Son Karzax chargea un Elfe qui n’évita le meurtrier coup de griffes qu’en se jetant en arrière. Hustouk mit pied à terre et dégaina son épée. Hoktar brandit deux arbalètes, visa sommairement et tira. Un ennemi tomba, le bras transpercé Un autre esquiva le carreau lancé contre lui et décocha une flèche qui alla se ficher dans un bouclier. Grishka leva son épée et s’élança sur l’archer. Elle porta un coup latéral que son adversaire tenta de parer, puis abaissa soudain sa lame pour lui trancher la cheville. L’Elfe lui échappa en bondissant sur le côté, commença à dégainer son épée. Grishka se jeta contre lui et le renversa d’un coup d’épaule avant de lui lacérer le visage. Kazrayl fit tournoyer ses cimeterres dentelés, para un coup de taille, fit chanceler son adversaire d’un coup de pied vicieux et plongea sa lame gauche en avant. L’Elfe se déroba d’un saut impressionnant, puis, ayant mal calculé son élan, périt sous l’épée d’Hustouk.
Hoktar esquiva l’assaut d’une lame, plaça un coup d’estoc. Son attaquant le contra sans mal et lança son pied dans le bassin de l’Ork. Celui-ci encaissa le choc, se porta au contact de son ennemi et lui assena un terrible coup de coude qui le projeta au sol. L’Elfe ne s’était pas encore relevé quand la lame d’Hoktar s’enfonça dans son ventre en fracassant son armure.
Hustouk para une redoutable série de coups, leva son bouclier pour dévier une lame elfique, ramena son épée en arrière pour contrer l’arme d’un autre assaillant. Il recula pour faire face à ses deux adversaires, évita en se baissant un coup de taille qui lui aurait tranché la gorge, puis projeta son bouclier dans le visage d’un de ses ennemis qui tituba en arrière, aveuglé. L’autre abattit son épée. Hustouk la bloqua fermement, avançant dans le même temps pour déséquilibrer son attaquant. L’Elfe vacilla, essaya de retouver ses appuis. Hustouk se jeta en avant de tout son poids, repoussant son adversaire, puis le frappa au menton avec le pommeau de son épée. Il y eut un craquement sec, et l’Elfe s’effondra. Hustouk se remit en garde.
Une flèche mal ajustée siffla à son oreille. Les Elfes postés sur les passerelles possédaient des arcs, mais la densité du réseau de ponts métalliques et la confusion de la mêlée les empêchait de viser correctement. Par contre, l’escalier menant aux étages inférieurs présentait un sérieux danger.
- Trois guerriers pour bloquer ce passage ! ordonna Hustouk en désignant l’ouverture. Les autres, avec moi ! Laissez les Karzax ici !
Trois Orks suffiraient pour empêcher quiconque d’accéder à cet étage par un si petit escalier. Hustouk s’élança vers les passerelles, suivi de l’essentiel de sa troupe. Il bondit sur des marches de métal, les gravit quatre à quatre et gagna une plate-forme où trois Elfes l’attendaient.
Hustouk rompit d’un pas devant les attaques de tant de lames, brandit son bouclier devant lui et se rua en avant. Comme il l’avait prévu, les Elfes le contournèrent pour le frapper sur les côtés. Hustouk avança encore pour esquiver leurs assauts, fit volte-face et fendit l’air de son épée.
L’Elfe qu’il visait s’accroupit pour échapper à sa lame et se redressa en portant une estocade L’Ork la contra d’un revers de son bouclier rond et riposta par un coup cinglant qui brisa la clavicule de son ennemi pour s’enfoncer dans son épaule. L’un des deux Elfes restant se retourna soudain pour contenir les assauts d’Hoktar et de Rânlak. Hustouk s’élança contre l’autre, qui lui décocha un coup de pied au niveau des chevilles. L’Ork esquiva d’un bond et, avant même de retomber, abattit son épée. L’Elfe para l’attaque, recula d’un pas, jeta un regard en arrière pour chercher son camarade. Il le trouva embroché sur la lame de Rânlak. Puis il aperçut l’arme d’Hoktar qui fondait sur sa tête. Ensuite, il mourut.
Hustouk s’engagea sur une autre passerelle et se retrouva devant une échelle. Il lâcha son bouclier, le laissant pendre à son cou, puis empoigna un barreau pour se hisser au niveau supérieur. Il avait à peine passé la tête au ras de la plate-forme suivante quand un ennemi se dressa devant lui, épée au poing. l’Elfe lui lança un coup d’oeil méprisant, prit son élan et frappa d’estoc. Hustouk évita la lame, agrippa le poignet de son adversaire et le fit basculer par-dessus le bord de la passerelle, le laissant tomber aux pieds d’Hoktar.
Hustouk prit pied sur le pont et leva les yeux pour chercher le cristal. Il était encore loin, protégé par une horde d’ennemis. Autour de lui, les Orks se battaient avec tout leur courage, remontant les passerelles pour essayer d’atteindre le sommet. Les Elfes desendaient à leur rencontre, prêts à sacrifier leur vie pour protéger leur pays. Les lames s’entrechoquaient, les blessés hurlaient, les flèches sifflaient sans rien toucher, dans un concert de bruits assourdissants.
- Le premier arrivé n’attend pas les autres ! hurla Hustouk pour couvrir le vacarme.
Il bondit sur une passerelle inclinée et la traversa à moitié. Un Elfe se laissa tomber en face de lui, deux autres dans son dos. Hustouk para l’assaut du premier et lui assena un formidable coup de pied qui le fit passer par-dessus la rambarde et l’envoya se fracasser au sol. Hoktar arriva à cet instant, bousculant les deux autres d’un coup d’épaule. Hustouk se retourna pour transpercer le plus proche en profitant de son affolement. Par l’avant, quatre Elfes venaient à sa rencontre.
Hustouk enjamba la rampe de métal et sauta sur une autre passerelle. Il s’élança vers un escalier, s’y engagea et rencontra un Elfe à mi-chemin. Leurs lames se croisèrent. Hustouk porta un coup d’estoc que son adversaire dévia sans mal. Une attaque fondit sur la poitrine de l’Ork qui ne dut qu’à son armure de ne pas finir transpercé. La lame ricocha contre une des plaques d’acier, l’Elfe perdit l’équilibre. Hustouk, placé en contrebas, l’empoigna par la cheville et le fit tomber sur les marches avant de le frapper à la tête. Sans se souvier de savoir s’il avait bien tué son adversaire, il poursuivit sa course.
