Colonel Naked Snake
J´avais été enmené à l´écart des autres, seul, dans cette vaste salle terne et monotone. Le Général parti derrière une vitre à travers il pouvait me voir, à l´effet inverse, je ne voyais que mon reflet. Krupp arriva avec deux couteaux à la main, il me regardait de haut en bas, j´étais torse-nu, les deux mains attachés sur une corde soutenue au plafond, les pieds plantés au sol.
Lui: Le propre corps du légendaire Naked devant moi...A ma disposition...Quelle chance j´ai...
Il se mit à tourner autour de moi, puis s´arrêta et fixai ses lames avec un air sadique.
Lui: Ceci ne te fait pas peur n´est-ce pas ?
Je ne lâchais pas un mot.
Lui: Sans doute...Par contre, perdre deux de ses proches camardes, c´est autre chose...
Je restais muet, ne détournant pas mon regard de cette vitre dans laquelle, se tenait un traître.
Lui: Qu´est-ce que tu regardes ? Ton reflet ?
Je savais que l´autre caché derrière le carreau me foudroyait lui aussi du regard.
Lui: Dis Naked, tu es avec moi ? Réveilles-toi, c n´est pas le moment de dormir...
Il dégaina un couteau et me tailla une profonde coupure au torse. Sur le coup je grognai, puis mon expression du visage redevint la même.
Lui: Tu fais le sourd, Je vais te bailler de cette ignorance par les trippes, mon cher. C´est là qu´on va vraiment commencer à s´amuser, je ne vais pas perdre une goutte de ce qui va se passer. Tu réponds, tu peux rester tranquille et respirer, tu ne réponds pas, tu souffres, et sache que tu ne seras pas le seul...Commençons.
Je le voyais là, tremblant d´impatience, il voulait se venger. Le Général prit soudain la parole par la l´intermédiaire d´un micro.
Lui: Naked, nous ne voulons pas votre mort, bien au contraire, nous voulons vous parler, c´est d´une grande importance. Mais d´abord, nous avons quelques questions à vous poser.
Krupp reprit le dessus.
Lui: Sais-tu où se trouve la base de ton frère ? Ah non, que je suis bête, je reformule ; Donnes l´endroit exact de la base de ton frère.
Je tournai la tête vers lui, le sourire au coin de la bouche.
Moi: Va te faire voir.
Il commença à s´énerver. La voix du Général raisonna dans la salle.
Lui: Allons, vous défendez quelqu´un contre qui vous vous battez...Krupp...
Krupp faisant office de " bourreau " souria. Il me mit un violent coup de poing entre les dents. Contre toute attente, il se frotta la main, signe de douleur. Je crachai du sang sur le côté, et mon regard se porta une nouvelle fois vers cette vitre.
Lui: Hmpf...
Il me poussa vers l´avant, attendit que je me rapproche de lui, il arma son coup de pied, et me le lança en plein ventre. Une bref quinte de toux, et je reprenais mon air normal.
Lui: Tu gardes le silence...Tu sais, tout ce que nous n´obtiendrons pas par ton intermédiaire, on l´aura par celui de tes amis...
Moi: Alors à quoi bon poser des questions...
Lui: Parce que si tu fermes ta grande gueule, tes amis en paieront les conséquences !
Soudain, j´entendis Dante hurler de douleur.
Moi: Tuez-les, ils n´ont plus aucune importance pour moi.
Lui: Oh mais voyez-vous ça, le Colonel de Foxhound qui préfèrerait sauver un terroriste, que ses propres hommes envers qui il voue habituellement une telle reconnaissance...
Moi: Mais ne t´inquiètes pas, ils ne manquent pas de ma gratitude et de ma bienveillance...
Lui: Si tu veux, on peux les enmener jusqu´ici, pour que tu te rendes compte vraiment de ce que c´est, que de voir, ses soldats souffrir et de n´éprouver aucune pitié. Et surtout, d´avoir le cran de les regarder sans rien faire, pour que leur souffrance ne cessent...
Le Général reprit parole.
Lui: Voyons Naked, nous navons pas envie de tuer ces hommes aussi innocent qu´il soient...
Moi: C´est de l´ironie j´espère ? A quoi bon tenir des propos mensongers, puisque que le moment venu, ils ne vous serviront plus à rien...
Lui: Réfléchissez, vous pouvez empêcher leur mort en répondant à de simples questions qui ne vont que dans votre intêret.
Moi: Le mien ? Vous savez, mon frère est en train de vous pourchasser, et rien à présent ne pourra l´arrêter.
Lui: Je connais une personne...
Moi: Cette personne vous dit d´aller vous faire foutre...
Lui: Krupp, nous allons devoir emploiyer d´autres moyens que la courtoisie...
Krupp refit surface.
Lui: Tant mieux, la courtoisie ça n´a jamais été mon truc...
Il fit descendre lentement sa lame tranchante le long de mon corps, il était euphorique, mais bientôt, il allait mourir.
Lui: Je connais d´autres choses bien plus divertissantes...
Il me rentra très vite la lame dans l´avant-bras. Le cri sorti tout seul, comme un réflexe, comme tout un humain qui avait mal...
Lui: Garde ! Amenez-moi le deuxième prisonnier, laissons l´autre se reposer pour le moment. Par contre, si monsieur Naked reste toujours aussi coopératif, peut être que l´on pourra se servir...
Deux hommes camouflés entrèrent en amenant Dante, avec un ruban sur les yeux.
Moi: Bientôt ce sera toi qui devra engendrer les souffrances de tes propres actes...