 septembre 2017 à 01:11:04

Par contre j'imagine tellement les humains qui essayent de tuer Mad Dummy ou capturer Blooky. http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1479731280-picsart-11-21-12-58-04.jpg

EDIT: Evidemment on veut la sweet mais ça tu le savais déjà. :noel:

Message édité le 10 septembre 2017 à 01:12:39 par SheogorathCDC
UndyingUndyne
UndyingUndyne
MP
10 septembre 2017 à 09:51:05

Bon, j'attendais plusieurs chapitres pour voir si ça changerait mais... J'arrive pas à m'attacher au duo Sans/Frisk ( ; ^ ; ) Et j'ai même pas l'excuse du "gnagnagna c'est pas bien écrit gnagnagna" ou autre, parce que c'est bien écrit putain. Mais contrairement aux parties avec Fidget, j'ai pas la même hype ( ._.)
M'enfin bref, la souiiiiitteeeeuh D:

Steellar
Steellar
MP
10 septembre 2017 à 20:25:46

Tres bon chapitre comme d'habitude meme si il est un peu plus ... je sais pas comment dire ca mais il est plus posé je trouve. Sinon tu sais combien il reste de partie de l'histoire à peu près ?

Astero94
Astero94
MP
10 septembre 2017 à 20:43:16

C'est toujours bien[[sticker:p/1kkn]]

Pseudo supprimé
14 septembre 2017 à 20:59:14

( ͡° ͜ʖ ͡°)

erosdog
erosdog
MP
14 septembre 2017 à 22:40:52

@Gamopli

Omg tou é praivu ( ͡° ͜ʖ ͡°)

@SheogorathCDC et @Astero94

Merci :hap:

@UndyingUndyne

Merci :)
Les chapitres avec Sans et Frisk sont beaucoup plus posés et moins sentimentaux. En plus c'est pas des OC donc je peux pas les manier comme je veux ; ce qui fait qu'ils sont moins intéressants pour l'instant. Mais je pense que ça ira mieux par la suite. De toute façon je le sens quand j'écris ; je savais que ce chapitre serait pas aussi bon que le reste.

@Steellar

Merci. Il est moins dans l'action que les autres, mais pas non plus dans la contemplation comme les non actifs jusqu'à présent. C'est plus un chapitre théâtral si on veut ; donc forcément c'est un rythme beaucoup moins soutenu que jusqu'à maintenant.
Je dirais qu'on s'approche du cinquième de l'histoire. Sans trop spoiler, la plupart des éléments scénaristiques sont mis en place, maintenant la véritable histoire peut commencer. Même si l'organisation du scénario est encore très fluide, j'ai une certaine ligne directrice pour savoir où j'en suis.

@Xeiter

( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
15 septembre 2017 à 19:57:29

Bon... Après plusieurs jours d'attente, voici la critique la plus longue que j'ai jamais faite et que je ferais jamais, car je ne referais plus jamais ça ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Alors comme c'est long, je suis assez rapide et peu précis sur certains points, heureusement nous avons tout les deux Skype, ce qui est ma foi fort convenant pour venir discuter si jamais t'a des questions. Bien sur ce n'est que mon avis, même si je le précise pas à chaque fois, mais en tant que divinité, mon avis fait preuve de vérité absolue. Aussi, j'ai pas vraiment fait du phrase par phrase, j'ai souvent fait par petit paquets, mais j'explique pourquoi je fait ça. Sur ce, enjoy ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Chapitre 7 :

Enfin ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Il neigeait à gros flocons, et le paysage était recouvert d’un épais manteau blanc qui le transformait en une vaste page blanche, vide et morte.

Nice comparaison entre la neige et la mort, qui annonce dès le début l’atmosphère du chapitre, j’aime beaucoup.

Ce fut la première chose que remarqua Fidget lorsqu’il fut forcé hors du wagon par les canons de gardes qui s’assuraient qu’il ne reste personne dans le train.

Un peu comme le lecteur qui est tout de suite plongé dans l’ambiance, nice.

Un fois dehors il put voir des centaines d’autres monstres comme lui qui descendaient des dizaines de wagons alignés.

Une*, sinon rien de spécial à dire.

Le train derrière lui ressemblait à une bête gigantesque, un serpent monstrueux, qui venait juste de vomir un tas de déchets.

Encore une belle comparaison entre le train et une bête infernale et les prisonniers qui ne sont que des déchets, on résume son état d’esprit en une phrase, simple et élégante.

Tous les autres prisonniers semblaient aussi perdus et terrifiés que lui, craignant ce qui allait leur arriver dans ce flou blanchâtre où la seule couleur, à laquelle leurs yeux s’accrochaient comme des aimants, était le rouge vif des grandes cheminées de briques qui s’élevaient devant eux, géants silencieux rejetant leur souffle vicié et putride dans l’air.

On renforce le sentiment de solitude + d’inconnu + de domination, qui était déjà présent avec le train, + contraste entre le vide « pur » de la neige et la fumée des cheminées.

Mais cette contemplation fiévreuse prit bientôt fin alors qu’on leur restreignait les mains à l’aide de menottes qui coupaient toujours plus profondément dans la chair déjà meurtrie.

Toujours plus de souffrances, j’aime ( ͡° ͜ʖ ͡°)

C’était amusant à quelle vitesse on oubliait cette sensation de déchirure brûlante dès que les liens métalliques étaient défaits, mais comme la douleur qu’ils provoquaient était obsédante jusqu’à ce moment de délivrance.

Simple constat du personnage, mais tellement efficace. On a une description de la douleur + un constat qui renforce le réalisme de la scène.

Puis on les força en file d’une cinquantaine d’individus apeurés, chacune attendant son tour pour un premier tri, le séparant par la même occasion de la famille slime qui l’avait accompagné durant ce voyage.

NON PAS LES SLIMES ! D=

Alors qu’il attendait dans le froid mordant malgré son épaisse fourrure, plaignant les pauvres bougres qui n’avaient que la peau sur les os, il pu détailler davantage le complexe de béton et d’acier qui se dressait devant eux.

On ne peut qu’imaginer ce que ressentent les monstres sans fourrure et affaiblis, qui sont probablement les plus nombreux, on est dans la même situation que Fidget, narration très efficace.

D’épaisses grilles de métal couvertes de haut en bas par des barbelés tachetés de rouge s’étendaient sur des dizaines de mètres de chaque côté, ayant pour seule ouverture les épaisses portes de métal réparties à intervalles réguliers qui les avalaient dans cet enfer comme la gueule du démon. Il n’aurait manqué que le Cerbère et les émanations de souffre pour compléter le tableau.

Nice description, comparaisons toujours aussi sympa et bien pensées. C’est aussi très élégant.

On lui avait souvent répété que l’enfer était un endroit ardent, où les damnés brûlaient pour l’éternité ; pourtant, en cet instant, les abysses lui semblaient plutôt un endroit glacial, froid comme un cœur mort.

Comparaison très efficace, on remplace l’enfer, qui est censé être le pire endroit possible, par ce qu’il vit actuellement.

Au dessus de la porte qui lui faisait face trônait un panneau où il était écrit “Centre de Pacification et de Contrôle des Monstres Capturés”, doux euphémisme ironique.

Bah oui wlh, faudrait pas faire peur aux humains avec des noms barbares, les pauvres ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Beaucoup de C... comme Cramoisi, la couleur du sang qui avait coulé plus que raison ici.

Assez maladroit et inutile à mon sens. La couleur rouge a déjà été soulignée à plusieurs reprises en plus, moments qui auraient été bien plus propices à cette comparaison.

Finalement, ce fut à leur tour de passer. Une fois la gueule souriante franchie ils firent face à l’entrée du premier bâtiment, dont la façade s’élevait bien au dessus de leurs tête, masquant de son béton morne le peu de soleil qui pénétrait le ciel voilé.

Rien à dire, même si j’ai du mal à saisir l’intérêt de qualifier la gueule de « souriante ». Ironie ? Renforcement de l’euphémisme souligné plus tôt ?

Il y avait deux portes, et les gardes leurs criaient déjà où se diriger : à gauche pour les mâles, à droite pour les femelles et les mineurs. C’est donc sans hésiter quoi qu’avec appréhension que Fidget emprunta la porte de gauche, séparé de ses pairs féminins.

Rip il pourra même plus baiser.

La décoration intérieure était bien différente, mais tout aussi glauque. Les murs, le sol et le plafond étaient faits d’un carrelage autrefois blanc, mais qui penchait désormais dans les tons jaunâtres voire rouges. Au pieds des murs se trouvaient également des gouttières de quelques centimètres, tandis que des tubes de néons éclairant l’endroit d’une lumière blanche maladive et agressive pendaient du plafond.

Nice description, annonciatrice de ce qui les attend, et qui pose bien l’ambiance grâce aux choix des adjectifs.

L’aspect de l’endroit fit frissonner le lion, lui rappelant l’ambiance glauque d’un vieux laboratoire. Il n’osait imaginer l'intérêt de toutes ces attentions portée à l’organisation du lieu, préférant se concentrer sur ses pas plutôt que de s’interroger sur l’utilité des rigoles.

Pas grand-chose à dire, une narration efficace qui renforce le réalisme de la chose.

Enfin ils arrivèrent dans une salle plus large.

Ok.

Ils se trouvaient en dessous du niveau du sol, comme dans des sortes de caniveaux creusés pour acheminer les détritus qu’ils étaient aux yeux des humains. Seules leurs têtes dépassaient, leur donnant la même perspective que des rats rampants au sol. Ces fossés étaient à peine assez larges pour qu’ils puissent y passer, et ils étaient forcés en une file indienne tremblante alors qu’au dessus d’eux patrouillaient des gardes, le canon de leurs armes baissés droit vers leurs tête. Qu’importe si une d’entre elles faisait feu par erreur, la mort d’un monstre de plus serait bien vite oubliée.