Hustouk détacha son bouclier, décidément trop inutile et encombrant dans cet espace réduit. Avisant une nouvelle passerelle un mètre au-dessus de lui, il bondit pour en agripper le bord et, d’un seul bras, se hissa sur le pont. Essoufflé, il se releva péniblement.
Un Elfe surgit à sa droite, brandissant une épée maculée de sang. Hustouk leva la sienne pour parer le coup, puis se décala sur la gauche, contournant la garde de son adversaire, et frappa en visant la gorge ; mais la lame adverse, rabattue au dernier moment, enroba celle de l’Ork et la lui arracha des mains. L’épée glissa jusqu’au bord de la passerelle.
Hustouk saisit le poignet de son assaillant et lui assena un terrible coup de tête au visage. Pendant que l’Elfe titubait, l’Ork tira le couteau passé à sa ceinture et le plongea dans la bouche de son ennemi, l’enfonçant jusqu’à la garde. Un flot de sang jaillit.
Hustouk dégagea sa courte lame. D’autres adversaires arrivaient. Saisissant son couteau par la pointe, l’Ork le lança sur les ennemis. L’acier se ficha dans l’oeil droit d’un Elfe, traversa son orbite et trouva son cerveau. Le corps du mort bascula en avant, faisant trébucher ceux qui le suivaient. Hustouk décrocha la hache et la serpe qui pendaient à son ceinturon. D’un revers, il faucha le premier assaillant. Puis sa serpe piégea une épée dans sa lame recourbée tandis que sa hache s’abattait en un arc de cercle court et méchant. Son tranchant frappa un Elfe sur le côté du cou. Les vertèbres se rompirent.
Hustouk se retourna, évita un coup d’épée et fit remonter sa serpe vers la tête d’un nouvel adversaire. La pointe d’acier se planta sous le menton, libérant un torrent de sang. L’Elfe poussa un gargoullis étranglé. Hustouk ramassa son épée et poursuivit son chemin au milieu du fracas de la bataille.
Il finit par atteindre le sommet. Le cristal pendait à ses chaînes, au milieu d’une large plate-forme. A portée de main !
Hoktar, Kazrayl et deux autres Orks affrontaient une quinzaine d’Elfes. Les coups pleuvaient, les lames se heurtaient, et les guerriers de la horde reculaient, débordés.
Hustouk se jeta dans la bagarre, faisant tournoyer son épée. Au dernier moment, une lame elfique se dressa pour bloquer la sienne. Hustouk repoussa son adversaire, para une attaque sur sa droite, se laissa tomber au sol pour en esquiver une seconde. Il roula de côté, les épées s’abattant autour de lui, puis se redressa sur un genou. Sa lame se balança, frappa les mollets d’un assaillant ; les pieds de l’Elfe se séparèrent de ses jambes, et il s’effondra en hurlant.
Un Ork tomba, fauché par un coup d’épée. Furieux, Rânlak transperça son meurtrier. Mais il avait agi trop vite, sans assurer ses arrières. Il n’avait pas encore dégagé son arme quand une épée fouetta l’air à sa gauche.
La tête de Rânlak roula au sol.
Hustouk courut jusqu’à Hoktar et para un coup de lame, donnant à son cousin le temps de tuer son agresseur.
- Détruis le cristal ! hurla Hustouk. Je te couvre !
Combattant côte à côte, ils se frayèrent un chemin vers l’immense pierre scintillante. Pendant qu’Hustouk faisait volte-face pour répondre aux attaques des Elfes, Hoktar souleva sa lourde épée, et l’abattit de toute sa puissance sur le cristal d’Alkarion.
Sa lame s’y brisa comme une brindille.
Sans même en rayer la surface.
Affolé, Hustouk pensa soudain que tout était perdu. Le cristal était indestructible ! Aussitôt, son moral affectant ses gestes, ses parades faiblirent et il commença à fléchir. Un autre Ork tomba. Seuls restaient Hustouk et Hoktar. Peut-être d’autres les rejoindraient-ils, mais à quoi bon ?
La plupart des Elfes se tenaient en retrait, sachant que le surnombre pouvait se révéler un sérieux désavantage face à un groupe réduit. Pas moins de six d’entre eux faisaient toutefois face aux deux Orks, les accablant de coups d’épée.
Hoktar décrocha un lourd anneau de fonte fixé à sa ceinture. Une arme originale mais redoutablement efficace, qu’il balança d’un grand geste du bras à la rencontre d’une épée. La lame se cassa sous l’impact, suivie du crâne de son propriétaire.
Hustouk bloqua une attaque, riposta sans conviction, para un violent coup de taille. Il savait qu’il ne vaincrait pas.
Il sentit soudain son bras gauche s’engourdir : il était blessé ! A côté de lui, Hoktar reçut un coup de pommeau à la nuque et s’écroula en avant, peut-être encore vivant mais sûrement incapable de poursuivre le combat. Hustouk comprit que sa fin approchait.
Puis il se ressaisit. Si vraiment il était impossible de détruire le cristal, alors les Elfes ne se donneraient pas la peine de le défendre. La présence d’une garnison prouvait qu’il y avait une faille. Il fallait lutter, coûte que coûte !
Hustouk sentit alors l’Autre s’imposer à lui. L’être qui l’habitait avait perçu le danger, et proposait son aide. Hustouk savait qu’il devait lui résister, il savait que la créature essayerait de le contrôler. Mais il n’avait pas le choix.
Sous les yeux ébahis des Elfes, sa peau s’assombrit en un éclair. Ses muscles s’épaissirent, ses yeux se teintèrent de rouge. Une paire de cornes tordues émergea de son crâne et se dressa vers le plafond. Un monstrueux hurlement de joie s’échappa de sa gorge.
Les Elfes hésitèrent un instant. Puis ils passèrent à l’attaque.
Hustouk était prêt. Il sentait la puissance l’envahir, il sentait les incroyables ressources de la bête déferler dans son corps. Les lames elfiques s’abattirent. Il les arrêta avec son bras droit, sans qu’elles ne parviennent à entailler sa peau, devenue aussi dure que du roc.
