à tous. Certains se souviennent peut-être de cette fiction...que j´avais abandonnée pour cause d´incohérence scénaristique (en clair, je me suis embourbé dans mon texte et je n´arrivais plus à déterminer comment faire avancer l´histoire.)
Suite à ça, j´ai commencé à retoucher le texte pour tenter d´éliminer la plupart des incohérences, et j´ai notamment rajouté quasiment un demi-siècle dans la date, histoire que notamment l´un des passages paraisse moins bizarre...(KaiM si tu lis je pense que tu reconnaîtras de suite ledit passage^^)
Alors...petite présentation : c´est de la SF, ça se déroule dans un univers assez post-apocalyptique (voir le prologue plus bas^^). Euh voilà je voudrais pas vous faire partir à cause de trop de bla-bla alors...bah enjoy (ou pas). Les anciens remarqueront peut-être que le prologue a beaucoup changé, même si je doute qu´ils s´en souviennent^^
Vladimir Iassilov : The AI’s Rise
Il a toujours été dit qu’un homme ne pouvait changer la face du monde. Ceci est strictement faux. J’en veux pour preuve les dizaines de millions de morts causés par Hitler ou Staline, qui n’auraient peut-être pas eu lieu si lesdits personnages n’avaient pas vécu, ou peut-être cela aurait-il été pire, qui sait…
Vladimir Nikolaïévitch Iassilov fait partie de ces rares personnes que l’on nomme les « Personnages Historiques », dans un sens positif tout aussi bien que négatif, d’ailleurs…mais avant de narrer sa fantastique épopée, situons-nous dans le contexte.
Vladimir naquit on ne sait trop quel jour, en l’an deux mille quarante-deux après Jésus-Christ. La vie à cette époque s’était terriblement dégradée, dans à peu près tous les pays du monde, et les gens vivaient globalement tous sous ce que l’on appelait avant « le seuil de pauvreté », et qui était désormais « le mode de vie normal ». Face à cela, de nombreux exodes eurent lieu, les gens –ne possédant plus ni la télévision ni la radio- cherchaient mieux ailleurs, et ne trouvaient que la même misère, parfois même une situation pire que la leur, et voyant leur richesse, les autochtones les attaquaient fréquemment, et nul ne faisait rien, car tout le monde était préoccupé par sa propre survie.
C’avait pourtant bien commencé. Le niveau de vie global avait bien augmenté et les tensions internationales avaient trouvé un dénouement « heureux » si l’on puit dire. Les principaux problèmes étaient désormais d’ordre sanitaire et étaient quasiment cantonnés au seul continent africain. Bref, le monde allait mieux qu’auparavant, tout est bien qui finit bien, et la perspective toute proche de l’absence de pétrole ne posait plus de problème avec les nouvelles énergies nucléaires propres basées sur des isotopes artificiels.
Tout changea radicalement avec un malheureux concours de circonstance. Aux Etats-Unis un groupuscule d’extrême-droite réussit à pirater les banques de données lors de l’élection présidentielle anticipée de deux mille trente-cinq causée par de violentes émeutes un peu partout. Ils corrompirent également les rares humains qui surveillaient ce dispositif réputé infaillible, si bien qu’ils accédèrent au pouvoir de manière parfaitement légale en apparence. A l’opposé, un groupe ayant des intentions tout aussi belliqueuses s’empara de la Syrie via un putsch militaire, et ils ne tardèrent pas à endoctriner leur peuple et leurs voisins que l’Occident était le Mal incarné.
De leur côté, les américains préparaient aussi la guerre, et après être passé par toutes les étapes internationales en vigueur, ce qui fit figure de simple paperasse, la guerre fut enfin officiellement déclarée. Les occidentaux avaient fait croire à tout le monde que le conflit serait vite réglé et que la paix serait rétablie, mais ce ne fut pas le cas, en partie car les pays voisins apportèrent un soutien infaillible à la Syrie. Les combats furent acharnés durant exactement deux cent soixante jours, durant lesquels des villes furent prises, reprises puis rasées. Le tournant eut lieu lorsque la Syrie décida d’envoyer une bombe chimique sur Damas durant la bataille, tuant plusieurs milliers de ses troupes, le décuple d’américains et des millions de civils.
