Déjà 22 pages du quatrième épisode...
Je pars en vacances demain, pour une semaine et demie, alors je posterai probablement un gros bloc aujourd´hui, à ne pas lire d´une seul traite.
cool
j´ai hâte ^^
Remarque, si je ne lis pas pendant un certain moment ta fic, je pourrais me concentrer un peu plus sur Ereöld et ma fic Origines xD
Tu pars où au fait ?
Bonnes vacances ![]()
Au bord de la mer, près de Marseille.
Pas de commentaire stupides sur la saison peu adaptée aux baignades, merci.
Mais la saison n´est-elle pas la moins adaptée à une quelquonque baignade externe ?
Sinon, bonnes vacances ^^ (et si tu trouves parfois le temps, de continuer la fic sur des feuilles de papier
) !
Et si tu te noies, on vient te chercher en enfer par la peau des... oreilles ?
Ramènes-nous des poissons
![]()
Pas besoin de gâcher du papier, un ordinateur portable fera très bien l´affaire.
Mais je compte quand même mettre à profit ces vacances pour réviser le bac blanc à la rentrée.
Rien ne vaut le papier
Le temps que t´écrive, t´as le temps d´imaginer la suite et de réflécir aux indices que tu laisses, alors qu´avec un clavier, ca va trop vite
En plus, quand tu recopies sur l´ordinateur, ca te fait une première relecture ![]()
on s´en fout que t´es ou pas ton bac, nous on veux la suite ![]()
De toute façon, faites-vous à cette idée : je boucle les aventures d´Alexandre avant Pâques, ensuite je prépare le bac, ensuite je me tiens à niveau pour la prépa pendant l´été, ensuite je bosse deux ans en prépa sans écrire une ligne, ensuite je rentre en école d´ingénieur et je bosse trois ans pour décrocher mon diplôme.
Ma prochaine fic après le tome 4 devrait donc voir le jour dans un peu plus de cinq ans.
Sauf si ces études ne sont pas aussi prenantes qu´on le dit.
rha mince... va falloir te trouver un remplaçant
Tu sais, éboueur, c´est un beau métier qui ne nécessite pas beaucoup d´études... ![]()
détrompes toi, te faut le permis camion, savoir differencier le plastique du verre ou du carton, etc...
Nous bacles pas quand meme le dernier tome
Compte pas sur KaiM pour bâcler un truc.
Sinon, vu que t´en as déjà écrit 22 pages, on peut avoir le titre?
Ah, et je suis sûr que les études vont pas être si dur, tout est toujours exagéré...on nous a bassiné avec la difficulté du lycée et je me retrouve exactement comme en collège. Pour les prépas je pense qu´effectivement c´est dur et qu´on aura bien deux ans d´interruption (ça va être dur...
) mais les trois années à suivre seront quand même plus "cool" je pense et j´ose encore espérer que tu te remettras à écrire. (et j´ose aussi espérer que tu auras toujours l´envie...
)
Eh bien si!
Vous pouvez compter sur moi pour bâcler un truc! J´en suis capable, non mais des fois ! Tout le monde est libre de bâcler ! Demandez, ce sera fait !
Sérieusement, là où j´en suis, il ne s´est pas encore passé grand-chose. Disons qu´il y a un très long prologue dans lequel on fait des mises au point, on présente de nouveaux persos après avoir évincé la plupart des anciens, on massacre sans scrupules et sans raisons, on fait des calembours vaseux et on explique bien que les mecs de la Garde noire et ben c´est pas des rigolos.
En fait, je pense que le début sera assez laborieux mais que la fic devrait trouver son rythme par la suite. Cette fois-ci, j´ai quasiment tout dans la tête, vu que l´histoire est plus simple et comprend moins de persos et d´intrigues parallèles (en gros, tout est noir ou blanc, mais pas forcément dans le sens bien/mal).
Vous n´avez rien compris ? Pas grave, moi non plus.
Mais avant de songer au tome 4 (dont je ne dévoilerai pas le titre), pensons d´abord à finir le 3.