J’ai rassemblé toutes ces phrases car elles ont le même objectif : montrer à quel point ils sont négligeable, même plus vivants, juste des objets, rejoignant la comparaison plus tôt avec le train, wlh c’est du recyclage ça, c’est pas bien sale faignant ( ͡° ͜ʖ ͡°), en plus de renforcer encore plus l’ambiance de peur, malsaine et sale.

Au bout de cette tranchée se trouvait une volée de marche qui conduisait au pied d’une petite estrade où trônait un bureau. Une femme se trouvait derrière lui, et Fidget ne mit pas longtemps à comprendre son utilité quand le premier monstre y parvint. À peine eut-il finit de s’extirper des entrailles de la pièce que déjà elle le harcelait de questions, notant tout minutieusement sur un petit ordinateur.

Rien de spécial à dire, une description simple, mais quand même élégante.

Puis, une fois que la vie de la pauvre créature avait été totalement déballée, disséquée et jugée, il était orienté vers l’une des deux portes qui ornaient le mur derrière l’humaine, semblable à Osiris chargé de peser les cœurs des défunts, excepté que la besogne était ici bien moins noble, et les valeurs bien différentes.

J’ai séparé cette phrase des autres juste pour souligner l’excellente comparaison. Explication claire et courte du rôle d’Osiris pour ceux qui le connaissent pas ces merdes ( ͡° ͜ʖ ͡°), ont différencie bien les valeurs, mais ni le pouvoir, ce qui sous-entends et renforce le sentiment que les humains ont absolument tous les pouvoirs sur les montres, les élevant au niveau de divinités, ni la fonction, ce qui veut dire que la plupart ne survivrons pas, ce qui était bien évidemment compréhensible, mais souligné par la mention d’un dieu de la mort, c’est élégant et discret, ça fait pas forcé du coup.

On pouvait entendre des murmures venir de la porte de gauche, tandis que de celle de droite émanait uniquement un silence pesant, de temps à autre entrecoupé de coups de feu étouffés et de crépitements. Fidget ne savait ce qui se trouvait de ce côté là, mais il ne voulait certainement pas le découvrir.

Bah les monstres qui ne sont pas sélectionnés crament ( ͡° ͜ʖ ͡°) genius ( ͡° ͜ʖ ͡°) mais plus sérieusement, j’aime bien ce passage, qui aurait presque sa place dans un livre d’horreur, tant on redoute le chemin silencieux, de par son contraste avec le chemin de gauche et par les adjectifs extrêmement bien choisis, alors même qu’on sait très bien ce qu’il s’y passe.

De plus, il percevait dans son âme une grande souffrance qui venait de cet endroit, celle de trop nombreuses morts.

Bah oui puisqu’ils crament ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Hey, t’sais comment ils appellent c’t’endroit.” Lui dit un de ses compagnons de malfortune qui se trouvait derrière lui, en indiquant la porte de droite qui paraissait de plus en plus terrifiante, comme une créature tapie dans l’ombre dont on parviendrait à percer les contours du camouflage.

Il est tellement mort lui ptn ( ͡° ͜ʖ ͡°) + renforcement du sentiment de peur, nice.

Pseudo supprimé
15 septembre 2017 à 19:58:21

“Silence!” Leur cria un des gardes qui passaient au dessus d’eux.
“La déchetterie…” Lui souffla l’autre. “C’est là qu’ils envoient ceux qu’ils trouvent inutiles...
-Comment tu sais?” Lui demanda Fidget en se retournant, prit de curiosité, s’imaginant déjà être tombé sur quelqu’un d’informé qui pourrait l’aider.
“Et bien, il se trouve que-
-J’ai dit silence!” Répéta le garde en donnant un coup de botte dans la tête du monstre, qui fut envoyé contre le côté opposé du trou. “La prochaine fois que t’ouvre ta gueule j'te colle une balle entre les deux yeux, c’est clair?

Wlh… ( ͡° ͜ʖ ͡°)

-Qu’est-ce que c’est que ce vacarme?” Demanda l’humaine du bureau en se tordant le cou pour essayer d'apercevoir ce qu’il se passait. “Il y en a qui travaillent ici, et j’ai besoin de calme.

Bah oui, trier des monstres c’est fatigants bandes d’égoïstes èwé

-Désolé madame. Deux monstres qui ont du mal à rester à leur place.” Répondit le garde, apparemment sous l’autorité directe de la femme. Qui l’eut cru, une brute comme ça dirigée par une humaine qui ne semblait pas avoir donné un seul coup de sa vie, surprenant, ou peut-être pas tant que ça au vu de la nature des humains…
“Apporte les moi.” Dit-elle en renvoyant le monstre qui se trouvait un face d’elle d’un revers de main. Direction la porte de gauche, quelle clémence… “Voyons voir quelle place ils méritent.

Rip rip rip ( ͡° ͜ʖ ͡°)

-Hm… désolé mec…” Dit celui qui avait embarqué Fidget dans cette situation délicate alors qu’il ne cherchait certainement pas à se faire remarquer. Mais c’était trop tard semblait-il...

Miskine ( ͡° ͜ʖ ͡°) Mais comme c’est le héros il va pas crever mais la grande gueule va mourir pour « montrer l’exemple » ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Vous avez entendu la dame. Faites leur de la place!” Hurla le garde aux autres monstres qui se trouvaient dans la fosse. Tous se tapirent sur les côtés, frémissants, formant une haie d’honneur funeste dans ce minuscule espace.

Le contraste entre « haie d’honneur » et « funeste » et vachement bien.

“Laisse moi passer devant.” Dit le requin en le dépassant et en franchissant de quelques pas légers le vide qui les séparaient des marches. Il les gravit ensuite presque en sautillant, rayonnant d’insolence. Fidget, lui, marchait bien plus lentement, se demandant dans quel merdier il venait de se retrouver…

Ah ptn ils sont dans la merde ( ͡° ͜ʖ ͡°) ça va mal tourner ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Nom prénom?
-Vierall Louis.

Ah le bâtard ( ͡° ͜ʖ ͡°)

-Comment vous l’écrivez?
-Avec deux L à la fin, comme dans fille de pute.” Répondit le monstre aquatique tout sourire, ce qui lui valut un coup de crosse entre les omoplates, lui coupant le souffle. Mais cela ne suffit pas à lui faire ranger ses dents pointues alignées dans un sourire impeccablement moqueur.

Magnifique répartie, ça m’a bien fait sourire, même si le « un sourire impeccablement moqueur » était en trop selon moi, on comprend très bien le ton donné au discourt et on a déjà le « tout sourire »

“L’insolence ne vous mènera nulle part.
-Votre look de traînée non plus, pourtant je vous dit rien...” Dit-il, encaissant un autre coup, plus fort cette fois. L’énervement était visible sur le visage de l’humaine, qui tentait pourtant de se calmer. Elle ne devait pas être habituée à une telle opposition. En même temps, qui serait assez fou pour se comporter ainsi?…

Ptn j’ai explosé de rire xD bien trouvé xD sinon la question rhétorique est un peu de trop et inutile je trouve, elle renforce juste une sensation de « cliché » qui n’aurait surement pas été présente sans, surtout qu’on avait déjà compris avec les deux phrases précédentes.

“Vous commencer vraiment à me courir sur le système-
-On est deux…” Rétorqua Louis, mais l’humaine leva la paume de sa main vers le garde, lui indiquant de ne pas frapper.

Ptn xDD

“Mais passons à la suite, je sens que ça va être rapide.
-C’est sûr, avec des préliminaires aussi courtes…” Répondit-il, mais la femme l’ignora.
“Quel âge avez vous?
-27, comme le nombre d’équipes de rugby qui vous sont passées dessus.”
L’humaine ne réagissait pas aux piques du monstre, ce qui était bien dommage. Mais il était évident que cela l’énervait. Et, à vrai dire, Fidget commençait à apprécier le requin. Enfin quelqu’un avait le courage, ou la folie, de se dresser contre leurs tortionnaires, et le lion respectait cela.

Eeeet… C’est ce ressentit qui exprime ce que j’aime pas avec ce passage. A ce point, il y a deux possibilités : soit il réussit sa rébellion, soit on nous montre la cruauté/la toute-puissance des humains. Et le problème c’est que c’est déjà fait en fait. On a déjà une sensation d’oppression permanente, la dominance et le sadisme des humains à déjà été démontrée à plusieurs reprises, et tout ça c’est visible car justement personne ne s’était dressé contre eux apparemment. D’un point de vue purement scénaristique, je vois pas l’intérêt de cette scène. Elle est drôle, bien écrite, c’est agréable à lire, mais j’ai juste l’impression d’avoir été coupé de l’histoire. Le fait que ça soit sur 2 posts différents réduit cette impression, certes, mais selon moi, ce passage était inutile. Surtout avec la fin que tu lui donne, car au final on retourne juste à l’état initial : les humains sadiques dominent et l’atmosphère est oppressante. Certes, on pourrait rétorquer que ça peut être pour donner de l’espoir pour mieux l’arracher ensuite, mais non seulement ça a déjà été fait, mais en plus… ça ne marche pas très bien, on verra pourquoi après.

“Venons en au fait. Que faisiez vous avant d’être arrêté?