Ceci déclancha la fureur de tout l’Occident, et tout le monde se mit à crier au crime contre l’humanité. La Russie, au bord de la mort économique depuis l’accession au pouvoir d’un tyran, y vit une opportunité et retrouva ses bonnes vieilles rancoeurs datant de la Guerre Froide, et leur président mit à la tête de son peuple que l’ultracaptitalisme américain était la faute de tous leurs maux. Sur ce fond de déjà-vu, des groupes « terroristes » -persuadés d’agir pour la bonne cause et de détruire le Grand Satan- se mirent à se faire exploser un peu partout, utilisant des armes chimiques en général, et ce fut l’occasion de voir que les désormais rares exercices que l’on montrait à la télé pour rassurer la populace ne se faisaient jamais dans des conditions réelles, puisque chaque toxine utilisée était nouvelle, paralysant les secours qui ne savaient comment gérer ces cas inconnus.
Tandis que les tensions revenaient, tout le Moyen-Orient s’embrasa en une gigantesque guerre civile, au bonheur des occidentaux qui purent donc se concentrer sur les Russes et le reste de l’Asie, qui envoyaient fréquemment des kamikazes, leurs adversaires préférant les bombardements de masse.
Au bout d’un an, durant lequel il y eut des dizaines de millions de mort –Notamment avec une attaque coordonnée à Paris, Londres, Rome, New York et Los Angeles au cours de laquelle dix personnes se firent exploser en diffusant en plus des explosions un virus issu d’une forme de peste-, les Etats-Unis décidèrent de répliquer. Ils le firent avec beaucoup de tact en envoyant toute une flotte aérienne de B-52 escortée par toute une armada de chasseurs raser quelques villes russes, dont Moscou et Saint-Pétersbourg. Précisons ici que les B-52 étaient équipés de bombes atomiques et non de bombes conventionnelles. Lorsque le Kremlin vit la flotte venir, il envoya tout son stock de missiles, bénissant la volonté de tous leurs dirigeants de n’avoir jamais complètement appliqué le désarmement –les Etats-Unis le leur, voyant que les bombes ne suffisaient pas-.
L’Europe, qui était depuis quelques années déjà en pleine décadence, décida de suivre les Etats-Unis et de bombarder la Russie, alors que la Chine aida celle-ci en atomisant le Vieux Continent. Le lendemain, les gens réalisèrent seulement ce qu’il venait de se passer. Alors que l’on avait cru que cela anéantirait la planète, il n’en était rien, seulement nombre de régions étaient devenues inhabitables et les morts directs se comptaient en centaines de millions, des milliards en comptant les radiations.
Après ceci, l’Afrique retrouva son antique pauvreté, puisque de toute façon les autres pays étaient dans un état semblable, et les autres continents tentèrent de se reconstruire, très difficilement. C’est dans ce contexte troublé que naquit Vladimir Nikolaïévitch Iassilov, dans une chaumière perdue de la Sibérie. Et maintenant, vous allez connaître Son œuvre.
P.S. A noter que j´en suis déjà au chapitre 7 de la réécriture, et donc que logiquement je pourrai tenir un rythme correct durant environ deux-trois semaines (par "correct" j´entends deux-trois chapitres par semaine, histoire de garder une certaine avance).
J´adore, le tout sous un genre de texte informatif, très bien raconté j´attends la suite avec ardeur.
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Merci bien, mais autant prévenir directement que la suite ne sera pas informative, bien que je pense peut-être faire une fic de se prologue...mais d´abord terminer l´histoire principale. ![]()
J´avais lu deux-trois chapitres de Vladimir Iassilov (non-réecrit), que je n´ai pas commenté, mais que j´ai beaucoup aimé, ce chapitre-là me plait vraiment beaucoup, et j´espère que cette réecriture aura plus de lecteurs qu´avant.
