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Liste des sujets

Le siège de Dümrist

KaiM
KaiM
Niveau 11
09 mars 2006 à 20:54:46

Quel foutage de gueule ? *air innocent et curieux à la fois*

chris12
chris12
Niveau 9
09 mars 2006 à 21:35:40

"Vêtu d’une une tunique d’un rouge" un "une" de trop

"La pluie martela le verre ave violence" aveC

"C’a été l’étape" Ca

"Le spadassin" c´est quoi ?

"il la lança endirection" un espace entre "en" et "direction"

Niveau equilibre pas mal, niveau logique y a un truc qui me gene. Quel est le pacte que le roi a signé avec Molloch si ce n´est que de faire parler Alexandre, il pouvait pas tuer Alice plutot ?

KaiM
KaiM
Niveau 11
09 mars 2006 à 21:45:30

"C’a été l’étape" Ca

Non. Car la phrase et Ca a été l´étape..., ce qui se condense de C´a été l´étape (avec une cédille au c).

"Le spadassin" c´est quoi ?

En gros, un synonyme d´épéiste, qui signifie "homme qui porte une épée". On assimile généralement aussi "spadassin" à "assassin".

Quel est le pacte que le roi a signé avec Molloch si ce n´est que de faire parler Alexandre, il pouvait pas tuer Alice plutot ?

Tu verras plus tard. Disons que le but de Molloch n´est pas seulement de voir Alice mourir, il a un autre plan en tête et c´est pour ça qu´il a soigné le roi.

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
10 mars 2006 à 15:46:57

Bien.
Ca m´a fait sourire le coup des quêtes annexes et des boss optionnels.

Ce passage n´est pas sensé justifier le fait qu´ils devraient arriver plus tôt (Juvorn et Strelian) ?

A part ça vivement demain.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
10 mars 2006 à 16:41:15

Le spadassin est un soldat épéiste en armure lourde, dixit ce qu´on voit dans Stronghold.

  • sent que sortir une définition d´un jeu vidéo est débile*
  • va voir le dico*

"spadassin n. m. Litt., vieilli Assassin à gages."

  • a l´air bien con, fait une autre tentative, trouve pas, mais supprime quand même pas la première partie du post*

:dehors:

chris12
chris12
Niveau 9
10 mars 2006 à 17:02:44

ok, j´apprend qqchose pour le C´a et pout le Spasdassin (C´aurait pu être une espece d´assassin, "spèce d´assassin", fin de la parenthese humour bete). Merci :-)

Agraf
Agraf
Niveau 10
10 mars 2006 à 18:54:29

Je n´ai pas encore lu la partie que tu viens de poster mais j´ai quelques commentaires négatifs à faire :
Les bracelets d´Arzhan agisse un peu comme un deux ex machina. A chaque fois qu´il s´en sert, il gagne. Ca rend la mort de D. stupide. Je n´ai d´ailleurs pas compris pourquoi le Prince n´essayait pas de déconcentrer ODF ac les bracelets susnommé.
Pareille dans le combat ac le Paladin : deux pages de combats pour au final se résoudre à utiliser les bracelets et gagner.
Bien sûr, je comprends que c´était pour faire apparaître Moloch, mais tout de même. C´est un peu frustrant cette puissance inexploitée. Surtout que ça ne sert à rien de s´en cacher puisqu´au final ses ennemis finissent par le savoir et ça ne lui apporte aucun avantage.

Bien, à part ça, toujours excellent, as-tu l´intention de te faire publier lorsque ton "cycle d´Alexandre" sera fini ? Parceque ce serait tout de même beaucoup plus pratiques.
J´ai imprimé en entier les bracelets, et comme je l´ai fini, je l´ai passé à un ami... peut être un nouveau lecteur ?

chris12
chris12
Niveau 9
10 mars 2006 à 20:27:03

le probleme pour la publication est toutes ces privates jokes comme les modos, Xbbyqui et le reste. Qui passe bien sur le forum concerné mais qui risque d´etre incomprehensible pour un lecteur lambda.