Son épée tournoya. Deux elfes s’envolèrent, brisés, déchiquetés. Les autres s’élancèrent, déchaînant leurs coups d’estoc. Leurs mouvements parurent maladroit à Hustouk, qui avança sans se soucier des lames. Un Elfe se planta devant lui et frappa. Hustouk lui décocha un coup de poing qui enfonça sa cage thoracique avec un bruit écoeurant. D’un revers de sa main à présent munie de griffes, il lacéra le cou d’un autre adversaire. Il lâcha une série de coups de pieds, brisant les genoux d’un troisième assaillant. D’un violent coup de tête, il en empala un quatrième sur ses cornes acérées.
Rien n’existait d’autre que sa force, et ses ennemis à tuer.
Hustouk abattit son coude. Une tête craqua, un Elfe s’effondra. Son épée fendit l’air. Un autre adversaire partit à la renverse, le ventre déchiré par la lame dentelée.
Hustouk tuait, tuait, tuait encore. Une fois lancé, il ne pouvait plus s’arrêter. Son épée se ficha dans une poitrine. Il la lâcha, bondit en avant, vit un elfe devant lui. Hustouk passa sa main gauche derrière la nuque de son adversaire et, avec une puissance titanesque, lui propulsa son poing droit dans le visage.
Le crâne de l’Elfe éclata comme un oeuf.
Après un tel déchaînement de violence, Hustouk était épuisé. Il constata qu’il avait abattu tous ses ennemis. Il ne lui restait qu’une tâche à accomplir.
Il ramassa son épée et s’approcha du cristal. La pierre brillait d’une lumière irréelle, magnifique.
Hustouk banda ses muscles.
Puis il frappa.
Son bras se détendit avec la force d’un colosse. Sa lame fusa vers le cristal comme un tigre sur sa proie.
La pointe d’acier percuta la surface transparente selon un angle parfaitement droit. Là où l’épée d’hoktar s’était rompue, celle d’Hustouk s’enfonça dans l’immense joyau, ouvrant une entaille qui se transforma en brèche béante.
La lame atteignit le coeur du cristal.
Et tout vola en éclats.
Hustouk fut projeté en arrière par l’énergie qui venait de se libérer. Le cristal à moitié détruit oscilla au bout de ses chaînes, sembla se convulser.
Puis une aveuglante lumière inonda la pièce, emplit la pyramide, fila vers le ciel.
Hustouk s’évanouit.
L’éclat de l’explosion noya le sommet de la pyramide comme un second soleil. Malgré la distance qui le séparait de la ville, Borkas l’aperçut sans mal.
- Ils ont réussi, annonça Argonak le chaman. La victoire est à nous.
Des cris de joie parcoururent les rangs des quatre mille guerriers de la horde. Borkas sourit d’un air mauvais.
- Allons-y, dit-il à son chaman.
Puis, à ses troupes :
- En avant !
La horde se mit en marche vers Alkarion. En face, l’armée elfique, quatre fois moins nombreuse, paraissait insignifiante.
Les ennemis comprirent quelle catastrophe venait de se produire. Une partie d’entre eux détala aussitôt, bafouant sans complexe le prétendu sens de l’honneur des Elfes. Les autres avancèrent à la rencontre des Orks, prêts à défendre leur capitale.
« Quels abrutis », songea Borkas.
La horde chargea.
Je vous épargne la bataille, vu le peu d´intérêt qu´elle présente. Disons juste que l´issue fut sans surprise.
"distinguer lma petite troupe" LA
"laissant libre de mouvements lezurs jambes gainées de cuir." LEURS
"Hustouk enjamba la rampe de métal et sauta sur une autre passerelle. Il s’élança vers un escalier, s’y engagea et rencontra un Elfe à mi-chemin. Leurs lames se croisèrent. Hustouk porta un coup d’estoc que son adversaire dévia sans mal. Une attaque fondit sur la poitrine de l’Ork qui ne dut qu’à son armure de ne pas finir transpercé. La lame ricocha contre une des plaques d’acier, l’Elfe perdit l’équilibre. Hustouk, placé en contrebas, l’empoigna par la cheville et le fit tomber sur les marches avant de le frapper à la tête. Sans se souvier de savoir s’il avait bien tué son adversaire, il poursuivit sa course.
Hustouk détacha son bouclier, décidément trop inutile et encombrant dans cet espace réduit. Avisant une nouvelle passerelle un mètre au-dessus de lui, il bondit pour en agripper le bord et, d’un seul bras, se hissa sur le pont. Essoufflé, il se releva péniblement." dans ce paragraphe en particulier mais dans tout le texte, y a une trop grosse repetition de "Hustouk" en plus c´est chiant à prononcer.
Donc explication de ce que j´ai dit et qu´apparemment t´as pas compris : Iltrair est sûr de ses arrières, il laisse malgrès tout 1/20 de son armée pour protéger sa capitale où il n´y a que 700 personnes qui peuvent se proteger elles-meme. Ca fait presque 2 soldats pour 1 paysans
"commencça" (je c´est que la faute c´est un "c" en trop mais j´suis plus sûr de si c´est ce mot^^)
"en portant une estocade L’Ork la contra"==>manque un point.
". l´Elfe"==>Manque une majuscule.
Les autres ont été dites par chris.
Par contre j´aurais bien aimé avoir la bataille quand même, histoire de rigoler.
Et puis aussi, qu´est-ce qu´ils font d´Alkarion? Ils la rasent entièrement et massacrent tout le monde ou...
Fin du
Ah, et...vivement Mercredi moi j´dis, qu´on sache c´qu´il advient de Namâric. ![]()
Quelle fureur ! Quelle hargne ! On ressent bien la colère des Orks, mais ...
C´eut été bien de décrire davantage la capitale vu de l´intérieur par Hustouk ou Hoktar, de même pour la pyramide qui n´est même pas décrite de l´extérieur.
Sinon c´est une bonne suite et je suis préssé de voir comment l´armée elfique va se faire mettre en pièce.
![]()
Ostramus==>"Je vous épargne la bataille, vu le peu d´intérêt qu´elle présente. Disons juste que l´issue fut sans surprise."
Par contre la pyramide est décrite de l´intérieur (les ponts et tout ça), même si c´est vrai qu´on se l´imagine pas trop. ![]()
y a une trop grosse repetition de "Hustouk" en plus c´est chiant à prononcer.
Ces deux problèmes sont en fait liés. C´est parce que c´est dur à prononcer qu´on remarque plus facilement les répétitions.
