Caporal Lockheed
Le moteur ronronnait doucemment, il n´y avait aucun bruit, sinon les pilotes en train d´abaisser des manettes et de faire des réglages. Nous étions cinq dans le petit avion. Moi, un garde, le pilote, le copilote, et à côté de moi, menotté, le Colonel Brakbaj.
---Flashback---
Je travaillais dans mon bureau, c´était le lendemain de l´entrainement annulé de mon unité, quant Naked entra précipitamment. Je me levai et fit le signe militaire, lui aussi.
-Mon colonel.
-Caporal, j´ai une mission à vous confier.
-Moi? Uniquement?
-Oui, le Corps d´Elite n°4 ne sera pas présent. Ca concerne Brakbaj.
J´étais étonné.
-Brakbaj?
-Oui. Il n´a pas répondu à nos interogatoires et les Russes se montrent de plus en plus hostiles envers nous depuis son enlèvement. Il ont mené des assaut et organisé des attentats pour le libérer.
-Je sais, j´en ai entendu parler.
-J´ai donc décidé de l´envoyer avec mon "traitement de faveur" dans une prison de Fox-Hound en Russie, comme ça il y aura moins de problèmes. C´est en territoire international, les Russes n´ont pas le droit d´y pénétrer sou peine de mort. Un bonne douzaine qui a essayé d´entrer depuis le début de la guerre ont d´ailleurs été abattus.
-Je devrai l´escorter?
-Oui. Cela parait très simple mais depuis l´aéroport jusqu´à la prison, il y a des montagnes, parfait pour une embuscade, on va sûrement essayer une attaque.
-Je devrai protéger ce fumier?
-Heu...oui. Si il meurt, on rencontrera pas mal de problèmes. Vous devrez aussi survoler la Hongrie, qui a vous le savez sans doute manifesté sa puissance durant cette guerre. Elle a prit l´Autriche, la Serbie, la Roumanie et une partie de la Grèce. L´avion est furtif, mais il faut prendre des précautions.
-D´accord. Quand devra-t-il être tranferé?
-Cet après-midi même. Dépêchez-vous, vous avez quarante minutes pour vous préparer.
---Flashback---
J´avais mon Glock dans un holster sur la jambe, prêt à servir. Brakbaj ne disait pas un mot, regardait le vide avec un sourire méprisant.
-Survol de la Hongrie, dit le pilote. Zone à risques, faites attention, on va pas tarder à survoler une base.
-Aaaaaaargh!
Je ne l´avais pas vu, mais trop tard. Brakbaj s´était rapidement glissé jusque derrière le garde et l´avait étranglé avec ses menottes. Il prit son M4 et tira une rafale vers moi. Je plongeai de côté. Les balles perforèrent les parois de l´avion, sous une gerbe d´étincelles. Une plaque s´arrachâ et tomba dans le vide. Le vent entra dans l´appareil, balayant le sol et nous fouettant le visage.
-Merde! Cria le pilote! Qu´est ce qu´il se passe?
Brakbaj changea de cible et fusilla le pilote. J´eus le réflèxe, et lui tirai une balle dans le dos. La Glock avait un effet surpuissant. Il s´écroula comme une pierre sur le sol, en sang.
Je courus vers le cockpit. Le pilote était par terre, bavant du sang, le corps troué. Le copéilote quant à lui était affolé et gesticulait.
-Calamez-vous! Il faut faire demi-tour, on nous a sûrement déjà repérés! La plaque qui est tombée a dû...
BIP BIP BIP BIP BIP
-Qu´est ce que c´est?
-Noooon! Un missile, il se rapproche de plus en plus v...
BAAAAAAAAAAAAAM!!!
Le missile n´explosa pas mais percuta de plein fouet l´avion et le traversa. Mon dos fut entaillé par les millions de petites pièces éjectant dans tous les sens. Le vent m´éjecta presque contre la vitre du cockpit. Le corps de Brakbaj et du garde furent aspirés de l´appareil vers le vide, l´avion partait en miettent, laissant tomber des plaques de métal, des appareil de navigation et des pièces en tout genre. Il se déchiquetait au fur et à mesure. Le copilote criait, il avait extrêment peur.
-Où y a-t-il des parachutes?
Il en sortit deux d´un boitier situé à sa gauche. Je devais crier pour couvrir le bruit du vent qui raclait l´appareil et le bruit des pièces se détachant de leur socle, tombant dans les abysses.
-Il faut sau...
BAOOOOOM!!!
Un moteur venait d´exploser, et l´aile avait été littéralement pulvérisée et arraché de l´avion. Nous étion maintenant en chute libre, laissant dans notre sillage une épaisse fumée et des centaines de bout de métal. Nous fûmes apirés au-dehors tellement l´appareil tombait vite. Le copilote n´eut pas cette chance, il paniqua, ouvrit le parachite trop vite et trop près de l´avion. Les pièces de métal déchiquetèrent son seul moyen de survie et il tomba dans un cri horrible.
J´était à 600 mètres du sol, l´avion s´était écrasé dans un énorme explosion, j´atteris bientôt près d´un déluge de fumée et de feu. Je cherchai des restes. Rien. Pas de munition, moyen de communication, vivres. Absolument rien. Juste mon Glock, quelques munitions, mon couteau, des lunettes thermiques et un parachute qui me servirait de couverture. J´avais par contre retrouvé plus loin une torche, qui pourrait m´être utilê.
En partant, j´entendis un cortège de véhicules arriver près de moi. Sûrement les Hongrois qui avait tiré le missile. Je partis, me couchai à terre et les observai avec mes lunettes thermiques, qui font aussi jumelles. Ils observaient les débris et le reste. Une fouille des bois environnant allait bientôt être lancée. Je partis donc rapidement à travers les bois, trouvant un abri de fortune sous une falaise. Il faisait nuit. Je n´allumai pas de feu, de peur de faire s´approcher un quelconque soldat. Je lancai un appel codec. Rien, les ondes étaient brouillées. J´étais seul.
Voilà mon texte!
Que pensez-vous de la scène de l´avion?