En tout cas, j´essaierais de suivre. ![]()
Bah j´avais bien aimé la non-réécriture, donc je pense que j´aimerai bien la réécriture ![]()
A fait, l´élémentaire, tu y penseras aussi, hein? ![]()
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Simpa, moi je découvre. Une belle autodesctruction de l´humanité crédible. J´attends la suite pour voir ce que ce Vladimir va faire de si grand ^^
Meme si je me souviens plus exactement de l´ancien prologue, on sent que tu l´as amélioré avec un style parfois plus étoffé. Par contre, avant le prologue tu dis, j´ai rajouté un demi siecle, mais dans le texte ya marqué 2042. Donc, c´est moi ou tu t´es planté. Sinon, j´aime bien, meme si j´ai parfois du mal a imaginer que le monde devienne comme sa.
Merci tout le monde. J´espère que cette fois-ci les lecteurs resteront^^.
titouan==>Euh pour le monde comme ça, bah...c´ma vision du monde quoi, et comme ´suis pessimiste...sinon le demi-siècle est juste une grosse approximation, mais c´est vrai qu´à y réfléchir c´est plus proche du quart de siècle que du demi^^..
J´ai lu le prologue et comparé avec l´ancien.
Donc, c´est mieux, quelques modifications notamment dans le déclenchement (avec un "e" et non un "a", n´est-ce pas?) de la crise, parce que bon l´échec de l´intervention en Irak c´était sympa mais la nouvelle version, avec l´arrivée d´extrêmistes aux US, est bien plus intéressante.
Que va changer cette réécriture dans la suite ? C´est là toute la question.
Chaos_Clad Posté le 04 novembre 2005 à 16:21:25
Et par contre tu frôles le burlesque lorsque le père se fout complètement de la mort de la mère Enfin sinon c´est sympa
Bourreau_Kwama Posté le 04 novembre 2005 à 16:33:37
Et, tout comme Chaos, je trouve le moment de la mère assez burlesque.
Ce détail est donc corrigé, et oui tiens ça se passe en Sibérie maintenant.
Pas des masses de changements dans le scénario toutefois, en tous cas j´en ai pas remarqué beaucoup malgré une lecture simultanée attentive.
Je note que tu as aussi laissé les fautes d´orthographe.
Bon, attendons lundi.
Bah euh...pourtant le coup de la mort cette fois je pensais l´avoir suffisamment retranscrite avec le paragraphe supplémentaire....
Et les fautes, je ne les ai pas vues (je vieillis on dirait...^^), donc si tu pouvaisme les signaler, ce serait sympathique.
Merci d´avoir lu, j´espère que les chapitres suivants seront meilleurs...
Euh sorry j´avais pas vu que tu disais que c´était corrigé, je croyais que tu les citais pour montrer que j´avais pas corrigé...
Tiens, j´vais aller m´pendre moi. ![]()
Je suis pas d´accord pour la mère, il serait peut-être normal dans un contexte semi-apocalyptique ou les morts arrivent par dizaines par jours que la survie du père et de son fils passe avant tout ce qui expliquerait sa réaction mais je suis pas dans la tête de l´auteur alors... mais pour le critiquer le texte, dans l´ensemble c´est assez ce à quoi je m´attendais, alors reste à voir la suite et on peut se douter que son fils est un génie...