Iltrair est sûr de ses arrières, il laisse malgrès tout 1/20 de son armée pour protéger sa capitale où il n´y a que 700 personnes qui peuvent se proteger elles-meme. Ca fait presque 2 soldats pour 1 paysans
Donc explication de ce que j´ai dit et qu´apparemment t´a pas remarqué : les Orks n´affrontent pas la garnison d´Alkarion, mais tous les soldats que les Elfes ont pu réunir dans le royaume. De plus, aucun général sensé ne dégarnirait complètement ses arrières. Il reste toujours des hommes, ne serait-ce que ceux qui n´ont pas répondu à l´appel aux armes. Au contraire, emmener vingt mille guerriers quand on n´en possède au total que 21 000, 22 000 ou même 30 000, est déjà une preuve de confiance quasi absolue dans la sécurité de l´arrière.
C´eut été bien de décrire davantage la capitale vu de l´intérieur par Hustouk ou Hoktar, de même pour la pyramide qui n´est même pas décrite de l´extérieur.
Ben, la ville et la pyramide sont un décrites dans le chapitre précédent. Inutile d´en rajouter une louche, non ?
Voilà voilà...
lu, sans commentaiore, je ne sais pas si j´ai aimé ou pas.
Je m´attendais trop à la fin...quand il se transforme....et puis j´aime pas trop ce démon intérieur, on sens qu´il est sûr de ne pas mourir et ça fait un peu surpuissant
voilà ![]()
D´une, tu peux être sûre qu´avec KaiM personne n´est intuable. (bon ok Namâric va s´en sortir malgré tout, mais après perso ce qui m´intrigue c´est de savoir comment, et il s´est quand même bien fiat avoir).
Et puis, d´un autre côté, cet "Autre" est plus un danger qu´autre chose, il pourrait l´amener à faire des choses regrettables...pis j´sais pas si t´as vu mais ça l´a crevé au bout de quelques minutes de combat, pense à ce qu´il adviendrait dse lui s´il restait une heure comme ça.
Donc non, j´trouve pas que ça fasse surpuissant, très puissant certes, mais bon, l´en faut des héros, non? ![]()
Peit chapitre de transition, un peu obligé. Bonne lecture quand même.
Cela faisait des années qu’ils avaient coutume de se réunir dans cette pièce. Depuis que Jean avait eu trois ans, en fait.
Anaïs avait découvert ce recoin du grenier le lendemain de l’anniversaire de son frère. C’était alors une petite salle poussiéreuse aux cloisons de bois, nichée dans la charpente du manoir, éclairée par la lumière tamisée qui filtrait entre les ardoises mal jointes de la toiture. Anaïs l’avait aussitôt adorée.
En petite fille courageuse, elle en avait fait son repaire, dépoussiérant la pièce pour la première fois depuis au moins cent ans. Elle y avait monté une table basse, des chaises d’osier puis un fauteuil, un service à thé et même une petite armoire pour le ranger. Au fil des années, chacun y avait apporté sa touche, ajoutant des décorations parmi lesquelles un chandelier à douze branches, une épée émoussée, une pièce d’armure reluisante, une peau de zèbre, un tapis oriental, une fourrure d’ours, une carte de Dümra et une maison de poupées. Les enfants du comte Thibaut s’étaient souvent retrouvés dans ce lieu secret, pour discuter et jouer.
Et puis, le temps avait passé.
Anaïs allait sur ses vingt ans. Jean était déjà un solide jeune homme, et Théo le suivait de près. Quant à Julie, elle n’avait plus grand-chose du bébé à la jolie frimousse d’autrefois. S’ils s’étaient rendus aujourd’hui dans la pièce sous la charpente, c’était juste pour partager une dernière fois leur complicité de jadis, et s’installer dans un endroit tranquille où l’on pouvait parler sans être dérangé.
Anaïs repensait à son enfance avec mélancolie. Elle savait que, bientôt, il lui faudrait tirer un trait sur les jeux de frères et soeurs. Bientôt, dans un ans deux, peut-être un peu plus, elle se marierait et quitterait le manoir de Montfort. Ou bien elle y resterait tandis que ses frères partiraient chercher ailleurs la fortune et la gloire...
La fortune et la gloire...
Quelles illusions stupides !
La fortune et la gloire pouvaient-elles rendre heureux ? Apporter une vie de bonheur ? Ceux qui ne périssaient pas en les poursuivant finissaient vieux, riches, seuls et aigris. Un triste destin...
Anaïs se rajusta sur sa chaise et s’arracha à ses pensées pour porter de nouveau son attention sur Jean. Celui-ci faisait à ses soeurs le récit de son voyage, en insistant particulièrement sur le duel qui l’avait opposé au Prince Alexandre.
Anaïs songea que son frère avait failli ne pas revenir. Il était passé très près de la mort, et sans l’intervention des quatre créatures, il aurait succombé. Une pensée en entraînant une autre, elle se demanda où étaient passés Barn et les Varaks. Depuis que l’homme-oiseau avait été pris d’un malaise dans le hall, on ne l’avait plus revu. Les quatre serviteurs de Molloch s’étaient volatilisés sans la moindre explication.
Un événement dérangeant, voir inquiétant.
Tandis qu’Anaïs réfléchissait aux étranges phénomènes qui semblaient prendre place en marge de la guerre, Jean poursuivait son histoire sur le Prince Alexandre.
- Ce garçon est vraiment un génie de l’escrime, commentait-il. Mais alors, d’une froideur incroyable ! Aucun signe d’émotion, aucune hésitation. Rien !O n dirait une vraie machine !
Julie buvait ses paroles, captivée. Anaïs se dit soudain que Jean se montrait un peu trop sévère avec le Prince. Et elle réalisa soudain qu’elle ne lui avait jamais raconté l’histoire...
- Tu ne devrais pas juger ainsi le Prince Alexandre, intervint-elle.
- Ah bon ? Pourquoi ? lança Théo à la place de son frère.
Anaïs laissa planer une seconde de silence avant de se pencher en avant.
- Son enfance a été marquée par des événements difficiles, que sa condition de Prince n’a pas suffi à compenser.
- Jamais entendu parler, fit Jean.
Anaïs lui jeta un regard désapprobateur.
- Ne m’interromps plus, s’il te plaît. Evidemment que tu n’en as jamais entendu parler. Tu n’avais que trois ans à l’époque, et le sujet est assez douloureux, de sorte qu’il n’est que rarement abordé. En fait, j’aurais dû vous raconter ça plus tôt, mais je ne voyais pas l’intérêt de remuer les vielles plaies...