Sinon la remarque d´Agraf est bonne, faut lui peter les bracelets ou ensorceler qq1 d´autres mdr

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
10 mars 2006 à 20:32:23

Bah euh non, parce que dans la mesure où ces private jokes sont très limitées et n´entravent en rien la cohérence de l´histoire, le lecteur de l´histoire y verra juste un forgeron un peu étrange avec un nom plus qu´étrange. :-)

KaiM
KaiM
Niveau 11
10 mars 2006 à 23:14:12

C´est vrai qu´Alexandre gagne à chaque fois qu´il utilise les Bracelets. Cependant :

"Alexandre songea brièvement que Dario, lui, aurait trouvé le moyen de s’échapper.
Puis il ne put même plus remuer un doigt.
Onorius interrompit son Chant. Alexandre se concentra, projeta un éclair sur le maître Chanteur. La décharge ne parcourut pas un mètre avant de se dissiper."

S´il n´utilise pas les Bracelets contre Onorius, c´est parce qu´il est bloqué par un sort.

En ce qui concerne la mort de ***, c´est justement ça qui le met assez en colère pour lui permettre de déchaîner toute la puissance des Bracelets et de se libérer du sortilège.

Idem pour Namâric : son armure de karalite le protégeait. Si Alexandre n´utilise pas les Bracelets, ce n´est pas parce qu´il veut les cacher, mais parce que ça ne servirait à rien. Ce n´est qu´à la fin que l´instinct de survie décuple leur puissance.

Ce qu´il faut comprendre dans tout ça, c´est que la force des Bracelets dépend en grande partie des sentiments de leur propriétaire. Un peu comme...

Je sais pas, mais vous trouverez certainement plein d´exemples.

OK, c´est bancal, mais j´ai rien de mieux à offirer. De toute façon, dans le "carnaval des éléphant nains", les Bracelets ne serviront à rien (n´oubliez pas qu´ils perdent leurs pouvoirs à la mort de leur propriétaire).

Voilà.

En ce qui concerne une éventuelle publication...
Non.
Parce que, malgré les encouragements de certains, je sais que ce ycle est encore très loin en-dessous de ce que demande un éditeur. Quand j´aurais réécrit les Bracelets, j´enverrai peut-être le tout à une maison d´édition, pour voir, mais je me doute que mes chances avoisinent le zéro.

Alir
Alir
Niveau 7
11 mars 2006 à 12:35:13

Je pense que tu te sous-estimes. Si tu relis pour corriger ce que tu verras, je doute que tes chances avoisinent vraiment le zéro.

Bon, d´accord, j´y connais pas grand chose, m´enfin, vu comme tu as reçu bien plus de commentaires positifs que de négatifs de la part de tes lecteurs... Et puis qui ne tente rien n´a rien.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
11 mars 2006 à 13:11:53

En ce qui concerne la publication, sache que j´ai vu un bon paquet de bouquins qui étaient laaaaaaaaaaaaaargement moins bien écrits que les tiens. T´arriveras peut-être pas à convaincre un des éditeurs principaux, mais tu pourrais tenter Rageot par exemple, parce que bon ton niveau n´est pas si loin de celui de Pierre Bottero honnêtement...je préfère même ton cycle au sien en fait.

KaiM
KaiM
Niveau 11
11 mars 2006 à 13:12:41

Les chiffres sont déjà frappants : un pour cent des manuscrits envoyés aux éditeurs sont publiés. Parmi ceux-là, trois quarts viennent d´auteurs qui ont déjà été publiés. Reste donc 0.25% de manuscrits de débutants.

Avec de telles statistiques, on peut supposer que le niveau d´exigence est élevé. Et que je suis loin de l´avoir atteint.

Agraf
Agraf
Niveau 10
11 mars 2006 à 13:44:08

Ca te laisse tout de même 0,25% de chance de te démarquer parmis de jeunes auteurs.
Mais tu devris le savoir : les chiffres on leur fait dire ce qu´on veut. Je pense que tu sous-estime le nombre de merde que les éditeurs reçoivent par jour.
J´ai vu une pub dans Marianne qui disait qu´il recherchaient de jeunes auteurs. Tu as peut être ta chance. Je n´ai pas le Marianne susnommé sous la main, je ne peux donc pas te donner l´adresse mais si tu veux je la poste dès que je l´ai. A part trois tonne de papier et d´encre, ça ne te coûtera rien d´essayer.
Par contre il faudrait peut être réecrire le un, car il n´est pas aussi passionant que les autres. Il est bien, c´est sûr mais pour faire la différence, il faut je pense qqchose qui donne dès le début envie de continuer.
Au fait, ton cycle d´Alexandre, tu compte faire combien de tome en tout ?

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
11 mars 2006 à 14:03:17

Quatre.