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Pareil, à part la mort de la mort qui semble toujours aussi banale aux yeux du père que dans l´ancienne version, j´aime bien ^^ (enfin, j´aime bien aussi ça, mais ça aurait pu ête mieux mené avec une petite phrase en plus comme: "à force de voir tant de mort, le père faut surpris de ne pas éprouvé plus de chagrin sur le coup" ou quelque chose comme ça... Mais bon, on attend la suite ![]()
J´avais dis que j´prendrais le temps de lire cette fic, c´est fais^^
J´ai vraiment bien aimé, me suis laissé coulé tout le long des deux chapitre. C´est assez "captivant"
Comme les autres, seul défaut trouvé, la mort de la mère. Enfin plutot la réaction du père... Ou j´sais pas, mais on dirais que "Bah...elle est morte? oh Zut..." C´est un peu frustrant limite^^
C´est bien écrit, avec un bon style, sans faute, certes.
Mais personnellement, je trouve que toute cette morosité (et c´est euphemisme^^) exacerbée empiète réellement trop sur le côté réaliste que tu souhaites donner à ton récit. Je sais que c´est de la SF et que ton objectif n´est pas de décrire un monde idyllique, cependant quelques lueurs d´espoirs seraient les bienvenues, non?
Mais continue, c´est vraiment bien tout de même ![]()
Merci des commentaires.
Si tu vas lire Insania, tu verras que finalement dans mon récit il reste encore un peu d´espoir...
Pis je compte quand même placer quelques "lueurs" d´espoir...dépend du côté où on se place en fait je dirais. ![]()
Et voici donc le chapitre deux, ah ben tiens pour une fois j´ai aucune idée de bla-bla à mettre avant mon chapitre....ah bah qu´est-ce qui m´arrive? Vite, un médecin! (enfin psychiatre^^) ![]()
So, Enjoy! (ou pas)
Chapitre 2
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase. La porte, ainsi qu’une bonne partie du mur adjacent, s’écroula soudain sans prévenir. On vit alors cinq hommes entrer, en armes. Ils étaient grands, habillés de vêtements déchirés mais une grosse cagoule masquait quand même leur visage. Les parcelles de peau que l’on arrivait à distinguer étaient rouges de cicatrices, purulentes pour la plupart. N’auraient été leurs mitraillettes, fusils et autres joujoux dangereux, ils auraient fait plus pitié que peur.
Ils ne s’embarrassèrent pas de futiles dialogues, ils étaient là pour conquérir, point.
-Médor, attaque !
Le molosse bondit sur ses victimes, en même temps que le vieil homme sortait sa vieille Kalachnikov et que le père de Vladimir courait se cacher derrière un abri quelconque, une table en l’occurrence, jusqu’à ce qu’elle soit détruite par une balle explosive perdue. L’enfant par contre, ne réagit pas comme son père. Alors que normalement c’est lui qui aurait du courir et son père se battre, ce fut presque l’inverse. Il mit la main dans sa poche, et murmura un étrange « Allez mes chéries », avant de courir se réfugier à l’étage. Deux petites choses sortirent de sa poche. Deux petites boules poilues. Deux petites sphères noires. Deux étranges araignées. Deux veuves noires.
En contrebas le combat faisait rage, car le propriétaire du bâtiment possédait, outre son arme à feu, un bon réservoir de couteaux qu’il lançait énergiquement contre ses assaillants. Médor sauta sur un homme, lui trancha le poignet et se prit une balle à la patte avant droite. Il continua sur sa lancée et arracha triomphalement la gorge de son adversaire avant de tomber après reçu une nouvelle balle en plein torse. Son maître se démenait également très bien, il avait déjà blessé suffisamment un homme pour le mettre hors d’état de nuire. Il lança un couteau et la lame parcourut rapidement la distance la séparant de sa cible en une mortelle ligne droite qui se termina dans la gorge de l’homme, qui s’effondra, la lame de métal rouillée dans sa gorge. L’un des deux hommes restant hurla soudain, et une immense surprise se lit alors dans ses yeux. Son cou sembla enfler, il fut pris de spasmes, puis s’écroula avec de petits raclements de gorge. Le dernier comprit avec un temps de retard lorsqu’il vit les deux bêtes descendre de son camarade pour se diriger vers lui. Mais, vif, il écrasa les deux araignées, puis déclara avec un grand sourire :
-C’est fini le vieux…
Sourire qui s’effaça quand il sentit une présence étrangère sur sa jambe. Sourire qui disparut complètement lorsqu’il vit une boule rentrer dans sa bouche qui était restée mi-ouverte. Il se mit les doigts dans la bouche, mais rien à faire, il hurla de douleur avant de tomber, comme son camarade.
