Le Prince était entouré de dix Gardes Noirs menaçant. Lui-même sorti sa lam et les défia :
- Par ma vie ! Vous êtes les plus villes parsonnes qu´il m´ait été donné de voir ! Je vous reverrais vers le néant qui vous attend, vous et votre maître !
- Tu vas mourir !
Il s´élança, sabre au clair, et rien n´avait jamais été plus beau que son armure légère comme le vent, que son visage déterminé à vaincre et que ses cheuveux blonds flottant derrière lui. Arrivé face à ses ennemis, il ralentit l´allure et traça un large cercle de sa lam. Trois Gardes Noirs tombèrent. Ce fut un massacre. Jamais personne ne s´était si bien battu, et les horribles personnages furent annihilés.
Alors la princesse se réveilla de l´enchantement et se précipita vers son amour.
- Vous avez réussi !
- C´est parce que je vous aime.
Il vécurent heureux et eurent beaucoup d´enfants.
Arrivé à la hauteur de ses ennemis, il traça un large cercle de sa lame, mais ne rencontra que le vide. Une hache s´abattit verticalement, lui déchirant la clavicule droite puis cassant les os. Il hurla comme une jeune fille. Bientôt, il fut entièrement mort, réduit à l´état de bouillie rougeatre.
Alors la princesse se réveilla et jeta un oeil à ce qu´il restait du Prince. Puis elle se tourna vers les Gardes Noirs et murmura :
- N´avez vous plus rien à faire ? Je me sens si seule dans mon lit.
Voilà, c´est naze mais je me faisais chier comme un rat crevé...