Moi aussi je préfère ton cycle à ceux de Pierre Bottero, et si tu as tenu compte des critiques et commentaires constructifs du forum, je pense que tu as tes chances.

Et depuis un petit moment, ça va en s´améliorant, je trouve. Peut-être que si tu réécris la cathédrale et le siège comme tu l´as fait avec les bracelets, ça peut même s´améliorer.

Mais avant de publier, envoie nous tout le cycle qu´on ai pas à acheté le livre XD.

chris12
chris12
Niveau 9
11 mars 2006 à 19:18:21

c´est sur qu´en envoyant pas de peur d´etre decu...

Par contre si y a que les auteurs connu et reputé qui sont edité, on aura bientot plus d´auteur francais

Ton style de combat est très bon, ta narration très bien, après quelques moins que je trouve pas immediatement mais t´as bcp de chances

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
11 mars 2006 à 20:11:48

Mais s tu y penses, je crois que tu devrais vieillir Alexandre de deux ou trois ans.

Et tant que tu y es, postes la suiteXD.

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
12 mars 2006 à 06:13:05

Voila ratrappé les chaps que j´avais pas lu^^ Toujours aussi passionnant, l´histoire s´acélère, et j´espere que ca ne fera que de continuer :-) (Perso, la mort de Dario me reste encore a travers la gorge, je ne peux croire qu´il cede sa place définitivement :( Et Namaric? C´est quand qu´on va le revoir? ^^)

KaiM
KaiM
Niveau 11
12 mars 2006 à 09:08:57

Il y a peu de personnages que je peux me permettre de tuer pour alléger ma liste déjà bien chargée, alors quand c´est possible je ne vais pas m´en priver.

KaiM
KaiM
Niveau 11
12 mars 2006 à 09:15:36

Voilà la suite donc :