-Comment dire… Vous voyez madame…” Commença Louis, l’air pas vraiment sûr de lui en se grattant la branchie. “Je résistait.” Ajouta-t-il en arrachant une lame de verre cachée dans sa chair, déchirant son propre corps et envoyant son sang gicler sur le sol immaculé. Tout se déroula très vite : en une fraction de seconde ses menottes furent brisée sans que Fidget ne sache comment et son bras s’élança vers la jugulaire de l’humaine ; bien trop vite pour que les gardes aient le temps de réagir.
Assez surprenant, honnêtement je m’attendais pas à ce qu’il fasse ça, j’ai été surpris, c’est un bon point. L’écriture est soignée, même si j’aurais plus mis des virgules au lieu des points virgules pour donner un rythme plus rapide à la dernière phrase pour être en adéquation avec l’action. Donc ici, on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose…

Fidget savait ce qui allait se passer ensuite, mais il ne parvenait à décider de s’il s’agissait là d’une bonne chose ou pas. La femme allait se faire trancher la gorge, puis tomberait sur le sol en portant ses mains à son cou d’où ruissellerait le liquide rouge et chaud, une expression de surprise sur le visage, tentant tant bien que mal de stopper l'hémorragie, tentant d’empêcher l’inévitable. Puis la seconde d’après les gardes auraient fini de lever leurs armes et fusilleraient sur place le requin inconscient. Les balles déchireraient son corps alors qu’il serait prit de convulsions causées par le recul que les bouts de métal imposeraient à sa chair inanimée. Puis il tomberait sur le corps de l’humaine, recouvrant son cadavre encore chaud de sa poussière déjà froide. Enfin ce serait la panique. Les monstres dans la fosse se mettraient-ils à hurler, craignant pour leur vie. Ou sauteraient-ils sur les gardes distraits, tentant de s’emparer de leurs armes pour s’enfuir?

… mais on sait avant même de le lire qu’il ne se passera rien, et ce pour une raison très simple, la même que j’évoquais plus haut, c’est la description de ce passage. Elle est beaucoup trop longue pour que ce soit ce qui arrive réellement. Je pense que dès la fin de la seconde phrase on commence à se douter. Et bien sur, écriture toujours aussi soignée et agréable à lire, très détaillé, on aurait presque l’impression d’y être. Par contre, aucune idée de ce à quoi ressemble ladite femme ( ͡° ͜ʖ ͡°) m’enfin ça laisse la place à l’imagination on va dire hein ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Et alors que la scène se déroulait devant le yeux de Fidget, comme un film irréel qui se déroulait trop vite pour que son cerveau puisse en suivre le rythme, il se rendit compte que ce n’était absolument pas ce qu’il se passait en réalité.

Quelle surprise ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Il cligna des yeux plusieurs fois, se demandant s’il ne s’agissait pas là d’une hallucination. Mais non, c’était bien réel, rien de ce qu’il avait prédit ne se déroulait.

Wow ( ͡° ͜ʖ ͡°) choqué ( ͡° ͜ʖ ͡°)

À la place il voyait le requin immobilisé devant lui, le bras figé dans l’air comme si celui-ci s’était soudainement changé en pierre. Les gardes avaient bien dressé leurs armes, visant le monstre, mais aucun ne faisait feu. Ils se contentaient simplement d’attendre, le gardant simplement en joue.
Louis lui non plus ne comprenait pas ce qu’il se passait, et cela se voyait à son expression de surprise ahurie. Il regardait avec horreur son bras dont le contrôle ne lui appartenait plus, alors que l’humaine fut prise d’un rire tonitruant.

Je dois bien l’avouer, le retournement de situation est magistralement bien écrit, même si j’aurais bien vu une comparaison avec son état précèdent, genre « son sourire avait disparu pour laisser place… », mais c’est négligeable, ça m’a pas dérangé pendant la lecture.

“Hohoho, comme c’était marrant de te voir essayer. T’as été plus inventif que les autres je dois bien l’avouer. Tu sais combien de rats comme toi essayent de m’agresser chaque jour? Pourtant c’est pas comme si j’avais un poste important ou quoi, c’est juste que je suis la seule personne sans défense que vous voyez, et donc vous devez vous en prendre à moi... Ça montre bien à quel point vous êtes des dégénérés violents et dangereux, et que les endroits comme celui-ci sont indispensables !”

Ce monologue ne semble pas vraiment naturel, peut-être un manque de points d’exclamation ou de verbes décrivant la façon dont elle parle, mais je ne saurais pas mettre le doigt dessus précisemment.

La main de Louis tremblait, comme s’il essayait de résister contre une puissante force invisible.

LA FORCE !

Finalement, son index fut levé avec violence, arraché à l’arme improvisée et retourné. On pu entendre un craquement alors qu’un rictus de douleur apparaissait sur le visage du monstre.

Ça doit piquer un peu je pense.

“Alors tu vois, j’ai décidé d’investir dans une petite protection. Et tu sais c’est quoi le mieux dans tout ça, c’est une monstre, comme toi. Hohoho comme c’est amusant !” Dit l’humaine qui se remit à rire.

Déjà non tu mets pas le verbe dire c’est interdit ( ͡° ͜ʖ ͡°) met « déclara » au moins ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Et pareil que pour le dialogue précédent, essaye de mettre plus de vie dans tes dialogues, de les rendre plus authentiques.

Une petite porte s’ouvrit sur le côté du bureau, et une petite créature violette en forme de cristal en sorti.

Pourquoi elle est sortie ? Et essaie de donner plus de description.

“Je te présente… Bon elle a pas de nom mais on s’en fiche. L’important, c’est qu’elle a un pouvoir de télékinésie. Et qu’elle est sous mon contrôle. Donc je peux lui dire de casser. Tous. Tes. Doigts.” Et à chacun de ses mots la petite diode verte clignota, forçant la pauvre monstre à user de ses pouvoirs pour retourner et briser les doigts de Louis en rythme.

Rien à redire.

La lame de verre tomba au sol, volant en éclats. Le monstre souffrait, cela se voyait sur son visage, mais il refusait d’hurler et de donner cette satisfaction à l’humaine.

La non plus.

“C’est vraiment dommage qu’on doive en arriver là mais… Je vais devoir faire de toi un exemple…” Dit la femme en faisant signe aux gardes de s’emparer de Louis.

Toujours pas.

Pseudo supprimé
15 septembre 2017 à 19:59:29

La petite créature reparti se cacher dans le bureau tandis que les hommes enchaînaient le requin contre le mur de carrelage froid et blanc, mais qui ne le serait bientôt plus.
Pourquoi elle était sortie alors ? ( ͡° ͜ʖ ͡°) et je trouve cette phrase un peu lourde.

Ouvrant un autre tiroir, la tortionnaire révéla tout un attirail de torture : des couteaux, des pinces, et tout un tas d’ustensiles dont Fidget n’osait imaginer l’utilité.
“Regardez vous autres. Regardez ce que vous gagnerez à vous en prendre aux humains.” Rit-elle, alors qu’elle s’approchait doucement de Louis telle une prédatrice prenant plus grand plaisir à torturer sa proie qu’à la tuer.

Toujours pareil pour le dialogue.

Elle jouait avec son couteau, coupant l’air en mimant ses gestes futur, le tout d’une lenteur sensuelle qui tranchait avec la scène qui se déroulait.

Ecriture très élégante, j’aime.

Le requin tirait sur les chaînes de métal, tentant fiévreusement de se libérer, mais qu’était sa force contre des maillons d’acier de plusieurs centimètres d’épaisseur?

Phrase un peu lourde et maladroitement formulée à mon sens.

L’humaine s’amusa à faire crisser le couteau sur le mur, laissant une marque de griffure à quelques millimètres de l’oreille du poisson. Le bruit douloureux du métal grattant contre le mur était néanmoins couvert par celui des chaînes qui tintaient alors qu’il les agitait pour tenter en vain de s’évader.

Donc autant ne pas en parler ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Hahaha, qu’est-ce qu’ils sont marrants à essayer de s’échapper.” Se moqua l’humaine. “Passons au choses sérieuses, je ne voudrais pas que nos spectateurs s'ennuient…” Dit-elle en désignant la fosse d’un geste de la main, pointant le couteau vers les monstres terrifiés forcés à regarder ce spectacle macabre.

Stp fait quelque chose ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Puis elle abattit soudainement son bras vers Louis, plantant la lame aiguisée dans son biceps.

Ouch.

Le monstre eut un hoquet de douleur, et son visage se tordit.

Comme ses doigts tient.

Son bras se raidit une dernière fois avant de retomber lourdement, maintenu d’un côté par la chaîne et de l’autre par son épaule. “Il ne faudrait pas remuer le couteau dans la plaie n’est-ce pas?” Dit la femme en prenant un malin plaisir à faire bouger la lame, agrandissant d’autant la blessure que la douleur.

Oh ptn t’a pas le droit ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Je me demande…” Commença-t-elle en retournant vers le bureau, exhibant ce qui semblait être une sorte de ciseau, s’amusant à le faire claquer dans l’air. “Comment ça fonctionne ces trucs qui sortent de tes branchies?” Ajouta-t-elle en plaçant l’outil juste sous la protubérance.

Moi aussi. Bon rdv quand j’aurais des choses à dire.

Puis elle rapprocha les deux branches du ciseau, découpant lentement le bout de chair, taillant sans vergogne. Cette fois Louis ne put retenir son cri qui résonna dans la pièce, plaquant un sourire encore plus grand et malsain sur le visage de l’humaine. Il tenta de plier son bras pour se protéger, créant uniquement plus de tintements alors que son membre était rabattu avec force contre le mur par les chaînes. Elle prenait son pied, c’était évident.
Et Fidget ne parvenait à détourner les yeux malgré son horreur et son dégoût alors que les méthodes de torture s’enchaînaient les unes après les autres, durant un temps qui lui sembla infini. Tantôt c’était les pinces qui venaient broyer les articulations, produisant une série de craquements répugnants, tantôt c’était les lames qui venaient ouvrir la chair, exposant à l’air libre les muscles ou les entrailles palpitantes de Louis. Puis c’était au tour des plaques chauffée à blanc de rôtir l’intérieur du poisson, répandant une odeur écœurante de chair brûlée dans la pièce, ou encore le travail minutieux de la pince qui venait détacher une à une ses écailles. Le tout arrachant un concert de cris de souffrances au pauvre monstre à l’agonie. Il avait tenté la folie, et était puni par celle encore plus grandes des Hommes. La femme, elle, prenait un malin plaisir à sa besogne, se régalant des larmes de douleur qui coulaient malgré lui sur les joues du poisson, poussant le sadisme jusqu’à tailler des gouttières depuis les yeux de Louis jusqu’au bas de ses joues pour que les larmes sanglantes puissent s’écouler plus rapidement.
Et tout du long Fidget ne cessait de se demander avec horreur s’il serait le prochain, de renier et de haïr ce fou qui l’avait entraîné là dedans. À terme, il aurait finit par se faire une raison, par accepter sa situation, mais cela n’arriverait jamais. Il n’aurait jamais le temps de ruminer sur sa condition, à la place il mourrait agonisant attaché au mur de cette pièce, ses viscères répandues sur le sol devant lui. Et son corps entre la vie et la mort serait un monument dissuasif, jusqu’à ce que son âme lâche finalement prise et que son corps ne se décompose en un amas de poussière luisante.

