Agraf, déjà, faut t´en prendre qu´à toi-même d´avoir lu les commentaires... Ensuite, j´veux bien savoir pourquoi mon post, alors que je ne parle que de la mort, sans citer le nom. (Bon, ok, on imagine bien que je pleure pas pour Onorius, m´enfin...)
En fait il parle du post de "LeConseiller", mais il a confondu les pseudos je crois^^.
Et sinon, il voulait juste demander le texte, mais je peux dire car je connais le problème qu´il est très difficile de passer devant des commentaires (invévitablement en descendant la page on les voit) et d´avoir plus rapidement le reflexe de ne pas regarder que celui de lire...bref LeConseiller aurait quand même pu et du mettre la balise (enfin le smiley^^)Spoiler.
Oui, je confirme, je m´excuse alir, je parlais du conseiller. Et je confirme également en disant que c´est difficile de ne pas lire les commentaires. Bon, je ne fais que répéter ce qui a déjà été dit...
J´ai avancé dans ma lecture, j´aime bien les private joke sur les Modos et l´armurier. C´est toujours très bien même si les histoires parallèles devenant trop interressante, on finit par ne plus s´occuper d´Alexandre qui est quand même le perso principal. Donc, que dire de plus à part que c´est très très bien, que je me suis encore couché à 2h00 du matin pour lire tt ce que j´avais copié/collé et... c´est tout !
Ah si, les combats. Il y en a trop et ils ne servent à rien, où a si peu. Dans tout les cas ils sont trop long. Quand deux personnes s´affronte, on sait dès le début qu´au final, les deux s´en sortirons. Où alors on connait déjà le vainqueur, il n´y a aucun suspens.
Pour les noms, ils sont beaucoup plus facile à retenir, donc bon point. J´ai trouvé moyen le fait que tu refasse
apparaître des persos du 1 comme Frid qui est quand même sensé être mort. Et le coup de la soeur jumelle, c´est moyen aussi. C´est dans des moments comme ça qu´on se rend compte que tout commence vraiment avec la cathédrale. Le un est un peu isolés mais tu essaye de le ratacher aux deux autres en faisant apparaître des persos qui s´y ratache mais je ne trouve pas ça crédible le coup de la soeur jumelle.
Enfin bon.
Je m´en vais copier/coller la suite en attendant que tu me l´envoie.
Je maintiens tout de même que pour demander le texte, suffit de cliquer sur répondre à la première page, puis de passer rapidemment les 10 derniers messages... ![]()
OK, j´ai réceptionné les trois versions. N´ayant que faire des deux premières
, je les ai revndues au marché noir.
Merci beaucoup, donc. Je termine tout ça au plus vite.
![]()
"Puis Dario se redressa et marcha sur Onorius" je pense qu´il vaudrais mieux "vers Onorius"
"Dario grisait à terre" gisait
"Il s’en sortir, comme toujours. " Il allait s´en sortir ?
"Alexandre avait son maître se tirer de tants de périls" Alexandre avait VU son maître [...] ?
"La gorge nouée, Alexandre tomba à genoux." cool il est plus sous l´influence du sort
Snif, le pauvre. Bon chapitre, bon combat, mauvaise mort....
De rien pour les fautes, et je continuerais à relever celle que je vois
Agraf
Envoyé.
Pour les combats, ben quand je lis des livres, je les trouve toujours trop courts, alors dans mes fics je compense. D´une certaine manière, je suis plutôt partisan d´un "mieux vaut trop que pas assez" : je n´interdis à personne de me lire en diagonale, et je suis sûr que quelques-uns au moins apprécient comme moi les interminables successions de passes d´armes. Quoique c´est vrai, mes scènes d´action ont tendance à s´allonger avec le temps...
En ce qui concerne le suspens, je crois que c´est difficile d´en créer. Personnellement, je crois n´avoir jamais vu une seule bataille à l´issue incertaine dans l´ensemble de mes lectures d´héroïc fantasy. (Mais j´ai pas lu grand-chose non plus, c´est vrai.) On se doute bien que les personnages principaux vont survivre, donc quand ils se battent on est sûr qu´ils vont gagner (s´ils affrontent des méchants anonymes) ou faire match nul (dans le cas d´un duel entre deux héros).
En ce qui concerne Frid, je m´en voulais de l´avoir tué dans les Bracelets d´Arzhan, surtout qu´à force de le mettre en scène dans "Namâric", j´ai eu envie de le faire revenir. Il me plaît bien, quoi, faut me comprendre...