Les lames se croisèrent.
Puis s’échappèrent.
Se rejoignirent avec un claquement métallique.
Thibaut fit un pas en avant.
Lentement, le comte prit le dessus sur son adversaire, lui portant des coups sauvages qui le forçaient à reculer pour ne pas perdre l’équilibre. Il frappait sans relâche, à s’en rompre les bras, sans jamais fatiguer et encore moins ralentir. La bataille prenait une tournure inquiétante. Les Elfes, bien que moins nombreux, savaient mettre leur vitesse à profit pour dominer les Dümréens au combat. Prise en étau, l’armée du comte était en fâcheuse posture, et Thibaut sentit son coeur se serrer quand il comprit que la bataille était très près d’être perdue.
Mais il en fallait plus pour le décourager.
En face de lui, l’Elfe faiblissait. Ses mouvements se faisaient moins vifs, il ne contrait les attaques qu’au prix de grands efforts, sans trouver l’occasion de riposter. Les lames s’entrechoquèrent à nouveau et, cette fois, l’épée de Thibaut dérapa sur celle de son ennemi pour aller lui déchirer le bras. L’Elfe grimaça, baissa sa garde.
Un dernier revers, et l’adversaire du comte s’effondra, un flot de sang s’échappant de sa gorge ouverte.
Un instant libéré, Thibaut reprit son souffle. Autour de lui, tout n’était que chaos. Des corps d’hommes et d’Elfes jonchaient le sol par dizaines, mais les survivants luttaient avec plus d’acharnement que jamais.
Et les chevaliers des Marches du Nord reculaient.
Thibaut comprit qu’il ne gagnerait pas. Son bouclier ne pourrait que le gêner dans la débâcle qui allait suivre, aussi en décrocha-t-il la courroie avant de le laisser tomber au sol.
Trois Elfes le remarquèrent et se précipitèrent ensemble sur lui. Thibaut dégaina son poignard.
Le premier assaillant arriva au contact et frappa. Le comte bloqua l’épée adverse entre ses lames croisées, puis abaissa sa dague pour trancher la gorge de son adversaire. Une gerbe écarlate jaillit de la blessure de l’Elfe, qui tomba à genoux.
Thibaut recula d’un pas. Saisissant son poignard par la lame, il l’envoya se ficher sous le menton d’un autre de ses attaquants. Le troisième porta un coup d’estoc. Le comte para l’assaut, puis se jeta sur son ennemi et lui assena un violent crochet au visage. L’Elfe tituba en arrière, à moitié aveuglé.
C’est alors que Thibaut l’aperçut.
Un Elfe se tenait à quelques pas de lui, maniant son épée avec un incroyable brio. Les Elfes se ressemblaient tous, pourtant le comte n’eut aucun doute quant à l’identité de celui-ci.
Sineor.
Le capitaine ennemi portait une armure légère qui le laissait libre de ses mouvements, n’entravant en rien son formidable talent. Sa lame fendait l’air à une vitesse éblouissante alors qu’il repoussait les assauts de plusieurs chevaliers, parant les coups furieux avec une aisance surprenante, et ripostant sans pitié à la moindre occasion.
Un combattant d’exception.
Sineor dévia l’attaque d’une épée, pivota en élançant son pied. Son talon enfonça la gorge d’un chevalier tandis que sa lame sifflait, fauchant un autre adversaire au niveau des genoux. L’homme fut protégé par son armure, mais perdit cependant l’équilibre et s’étala par terre. Sineor leva son épée pour l’achever.
- Approche par ici, démon ! rugit Thibaut d’une voix tonitruante.
Sineor se tourna vers lui, son regard reflétant une intense concentration, son épée prête à mordre.
Thibaut savait qu’un combat singulier entre chefs pouvait souvent décider de l’issue d’une bataille, quelle que fût la situation sur le terrain. Cependant, il doutait qu’un affrontement de ce genre puisse se révéler décisif en une telle occasion.
Généralement, la mort de leur suzerain permettait aux chevaliers de se rendre en conservant leur honneur : sans seigneur, ils n’avaient plus de raisons de combattre. Mais, avec ou sans leur capitaine, les Elfes poursuivraient la bataille. C’étaient des fanatiques.
Quand le commandant tombait, les hommes avaient aussi tendance à perdre courage. Considérant l’importance du moral dans une bataille au corps à corps, on pouvait affirmer que le général qui tuait son homologue adverse était certain de remporter la victoire. Et pourtant, Thibaut sentait que la mort de Sineor ne ferait que rendre ses guerriers plus furieux et avides de vengeance.
Malgré tout, il avait choisi de livrer ce duel. Pour l’exemple. Et pour la gloire.
Autour d’eux, les combats les plus proches cessèrent. Une trêve tacite s’installait, afin de permettre aux champions de se mesurer.
Thibaut et Sineor se tournèrent lentement autour afin de s’intimider l’un l’autre, se jaugeant du regard avec une froideur effrayante. Les cercles de leurs pas se faisaient de plus en plus courts, les rapprochant inexorablement.
Puis le duel commença.
Sineor engagea le fer par un revers aussi rapide que précis. Thibaut le contra du plat de l’épée, repoussa son adversaire et porta un puissant coup de taille. L’Elfe esquiva d’un bond sur le côté, puis plaça une riposte sauvage qui manqua de peu la tête du comte. Celui-ci éleva son épée aussi haut que possible, incitant Sineor à s’approcher pour frapper. Quand l’Elfe, après une feinte habile, se fendit pour lui transpercer le ventre, Thibaut abattit son épée.
Sineor ne dut son salut qu’à un mouvement de pivot qui lui permit de passer à un centimètre de la lame. Se portant au contact de son adversaire, il frappa de nouveau. Thibaut para d’un geste vif le coup de taille dirigé vers son visage, recula d’un pas, ramena son épée en arrière pour prendre de l’élan...
... et reçut le pied de Sineor en plein milieu du front. Le comte chancela, à demi assommé. L’Elfe plaça un nouveau coup d’estoc, sa lame plongeant vers le coeur de Thibaut.
Celui-ci se reprit au dernier moment. Il retrouva son équilibre, se décala sur la droite tout en écartant d’un revers l’épée de son ennemi. Mais il avait agi trop tard. L’acier perça les mailles et s’enfonça dans son bras gauche. Thibaut sentit un liquide chaud couler sur sa peau, son bras s’engourdit, incapable de se redresser.
Un gémissement catastrophé s’éleva dans les rangs de ses hommes. L’épée de Sineor se leva, puis redescendit en une courbe mortelle.
Un choc monstrueux explosa au sommet du crâne de Thibaut. Il partit en arrière, tomba sur le dos tandis que des étoiles dansaient devant ses yeux et que la douleur irradiait dans sa tête.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour retrouver ses esprits. Sineor se tenait devant lui, contemplant la poignée de son épée, dont la lame s’était brisée à dix centimètres de la garde. Thibaut se palpa le crâne. Une horrible bosse déformait son casque, mais le fer avait tenu bon. Sous les acclamations de ses chevaliers, le comte se releva et se campa face à l’Elfe.
Sineor lâcha le bout d’épée qui lui restait et tira la seconde lame accrochée dans son dos. Thibaut se rua sur lui. L’affrontement reprit.