Même en sautant tout ça j’ai pas grand-chose à dire, ton écriture est élégante, c’est très agréable à lire, c’est excellemment bien imagé tout en ne tombant pas dans le piège de la répétition, sauf lors de l’expression de la joie de l’humaine, qui est encore et encore rabâchée sans vraiment de raison valable. En gros c’est très très bien, tellement bien que j’ai rien à dire en fait, sauf quelque légers soucis de ponctuation mais rien de dramatique. Et c’est comme ça pour toute la scène en fait. J’ai vraiment rien à dire, je me contente juste de lire et de me laisser emporter. Rendez-vous donc à la fin de la scène.

“C’est bon? Tu as compris la leçon?” Demanda l’humaine, soufflant son haleine sur le visage mutilé du monstre.
“Je… ne prendrai aucune leçon… de la part d’un humain…” Articula tant bien que mal Louis, parvenant à tailler un dernier sourire insolent sur son visage défiguré. Puis il cracha aux pieds de sa tortionnaire, un crachat plein de sang et de sueur qui ruisselaient sur son corps ouvert et meurtri.
Le sourire s’effaça sur le visage de la femme, et fut remplacé par une expression de rage. Elle repris sa sadique besogne avec une vigueur dédoublée, inventant toujours de nouveaux moyens de faire crier le monstre, dont le monde n’était désormais plus que sang et souffrances. Elle alla même chercher du matériel supplémentaire dans une autre salle, usant de tout ce que les humains avaient inventé de pire. Désormais, aux côtés de l’acier et du feu se trouvaient l’électricité et l’acide, ainsi qu’une myriade de nouveaux ustensiles toujours plus terrifiants les uns que les autres qui finirent de mettre le corps de Louis en lambeaux. Désormais sa peau écailleuse était semblable à de vulgaires haillons couvrant les muscles et les os ; couverte de trous, déchirée, tâchée, fripée, arrachée.
Fidget n’avait aucune idée de comment le corps du requin pouvait encore tenir en un seul morceau, comment ne pouvait-il pas être mort? N’importe quel autre monstre aurait été réduit en poussière il y a longtemps, mais lui s’accrochait, comme un ultime affront aux humains.
“Tout ça m’a fatigué…” Dit l’humaine en s’étirant. “Laisse moi faire une petite pause, tu veux?” Ajouta-t-elle en sortant. Elle revint quelques minutes plus tard avec deux verres, l’un d’une boisson quelconque qu’elle porta à sa bouche, narguant Louis et les autres monstres affamés et assoiffés d’un long soupir satisfait. L’autre en revanche semblait plus spécial.
“Tiens, je t’ai apporté quelque chose.” Dit-elle en approchant le gobelet des lèvres inertes du poisson, et en le forçant à avaler le liquide qui s’y trouvait. Fidget ne se rendit pas tout de suite compte de ce qu’il contenait.
La peau du requin de reconstruisit en quelques secondes, le sang disparut comme par magie, et les os se ressoudèrent pour remettre les membres dans des positions correctes. Et c’est avec une horreur toute appropriée pour contempler l’étendue de la folie et du sadisme humain que le lion réalisa ce qui venait de se produire.
“Ça va mieux hein?” Demanda l’humaine. Louis ne répondit rien, trop surpris par ce qu’il lui arrivait. Il contemplait son corps réparé, agitant le bout de ses doigts comme s’il ne parvenait pas à croire ce qu’il voyait. Mais le répit fut de courte durée.
“Prêt pour le deuxième round alors?” Dit la femme, en se remettant au travail, reprenant sa torture depuis le départ, infligeant une nouvelle série de sévices au poisson. À nouveau les lames tranchèrent, les pinces arrachèrent, les nombreux acides rongèrent, les ustensiles divers déchirèrent, brûlèrent, électrocutèrent. Sans relâche elle reprenait son œuvre depuis le départ, suivant l'esquisse invisible de son chef d’œuvre précédent, telle une peintre qui aurait réutilisé une toile après l’avoir lavée de sa peinture. Elle accordait plus d’attention au détail cette fois, fignolant les cicatrices au lieu de s’attarder sur les grosses déchirure, prenant soin de verser l'acide goutte par goutte au bon endroit au lieu de le verser à grandes louches, le tout résultant dans une symphonie encore plus exquise que la précédente. Et personne ne parvenait à détacher les yeux de cette sculpture grandeur nature, ce corps offert à la science et à l’art, viviséqué avec beauté. Finalement au bout d’un moment l’humaine recula pour avoir une vue d’ensemble de son travail, laissant échapper un soupir de satisfaction. Elle contemplait le résultat de son génie, corrigeant ci et là quelques dernières imperfections.
“Parfait…” Murmura-t-elle enfin, satisfaite des horreurs qu’elle venait d’infliger. Elle regarda finalement sa montre, poussant un autre soupir, exaspéré cette fois.
“T’as de la chance, j’ai du travail, et j’ai déjà passé bien trop de temps sur toi. Mais c’était mérité…” Dit-elle sur un ton léger, retournant à son bureau. Louis lui était toujours attaché au mur, à la limite de l’inconscience. Il était misérable écarté et déchiqueté ainsi, mais Fidget n’y pouvait rien.
“Oh et puis nan en fait, il me gâche la déco. T’as vraiment de la chance finalement.” Conclu-t-elle en s’emparant d’un autre couteau, avant de marcher jusqu’à Louis et de le lui enfoncer fermement en plein cœur, froidement et simplement, sans aucune autre forme de ménagement. Enfin, des fractures blanches se mirent à courir le long de son corps, et en quelques secondes son corps se désintégra en poussière, recouvrant le sol de la pièce. C’était finalement une délivrance, un cadeau qui venait de lui être fait. Il était libre de la douleur et de cet enfer, même s’il aurait mieux valu s’en sortir par une autre porte. Son âme s’éleva de ses cendres sans vie, éclairant la pièce d’une lumière jaune durant une fraction de seconde avant de se briser, venant ajouter ses restes d’un jaune fade à la petite pile blanche.
Fidget eut une prière silencieuse en la mémoire du poisson. Il serait sûrement vite oublié, comme tous les autres, même s’ils méritaient tous à juste titre d’être remémorés. Mais alors qu’il avait perdu le fil du temps et de ses pensées devant ce spectacle horrifique, il se souvint soudain qu’il était le prochain dont le verdict serait rendu par ce juge sadique.

On est donc à la fin de cette petite séance sympathique de torture, et franchement j’ai absolument rien à dire, c’était grandiose du début à la fin, magistral même. J’ai vraiment rien à redire, passons à la suite.

“Avance, n’aie pas peur.” L’invita-t-elle, son calme et son apparente gentillesse toute retrouvée. Le lion se demanda comment quelqu’un pouvait être aussi tranquille après une telle séance de torture, tout en priant pour ne pas subir la même chose.

C’est le héros il va pas mourir de sitôt ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Est-ce que tu le connaissais?” Demanda-t-elle en premier.
“Non, c’est lui qui m’a parlé, je savais même pas qui c’était.
-Bien… C’est mieux pour toi. Sinon j’imagine que tu sais ce que nous aurions dû faire.” Dit elle, presque… déçue, lasse? Son ton et son expression étaient ambigus, comme si elle était à la fois prise d’un désir de continuer sa torture mais également d’y mettre un terme et de passer à autre chose. Pourtant elle avait vraiment eu l’air d’apprécier…

Phrase assez lourde, ajouter une virgule aurait peut-être été bienvenue.

“Vas-tu essayer de me tuer?
-Non, je veux pas de problèmes moi.

Victime ( ͡° ͜ʖ ͡°)

-Bien, c’est très bien. Quel est ton nom?
-Fidget.
-Fidget comment?
-Juste Fidget. Je ne connais pas le nom de mes parents, ils sont morts jeunes et-
-C’est très embêtant tout cela…” Coupa-t-elle, ce qui fit tiquer le lion. Il s’attendait à ce qu’elle dise “c’est triste”, mais apparemment il n’existait pas de tels sentiments chez les humains.

J’avoue, elle vient de torturer un monstre, 2 fois, mais elle doit surement trouver qu’un monstre orphelin c’est triste ( ͡° ͜ʖ ͡°) ça m’a fait tiquer ça, même à la 1ere lecture

“Disons que tu t’appelleras… Dupont! C’est très bien comme nom ça Fidget Dupont.” Ajouta la femme, toute contente de sa trouvaille.

Non ça pue la merde ptn ( ͡° ͜ʖ ͡°)

“Bref, quel âge as-tu?
-20 ans.
-Et que faisais-tu avant d’être arrêté?
-J’errais dans les rues… J’étais sdf.
-Je vois…” Dit elle. “Polluait, les, rues…” murmura-t-elle, lisant à voix haute sans le vouloir, ou peut-être en le voulant? ce qu’elle écrivait.

Ah la chienne ( ͡° ͜ʖ ͡°) et le point d’interrogation est très très maladroit.

“Est-ce que tu as fait quelque chose d’illégal avant d’être interpellé?
-Non.” Dit-il simplement, se retenant de répondre d’un sarcastique “exister?”.
“Est-ce que tu as été aidé par des humains?” Demanda-t-elle. Fidget eut une pensée pour les rares personnes qui l’avaient aidé, par simple bonté ou pour tirer quelque chose de lui, pour Johanna récemment mais également pour le couple de vieux qui avaient failli le piéger si ce n’avait été pour Betty.
“Non. Personne n’as jamais rien fait pour m’aider…
-Et c’est pas plus mal…” Murmura l’humaine, presque inaudible, totalement aveugle au mensonge du monstre.