Pour Karen, c´est un peu la même chose. Je me suis rendu compte que dans les Bracelets, les méchants sont inconsistants. Du coup, j´ai voulu donner une deuxième chance au personnage de Kandrill et, puisqu´il était difficile de la faire ressusciter, j´ai inventé cette histoire de jumelle.
Et pour finir, vous n´allez quand même pas tous me reprocher la mort de CE personnage ? Qu´est-ce que ça va être quand je vais tuer
hé ben non je vous le dirai pas
?
La suite demain.
Si y´en a bien un que je veux pas voir mourir maintenant c´est Hustouk quand même, surtout que le personnage est très intéressant je trouve^^.
Au fait t´es à combien de page de la fic de clôture, juste comme ça? Et aussi, (question que je sens sans réponse^^)est-il prévu de revoir un/des Zahr(s) d´ici la fin du Cycle?
J´ai écrit 39 pages de "La révolte des macaronis en string" (et merde j´avais dit que je donnerais pas le titre).
Les Zahrs...
Non seulement j´ai prévu d´en replacer un, mais aussi d´explorer un peu son point de vue à lui. Je ne sais pas encore si ça va faire bien, mais on verra...
Ah cool pour le Zahr.
Oui je pense que se placer de son point de vue peut bien rendre...faudra voir.
Sinon pour ton titre, je pense qu´il est trop court et pas assez explicite, je proposerais plutôt :
"La révolte des macaronis à la sauce bolognaise en string". ![]()
Ca tient pas dans un titre de topic...
Ah ouais pas faux.
Ben donc faut voir si c´est la sauce bolognaise ou les strings qui comptent le plus dans ta fic pour trouver le meilleur titre. ![]()
Tiens ! Il faudra que je pense à lire la suite moi ...
bon voilà depuis le temps que je suis dessus j´ai enfin finis, enfin ça fait pas si longtemps que ça, car c´est tellement bon
dès le début on voit que tu as un très bon niveau pour l´écriture, très peu de fautes, une bonne narration, des descriptions omniprésentes, beaucoup de rebondissements, on ne voit pas que le perso principal, ils ont tous une histoire qui leur est propre et qui se rejoignent quand il faut, enfin bref moi je dis respect
seul chose qui me dérenge, mais qui a déjà été précisé, c´est les combats. moi aussi je les trouve trop long, du moins ceux qui se déroulent que avec des armes, car bon tu es forcement obligés de te repetter un peu, et j´ai souvent l´impression de lire la même chose à chaque combat, mais comme tu l´as déjà dis, c´est ton goût (et style
) par contre j´apprécie tes combats où la magie intervient, ils sont moins monotones
bon il me semblait avoir plus de choses à dire mais non, maintenant je vais me lancer dans la lecture des bracelets et de la cathédrale ( oui je sais il fallait les lire avant, mais c´était trop tard j´avais déjà commencé ma lecture et plus possible de me stopper
) ![]()
Ben merci beaucoup ! je vais lire ça.
on se perd un peu sur les duels interminables mais les sieges où les combats à plusieurs sont super. Raccourcit un peu les duels et gardes la longueur des combats d´armées
Je verrai.
Ce post pour finir la page, et la suite au prochain.
Alexandre VII sentait la mort approcher.
Depuis des semaines, ses forces le quittaient, le fuyaient, l’abandonnaient. Incapable de prononcer un mot, presque inconscient de ce qui se déroulait autour de lui, il entendait parfois les voix de ses médecins, si lointaines qu’elle lui semblaient venir de l’autre bord d’un gouffre infranchissable.
Allongé sur son lit, les yeux clos, il ne pensait plus à rien, en dehors de sa fin imminente. Après des semaines d’une lente et douloureuse agonie, il allait mourir. Etant donné la souffrance qui le lançait à chaque seconde, ce serait plutôt une délivrance.
Une faible voix parvint à ses oreilles.
- C’est fini... Nous ne pouvons plus rien pour lui...
Frigôl Slir. Ce devait être Frigôl Slir. Son fidèle médecin. Il l’avait soutenu jusqu’au bout. Serviteur loyal. Ami fidèle.
« Va-t-en, Frigôl, pensa le roi. Va-t-en et laisse-moi seul. La suite n’appartient qu’à moi. »
Comme pour lui répondre, une porte claqua dans le lointain. Alexandre VII se sentit plus seul que jamais.