- Bon, on a compris, lâcha Théo. Arrête les effets de suspense !
Anaïs soupira.
- Je veux d’abord que vous comrpeniez que c’est un sujet interdit. L’évoquer risque de vous attirer des reproches, voire des ennuis. La famille royale n’aime pas qu’on disserte sur ses problèmes...
- Promis, je garde ça pour moi ! assura Jean.
- Moi aussi ! ajoutèrent Théo et Julie dans un bel ensemble.
Anaïs hocha la tête.
- Très bien. Donc, le Prince Alexandre est né il y a un peu plus de treize ans. Déjà, à sa naissance, il a failli mourir.
- Quoi ?
- Son coeur a cessé de battre durant plusieurs minutes lors de sa première nuit. On l’a sauvé de justesse, mais il est resté un enfant très fragile. D’autres arrêts cardiaques ont suivis, et à chaque fois il a frôlé la mort de très près. Personne ne pensait qu’il s’en sortirait. Pour ne rien arranger, sa mère a succombé, alors qu’il n’avait même pas un an, à une maladie incurable qui la rongeait depuis longtemps. Le roi était désespéré. Sa femme qu’il adorait était morte, son fils n’atteindrait probablement jamais les deux ans tant sa santé était délicate et ses crises fréquentes. C’est à partir de ce moment que notre roi a commencé à devenir plus faible. On le pressait de se remarier, de concevoir un nouvel héritier. Mais il restait muré dans le chagrin, dirigeant à peine son royaume.
- Il s’en est quand même remis, remarqua Jean. Et le Prince vit encore.
- C’est vrai, approuva Anaïs. Un jour, tout ça s’est terminé. Le jeune Alexandre a fini par surmonter sa condition. Il est devenu plus résistant. Ses arrêts cardiaques et ses accès de fièvre ont cessé. Il a grandi vite pour devenir un solide garçon.
- Tout s’arrange, donc, fit Julie.
- Pas tout a fait. Pour une raison étrange, le roi s’est un peu remis de ses peines mais n’a jamais vraiment témoigné d’affection à son fils. Comme si c’était un étranger pour lui. Il ne l’a jamais traité comme un enfant qui avait besoin de tendresse, pas plus qu’il ne l’a préparé à son futur règne. En fait, il ne l’aimait pas.
- Pas étonnant, jeta Théo. C’est un sale gosse.
- Le Prince Alexandre s’est alors reporté vers d’autres soutiens. D’abord, son maître d’armes, Dario d’Yrwald. Un homme bien plus sage et intelligent que le roi, soit dit en passant. Dario a donc enseigné au Prince tout ce qu’il lui fallait apprendre, et on raconte qu’Alexandre s’est montré un excellent élève. Il a assimilé les rouages de la politique et les arts du combat plus vite et plus tôt que n’importe qui d’autre. Il a tout naturellement conçu une véritable adoration pour son maître, qu’il considère sûrement plus comme un second père que comme un professeur. C’est aussi pendant ces années-là que le Prince Alexandre s’est construit ce bouclier de froideur et d’impassibilité qui l’a fait connaître. Il a compris que pour être à la hauteur, il lui faudrait se débarasser de toute forme d’état d’âme. Il a tué son premier homme à dix ans, à ce qu’on dit. Un voleur malchanceux.
Ses frères et sa soeurs étaient pendus à ses lèvres, plongés dans le récit.
- Le roi a commencé à avoir peur de son fils, qui prenait beaucoup trop d’influence. Il a cherché à l’écarter le plus possible des affaires du Palais, et on dit même qu’il ne souihaitait pas le voir régner. Le Prince en a conçu une rancune tenace contre son père. Car Alexandre veut du pouvoir. Du pouvoir et de la force.
- Il en a, maintenant, hasarda Jean. Enfin, s’il a réussi à prendre le contrôle de la situation à Dümrist.
- Ce n’est pas tout, continua Anaïs. Le Prince a également reporté une immense part de son amour sur sa mère. C’est une des faiblesses qu’on lui compte. Il paraît qu’à certains périodes, il passait des heures à contempler le portrait de la reine. Bien qu’il ne l’ait jamais connue, il voulait qu’elle soit fière de lui. C’est un peu ce qui le motive. Comme si sa mère était encore à ses côtés.
- Et alors ?
- Alors certaines rumeurs courent. On raconte que le Prince est constamment poussé plus avant par sa propre conscience. Qu’il cherche en permanence à se dépasser. Qu’il ne recule devant rien. Et que rien ne saura l’arrêter. De toute évidence, il a plus d’envergure que tous les rois des dix derniers siècles.
Le silence tomba sur la pièce. Chacun méditait sur cette histoire. Finalement Théo s’étira.
- Eh bien, dit-il, espérons que sa volonté lui permettra de gagner la guerre. Parce qu’avec un roi comme lui, on ne s’ennuiera pas !
Les seigneurs des Marches du Nord arrivèrent au manoir dans le courant de l’après-midi.
Le premier fut le baron Tercius de Humbar, le plus proche voisin du comte Thibaut. Ses chevaliers et lui gravirent le sentier sur la colline alors que le soleil amorçait à peine sa descente sur l’horizon. Thibaut l’accueillit chaleureusement et l’introduit dans un salon où lui furent servis des rafraîchissements. Au fil des heures, d’autres seigneurs lui succédèrent et, lorsque la grande horloge du hall sonna six coups, douze hommes se rassemblèrent dans la salle de réunion.
Les grandes dimensions de la pièce, par ailleurs meublée d’une table ronde et de confortables fauteuils, donnaient une impression de convivialité qui incitait à la détente. Le jour entrait par une large fenêtre exp osée au sud tandis qu’au fond de la pièce, une petite porte donnait sur un jardin garni d’une profusion de massifs.
Chacun des seigneurs prit place sur un siège, puis le comte Thibaut fit son entrée en tenue de général, suivi de sa femme Geneviève et de sa fille Anaïs, vêtues d’élégantes robes verte et bleue.
Elle n’étaient pas là par hasard. Geneviève se révélait toujours d’une aide précieuse dans ce genre de discussions, pointant les avantages et les failles de chaque proposition avec une clairvoyance implacable. Quant à Anaïs, non seulement il lui fallait apprendre à mener ce type de débats, mais en plus son charme et sa beauté constituaient des atouts précieux : aucun homme n’aurait voulu passer pour un lâche devant une femme pareille.