- Va-t-en. Je m’en occupe.
Artus avait parlé d’une voix calme, les yeux fixés sur l’inconnu devant lui. Comme à son habitude, Adrien ne discuta pas l’ordre. Il lança un dernier regard à l’épéiste puis quitta le cloître et s’enfuit en courant. L’homme esquissa un geste pour le poursuivre.
- Pas question, déclara Artus. Si tu veux mon élève, tu devras me passer sur le corps.
Sans qu’on l’en ait informé, il n’avait aucun doute quant aux objectifs de l’inconnu et à l’identité de son maître. Il se doutait bien que, tôt ou tard, Thenetos de Vordal tenterait de remettre la main sur Adrien. Cette confrontation était inévitable.
Artus se reprocha son manque d’attention. Sans le prodigieux hasard qui lui avait fait quitter les cuisines plus tôt que d’habitude et passer dans le cloître à cet instant précis, le serviteur de Thenetos n’aurait eu aucun mal à piéger Adrien.
L’épéiste se campa sur ses jambes et pointa sa rapière vers le magicien.
- Je n’ai pas de temps à perdre. Ôte-toi de mon chemin, ou prépare-toi à mourir.
- Quel âge as-tu, petit ? riposta Artus. Vingt ans ? Vingt-deux ? J’ai connu plus de batailles que toi. Tu n’as pas l’ombre d’une chance contre moi, alors renonce à ta mission si tu ne veux pas mourir bêtement.
Le jeune homme s’empourpra.
- Je n’ai pas peur de toi ! s’écria-t-il. Je suis Strelian Falar, le futur bras droit de Thenetos de Vordal, et je ne reculerai pas devant toi ! Ne crois pas m’impressionner.
Artus eut un sourire carnassier. Depuis qu’il formait Adrien, il s’efforçait de paraître sympathique aux yeux de son élève, se privant de ses plaisirs les plus distrayants. Il n’avait pas tué d’homme depuis Kridath, et puisque l’occasion se présentait, il n’allait pas y renoncer ! Il se délecta par avance du doux bruit des vertèbres qui craquent, et du masque de terreur qui ne tarderait pas à déformer l´agréable visage de Strelian. Puis il leva la main et appela le pouvoir.
Il ne se passa rien.
Surpris, Artus essaya une seconde fois, sans résultat. C’était affolant. L’énergie glissait, il ne parvenait pas à la saisir et encore moins à la concentrer. Il n’avait pas plus de pouvoir qu’un débutant !
Strelian sourit à son tour et posa un doigt sur son torse, désignant une petite bosse sous son pourpoint.
- Tu n’arrives pas à te servir de la magie, je présume ? C’est normal. Je porte une amulette en dantarium enrichi. Création de maître Thenetos en personne. Elle rend impossible l’usage de la magie dans un rayon de vingt mètres, bien plus efficace que les colliers classiques. Es-tu toujours sûr de ta victoire ?
L’assurance d’Artus fut sapée d’un seul coup. Par réflexe, il fit un pas en arrière tandis que la panique l’envahissait. Privé de ses pouvoirs, il perdait du même coup son arme principale, son meilleur moyen de défense. Bien sûr, comme tous les Mages de Combat, il avait suivi une formation aux arts martiaux, mais son adversaire était sans nul doute bien plus entraîné dans ce domaine. Et bien entendu, personne ne lui viendrait en aide : tous les moines étaient à la messe, et aucun appel ne porterait au-delà du bâtiment.
- Tu m’as provoqué, cracha Strelian, alors n’attends aucune pitié de ma part. Je vais prendre mon temps pour t’abattre, et ensuite je retrouverai ton élève.
Artus avait l’impression que la terre se dérobait sous lui. Cette affaire tournait très mal. Il s’efforça de dominer ses craintes pour retrouver son calme. Ses muscles se détendirent, il se mit en garde et tira sa dague, conscient qu’il ne s’agissait que d’une babiole, comparée à la rapière de Strelian, longue d’un bon mètre et fine comme un cheveu.

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