Après des jours de réflexion, il abandonnait la vie sans regrets. Si on le soignait encore, c’est que le royaume tenait toujours debout. Et après tout, son fils se ferait peut-être un bon roi.
Un froid glacial se répandit en lui, arrachant ses dernières forces.
A quoi ressemblait la mort ? Une vaste question. D’aucuns prétendaient que les défunts erraient dans le néant, d’autres qu’un monde de bonheur et de béatitude les attendait. « Nous allons bien voir » songea le roi.
Son dernier souffle approchait. La dernière étincelle qui l’animait vacilla.
Puis les ténèbres régnèrent.
« Ainsi, me voilà mort. »
Puis il se ravisa. Non. Il n’était pas mort. Pas encore. Il se sentait trop vivant pour ça. Cette obscurité avait une autre source.
Une voix grave et profonde retentit à ses oreilles.
« Bonjour, Sire. »
Le roi mit de longues secondes à comprendre qu’on s’adressait à lui. Et d’autres encore à réaliser qu’il pouvait répondre.
« Qui êtes-vous ? »
Question pour le moins incongrue, mais qui lui était tout naturellement venue à l’esprit.
« Mon nom ne vous dira rien. Je m’appelle Molloch. »
« Eh bien, mon cher Molloch, soyez assuré de ma plaine et entière sympathie. Maintenant, si vous le voulez bien, je dois mourir et... »
« Que diriez-vous de vivre ? »
« Quoi ? »
« Je peux vous soigner. Je peux empêcher cette maladie de vous emporter. »
« C’est fort aimable à vous. Comment comptez-vous faire ? »
« J’ai mes méthodes. En échange, je vous demanderai un service. »
« Comme il se doit. Vous me voyez désolé, mais je pense m’être fait à l’idée de ma mort. Je crois qu’il me vaut mieux refuser votre offre. »
Le roi pensait fermement chacun de ses mots. Après tout ce temps passé à attendre son trépas, survivre lui paraissait presque absurde.
« Comme vous voulez, répondit Molloch. Mais avant de prendre une décision définitive, laissez-moi vous conter une histoire. Une histoire très intéressante, qui vous fera peut-être changer d’avis... »
Alexandre VII sentit l’agacement pointer.
« Je vous écoute », lâcha-t-il quand même.
Simple curiosité.
Adrien se reprochait son manque d’esprit d’initiative. Depuis le temps que cette question le hantait, pourquoi n’avait-il jamais songé à la bibliothèque ? Cela faisait déjà cinq jours qu’il restait à Ganor en attendant qu’il se passe quelque chose, cinq jours à ne rien faire à part s’entraîner vainement à la magie, cinq jours à s’ennuyer en apprenant de temps en temps qu´un fort parti de Singes – soit dix guerriers – avait été repoussé par une escouade héroïque de farouches soldats Dümréens – c´est-à-dire une cinquantaine de cavaliers. Et il n’avait même pas pensé à ça ! Incroyable !
Il avait laissé Artus à la cuisine avec frère Moltius pour se diriger vers le bâtiment principal du monastère. Il traversa un couloir et longea le cloître, admirant au passage les fines colonnes de pierres qui jaillissaient de la rampe pour soutenir le toit. Celui-ci, bâti tout autour de cette cour carrée, ménageait un passage à l’abri de la pluie. Ce jour-là cependant, cette protection s’avérait inutile : le soleil brillait haut dans un ciel dégagé.
Adrien parvint à la porte de la bibliothèque et y pénétra. C’était une vaste pièce rectangulaire, garnie d’étagères qui ployaient sous la masse des ouvrages entassés. Dans un coin, une table et quelques chaises permettaient aux copistes de s’installer pour travailler.
Adrien se livra à une rapide recherche dans le registre et repéra rapidement le livre qu’il cherchait : « Créatures étranges, légendaires ou fantastiques de l’Aropa »
Grâce aux indications du registre, le garçon n’eut aucun mal à dénicher l’ouvrage, un épais volume relié de cuir. Il s’assit confortablement près de la table, constata que le livre présentait une liste par ordre alphabétique et l’ouvrit à la section “D”.
Il tomba vite sur le bon passage.
« Les dosnaïls, lut-il à haute voix, sont des serpents particulièrement dangereux qui vivent dans les régions sauvages, principalement les collines. Ils craignent l’homme mais... »
Il parcourut l’article en diagonale. Il était surtout question de l’apparence du dosnaïl et des propriétés de son venin. Ca ne répondait pas à sa question.