Le comte Thibaut laissa les dames s’asseoir puis se plaça devant son propre fauteuil et balaya ses invités du regard. Il y avait là la quasi-totalité des seigneurs du Nord de Dümra, depuis le vieil Arnaud Jesdual, baron de Torgyl, jusqu’au jeune duc Erçus de Barwean, en passant par le gros Jérôme de Chest, vétéran de quatre campagnes. Tous attendaient que le maître des lieux prenne la parole.
- Mes amis, commença-t-il, je suis heureux de vous voir. (Ses yeux passèrent sur Karlan de Rangjord, son vieux rival, qui ne broncha pourtant pas en apprenant qu’on le considérait comme un “ami”.) Je constate que chacun a répondu à mon appel, à l’exception du jeune comte de Shiring. Mais je ne doute pas qu’il nous rejoindra bientôt. Il a dû se perdre en route !
Quelques ricanements parcoururent les invités, puis Thibaut leva la main. Un geste léger, presque fortuit.
Les barons se turent aussitôt. Ils sentaient que leur hôte allait aborder le point essentiel. Certains, même, craignaient par avance ce qui allait suivre.
La voix de Thibaut se fit plus sérieuse.
- Je vous fait gâce des détails, mais sachez que j’ai mené mon plan à bien. A l’heure qu’il est, une bonne partie des Orks de l’Echine du Dragon se dirige vers Alméra. Itraïr va être attaqué dans le dos, et devra renvoyer chez lui plusieurs divisions de son armée, voire la totalité.
Des applaudissements mesurés s’élevèrent tandis qu’Arnaud Jesdual intervenait.
- Je pense m’exprimer au nom de tous en vous félicitant pour cette action, Thibaut. Le péril était grand, et vous avez su le surmonter. Mais nous connaissons tous la raison pour laquelle vous nous avez aujourd’hui réunis. Inutile de tergiverser plus longtemps, nous sommes prêts à vous entendre.
Thibaut acquiesça de la tête puis s’éclaircit la gorge.
- Tous ici, nous avons fourni des hommes à l’armée royale. Néanmoins, celle-ci ne peut suffire à repousser Itraïr, d’autant plus qu’une grande partie des soldats reste soigneusement à l’écart du siège de Dümrist. Avant mon départ, je vous ai réunis pour vous demander de préparer les soldats qui vous restaient à partir en campagne. Certains d’entre vous ont alors objecté qu’il s’agirait d’un sacrifice inutile, qu’Itraïr était trop puissant. Vous vouliez attendre mon retour pour prendre une décision. Désormais, l’ennemi se trouve sérieusement affaibli. C’est maintenant qu’il faut agir !
Un murmure d’assentiment fit le tour de la table. Plusieurs seigneurs hochèrent la tête.
- Lors de notre précédente rencontre, poursuivit Thibaut, je vous ai demandé de tenir vous troupes prêtes au combat. Aujourd’hui, me revoilà. Et vous, où en êtes-vous ?
Erçus de Barwean se leva, la laque de ses cheveux bruns luisant soudain dans la lumière.
- Quatre cents hommes campent dans le sud de mon domaine, annonça-t-il. Les vivres sont rassemblés, le matériel préparé. Je n’ai qu’un ordre à donner, et ils seront tous ici en vingt-quatre heures. Je vous soutiens, Thibaut, et votre idée me paraît tout à fait raisonnable.
Tercius de Humbar ouvrait la bouche quand Karlan de Rangjord le devança :
- Pas à moi, lança-t-il de sa voix grave.
Thibaut lui jeta un regard inquiet. Grand, solidement carré, la barbe noire et le crâne rasé, Karlan avait toujours été un homme brutal et parfois cruel. Ses yeux gris lançaient en permanence des coups d’oeil assassins tandis que des tics agitaient régulièrement ses mains et sa joue droite. Baron de Rangjord, un port fortifié à l’extrême nord de Dümra, il avait acquis une réputation de farouche guerrier en défendant son fief contre les pirates des Mers de Glace et en surveillant les monts de Zerwak, frontière avec les mystérieux royaumes des Zahrs.
Thibaut et lui se détestaient cordialement depuis des lustres.
- Je ne pense pas que notre intervention soit nécessaire, continua Karlan. J’ai assez à faire avec les pirates sans envoyer mes hommes à la mort. Si tu dis vrai, Thibaut, alors Itraïr partira de toute façon. Je ne vois aucune raison d’aider un roi qui ne sait pas se servir des moyens que nous lui fournissons déjà.
- Obtenir sa gratitude, peut-être ? risqua Anaïs.
Karlan la toisa d’un air mauvais.
- Je me moque de la gratitude du roi, déclara-t-il. Que m’apporterait cette reconnaissance ? Mes terres et mes richesses actuelles me suffisent largement. Alexandre VII peut bien défendre sa capitale tout seul.
- Alexandre VII ne dirige plus les opérations, l’informa Geneviève. Le Prince a pris le relais.
Elle avait à peine murmuré, pourtant un grand silence s’établit dans la salle. Calmement, la vieille femme poursuivit :
- Le roi est tombé malade. Nous avons rencontré le Prince Alexandre, qui a décidé de regagner Dümrist pour prendre le commandement de l’armée. Je ne sais s’il a réussi, mais cela me paraît fort probable. Et, comme vous le savez tous, le Prince Alexandre n’est pas du genre à oublier. Ceux qui lui prêteront assistance seront sans nul doute récompensés. Ceux qui l’ignoreront...
Un silence de mort succéda à ses paroles. chacun réfléchissait aux implications de ce nouvel élément.
Finalement, les positions ne firent que se consolider. Thibaut mit en avant le fait qu’aucun combat ne serait peut-être nécessaire : il ne s’agissait que d’ajouter un facteur de pression sur Itraïr pour le forcer à se retirer. Ainsi le comte gagna-t-il deux autres hommes à sa cause. Finalement, les seigneurs favorables à sa proposition de convirent de rassembler leurs troupes au sud des Marches dès le lendemain, pour se diriger ensuite vers Dümrist. En y ajoutant les guerriers et les moyens de Thibaut, on parvenait à une force de trois mille combattants et de cinq cents auxilaires. Chaque seigneur ayant déjà réuni et équipé ses hommes, l’intendance et la logistique ayant été mises sur pied par avance, l’armée serait prête en très peu de temps. Seul Karlan choisit de ne pas se mêler de cette affaire.