Tellement sympathique ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
15 septembre 2017 à 22:06:03

“Bien, dernière question, mais pas des moindres. J’ai envie d’aller vite alors on va sauter tous les trucs inutiles. Quelle est ta magie?
-Et bien je… hum… Je peux faire de la lumière.

Fidget ferait un très mauvais vendeur ( ͡° ͜ʖ ͡°)

-De la lumière?” Demanda l’humaine d’un ton moqueur, pas vraiment convaincue. Fidget fut pris d’un sursaut d’adrénaline ; si elle le considérait inutile, c’était la porte de droite. Un frisson parcourut son dos alors qu’il essayait désespérément de trouver quelque chose de plus impressionnant. Mais rien ne lui venait, et la panique n’aidait pas.
“Ta fourrure là, c’est normal qu’elle soit comme ça?” Dit-elle en agitant la main vers la crinière du lion, qui répondit du tac au tac.
“Non je l’ai hum… coupée pour pas me faire remarquer.
-Et ça rend bien quand c’est grand?
-Hum, o-oui. Enfin hum, c’est… c’est joli quoi…
-Super.” Fit l’humaine. “Ta magie c’est pas vraiment ça mais bon tu pourras peut-être faire serveur ou un truc du genre. À gauche. Au suivant !” Ajouta-t-elle, soulageant Fidget de l’inquiétude qui avait prit possession de lui. Il s’empressa d’emprunter le chemin, bien trop heureux d’être encore en vie et en un seul morceau.

Bon bon bon… Que dire… Tout ce passage (ici je vais parler du moment à partir du moment ou Louis prend la parole) était magistral dans la forme. L’écriture quasiment parfaite, bien ponctuée, les descriptions sont sublimes. Mais j’ai trouvé ça trop long. On savait déjà comment ça allait finir. Et pourtant, je tiens à souligner que tu m’a quand même fait douter, alors que je savais comment ça allait finir, je le savais mais je doutais quand même, limite j’avais la petite boule au ventre. La scène de torture, j’avais l’impression d’y être, je pouvais me représenter les images, quasiment comme si je lisais une bd en fait. Donc en fait même si c’était un peu long, la forme était tellement bien que ça passait quand même, et ça c’est un tour de force.

Mais sa joie fut de courte durée.

That’s what she… wait non.

Après un petit couloir semblable au précédent à l’exception qu’il agissait comme un entonnoir, réunissant d’autres chemins en un seul, il débarqua dans une nouvelle salle, totalement vide à l’exception de drains sur le sol. D’autres monstres attendaient dans la pièce, pas sûrs de quoi faire.

Donc la salle est pas vide :noel:

Fidget se rapprocha donc d’eux, attendant bizarrement avec les autres qu’on leur donne des instructions, trop apeurés pour prendre une quelconque initiative. Il regardait partout autour de lui, cherchant un détail qui l’aiderait à comprendre le but de l’endroit. Sur un des murs il remarqua un tuyaux d'arrosage qu’il n’avait pas vu précédemment, soudain l’utilité de la pièce lui sauta aux yeux : c’était une douche.

Et avec ce passage, je me rend compte que l’une des raisons qui fait que l’immersion est si impressionnante, c’est que c’est réaliste en fait. On dirait presque que tu l’as vécu personnellement.

Deux gardes entrèrent, l’un se chargea de fermer les portes tandis que l’autre s’emparait du tuyaux. “Enlevez vos vêtements.” Leur ordonna-t-on.

Nice une partouze.

Fidget ne s’attendait pas à ça, mais après tout ils n’allaient pas prendre une douche habillés… C’était tout de fois extrêmement gênant, et humiliant...

Les points de suspension sont étrangement placés

Apparemment, il n’était pas le seul à hésiter. “Tout de suite, ou vous sortez par les trous dans l’sol, et pas entiers.” Dit le garde qui venait de leur donner l’ordre.

Encore un dit ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Certains commençaient déjà à se dévêtir malgré la gêne des menottes, gardant uniquement leurs sous-vêtements. Le lion suivit l’exemple, se sentant soudain beaucoup plus vulnérable, caché uniquement par sa maigre fourrure.
“Non vous avez pas compris. C’est dingue ce qu’ils sont lents.” Dit l’autre à son collègue. “Enlevez TOUS vos vêtements!” Ordonna-t-il. Il y eut quelques paroles d’opposition, rapidement matées par un tête à tête avec les canons des deux fusils.

Toujours pareil, écriture élégante, tout en étant réaliste.

C’est donc un à un qu’ils posèrent leur dernier vêtement, révélant leurs intimités à toutes les personnes présentes, et surtout aux gardes qui ne montraient pas le moindre signe de bienséance. “Posez ça dans un coin et retournez contre le mur.” Leur dit le premier. Ils s’exécutèrent donc, tentant malgré tout de conserver un semblant de dignité. Mais ils n’avaient désormais plus rien pour se couvrir, seules leurs maigres mains.
Ils étaient donc tous alignés dos au mur, les mains devant leurs entrejambes. Fidget se sentait terriblement mal, comprenant en partie ce que son amie aviaire devait ressentir quotidiennement. Il se sentait vulnérable, il se sentait humilié, il se sentait tendu.

Pareil, écriture simple qui aoute au réalisme.

Il avait froid aussi. Les gardes les laissaient comme ça, se contentant de les regarder, de les juger, de les faire se sentir encore plus mal.

Un peu maladroit.

“Levez les bras” Dit l’un deux, un sourire un coin pervers perlant sur le visage. C’est avec réticence, et sous la menace, que tous levèrent lentement les mains, venant les coller bien au dessus de leurs têtes. Ils essayaient de garder un minimum d’honneur, de garder la tête haute malgré tout, de se montrer fiers face à ce qu’on leur infligeait. Mais la vérité était qu’ils se sentaient tous plus agressés et souillés les uns que les autres.

Et c’est pas fini ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Enfin, celui qui tenait le tuyaux ouvrit le robinet et un puissant jet d’eau glacée en sorti. Ils s’amusait à torturer les monstres impuissants, leur donnant encore plus froid qu’ils n’avaient déjà, leur envoyant le jet dans les endroits sensibles, riant de leurs réflexes qui les poussaient à se dandiner pour éviter de trop souffrir.

La aussi, dernière phrase un peu maladroite.

De plus, ils s’échangeaient des remarques désobligeantes, riant à haute voix des corps des pauvres prisonniers malmenés.
Finalement arriva le tour de Fidget. Le garde s’amusa tout d’abord à le mouiller en entier, pour que l’eau froide et l’évaporation le privent du maximum de chaleur. Puis il s’attarda particulièrement avec le jet sur son entrejambe, lui infligeant à la fois douleur et humiliation. Il aurait put venir et jouer avec le membre du lion de ses mains que la sensation d’être touché et souillé aurait été la même.

Très bonne description.

Les deux prenaient un amusement, presque un plaisir, pervers.

Un peu maladroit, + j’suis pas sur que ça se dise « prendre un amusement »

Mais Fidget restait impassible, ne montrant pas le moindre signe de l’abîme qui s’ouvrait en lui. On lui avait dit que les camps étaient terribles, mais il ne pensait pas les humains si créatifs en terme de torture, à la fois physique et psychologique. Ils profitèrent encore quelques minutes de son impuissance pour lui infliger leurs sévices, avant de passer au monstre suivant, le laissant dégoulinant, gelé et honteux.

Quelques minutes ? Ca fait beaucoup par monstre quand même.

Une fois arrivés aux dernier monstre, ils leur ordonnèrent de se retourner, et le manège infernal reprit avec la même perversion. Cette fois la poigne glacée du jet d’eau était imprévisible, et l’endroit où elle allait frapper l’était tout autant. La surprise de recevoir le liquide dans le bas du dos fit s’arquer Fidget contre le mur par réflexe, créant d’autres rires chez leurs tortionnaires. Pour continuer dans leur jeux malsains ils pointèrent évidemment le jet vers l’anus du lion, le blessant et l’humiliant encore plus. Mais la torture se finit enfin après un court moment, passant à une autre pauvre victime.
Puis, lorsqu’ils furent tous mouillés les gardes leurs passèrent à chacun une savonnette. Et ils les regardèrent avec le même attrait vicieux se savonner et nettoyer les moindres parties de leurs corps, en silence cette fois. Fidget ne voulait pas savoir ce à quoi ils pensaient. Une fois ceci fait la torture du jet repris, plus rapidement cette fois. Ils semblaient avoir tiré ce qu’ils voulaient d’eux. Et une fois leur intérêt perdu en ces monstres usés tout se faisait bien plus rapidement.
Enfin l’un d’eux alla ouvrir la porte qui menait vers la suite du complexe. “Allez par là, et plus vite que ça!” Leur aboya-t-il. Lorsqu’un des prisonnier demanda s’ils pouvaient récupérer leurs vêtements, les deux se mirent à rire à gorge déployée, avant de lui dire qu’ils en auraient plus tard tout en profitant de la situation pour contempler ses fesses sans aucune décence.
Toutefois, avant que tous soient sortis, ils empoignèrent l’une des pauvres victimes à l’épaule. Il s’agissait d’un jeune lapin tout maigre, à peine majeur, qui s’était caché dans un coin en espérant échapper à leurs jeux sadiques. Le monstre était tout tremblotant, et il semblait minuscules à côté des deux humains musclés. “Sauf toi, tu reste avec nous.” Dit l’un.
“On a quelque chose à faire.” Dit l’autre, le même sourire pervers sur le visage, seulement plus grand. Le monstre ne pouvait rien faire sinon réaliser avec horreur ce à quoi il venait d’être condamné. Des larmes perlaient déjà aux coins de ses yeux, alors que les deux humains forcèrent tout le monde dehors avant de claquer la porte, enfermant leur pauvre victime nue avec eux. Fidget sentait des hauts le cœur lui venir, et il ne souhaitait pas rester dans le coin pour entendre à nouveau les ravages que le vice des Hommes provoquait. Il avait déjà assisté au viol de Betty, il ne voulait pas reproduire l’expérience traumatisante. Alors il prit la fuite, pressant le pas pour s’éloigner le plus vite possible des gardes, de la douche, et des horreurs qui s’y passaient.