Puis il trouva.
« Certains prétendent qu’un chant particulier, porteur de vibrations très précises, peut agir sur les capteurs extrasensibles du dosnaïl et le désorienter. En théorie, quelqu’un qui connaîtrait la mélodie en question n’aurait qu’à la chanter pour échapper à ce serpent. Mais en pratique, il ne s’agit probablement que de l’invention d’un voyageur égaré. Cette histoire est cependant rapportée assez souvent pour mériter sa place dans cet ouvrage. »
Adrien referma le livre et poussa un soupir de soulagement. Ce n’était donc que ça ! Nurmill Aqlaï connaissait simplement le chant qui perturbait les dosnaïls. Voilà pourquoi elle avait réussi à éviter les attaques du serpent, dans les collines de Ganor. C’était tout simple ! Vraiment, qu’était-il allé s’imaginer ?
Il se leva pour aller remettre le livre à sa place. Il tendait la main vers le rayonnage lorsque l’ouvrage lui glissa des doigts et tomba par terre. Agacé, Adrien se pencha pour le ramasser et, distraitement, jeta un coup d’oeil à la page à laquelle il s’était ouvert.
Il se figea aussitôt.
Lentement, il récupéra le livre et retourna s’installer à la table. Après quoi il se pencha sur la fine écriture de l’article.
« La Mémoire. Figure mythologique présente dans plusieurs civilisations. La Mémoire est considérée, dans les cultures affotite et ethiolienne, comme la gardienne de l’histoire du monde. Fille de Carnéalis, déesse du savoir, et du conservateur de la bibliothèque d’Hulm, elle parcourt de long en large les terres connues et inconnues afin de rassembler contes et légendes. Elle les récite ensuite au gens qu’elle rencontre, afin que ne se perde pas l’héritage du passé. Divinité mineure, on lui accorde néanmoins une mémoire hors du commun et une immortalité nécesaire à sa fonction. Ses aspects favoris sont ceux d’une enfant de dix ans, d’un érudit chargé de livres et d’une vieille femme usée par le temps. »
Adrien releva la tête et repoussa le livre. Non, ce n’était pas possible. Il se faisait des idées. La Mémoire ne pouvait être...
Un bruit étouffé lui parvint de la pièce voisine. Un tapis secoué, peut-être.
Ou plutôt une chute.
- C’est insupportable, déclara Anaïs. Devoir attendre ici, dans l’angoisse, que cette bataille se termine... Je déteste ça.
Assise sous une tente avec ses frères et sa mère, la fille du comte Thibaut se rongeait les sangs depuis des heures. Elle, d’ordinaire si calme, se tordait nerveusement les poignets, respirant péniblement.
- Allez, ne t’inquiète pas, fit Théo. On va gagner. Père n’a jamais perdu une seule bataille.
- Ca ne veut pas dire qu’il est invincible !
Geneviève posa une main sur l’épaule de sa fille.
- J’ai aussi peur que toi, tu sais. Mais nous ne devons pas paniquer. Ton père sait ce qu’il fait. Enfin, j’espère...
Jean allait dire quelque chose quand un cri d’alarme lui coupa la parole. La première, Geneviève quitta la tente, suivie d’Anaïs et de Théo. Jean, plus lent, n’émergea qu’au bout de quelques secondes.
- Que se passe-t-il ? interrogea-t-il en rejoignant sa mère.
- Rien de bon, répondit-elle en désignant le sud-est.
Un bruit de lames s’entrechoquant se fraya un chemin entre les tentes du campement. Jean regarda et comprit.
Une troupe de cavaliers elfes venait d’attaquer par surprise. Ils étaient une bonne centaine, face aux quelques dizaines de chevaliers chargés de protéger le camp. Le combat était féroce, mais son issue ne faisait aucune doute. Jean tressaillit. La peur lui noua la gorge.
- Ils ont dû partir cette nuit, commenta Geneviève. Leur plan est de détruire le train de ravitaillement. Ainsi, même s’ils perdent la bataille, notre armée sera privée de nourriture.
Ils restèrent un instant silencieux, contemplant le spectacle effrayant de l’ennemi les prenant d’assaut. Puis Théo fit un pas en arrière.
- Très bien. Puisque nous ne pouvons pas les repousser, quittons les lieux. Tant pis pour les provisions.