- Prenez des risques si ça vous amuse, cracha-t-il. Moi, je rentre à Rangjord. J’ai déjà perdu assez de temps avec des inepties.
- Peut-être as-tu peur de servir ton pays, lui lança Thibaut.
Les deux hommes se toisèrent un instant, débordants de mépris. Puis la porte s’ouvrit à la volée sur un jeune et grand gaillard, aux yeux étroits et aux cheveux d’un blond presque jaune, vêtu d’une tenue de voyage noire. William Hamleigh, de Shiring.
- J’ai amené avec moi cinquante chevaliers et deux cents hommes de mon comté ! annonça-t-il fièrement.
Son intervention tomba à plat. Thibaut et Karlan s’affrontaient toujours du regard, comme s’ils n’avaient pas été dérangés. Mal à l’aise, William adressa un sourire gêné à Anaïs qui se contenta de lever les yeux au ciel. Le comte de Shiring la harcelait depuis des années, et elle cherchait désespérément un bon moyen de l’éconduire.
Puis Thibaut détacha ses yeux de ceux de son rival.
- C’est bien, William, dit-il d’une voix très calme. Heureux de constater que tu as fini par trouver ton chemin.
- Je vous avoue que cette histoire m’inquiète, seigneur. D’après les traces et la disposition des cadavres, il y avait dans ce bois un homme blessé, étendu là depuis des heures, à moitié vidé de son sang. Six de mes guerriers l’ont repéré et sont allés l’examiner. Mais il devait être moins mal en point qu’il n’y paraissait, car il les a tués. Tous les six. Un carnage effrayant.
Sineor ne prêtait qu’une oreille distraite au rapport de l’Elfe qui marchait à côté de lui. Plus préoccupé par la convocation alarmante des capitaines de l’armée que par la mort mystérieuse de quelques combattants, il avançait d’un pas rapide dans les couloirs du château de Hanorve.
La haute bâtisse servait toujours de quartier général à Itraïr, mais elle devait avoir un effet désastreux sur son humeur. A chaque fois que Sineor y avait été appelé, c’était pour subir le courroux de son souverain. Une nouvelle réunion n’avait donc rien de rassurant.
Sineor parvint à la salle de réception et laissa son compagnon sur le pas de la porte. Il pénétra dans la pièce pour découvrir qu’il arrivait le denrier : Itraïr se tenait au centre, entouré de Terenal, Derneïl, Arkalias et Elaïr, son assassin personnel. Dans les lumières de l’aube qui s’engageaient par les fenêtres exposées à l’est, ils formaient un ensemble intimidant.
- Referme la porte, ordonna sèchement le roi.
Sineor s’exécuta puis s’approcha des autres. En réponse aux regard interrogateurs qu’il lança aux autres capitaines, il n’obtint que des haussement d’épaules impuissants : personne ne savait encore pourquoi Itraïr les avait réuni.
Le roi prit la parole d’une voix glaciale derrière laquelle perçait une rage sans bornes.
- J’ai reçu un message. Alkarion est tombée dans la journée d‘hier.
- Quoi ?
L’exclamation stupéfaite avait fusé à l´unisson des lèvres des cinq autres Elfes.
- Nous n’aurions pas dû sous-estimer cette invasion Ork, poursuivit Itraïr.
Sineor commençait à comprendre. Depuis déjà une semaine, on recevait régulièrement des rapports d’Alméra indiquant qu’une horde d’Orks progressaient dans le royaume. Certain que la magie elfqiue suffirait à triompher des envahisseurs, le roi n’avait pas jugé nécessaire de renvoyer une partie de l’armée pour soutenir les défenses. A présent, il réalisait combien il avait eu tort.
Sineor restait partagé entre la surprise et une honteuse satisfaction. Depuis le début, il avait essayé de dissuader son souverain de partir en campagne contre Dümra. Les Elfes étaient fait pour le calme et la paix, pas pour les conquêtes hasardeuses. A la rigueur, il pouvaient défendre leur pays ou s’allier à d’autres royaumes pour vaincre un ennemi commun. Mais jamais dans l’Histoire les Elfes n’étaient partis en guerre seuls, pour conquérir et non vaincre. Comme quoi bouleverser les traditions pouvait se révéler dangereux.
En outre, Sineor n’avait jamais apprécié la théorie d’Itraïr selon laquelle les Elfes devaient exterminer les “races inférieures” pour apporter le bonheur dans le monde entier. Cette doctrine avait quelque chose d’absurde.
- Mais comment ces Orks ont-ils fait ? questionna Terenal. Nous avions...
- Le cristal ? lâcha Itraïr. Ils l’ont détruit.
Nouveau concert de cris aussi sidérés qu’indignés.
- Mais... comment ?
- Je ne sais pas, répondit le roi. Sans magie, nous en sommes réduits à communiquer par pigeons voyageurs. Et un pigeon ne peut pas vraiment transporter une encyclopédie. De toute façon, personne n’a compris ce qui s’est passé. Un groupe d’Orks est entré dans la pyramide en traversant la ville sans subir de dégâts. Puis les intrus ont brisé le cristal et, privées de pouvoir, nos forces ont été écrasées dans la bataille qui a suivi. C’est une catastrophe.
- Mais c’est impossible ! fit Arkalias. Des créatures stupides comme les Orks ne peuvent pas vaincre la race supérieure de ce monde ! C’est contraire à tous les principes.
- Je crains qu’il ne nous faille mettre de côté les principes, dit Sineor.
Arkalias, fervent défenseur de la doctrine, le pointa d’un index accusateur.
- Hérésie ! cria-t-il. Tu bafoues nos...
- Ca suffit, le coupa Itraïr. Notre situation n’est guère plaisante, mais nous pouvons encore nous en tirer. Il m’est pénible de prendre une telle décision, mais nous allons quitter ce pays. Nous ne pouvons pas laisser Alméra aux mains des Orks.
- Mais... balbutia Arkalias. Et notre oeuvre ? Nous devons massacrer les habitants de ce royaume jusqu’au dernier !
- Oui, fit Sineor. Après, il ne nous restera plus qu’à vaincre Ethiol, envahir l’Histena, écraser l’empire d’Affoth, prendre les îles du Nord-Ouest, traverser la mer Caspiée pour guerroyer dans les terres du Sud... Personne ne voit-il donc combien cette volonté d’exterminer les humains est irréalisable ?!
Itraïr le foudroya du regard et Sineor comprit qu’il était allé trop loin. Mais tant pis. Il avait dit ce qu’il avait sur le coeur. Advienne que pourra.