"Vous n´avez rien compris? Pas grave, moi non plus"
Tu me rassure la ![]()
J´ai loupé un épisode ou bien... Mais qu´est ce qu´est "la garde noir" ? ![]()
Je pense que la garde noire c´est fait exprès pour nous faire saliver, et ça réussit plutôt bien je trouve.
Je pense qu´il s´agit de la protection rapprochée de soit un membre important des Paladins/Chevaliers, des Elfes, des Migrodis ou bien encore d´une faction dont on n´a pas encore entendu parler^^ (ou qui me revient pas)
Az´, perspicace, comme toujours.
Et en ce qui concerne les études, et bien un élève en école d´ingénieurs signale que le rythme est le même qu´en première année de prépa, et qu´il faut surtout pas s´endormir quand on a réussi le concours d´entrée. Voilà.
Vous me direz que c´était un élève de Centrale Paris.
Je vous répondrai que moi, j´aimerais bien faire Centrale Paris.
Je pensais à la garde de certain(s) Paladin(s). ^^ En tout cas ça donne envie que tu aies déjà fini la 4e fic. ![]()
Il me faudra sûrement un peu de temps pour ça, même si, au final, elle n´est pas censée être très longue.
en passant ingénieur en quoi ? et la suite elle arrive
?
Centrale, c´est une formation généraliste.
La suite, donc, la voilà. Ceci est un authentique pavé. Ne surtout pas essayer de le lire d´une seule traite. Les conséquences sur votre santé pourraient se révéler désastreuses.
Dans le grand hall des appartements royaux, au pied de l’Orgue occupé à jouer une musique angoissante, Karen faisait le point sur les derniers événements.
Le Prince Alexandre lui avait confié le grimoire de Tanaril, ce qui lui avait permis d’en apprendre largement assez sur les Migrodis et leur but.
Un but qui, honnêtement, la terrifiait.
Sa formation au sein des Vzad’orû’bausns lui avait enseigné que la stabilité du monde reposait sur un délicat équilibre des forces entre les différents gouvernements, organisations, guildes et ordres secret. Si une puissance telle que celle d’Arkos entrait dans la partie, cet équilibre serait bouleversé au point d’empêcher toute riposte efficace. Le Tigre Noir avait failli détruire le monde une fois, il pouvait donc très bien recommencer.
Karen commençait à mieux comprendre pourquoi Thenetos de Vordal avait contacté son organisation. Sans doute connaissait-il déjà une partie des faits quand il avait conclu cette alliance. Les informations du grimoire ne feraient probablement que confirmer ses intuitions. Et quoi de mieux pour centrer la menace des Migrodis qu’un Ordre présent dans toutes les nations connues ?
Contrer la menace...
Une autre pensée effleura l’esprit de Karen. Quel devait être son but ? Au premier abord, la nécessité de lutter contre les Migrodis et d’empêcher le retour d’Arkos lui avait paru évidente. Mais à présent, elle commençait à douter.
Les Migrodis étaient des fidèles du Tigre Noir. S’ils ne voulaient sa renaissance que par pur fanatisme, sans prendre conscience des risques auxquels ils s’exposaient eux-mêmes, alors il fallait en effet les arrêter. Mais si leur existence remontait à l’époque d’Arkos... Dans ce cas, ils auraient servi le Tigre Noir au temps de sa puissance. Ce qui signifierait qu’Arkos n’était pas qu’un démon avide de sang et de carnages. S’allier à lui était peut-être possible.
Karen réfréna ses idées folles. Un pacte avec une créature de ce genre finissait toujours par se retourner contre celui qui l’avait passé. Mieux valait en apprendre plus sur les Migrodis et les éliminer. Et puis, après tout, cette histoire n’était peut-être qu’une fable.
La jeune Elfe réfléchissait à cette éventualité quand le Prince Alexandre déboicha d’un couloir latéral et se dirigea vers elle. Karen avait du mal à considérer ce garçon comme un allié à part entière. Outre le fait qu’il n’avait que treize ans, et devait donc manquer singulièrement d’expérience et de raison, le Prince était aussi un ancien adversaire. Les Bracelets d’Arzhan ne représentaient peut-être pas grand-chose pour une organisation de l’ampleur des Chevaliers Blancs, mais les chefs de l’Ordre avaient cependant manifesté un grand intérêt pour eux quelques mois auparavant, s’autorisant même à détacher quelques deux cents hommes pour les récupérer. Et au final, le Prince avait conservé son bien, tandis que Kandrill avait trouvé la mort.