Petit tir groupé, non pas parce que j’ai la flemme, mais, parce qu’encore une fois, j’ai pas vraiment grand-chose à dire. Il n’y a pas vraiment d’action, ils prennent une douche quoi. Certes, une douche assez spéciale mais ça reste une douche, y’a pas milles choses à dire dessus :hap: Bon bien sur l’écriture est toujours aussi soignée, les dialogues assez maladroits. Mais les scènes comme celle-ci sont difficiles à critiquer, y’a pas grand-chose à dire, tout dépend de la capacité de l’auteur à décrire convenablement une scène/une action. Dans ton cas c’est réussi, avec, encore une fois, un réalisme à toute épreuve, dans le sens où on croirait presque le vivre, grâce aux description de ce que ressent Fidget et plusieurs autres facteurs mentionnés plus haut, et je me répète ptn ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Il parcourut un couloir supplémentaire avec les autres, avant d’arriver dans une nouvelle salle.

J’aime bien l’aspect organisé du chapitre qui et en même temps l’aspect organisé du complexe.

Fidget commençait à se demander s’ils reverraient un jour la lumière du soleil, surpris par le gigantisme du complexe. Il avait l’impression d’être un rat dans un labyrinthe, un produit dans une usine, enchaînant les pièces les unes à la suite des autres dans un processus industriel qui servait uniquement à avoir une cadence toujours plus soutenue.

Ah bah tient :hap: ça me permet de parler de quelque chose que j’avais aussi souligné dans une critique précédente, le fait qu’on puisse s’identifier à Fidget, parce qu’on est dans la même situation, dans une moindre mesure ofc, que lui, dans le sens où lorsqu’il se demande ce qu’il va lui arriver, bah nous aussi, et dans le sens aussi où tu arrive parfaitement à retranscrire l’atmosphère, ce qui ajoute au réalisme +1 franchement bravo hein.

Là d’autres soldats attendaient, montant la garde à côté d’un chariot, et au centre de la salle se trouvait une simple chaise, éclairée directement depuis au dessus par la seule ampoule de la pièce.

« Depuis au dessus », un peu bancal, peut mieux faire ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Le lion ne pouvait distinguer ce que le chariot transportait car un couvercle de métal était posé par dessus. Le petit groupe attendait à l’entrée de la salle, n’osant avancer ni demander des instructions. Finalement, l’un des garde s’approcha d’eux pour leur parler.

Rien à redire.

“Bien, on en a presque finit avec vous. Bientôt, vous pourrez réintégrer la société humaine, et servir la tâche qui vous aura été attribuée comme vous auriez dû le faire depuis votre apparition sur cette terre.”

Albatar ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Pseudo supprimé
15 septembre 2017 à 22:06:50

Commença-t-il. Fidget était soulagé de savoir que son périple dans les entrailles des enfers, son voyage sur le Styx, touchait à sa fin. Mais il compris avec tristesse et abattement quelle était cette dernière étape.

Tristesse et abattement me semblent être un peu faible ( ͡° ͜ʖ ͡°) je ressentirait un peu plus si je me faisait priver pour le restant de mes jours de ma liberté

“Je vais avoir besoin que vous m'écoutiez attentivement.” Dit-il. “Le processus n’est pas très complexe, mais si vous ne suivez pas les ordres qu’on vous donne, le résultat pourrait-être… dérangeant.”
“Vous allez venir tour à tour vous asseoir sur cette chaise.” Continua l’Homme en désignant l’assise, puis il se rapprocha du caisson avant d’en enlever le couvercle. Comme Fidget le craignait, il en sortit un collier dont la boucle de métal magique brilla dans la pénombre. Tenant le tout par la lanière de cuir, il revint vers les monstres mal à l’aise. Ils essayaient de se presser loin de l’objet, comme des démons s’éloigneraient d’un crucifix.

Phrases simples mais élégantes et efficaces.

“Ceci est un collier. J’imagine que vous connaissez déjà tous son utilité. Lorsque vous serez assis nous vous les mettrons, suite à quoi ils se lieront à votre âme. Ainsi, ils auront un contrôle total sur vos actions, vos mots, et votre survie. Vous devrez obéir aux ordres de votre futur maître ou aux injonctions des forces de l’ordre le cas échéant.” Dit-il sur un ton monotone qui donnait froid dans le dos, à la fois à cause de ce qu’il disait, mais également car on sentait qu’il répétait ce discours à longueur de journée, témoignant des milliers de monstres qui finissaient ici chaque jour.

Il aurait du rester avec les vieux wlh :noel:

“Une fois qu’ils seront posés, vous ne devrez jamais les enlever sous peine de mort immédiate. De plus, s’il vous venait à l’idée d’échapper à votre maître sachez que nous disposons de moyens de mettre fin à votre vie à distance, généralement vingt-quatre heures après votre disparition.”
“Nous allons désormais procéder à l’installation. Veuillez vous mettre en file, et ne vous battez pas pour passer en dernier, vous passerez tous de toute façon.” Conclut-il.

A ce moment, j’avoue que j’ai commencé à stréssé ( ͡° ͜ʖ ͡°) j’me suis demandé s’il allait s’en sortir ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Les monstres obtempérèrent, déjà soumis alors que les quelques instants de liberté qu’il leur restait s’écoulaient comme les derniers grains d’un sablier. Fidget tâchait d’en profiter, bien qu’il n’y avait pas grand chose à apprécier, le vent frais sur sa peau remplacé par une boule de plus en plus grosse dans son ventre. Ce fut au tour du premier, qui alla s’installer sur la chaise. Le lion ne prêtait pas attention à ce qu’il se passait, sa vue était trouble et ses oreilles bourdonnaient. La file avançait à un rythme régulier, et ses pas s'enchaînaient automatiquement alors que son esprit se vidait. Il ne pensait plus, ne craignait plus, ne vivait plus. Il avait échoué. Tous les choix qu’il avait fait, toute son histoire, toutes ses péripéties l’avaient mené jusqu’ici. Jusqu’à la fin. Aujourd’hui, Fidget mourrait, et c’était un monstre anonyme de plus qui s’élevait à sa place. Sans individualité, sans volonté, sans pensées propres. Aujourd’hui tout ce qui faisait de lui lui-même s’envolait pour laisser place à une marionnette, une poupée de chiffon.

C’est vraiment bien écrit ( ͡° ͜ʖ ͡°) j’me demandait vraiment s’il allait s’en sortir, car en même temps à part avec un vieux deus ex machina je vois pas comment il pourrait, mais c’est le héros, il peut pas se faire avoir ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Enfin, ce fut à son tour. Il avança et s’assit sagement, attendant la sentence. Mais pour des êtres inférieure comme eux nul discours solennel n’était prononcé, juste des mots répété un million de fois, vidés de sens comme ils vidaient les monstres.

Certains se font remplir

“Montre moi ton âme.”
Et il obtempéra. Le cœur d’un rouge terne, grisé, sorti de sa poitrine. C’était la dernière fois qu’il la voyait, qu’il se voyait, libre ainsi.

Ptn ( ͡° ͜ʖ ͡°)

L’Homme approcha le cadran métallique de l’âme, qui se mit à vibrer comme pour tenter d’échapper à l’emprise qui se refermait sur elle. De l’extérieur rien n’était visible, mais Fidget avait l’impression qu’une main froide comme la mort se refermait sur lui, agrippant à la fois son corps, son âme, et son esprit. Y attachant maints fils qui serviraient plus tard à le contrôler, à outrepasser sa volonté.
Finalement, la diode du collier clignota alors que l’âme perdait encore de sa couleur, blanchissant. L’écran affichait désormais un petit cœur rougeâtre qui flottait sur un fond noir parsemé de carrés verts. La petite fausse âme s’agitait lentement de haut en bas. Sur l’écran était également indiqués d’autres informations : sous l’âme se trouvait son nom, et à droite de celui-ci se trouvaient ses points de vie. 102/150. Plutôt moyen.

Omg il l’a fait ( ͡° ͜ʖ ͡°) Fidget est un esclave maintenant ( ͡° ͜ʖ ͡°) j’ai été chamboulé quand j’ai lu ce passage pour la première fois, et même alors que je rédige cette critique et que je relis pour la énième fois ce passage ( ͡° ͜ʖ ͡°) il est vraiment magistral ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Fidget n’avait plus la force de bouger alors que son âme réintégrait son corps et que le garde lui passait le collier autour du cou. Il sentit l’emprise froide de l’objet de refermer sur sa gorge comme pour tenter de l’étrangler. Heureusement le cuir semblait également enchanté si bien qu’il s’adapta à la taille de son cou. Suffisamment serré pour ne pas tomber, mais pas assez lâche pour qu’on puisse en oublier la présence. Malgré cela le contact était gênant, dérangeant, répugnant, agressif, humiliant, possessif.

Prolongement de la scène, qui rajoute de l’horreur, qui enfonce encore plus, qui scelle le destin si innatendu du personnage principal

Quelques minutes passèrent où le lion repris conscience et contenance. C’était une expérience étrange et bien qu’il ne se sentait pas vraiment différent d’auparavant, il ne se sentait pas tout à fait pareil pour autant, comme s’il n’avait plus le contrôle total sur son corps.

Je me demande bien pourquoi…

“Tu peux y aller.” Dit le soldat. Et Fidget s'exécuta. La porte qu’il emprunta donnait sur un sas où se trouvaient quelques piles de vêtements d’un marron délavé sur une table. Le lion baissa la tête pour regarder son corps nu, il avait presque oublié ce détail tant il était insignifiant à côté de ce qu’il venait d’arriver.