Vladimir, entendant une accalmie, redescendit alors pour recueillir ses deux amies.
-C’est bien, dit-il en les caressant du bout du doigt.
Ce qu’il vit ensuite choqua son père, mais ne lui fit étrangement presque rien. Le vieillard était en train d’achever le blessé, sous les cris horrifiés de Nikolaï.
-Quoi ? Mais on n’achève pas un blessé comme ça !
-Ecoute mon gars. T’as pas compris. Ces mecs en ont rien à cirer de nos vies, ils veulent simplement la baraque et ils sont prêts à n’importe quoi pour l’avoir. Si je bute pas ce type il nous poignardera dans le dos, c’est la loi de la jungle et des traîtres.
-Mais…
-Papa, il a raison. Il était prêt à s’attaquer à un gamin sans défense comme moi, pourquoi le laisser en vie ?
-Mais enfin…tu n’as que sept ans, comment peux-tu… ?
Nikolaï était complètement interloqué par l’attitude de son fils, une âme si jeune et déjà si noire.
-Justement, j’y viens, intervint le vieil homme. Ton môme il est pas attardé, c’est un pur surdoué. J’ai pas mesuré son QI avec précision mais…
-Son quoi ? demanda Nikolaï
-Ah oui, j’oubliais t’y connais fichtre rien. Ben en gros c’est une estimation d’l’intelligence d’ton môme, plus c’est grand plus qu’il est intelligent. Toi, ça doit tourner autour de cent, la moyenne quoi, moi c’est déjà cent quinze, suis assez bon quoi, mais ‘vec’ l’âge ça baisse quand même…Bon, je r’prends. Donc j’disais qu’ton gamin, il a environ un QI de cent soixante-quinze, il est donc très intelligent dans l’absolu, mais…
-Mais… ?
-Ben qu’il est spécial. D’jà, t’as vu comment qu’il parle avec ces bestioles.
-Oui…ça a coûté la vie à ma femme…, dit le veuf en sanglotant sous l’effet des blessures qui se rouvraient.
-Toutes mes condoléances, mais c’est l’prix à payer. Moi c’que j’vois, c’est qu’il est très intelligent et qu’il semble êt’ très doué, par contre j’ai l’impression qu’il va rapidement devenir extrêmement cynique, au point d’arriver à la limite de l’humanité quoi.
-Comment vous savez tout ça sur lui ?
-Ben j’lui ai fait faire des tests spéciaux, parc’que j’avais un doute, et ben qu’j’avais raison apparemment. Bon, on dirait qu’ils m’en veulent les aut’s, vais préparer l’une de mes dernières armes…ça va péter, hihihi !
-Comment ça ?
-Pas l’temps d’t’expliquer gars, on appelle juste ça une mine, quand quelqu’un marche dessus ça fait BOUM ! Allez sors avant que j’la pose.
Vladimir était donc un surdoué. Cela choquait à moitié son père qui y réfléchissait en parcourant les rues ruinées de la ville, parce qu’il avait emmené son fils en raison…d’un retard mental présumé. Et il était surtout interloqué par la manière dont il lui avait adressé la parole… Mais ceci constituait un avantage : il y avait, dans la ville, une association qui se débrouillait pour acheter des livres aux enfants prometteurs, il ne restait plus qu’à les convaincre de l’intelligence de Vladimir, ce qui ne devrait pas être difficile au vu de son soi-disant « potentiel ».
Lorsqu’il leur ramena son fils, les membres de l’association semblèrent avoir pitié de lui, ce qui fut confirmé par leurs paroles :
-Oh mon chou…
-Pauvre petit…
-Ça va ? T’es sûr ? Tu veux un gâteau ?