Karen avait du mal à se consoler de la perte de sa soeur. En regardant Alexandre, elle se consola en songeant que son meurtirer probable, Namâric, avait été éliminé. La jeune Elfe s’était sentie particulièrement coulagée lorsqu’elle avait appris la mort du Paladin Noir. Elle était convaincue qu’il avait tué Kandrill, et elle le haïssait pour cela. Sans compter qu’elle bouillait de frustration en se rappelant comment Namâric l’avait battue. Des années d’entraînement, des mois d’exercices, des professeurs exceptionnels, une incroyable maîtrise de l’épée, tout cela s’était révélé inutile face au Paladin. Namâric était un génie.
Et Alexandre avait réussi à le vaincre.
Karen se demandait vraiment comment il y était parvenu. Elle-même pouvait seulement s’estimer heureuse d’avoir survécu à son horrible blessure. Une plaie effroyable qui aurait dû suffire à l’achever. Namâric l’avait laissée pour morte, mais pourtant elle s’en était tirée, grâce aux soins d’un excellent médecin dépêché en Dürma avec son escadron. La jeune Elfe lui était infiniment reconnaissante.
Elle avait cependant gardé des séquelles. D’après le médecin, la lame du Paladin avait causé des dommages irréparables.
Jamais Karen ne pourrait avoir d’enfant.
La nouvelle en elle-même ne l’avait pas vraiment bouleversée. Elle avait vu suffisamment de femmes enceintes pour perdre définitivement l’envie de concevoir une progéniture : jamais elle ne pourrait se résigner à porter des mois un poids aussi pénible dans son ventre.
Mais il y avait autre chose. Namâric avait porté atteinte à l’intégrité de son corps. Un corps taillé pour l’action, entraîné pendant des années, entretenu par des heures d’exercices quotidiens. Qu’il soit à présent estropié rendait Karen malade.
Alexandre arriva à sa hauteur.
- Toujours rien d’anormal chez Onorius ? s’enquit-il.
Karen prit le temps de retirer son heaume avant de répondre au Prince.
- Non, rien. Je commence à penser que nous faisons fausse route.
- Je ne crois pas. D’une manière ou d’une autre, Onorius de Finglä est mêlé à notre affaire, et il ne nous dit pas tout ce qu’il sait.
Un instant de silence s’écoula, puis le Prince reprit la parole.
- Que pensent vos supérieurs de cette histoire de Tigre Noir ?
Karen se mordit la lèvre. Trop occupée à réfléchir elle-même, elle n’avait pas encore fait de rapport à ses maîtres. Si Alexandre apprenait qu’elle avait commis une telle faute, l’ensemble de l’organisation baisserait largement dans l’estime du Prince.
L’Elfe trouva heureusement un moyen de se tirer de ce mauvais pas.
- La présence d’Itraïr dans les environs rend difficile les trajets des messagers. J’ai envoyé un courrier, mais il n’a probablement pas encore atteint son but. Quant à recevoir une réponse... Nous pouvons attendre ?
Alexandre restait sceptique.
- C’est étrange. Même quand les Elfes assiégeaient la ville, vous avez trouvé le moyen de venir ici. Transmettre un message ne devrait pas vous poser de problèmes...
Karen était piégée. Son embarras dut se lire sur son visage, car Alexandre, charitable, enchaîna sur un autre sujet.
- A ce propos, combien d’hommes avez-vous à présent sous vos ordres ?
- Trente. Et je ne pense pas en recevoir plus.
- Vous ne pensez pas ? releva le Prince. Ce n’est pas vous qui demandez des renforts ?