Ptn moi aussi j’avais zappé ( ͡° ͜ʖ ͡°)et la ponctuation est bancale, essaye de séparer la dernière phrase en deux.

Il enfila des sous-vêtements, un pantalon et un haut à sa taille en repensant à la douche et à la pauvre victime qui avait dû subir encore plus de sévices. Mais c’était les camps, et Fidget ne pouvait de toute façon rien pour lui, encore moins maintenant qu’il n’était plus qu’un pantin. Ici, plus personne ne pouvait les aider.

Nice, on nous rappelle bien qu’en plus d’être totalement seuls, ils sont impuissants. On voit d’ailleurs bien ça tout au long du chapitre, le protagoniste n’agit pas du tout, il subit. C’est vraiment très très bien pensé une fois qu’on s’en rend compte. Et c’est aussi la raison pour laquelle certains passages étaient impossibles à critiquer.

Il y avait également une sorte de boite avec deux trous pour y passer les mains, ainsi qu’un trou horizontal pour que la chaîne des menottes puisse passer. Il était écrit dessus d’y rentrer les mains avant de sortir, ce que le lion fit. Il y eut un déclic métallique et il sentit avec soulagement le métal se défaire.

Encore une fois, il n’agit pas, il subit juste, il est écrit de faire ça donc il le fait.

La paire de menottes tomba dans un conteneur, et il put sortir ses mains libres de toute entrave en frottants ses poignets écorchés, cherchant à soulager l’intense douleur.
Puis il sorti enfin dans le froid mordant, regardant le ciel qui semblait encore plus terne qu’avant. Les faibles rayons du soleil venaient se refléter dans ses yeux humides, faisant briller les larmes qui s'accumulaient aux coins de ceux-ci. Le lion marcha, erra, dans la grande cour pleine d’autres victimes qui comme lui découvraient la portée réelle des colliers, s’inspectant à la fois physiquement et mentalement pour tenter de repérer les séquelles. Il trouva un coin à peu près tranquille pour s’asseoir. Pour se laisser abattre et enfin pleurer, laisser sortir tout ce qu’il gardait en lui, laisser s’échapper le peu de lui qu’il restait en lui…

On a vraiment l’impression qu’il est tout seul, alors que tu dis pourtant qu’il y a d’autres monstres. C’est surement dû aux verbes « errer » et aux différents adjectifs qui donnent l’impression d’un monde vide là où lui est vivant de par sa douleur.

Il repensa rapidement à la vie de fuite et d’errance qu’il avait mené jusqu’à ce point, aux rencontres qu’il avait faites, aux personnes qui l’avaient marquées. Il repensa aussi aux événements récents, sa capture, son transport, son arrivée ici. Il eut une petite pensée pour la famille slime qu’il avait aidé, priant pour que le petit bonhomme n’ait pas fini dans la déchetterie.

Le slime :snif2:

Il regarda la fumée âcre s’élever des grandes cheminées, ne sachant si les cendres qui s’y trouvaient étaient uniquement le produit d’un feu.

C’est fort peu probable quand même.

Et, les yeux perdus dans la toundra par delà le grillage, nouvelle barrière qui les gardait tous enfermés ici, il pensa aussi à son futur. Il n’avait pas l’esprit à espérer, alors il se contentait d'imaginer tout ce qui pourrait mal tourner, tous les sévices à venir qu’il souffrirait à coup sûr.

J’avoue que là il est bien dans la merde ( ͡° ͜ʖ ͡°) j’espère juste que toutes les prochaines fois qu’on le verra ça ne sera pas lui en train de servir un maitre fdp qui va lui faire du mal oh la la c’est triste ( ͡° ͜ʖ ͡°) ce que je veux dire c’est que ce chapitre est entièrement consacré à ce qu’il est devenu, juste un objet esclave des humains, et si ce n’était pas toi l’écrivain j’aurais peur que ça ne devienne redondant, mais j’ai confiance :noel:

Et il soupira, un soupir de tristesse, un soupir de désespoir, un soupir à fendre l’âme qui ne lui appartenait plus…
Et il pleura, des pleurs de détresse, des pleurs d’abattement, des pleurs secouant le corps qui ne lui appartenait plus…
Et il broya du noir, au point de s’enfoncer dans les abîmes de sa pensée, au point de sombrer, au point de torturer l’esprit qui était la dernière chose lui appartenant encore, mais pour combien de temps?...

Et excellent final, très poétique, j’aime beaucoup.

Que retenir de ce chapitre donc ? Déjà, ce qui saute aux yeux, c’est que la forme est absolument grandiose. La formulation des phrases, les figures de style, l’élégance de l’écriture, c’est juste très très beau. Les dialogues en revanche sont beaucoup plus maladroits de par leur manque de vie, avec l’emploi à outrance du verbe « dire » qui ne transmet aucune émotion, et du manque d’adjectifs. Quant au fond, on a des descriptions tellement bien faite qu’on s’y croirait, des personnages construits et cohérents, des scènes intéressantes et utiles (même si celle avec Louis était questionnable). En gros, que du bon, qui était déjà visible dès ton premier chapitre. Quelques efforts sur les dialogues et tu pourrais peut-être atteindre le 20 sans slime ( ͡° ͜ʖ ͡°)
16/20 pour ce chapitre, 17/20 pour la longueur ( ͡° ͜ʖ ͡°)

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
15 septembre 2017 à 23:38:48

PUTAIN FDP J'AI CRU A UN NOUVEAU CHAPITRE! http://image.noelshack.com/fichiers/2016/50/1482069328-juifvener.gif

SheogorathCDC
SheogorathCDC
MP
15 septembre 2017 à 23:39:14

Tu croyais que c'était un nouveau chapitre, mais c'était moi, DIO! http://image.noelshack.com/fichiers/2017/29/2/1500406730-dio.gif

erosdog
erosdog
MP
17 septembre 2017 à 19:41:04

Merci pour cette critique très développée Xei ( ͡° ͜ʖ ͡°) Ça me fait plaisir tu devrais faire ça plus souvent.
Mais c'est trop long de répondre à tout, donc j'ai sélectionné ce que je trouvais le plus intéressant et je l'ai mit ici (normalement tu as, et toi seul, le droit de commenter directement certaines parties du texte) :

https://docs.google.com/document/d/1YT86iyKbaOXHxXnzKPt4Vn0jgz2K_7RGZ_MIcjWYYjw/edit?usp=sharing

BeeAndJazz
BeeAndJazz
MP
17 septembre 2017 à 20:09:57

espece de feignante fai la suit

erosdog
erosdog
MP
25 septembre 2017 à 21:15:38

Hey ! Un nouveau chapitre, yay =D
Encore un peu d'attente, mais il est d'une taille normale cette fois.
(Est-ce que je devrais arrêter de faire à chaque fois des commentaires sur le temps que ça prend à écrire? Probablement ( ͡° ͜ʖ ͡°))
Bref, profitez bien, et comme d'habitude n'oubliez pas de lâcher un com' laisse poce ble ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Chapitre 9 :

Victor ouvrit doucement les yeux, comme pour échapper avec prudence au monde protecteur du sommeil. Le réflexe était bien ancré, et son ancienneté n’avait d’égal que la difficulté à s’en débarrasser. Mais, comme chaque matin depuis quelques temps maintenant, cela lui permettait de goûter pleinement à la joie de la quiétude. Depuis que Vaillance les avait rejoint, ses peurs s’étaient mystérieusement envolées, chassées par la présence du monstre comme les rayons du soleil chassaient les ombres. Il balança ses jambes par dessus le bord du lit de son plein gré cette fois, et non plus par obligation comme durant de nombreuses années. Enfin, à la place de la moue renfrognée que son visage arborait habituellement de bon matin trônait un sourire heureux, satisfait. Un sourire d’insouciance.
Cette fois, Victor n’eut pas besoin que la claque froide de l’air qui soufflait sur le balcon l’aider à se réveiller, et c’était si plaisant. Il ouvrit son armoire et s’empara de quelques vêtements, soigneusement choisis pour s’accorder correctement. Le jeune homme se regarda rapidement dans le miroir, et fut surpris d’y trouver un garçon droit, bien habillé et à la mine chaleureuse à la place du cadavre vivant qui s’y dressait habituellement. Il avait encore du mal à enregistrer ce changement qui s’était opéré en lui, mais en revanche, la cause lui apparaissait désormais d’une clarté lunaire.
Toutefois, plus encore que de passer une nouvelle journée avec Vaillance, ce qui le rendait réellement fou de joie aujourd’hui était l’absence de son père. Oscar était en déplacement professionnel pour quelques jours, et Victor avait donc la maison pour lui tout seul ; débarrassé de la crainte permanente d’être percé à jour. Et un milliard d’idées fusaient dans son esprit pour mettre ce temps à profit, et absolument toutes incluaient Vaillance. Il ne se voilait plus la face désormais- à quoi cela servirait-il? Il était fou amoureux du monstre. Il ne se passait pas une minute sans que Victor ne pense à lui, pas un instant sans qu’il ne désire sa présence à ses côtés. La passion coulait dans ses veines, brûlante. Il n’avait jamais ressenti cela pour personne, et à vrai dire il avait toujours cru que les histoires de folie amoureuse et de coup de foudre étaient juste dignes de la fiction. Désormais il découvrait qu’il se trompait. Il n’avait jamais vraiment compris ce qu’était véritablement l’amour ; comment aurait-il pu? Désormais, il comprenait, il comprenait totalement. Il le vivait à chaque seconde qui s’écoulait. Fort, intense, enivrant. Et quand l’objet de cette passion était dans les parages, il ne parvenait à en détourner son attention qu’au prix d’un immense effort. Effort qu’il ne désirait même pas faire la plupart du temps, pourquoi se priver de cette si douce sensation qu’était l’amour?
Victor leva la tête vers l’horloge au mur. À cette heure, Vaillance devait déjà être levé depuis longtemps. Il ne voulait pas attendre ni le faire attendre une minute de plus, alors il se dirigea vers le salon. Ils passaient déjà bien trop de temps séparés à son goût.