Seule l’une d’entre elles, plus âgée, décida de tout expliquer au père de Vladimir sur un ton compatissant et se voulant le plus diplomatique possible.
-Ecoutez monsieur, nous savons que les enfants ont énormément besoin de livres ces derniers temps, mais…
-Mais… ?
-Nous ne prenons que les enfants très prometteurs, et lorsque je vois l’état de votre fils…
-Qu’est-ce qu’il a mon fils, hein, demanda en beuglant Nikolaï, qui n’avait pas apprécié l’insulte.
-Ben…il a l’air tout sauf surdoué, quoi, vous voulez que je vous dise directement que je pense que c’est un débile ?
-Quoi ?!
C’est Nikolaï qui aurait du crier. Aurait du. Mais non, il était resté bouche bée devant cette réaction, c’est son fils qui avait encore pris les devants. D’une manière assez convaincante, puisqu’il avait ressorti ses petites araignées, qui avaient maintenant faim de nouveau…Il déclara d’un ton calme, froid, qui fit naître des frissons dans le dos de celles qui le considéraient auparavant comme un attardé :
-Écoute-moi bien vieille peau. Ces deux bêtes, tu les connais ? Non t’y connais rien, m’en doutais à voir ta tronche. Ce sont des veuves noires. Elles ont déjà tué deux hommes, des enfoirés rassure-toi, tout à l’heure. Alors soit tu files tes putains de bouquins parce que j’ai un QI qui fait presque le double du tien, soit tu crèves, pigé ?
-Comment connais-tu exactement ton QI ?
-Le dernier homme lucide dans cette ville, je pense que tu verras de qui je parle, il n’y a plus grand-monde qui écoute cette musique infernale.
-Ah lui, mais il raconte n’importe quoi, c’est un vieux débris sénile !
C’était une jeune femme qui avait parlé, enfin crié. Elle avait du avoir à faire avec lui pour le dénigrer de la sorte. Lorsque l’enfant reprit la parole, les yeux bleus de la jeune femme tressaillirent et ses longs cheveux bruns frémirent d’une peur irrationnelle.
-Ce type a plus de courage que tous les adultes de cette pièce, et plus d’intelligence que n’importe laquelle d’entre vous. Qui plus est il est bien plus sympathique que votre bande et ne pense pas qu’à gueule. Alors si tu veux pas que j’arrache la tienne de gueule, file-moi mes bouquins et ferme-la. Sache que ta vie ne vaut rien et que nul ne te pleurera, compris ? Tu ne seras même pas enterrée, tu finiras bouffée par les asticots. Alors je te conseille de ne pas trop t’interposer, compris ?
-O…ok.
Ce n’étaient pas tant les femmes qui avaient été choquées que Nikolaï, qui voyait encore le matin même son enfant comme un débile profond incapable de la moindre pensée complexe et encore moins de cette froideur de ton qu’il avait adoptée. L’entretien avec le vieil homme avait dû réveiller son intelligence, mais par quel miracle ou plutôt malédiction, il n’aurait su le dire.
J´aime bien la soudaine affirmation de Vladimir ou son évolution dans l´histoire, un peu surprenante certes, mais c´est bien et il y a une belle interprétation d´un monde qui même à l´agonie trouve le moyen d´avoir des organisations pour aider les enfants à apprendre, c´est un portrait très réaliste de l´humanité qui dans les moments difficiles se serrent les coudes et tient à s´entraider tout en y maintenant une haine envers l´incompréhension c´est très bien décrit.
Disons que je suis impatient de voir la suite.
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C´est toujours très bien écrit, et on attend la suite avec impatience
J´ai quand même trouvé les dires de Vlamdimir un peu "strange" ^^ Mais bon, après tout, cela s´expliquera même p-e par la suite. Enfin j´apprécie ![]()