Le corps de Dario dans les bras, Alexandre émergea lentement de l’escalier de la salle du Puits. Lorsqu’il franchit la porte, un terrifiant éclair fendit le ciel. Un coup de tonnerre roula dans la cour déserte du Palais, résonna entre les murailles de pierres, tandis qu’une pluie glacée, poussée par un vent violent, venait fouetter le visage du Prince. Plus terrible que jamais, l’orage se déchaînait au-dessus de la capitale.
Alexandre s’en moquait, comme il se moquait du sort d’Azbédial, gisant blessé dans la salle du Puits, et même des révélations d’Onorius et des informations qu´il avait emportées avec lui dans la mort. Perdu dans son chagrin, il ne voyait rien d’autre que l’image de Dario s’effondrant sur le sol, encore et encore.
Le maître Chanteur reposait dans ses bras, immobile, les yeux clos, si paisible qu’il paraissait presque endormi. A l’idée que cet homme bon, honnête, savant, protecteur et paternel, ne serait plus jamais à ses côtés pour le soutenir, Alexandre se sentait vide. Désespérément vide.
La vengeance n’avait servi à rien. La mort d’Onorius, si horrible fût-elle, n’avait pas soulagé sa tristesse. Ni approté la moindre satisfaction.
A pas lents, peinant sous le poids du mage, Alexandre avança précautionneusement vers le donjon. Alice le suivait, presque aussi abattue que lui.
La grande porte du donjon s’entrouvrit et un vieil homme vêtu de blanc sortit du bâtiment pour venir à leur rencontre. Déséquilibré par la force du vent, il lui fallut une bonne demi-minute pour les rejoindre.
Une rafale balaya la cour, fit claquer le manteau de l’homme qui vacilla avant de franchir en courant les derniers mètres qui le séparaient d’Alexandre.
C’était Frigôl Slir, le médecin royal. A la vue de Dario, son visage exprima une palette de sentiments allant de la surprise jusqu’à l’horreur en passant par un vain espoir.
- Venez vite vous mettre à l’abri ! cria-t-il pour couvrir le fracas de l’orage. Je vais voir ce que je peux faire pour lui !
Au ton de sa voix, Alexandre comprit que le médecin ne pensait pas sa dernière phrase. Pour un homme aussi expérimenté que lui, une seconde devait suffire à reconnaître la mort. Le Prince se força pourtant à continuer, marchant dans la tourmente jusqu’à rejoindre le donjon.
Il passa la grande porte, et quitta la tempête pour rejoindre l’atmosphère chaude et lumineuse du hall du Palais. Quelques serviteurs l’aidèrent à déposer au sol le corps inerte de Dario, tandis qu’une poignée de gardes refermait le lourd battant de chêne pour s’abriter de la pluie.
Avec des gestes d’expert, Frigôl Slir s’agenouilla auprès du maître Chanteur et chercha son pouls au niveau de la carotide. Il demeura ainsi pendant quelques secondes, puis s’affaissa en laissant échapper un soupir résigné.
- Que s’est-il passé ? demanda-t-il d’un ton las.
- Onorius, répondit Alexandre à mi-voix. C’était un traître. C’est lui qui avait enfermé Dario. Et maintenant, ils sont morts tous les deux.
Un long silence succéda à ses paroles, les premières qu’il ait prononcées depuis la fin du combat. Chacun des vingt hommes présents dans le hall connaissait le maître Chanteur, et l’avaient beaucoup estimé. Ils se recueillirent en silence devant sa dépouille.
Finalement, Frigôl Slir reprit la parole.
- Cette journée aura vraiment été un désastre. Cette tempête, maintenant Dario... Et j’ai malheureusement le regret d’ajouter encore une source de chagrin à votre peine déjà lourde...
Alexandre releva la tête.
- Quoi ?
- Votre père se meurt. Je ne peux plus rien pour lui. Comme le veut la coutume, je l’ai laissé dans sa chambre et j’ai fait vider l’étage des appartements royaux, avant de vous permettre de l’assister en paix dans ses derniers instants.
Au prix d’un effort colossal, le Prince se redressa. Il balaya d’un geste rageur les larmes qui emperlaient ses joues et s’adressa au médecin.
- Très bien. J’y vais. Ca ne fera qu’un malheur de plus.
Il se tourna vers Alice.
- Viens avec moi. J’aurais besoin de toi pour supporter cette épreuve.