Vaillance, lui, s’était levé quelques heures, deux tout au plus, auparavant. Au sortir du lit, il avait effectué la même routine matinale que chaque jour depuis son arrivée ici ; douche, habillage, et même un peu de lecture pour tenter de rattraper le temps qu’il avait perdu, ainsi que pour se mettre au contact de la culture humaine. Même s’il n'avait pas encore toutes ses marques, il était chaque jour plus à l’aise, comprenant les usages et apprenant la géographie des lieux. Il croisait souvent d’autres esclaves dans leurs quartiers, et parlaient parfois avec eux, mais il passait la majeure partie de son temps dans la maison, là où leur présence était beaucoup plus rare et discrète. Sa chambre était à l’étage d’en dessous par rapport à celle de Victor, et la pièce était beaucoup plus petite - quelques mètres carrés tout au plus. Par ailleurs, elle était bien moins luxueuse que celle du jeune homme. Juste un lit simple, une petite table de chevet, une armoire, et une fenêtre pas très large donnant sur la ville. En entrant la première fois, il avait été surpris. Son esprit était toujours calibré sur les normes de confort des camps, et un simple tas de paille au sol l’aurait contenté. Alors quelle avait été sa joie de trouver un lit, au matelas de faible qualité, certes, mais avec un matelas ! Et une couverture ! Il n’aurait plus à se rouler en boule, tentant tant bien que mal de se protéger du froid grâce à ses poils. Et puis, la pièce était bien isolée, et il y avait l’électricité ! En bref, même si l’endroit aurait semblé tout au plus médiocre à un observateur humain, elle comblait tous ses désirs. C’était dire à quel point son transit dans les camps avait modifié sa perception de ce qu’était la normalité.
Il s’était également demandé pourquoi Oscar leur laissait à tous des chambres individuelles, et qu’il ne se contentait pas de les laisser simplement dans des dortoirs insalubres s’il était si cruel que ça. Il avait un jour posé la question à Victor, qui avait répondu qu’Oscar ne s’était jamais occupé de cet endroit, il avait laissé le soin à l’architecte des lieux de tout gérer. À vrai dire, il n’était probablement jamais venu ici. Puis le jeune homme avait ajouté, avec un clin d’oeil et un petit sourire satisfait, qu’il s’était arrangé avec l’architecte pour que les monstres qui résideraient ici aient un minimum de confort.
Un petit sourire se fraya un chemin au coin des lèvres de Vaillance en repensant à Victor. Il lui était infiniment reconnaissant de l’avoir sauvé, mais, comme il s’en était aperçu quelques temps auparavant, il n’éprouvait pas que de la reconnaissance vis à vis du jeune homme. C’était plus profond que cela. Et après de longues réflexions, la réponse l’avait frappé avec évidence. Il était amoureux. Il n’était pas pris d’une passion dévorante, mais de sentiments moins tempétueux, quoique tout aussi forts. Il l’aimait, avec chasteté et non avec passion.

Et c’était là une différence frappante entre les Hommes et les Monstres, bien que peu l’avaient expérimenté. Les humains aimaient de passion, aimaient avec leurs corps, avec leurs coeurs qui pompaient le feu de l’amour dans leurs veines. Doux poison qui à forte dose faisait perdre la tête aux plus sages d’entre eux. Tandis que de leur côté, les monstres aimaient de petites choses, aimaient avec leurs âmes, qui rayonnaient d’une fréquence en phase avec celle de leur amant ; des âmes soeurs. Et les monstres ne souffraient pas d’amours illusoires comme les hommes, car ils pouvaient ressentir en un instant si la personne en face d’eux était sur la même longueur d’onde, s’ils pourraient créer quelque chose de durable.
Mais, personne ne savait réellement comment un monstre et un homme pouvaient tomber amoureux. L’un ressentant l’âme de l’autre, taillée pour lui, tandis que l’autre ressentait le feu de la passion embraser son corps, dont l’un était la cause. Ce qui était sûr toutefois, c’est que la chose était possible ; Victor et Vaillance en étaient la preuve.

Le renard était occupé dans la cuisine américaine quand Victor entra dans l’immense pièce principale. De là où il était, le jeune homme pouvait voir le monstre s'affairer sur le comptoir, alternant entre les poeles crépitantes et les tartines grillées. Il avait prit la décision de s’occuper du petit déjeuner, de son plein gré évidemment, ce qui était d’une grande gentillesse de sa part. Victor lui avait répété à plusieurs reprises que ce n’était pas la peine de s’embêter, mais Vaillance semblait prendre un certain plaisir à cette tâche, alors l’humain avait rapidement lâché l’affaire.
Le jeune homme resta quelques instants sans bouger, contemplant l’objet de son désir qui ne s’était pas aperçu de sa présence. Il était heureux ici, tel une statue, observant silencieusement la valse de ses bras sur les plats, au rythme d’une chanson inconnue qu’il sifflotait. Le rythme était entraînant, et la qualité du fredonnement indéniable. Vaillance était charmant, vêtu d’un tablier simple qui soulignait ses muscles distinctibles sous ses vêtements. Victor suivit la ligne du tablier, laissant rouler son regard le long du dos du renard, s’arrêtant au creux de celui-ci, avant de revenir se poser autre part. Le monstre était si bien taillé, comme une puissante idole grecque imposante de sa stature, et Victor s’oubliait dans la contemplation de sa grandeur, sa conscience noyée dans les vagues formées par la fourrure de Vaillance. Le monde aurait pu être en guerre autour de lui qu’il ne s’en serait point aperçu, trop absorbé.
Vaillance, lui, était concentré dans sa cuisine, laissant le loisir à sa conscience de vagabonder hors de son simple environnement. Contrairement à Victor, celui qu’il aimait n’était pas constamment au premier plan de ses pensées. Privé - ou épargné selon le point de vue - de la passion, il échappait à cet effet. Cela dit, l’humain occupait une place au premier rang dans son âme. Mais les deux entités étant dissociées, sa conscience était libre. Seul subsistait une constante sensation au plus profond de son être, un besoin de sentir l’onde de Victor entrer en phase avec la sienne. C’était une sensation vague et infime, aussi impossible à décrire à qui ne l’avait jamais expérimenté que la vision d’une couleur ou le parfum d’un lieu chéri ; la chose était évidence pour qui l’avait vécu, et seulement une approximation grotesque pour les autres.
D’ailleurs, il sentit cette sensation s’apaiser au beau milieu de sa besogne, ce qui ramena son esprit au monde réel. Il releva la tête, dubitatif, avant de regarder autour de lui pour voir quelle était la cause de cela. Immédiatement, il vit Victor de l’autre côté de la pièce, et son coeur fit un petit bon dans sa poitrine, de joie et de gêne, il ne l’avait pas entendu venir, et il ne savait pas quoi lui dire, et il ne voulait pas avoir l’air de ne pas savoir quoi dire, et, et…
“H-Hey, salut !” Bégaya-t-il avec un signe de la main et un sourire.
“Oh, heu salut ! Ça va ?” Répondit Victor au bout d’un instant en rougissant légèrement. Le monstre remarqua le petit délai, se rendant compte que l’humain était peut-être là depuis un petit moment, et qu’il devait l’avoir surpris. Mais, cela ne le gênait pas, et puis il trouvait son rougissement plutôt mignon.
“Déjà débout?” Fit Vaillance avec un sourire en coin, ce à quoi Victor répondit en se passant la main dans les cheveux.
“Heu, ouais. J’ai… hum…
-T’inquiète. Je suis un lève tôt, j’ai l’habitude d’être debout avant tout le monde.
-Tant mieux.” Rétorqua Victor avec un petit rire. “Je vois que t’as fait le petit dej’.” Remarqua-t-il en tournant le regard vers la cuisine.
“Ouais, autant prendre de l’avance” Dit Vaillance, en ignorant le changement de sujet pas des plus discrets.
“C’est gentil, merci. Ça a l’air bon en tout cas.” Continua l’humain en s’approchant pour avoir une meilleure vue, à la fois sur le repas et sur Vaillance.
“Et t’arrive pile au bon moment, je viens de finir.” Répondit le monstre en versant le contenu de la poêle dans deux assiette, avant de s’asseoir à la table, rapidement rejoint par Victor. Les deux amis parlèrent de tout et de rien. Le jeune homme n’osait poser des questions personnelles à Vaillance, de peur de lui rappeler des mauvais souvenirs ou de le froisser, alors leur conversation tourna juste autour de banalités. Mais cela ne les gênait aucunement, et ils parlaient plus pour profiter secrètement de la voix de l’autre que pour échanger réellement. Ce n’était pas ici qu’ils en apprendraient vraiment plus l’un sur l’autre de toute façon.
“Et donc, qu’est-ce qu’on fait aujourd'hui?” S’enquit Vaillance. “J’ai pas vraiment l’habitude d’avoir du temps libre, et encore moins à la surface.
-Oh hum… J’aimerais bien sortir mais… ça risque d’être compliqué alors hum… Y a des films à regarder si ça te tente?
-Des films? Ouais pourquoi pas, je me demande bien à quoi les films d’humains ressemblent.”
Victor eut une pensée envers tous les blockbusters qui faisaient grand recours aux armes à feux et autres combats sanguinolents contre des monstres effrayants, se disant qu’il était peut-être mieux d’éviter ce genre. Les humains avaient démontré assez de cruauté et de violence pour éviter d’en rajouter. Ils avaient bien quelques films cultes… Une comédie peut-être? Oui, ça serait bien. Et puis ça leur changerait les idées, et leur ferait peut-être oublier le monde extérieur et ses horreurs. Maintenant, restait à décider quel film ils pourraient bien regarder.

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