- Nous rentrons, annonça le roi, mais nous n’allons pas laisser nos ennemis s’en tirer à si bon compte. Une force de trois mille guerriers restera sur place ave cne mission simple : causer le maximum de dégâts avant de rentrer.
- Ca ne me paraît pas sage, intervint Derneïl. Les Dümréens sont encore nombreux. Il vaincront facilement cette armée.
Itraïr sembla surpris. Visiblement, il avait conçu ce plan sans réfléchir, emporté par sa volonté de destruction au point de laisser passer des failles aussi béantes.
Elaïr, qui jusque-là était resté silencieux, vint à son secours. Depuis son échec au château de Bardok et la disparition subite des Chevaliers Blancs, qui s’étaient évanouis aussi mystérieusement qu’ils étaient venus, Elaïr se trouvait en disgrâce. D’autant plus que sa brillante action contre le roi de Dümra n’avait servi à rien : le Prince Alexandre avait pris le contrôle des opérations et se montrait plus redoutable encore que son père. Et apparamment, l’idée qu’Alexandre puisse regagner Dümrist n’avait jamais effleuré Itraïr. Tout cela l’avait mis dans une colère folle, contraignant Elaïr à s’effacer pour un moment.
Trop content de tenir une occasion de redorer son blason, il exposa aussitôt son idée.
- Nous disposons encore de douze mille guerriers. Trois mille partiront vers le nord en détruisant tout ce qu’ils trouveront. Pendant ce temps, quatre mille retourneront directement en Alméra pour contrer l’invasion Ork tandis que les cinq mille restants s’attarderont un peu à côté de Dümrist. Cette dernière force devrait suffire à dissuader l’ennemi de tenter une sortie. Quand enfin nous nous retirerons, les trois mille combattants de la première armée seront déjà loin au nord, un sillage de cendres et de ruines derrière eux.
Sineor ne put s’empêcher de remarquer un détail gênant : ces trois mille guerriers feraient certes un grand mal à Dümra, mais rentrer chez eux ne serait guère aisé. Assoiffés de vengeance, les Dümréens les traqueraient pour les abattre jusqu’au dernier.
- Bon plan, approuva Itraïr. Sineor, tu commanderas cette armée.
- Quoi ?
- Pars vers le nord et ravage tout sur ton passage. Brûle les villes, sale les terres, massacre tous les humains que tu trouveras. quand tu en auras fini avec eux, rejoins-nous.
Aïe. Sineor regretta d’avoir réagi si vivement tout à l’heure. Pour le punir de son insolence, le roi lui confiait une mission suicidaire. Pendant une folle seconde, Sineor envisagea de tout laisser tomber, de déserter et de s’écarter des stratégies absurdes de son souverain. Puis il se ravisa. Il désapprouvait les décisions d’Itraïr, mais il avait juré fidélité à son royaume. Il ne pouvait se dérober.
- Il en sera fait selon vos ordres, Sire.
- Parfait, lui répondit Itraïr alors qu’Arkalias lui jetait un regard narquois. Elaïr, tu l’accompagneras. J’espère que cette fois, tu ne me décevras pas.
Pris au dépourvu par la façon dont les choses évoluaient, l’assassin voulut protester. Terenal ne lui en laissa pas le temps.
- Bonne chance, lança-t-il à Sineor. Ta tâche sera ardue, d’autant plus que les Trolls ne pourront t’aider.
Tous les regards se tournèrent vers lui.
- Je ne savais pas comment vous l’annoncer, poursuivit Terenal, mais nous avons perdu les Trolls.
- Quoi ? s’étrangla Itraïr.
- L’inaction leur pèse. Ils s’en vont, seuls ou par bandes.
Cette dernière nouvelle acheva de convaincre Sineor que leur situation était lamentable. Après un salut militaire, il quitta la pièce pour aller organiser ses troupes.
Cette guerre inutile l’exaspérait de plus en plus.
![]()
"Je vous fait"
"exp osée"
Sinon, il est vrai que c´est un chapitre de transition, donc pas des masses intéressant, quoiqu´on y apprend quelques trucs peut-être importants (notamment qu´ils ont plus de Trolls). Quelque chose me dit que ce Sineor n´est pas si insignifiant que ça...mais bon, j´me goure sûrement.
Bon, c´est triste parce que ça annoncera la fin des vacances, (enfin le début pour d´autres^^), mais vivement Vendredi. ![]()
vivement les vacances, et la suite
!! !
bien, j´ai bien aimé ce chapitre où on se repose un peu ![]()
Même si ça sent mauvais pour les elfes, quelque chose me dit qu´ils n´ont pas dis leur dernier mot.
Sinon pour Alexandre ça fait un peu cliché le pauvre petit orphelin qui devient par la suite super puissant.
Pour Sineor, je suis préssé de voir quand est-ce qu´il va déserter.
En somme c´est pas un chapitre palpitant mais il reste tout de même très intéréssant.
Vala ![]()
"large fenêtre exp osée" expØosée
"qu’il arrivait le denrier : " dernier
"Certain que la magie elfqiue " elfique
"ave cne mission simple : causer le maximum de "dégâts avant de rentrer." avec une
Remarque c´est pas desagreable des petites transitions de temps en temps comme ça.
Vivement vendreday et les vacs
C´est un peu trop pompeux, William Hamleigh, moi je dis.
Comme ce chapitre était tout petit, on peut en avoir un autre demain, pitié
?
Pour William tu es le seul à pouvoir le remarquer, alors...
Et ce chapitre fait les six pages réglementaires. Qu´est-ce que tu diras quand je repasserai à trois, comme tout le monde ?
Tu repasseras pas à trois, hein, dis? Pitiéééééééééééééééééééééééééééééééé!
Déjà qu´avec six pages on les dévore en un clin d´oeil, alors trois pages...
Euh sinon juste comme ça, t´as déjà commencé le dernier volet ou tu te reposes un peu? Et autre question d´ailleurs, on peut avoir le titre en avant-première? ![]()
Je m´y mets samedi, en attendant je me repose et je révise mes derniers contrôles avant les vacances.
Quant au titre, d´une je n´en suis pas encore sûr, de deux je le garde secret... pour le fun.
600 !! !
Je suis maintenant presque sûr de dépasser Kridath pour la longueur du topic.
stop les gars, arretez de poster des comms !! !!!!!!!