La jeune fille opina du chef, encore catastrophée. Le cercle de gardes et de serviteurs s’écarta devant eux. Alexandre se dirigea vers le large escalier de marbre qui s’élevait du rez-de-chaussée jusqu’au premier étage. Il gravit les marches à pas comptés, parvint au sommet et s’arrêta. Il se retourna vers les hommes rassemblés devant la porte. D’autres, sortant de couloirs latéraux, se figèrent à vue.
Alexandre parla d’un ton solennel.
- Ainsi, mon père s’apprête à passer de vie à trépas. Conformément à nos traditions, je vais me rendre à son chevet pour le soutenir jusqu’à son dernier souffle. Que personne ne vienne me déranger durant cet ultime instant de partage. Je monte ces marches ces marches comme Prince. Je ne redescendrai qu’en tant que roi.
Puis, Alice sur ses talons, il s’engagea dans l’immense escalier en spirale qui s’élevait àtravers tout le donjon. Tout en avançant, il se demanda pourquoi Karen ne s’était pas présentée à lui. Un simple coup d’oeil par une fenêtre lui donna la réponse. Le vent avait atteint le paroxysme de sa violence. Sortir dans les rues s’apparentait à un suicide, Karen et ses hommes devaient être bloqués dans l’Académie.
Alexandre se concentra sur sa tâche. Assister le roi jusqu’à sa mort faisait partie des devoirs du Prince. Depuis des années qu’il attendait ce moment, il allait enfin voir mourir son père. Devenir roi de Dümra.
Quelques hours plus tôt, cette idée l’aurait plus réjoui qu’autre chose. Cela faisait longtemps qu’il n’accordait plus aucune importance à la vie du vieillard incapable qui lui avait donné naissance. Le Prince savait que l’heure du changement devait venir. Avec une personne telle que lui à sa tête, Dümra redeviendrait le grand royaume qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être. Ses ennemis repoussés, ses voisins intimidés, ses provinces fragiles pacifiées, son organistion réformée, le pays connaîtrait une ère de prospérité jamais vue auparavant. Il y avait là de quoi exulter.
Pourtant, le seul sentiment qui étraignait le Prince était l’abattement. A quoi rimait une telle oeuvre, si les hommes comme Dario, Tarlaq ou Vladek ne pouvaient la contempler ? Eux qui avaient donné leur vie pour Dümra, finraient oubliés de tous. C’était injuste.
Silencieuse, Alice le suivait. Depuis la mort de Dario, elle n’avait pas ouvert la bouche, trop bouleversée pour articuler quoi que ce soit. Si elle ne connaissait pas le maître Chanteur aussi intimement qu’Alexandre, sa perte lui causait presque autant de chagrin.
Et à cette peine venait s’ajouter la peur. Peur des ennemis du Prince, innombrables, qui n’attendaient qu’une occasion pour le frapper par-derrière. Peur des Migrodis, et de leur maître Arkos, terrible menace en sommeil. Et peur d’Alexandre, dont la colère et la magie avaient suffi à réduire un homme à l’état d’os carbonisés.
Alexandre gravit une dernière marche, balaya des yeux le grand hall.
Son coeur s’arrêta.
Sur les lustres de cristal, les milliers de chandelles projetaient leur éclat sur la salle, nimbant d’une lueur opaline la grande rosace bleue et or. La pluie se fracassait sur les carreaux de verre, le rythme inlassable des chocs accompagnant le chant de l’Orgue, plongé dans une marche militaire pesante et angoissante.
Un homme se tenait au pied du colossal instrument.
Le roi Alexandre VII.
Epée à la main.
Et là, je vous défie de me dire en toute honnêteté que l´issue de cette rencontre est parfaitement prévisible.
"Divinité mineure, on lui accorde néanmoins une mémoire hors du commun et une immortalité nécesaire à sa fonction." la répétition de mémoire est pas super, essaye de remplacer par un synonyme. C´est la Memoire, c´est normal qu´elle est de la memoire.
"Ni approté la moindre satisfaction." apporté
"qui s’élevait àtravers tout le donjon." à travers
"Quelques hours plus tôt," on se mets à parler anglais mnt ? lol : Jours
"la vie du vieillard incapable qui lui avait donné naissance." cette metaphore s´applique plutot à une femme lol
"son organistion " organisation
"finraient oubliés de tous." finiraient
"Un homme se tenait au pied du colossal instrument. Epée à la main. " Ben en fait je pense que j´aime les longs duels...
Vive molloch !! !!!!!! (mais il a encore faillit se faire avoir).