Karen hésita à nouveau avant de répondre. Non, bien sûr, elle ne pouvez pas exiger qu’on lui envoie de l’aide. Les décisions ne lui appartenaient pas. Elle réalisa soudain que finalement, elle savait très peu de choses de l’organisation. A la mort de leurs parents, sa soeur et elles avaient été recueillies par des hommes en blanc qu’elles n’avaient jamais revus. Ils les avaient conduites dans un château isolé où elles avaient rencontré d’autres enfants dans la même situation. Karen avait fini par comprendre que les Vzad’orû’bausns n’employaient que des orphelins. Privés de repères, dépourvus de toute attache, ils faisaient des soldats loyaux et dévoués prêts à sacrifier leurs vies pour l’Ordre.
Kandrill et Karen avaient suivi une longue formation aux armes dans la citadelle, où leurs talents exceptionnels leur avaient permis, à vingt ans, d’obtenir des grades d’officiers. chacune de leur côté, elles avaient accompli plusieurs missions, sans jamais en apprendre davantage sur les Chevaliers Blancs. La citadelle où on les avait instruites n’était qu’un centre d’entraînement. Karen n’avait jamais mis les pieds au quartier général de l’organisation, et encore moins rencontré ses chefs. Elle passait son temps dans des forteresses contrôlées par l’Ordre, recevait parfois un ordre de mission et menait son escadron à l’action sans même savoir ce qui en découlerait.
Elle n’était qu’un pion, elle le savait.
Mais cette vie lui plaisait.
- Mes supérieurs prennent les décisions, expliqua-t-elle au Prince. Trente hommes leur semblent suffisants pour mener cette mission à bien.
- Je vois, fit Alexandre. Et si d’aventure...
Il ne termina pas sa phrase. Un bruit de escalier dans le grand escalier attira leur attention.
Une jeune fille essoufflée déboula dans le hall. Karen mit quelques instants à la reconnaître. Alice, c’était ça. Une orpheline qui avait débarqué à Dümrist avec un officier blessé et qui était restée pour qu’on examine ses pouvoirs, ou quelque chose dans ce genre...
Amoureuse du Prince, aussi, d’après ce que Karen savait. Et Alexandre lui portait les mêmes sentiments. L’Elfe s’autorisa un sourire. Si cela s’avérait nécessaire, Alice ferait un excellent moyen de pression sur le Prince.
- Que se passe-t-il ? s’enquit Alexandre.
- Les noms de Fernio et Lynae te disent-ils quelque chose ?
Le Prince parut surpris de la question. Puis il sembla se rappeler de quelque chose.
- En effet, affirma-t-il. Fernio de Daizor et Lynae Nores. Onorius m’a parlé d’eux le lendemain de mon retour. Deux étudiants à l’Académie de Magie. Ils ont été poignardés dans les faubourgs et, à ce que je sais, on n’a pas encore retrouvé leur meurtrier.
- J’ai une piste, dit Alice.
Karen relâcha son attention. Elle n’attachait guère d’importance à cette histoire. Quel intérêt si deux jeunes gens avaient trouvé la mort dans un coupe-gorge ?
- Tu te souviens que, le jour de ton retour, je suis venue te voir ? rappela Alice.
Alexandre opina.
- Eh bien, poursuivit-elle, en quittant ton bureau, j’ai croisé ces deux étudiants. Ils semblaient avoir quelque chose d’important à te dire, et disaient se méfier d’un « directeur ».
- Onorius, probablement. Mais ils ne sont pas arrivés jusqu’à mon bureau.
- C’est ce que j’ai compris en apprenant qu’ils avaient été tués le jour de ton retour ! Quelqu’un a dû les empêcher de te recontrer !
Une expression étrange, à la fois surprise, horrifiée et victorieuse, passa sur le visage du Prince.
- Tu dis que tu les as croisés juste après être sortie de la salle d’audience, c’est ça ?
- Oui.
- Cependant, après ton départ, ce ne sont pas eux qui son venus me voir, mais Onorius !
Karen sursauta.
- Vous voulez dire que ces étudiants avaient quelque chose de capital à vous révéler, et qu’Onorius les aurait tués pour les empêcher de parler ?
