Commando d´élite ThunderSnake
L´hélico se dirigeait vers la côte est, je voulais voir de mes yeux l´étendue des dégâts. Nous volions dans le BlackHawk depuis quatre heures, Sean était encore en train de lire Naruto. Il riait de temps en temps ou parlait tout seul. C´était un mec étrange, mais je ne pouvais pas attaquer l´auteur de la frappe (j´ai toujours dans l´esprit de t´attquer Saladin mais au fur et à mesure de mes textes ça va partir!) tout seul. J´avais un allié, deux avec Hayley, et trois si Teen était toujours en vie. J´avais essayé de l´appeler à maintes reprises, et il n´avait pas répondu. Nous nous approchions de New York. Au dessous de nous, il y avait des embouteillages depuis cinquante kilomètres. C´était la cohue. Tout le monde fuyait, il y avait des véhicules quzi brûlaient, des hommes qui se frappaient à mort parce qu´ils ne savaient pas ce qui se passait. Au loin, je vis New York, du moins ce qu´il en restait. Un épaisse fumée, de la poussière, emplissait tout la ville. Des immeubles brûlaient de toutes parts. Certains quartiers, comme Harlem, avaient été quelquepeu épargnés. Je passai au-dessus de Brooklyn. Tout brûlait, les immeubles s´étaient éffondrés, il y avait des corps dans les rues. J´appelai Hayley, et lui annonçai qu´il y avait de très faibles chances que sa soeur ait survécu. Il accepta la réalité. Il s´en doutait déjà, dit-il. Je passai ensuite au-dessus du cratère qu´avait causé le missile. Il avait atteint Manhattan, le centre de la ville. Sean laissa tomber le manga à ses pieds et ouvrit de grands yeux. Il y avait un trou, profond d´au moins trente mètres, d´un diamètre de cent mètres. Dans les six cent mètres aux alentours, il n´y avait que de la poussière, de la terre carbonisée. Les imeuble n´étaient plus là, il y avait leur base, dans la charpente métallique de certains avait survécue, mais ils avaient été déchiquetés. A l´endroit où se trouvait auparavant l´Empire State Building, il n´y avait maintenant qu´un amas de béton écrasé aux alentours. Autour, il y avait des débris, du métal, du béton, entassé dans tous les coins. Pas de vitre. Tout le verre avait été soufflé. Nous survolâmes Central Park. La vision apocalyptique atteingnait le sommum. Il n´y avait presque plus d´arbres. Ce n´était qu´un énorme champ carbonisé. Il y avait à certains endroits des souches d´arbres. Les plus grands avaient tenus le coups mais étaient calcinés, le petit lac était noir à la surface, rempli de poussière et de débris. On voyait aussi des poissons morts qui flottaient. Tchok Tchok Tchok. Je détournai la tête. D´où venait ce bruit. Cela ne m´annonçait rien de bon. Soudain je réalisai! Le moteur, la poussière! Merde! Et les pales s´arrêteèrent de tourner.
L´hélico plongea dans le vide. C´est bien connu, si un hélicoptère survolait une zone où voletait de la poussière, les moteurs s´embourbaient et s´arrêtait. Il y avait partout autour de nous une épaisse trainée poussièreuse. Logique, le moteur avait sroppé net. Il tombai vertigineusement. Sean s´accrocha au siège et me cria quelque chose, mais je ne l´ai pas entendu. Je mis le moteur en arrêt, l´hélico plongeait toujours autant. Dans douze secondes, j´avais estimé que nous nous écraserions. Je remis rapidement le moteur en marche. Rien. Je recommençai. Il crachotta quelquepeu et les pales se remirent en mouvement. Crash dans quatre secondes. Nous étions à 350 mètres du sol. Les pales se mirent à tourner de plus en plus vite et l´appareil se stabilisa à trente mètres au-dessus du sol. Le vent déployé par les pales écarta le sable et la poussière, et c´est là que je vis l´horreur de la guerre. Les pales tournaient au ralenti, la poussière qu´elle avait écarté laissai entrevoir des cadavres à moitié déchuiquetés. L´un était sur un trotoire, un autre sur un banc. A un endroit à côté d´une balançoire se trouvait le corps d´une petit fille, inerte. Un chien, dont un jambe avit été arraché par le souffle de l´explosion, un conducteur de bus affalé sur le volant de son engin carbonisé. Devant moi et Sean s´offrait le monde actuel. La mort. Le désarroi. Je maudit une fois de plus son auteur et monta avec l´hélico. J´en avais vu assez.