- N’allons pas trop vite, tempéra Alexandre. Nous pouvons nous tromper sur toute la ligne. Mais Onorius devient trop intriguant pour que nous puissions nous permettre de le laisser agir à sa guise. (Il se tourna vers Karen.) La mission d’espionnage est terminée ! Il faut l’arrêter au plus vite et l’interroger afin d’y voir un peu plus clair.
Sous l’effet de l’excitation croissante, le Prince s’animait de façon presque inquiétante.
- Rassemblez vos hommes ! Je m’occupe de réunir un maximum de gardes ! Il faut bloquer les issues de l’Académie et mettre la main sur Onorius en évitant les heurts. Si nos intuitions juste, il se montrera un adversaire redoutable. Nous n’aurons pas le droit à l’erreur !
Karen acquiesça d’un signe de tête et s’en alla quérir ses soldats. Avant de quitter la salle, elle eut le temps d’entendre Alexandre s’adresser à Alice.
- Merci beaucoup. Grâce à toi, nous allons peut-être pouvoir éclaircir le mystère.
Onorius de Finglä n’était pas homme à laisser quoi que ce soit au hasard. En plus des gardes et barrières destinées à empêcher Dario de quitter la caverne où il était enfermé, le directeur de l’Académie avait incorporé à la salle un système de surveillance. Incrusté dans une paroi, un oeil magique observait tout ce qui se déroulait dans la caverne et le transmettait à un miroir niché dans un tiroir du bureau d’Onorius.
Quelques décennies après la guerre de Dümra, des historiens visionnèrent l’enregistrement, et Dario d’Yrwald, déjà célèbre, entra comme une légende dans le Grand Livre de l’Epée, une anthologie des meilleurs bretteurs ayant jamais vécu.
La tête de son adversaire n’avait pas touché terre quand la main du maître Chanteur se referma sur la lance. Une autre momie l’assaillit par la droite. Dario l’esquiva en bondissant avec souplesse par-dessus la hampe de bois, puis se reçut avec grâce et releva l’arme pour parer une seconde attaque. D’un même mouvement, il repoussa la lame de son agresseur et envoya la pointe de la lance se planter dans l’abdomen d’une momie qui tentait de le frapper dans le dos.
Le glaive revint à l’assaut, si rapide que ses contours devenaient flous. Dario lâcha sa lance, s’échappa au prix d’un saut périlleux arrière. Il retomba face à un autre des gardes, qui tenta de l’embrocher sur la lame de son glaive. En un mouvement d’une fluidité parfaite, le maître Chanteur passa à un millimètre de l’arme. Son genou se fléchit un rien, sa main gauche se posa avec grâce sous le poignet momifié...
Son coude droit s’abattit.
Fracassa le bras du guerrier.
Des éclats d’os et des morceaux de bandelettes jaillirent en un nuage de poussière. La momie tituba, braqua sur Dario des yeux brûlants de rage et frappa de la seule main qui lui restait. Le mage évita de justesse les griffes acérées de son adversaire, puis lui porta un atémi sauvage à la gorge. Un craquement retentit. La tête du garde bascula en arrière.
Déjà trois de moins.
Le pied de Dario fouetta l’air, brisa les jambes d’une des deux dernières momies. Le guerrier bascula en avant, lâcha son glaive sous l’impact d’un terrible coup de poing. Les doigts du maître Chanteur s’enroulèrent sur la poignée de l’arme, et la lame de bronze se trouva soudain fichée dans le torse de son ultime adversaire, en donnant l’impression de ne s’être jamais souciée de franchir la distance intermédiaire.
Dario dégagea le glaive et recula de quelques pas, consicent qu’il n’était pas encore tiré d’affaire. Il ne voyait aucune porte de sortie à la caverne. Il devait pourtant bien y avoir un moyen d’en sortir !
Dario inspectait les murs lorsque le bruit d’un sac d’os en mouvement s’éleva dans son dos.
Lentement, il se retourna.
Les cinq momies lui faisaient face, sans se soucier de leurs blessures. Celle qui avait perdu la tête avançait à l’aveuglette tandis que le guerrier au cou rompu remettait nonchalament son crâne en place.
- Je vais donc devoir vous couper en tranches, soupira Dario.
Il leva son glaive et se plaça en position de combat.