CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Les Bracelets d'Arzhan

KaiM
KaiM
Niveau 11
24 octobre 2005 à 10:38:33

Des fois, on se dit qu´on va corriger ses vieilles fics, qu´on juge beaucoup moins bonnes avec le temps. Alors on sauvegarde religieusement les commentaires qu´on avait reçus la première fois. (parce que Sky ne va pas tarder à effacer le premier topic, encore que... qu´en penses-tu Sky? D´après toi, dans ce genre de cas, faut-il effacer le topic d´origine?)

Bref, on se retrouve avec une nouvelle version de l´histoire qu´on espère un peu meilleure, et on la poste lentement pour ceux que ça intéressait mais qui n´avaient pas le courage de s´attaquer à 8 pages de textes (soit 50 sous Word).

Pour ceux qui ne connaissent pas, ben c´est de l´héroic fantasy, donc vous pouvez d´office passer votre chemin si vous n´aimez pas le genre. Et si vous aimez et que vous n´avez pas encore lu cette fic, ben... C´est vous qui voyez.

Sans plus attendre, le début :

Le lever du soleil illumina la vallée du Lanor, fit scintiller la neige fraîche et miroiter les eaux glaciales du fleuve. Ebloui, le baron Tarlaq plissa ses yeux noirs en fronçant ses sourcils broussailleux. Malgré la lumière de l´aube, il continua d´examiner les environs. Machinalement, il posa deux doigts sur les cheveux gris de sa tempe droite puis caressa le fin collier de barbe brune qui courait le long de sa mâchoire carrée, avant d´émettre un petit soupir.
Il n´y avait toujours rien en vue.
Tarlaq haussa ses larges épaules et tira sur un rêne de sa monture. L´animal, un grand cheval au poil marron, pivota pour se retourner vers le convoi.
- Que se passe-t-il, Monseigneur ? Vous ne cessez de regarder en arrière depuis que nous nous sommes mis en route.
Le baron lança un regard bref à son interlocuteur. Le capitaine Vladek portait la même cotte de mailles que lui et montait un destrier fort semblable au sien. De quelques années plus jeune que Tarlaq, il taillait sa barbe courte et coiffait ses cheveux en queue de cheval. Les deux hommes se connaissaient depuis des années, des décennies même.
- Ce n´est rien, le rassura le baron. Je suis un peu nerveux, c´est tout.
- Dites plutôt que vous aimeriez bien repérer quelque chose d´anormal, histoire de rompre avec la monotonie de ce trajet !
Tarlaq sourit. Une fois encore, son second avait parfaitement deviné ses pensées. Le baron soupçonnait parfois son vieil ami de dissimuler soigneusement une faculté à lire dans les esprits. Certes, en tant qu´homme d´action, l´idée de s´éloigner pour tout l´hiver des champs de bataille du Nord-Est, que le roi Elfe Itraïr tentait d´annexer depuis bientôt un an, déplaisait au baron. Mais il avait pour habitude de ne jamais contester les ordres de son souverain. Si le roi Alexandre VII l´avait désigné pour cette mission, c´était qu´il le considérait l´homme de la situation.
- Mais je dois vous avouer, reprit Vladek, que je suis moi aussi quelque peu inquiet. On nous confie une grande responsabilité ! Je serai plus tranquille lorsque la marchandise sera arrivée à destination.
En prononçant ces derniers mots, il désigna le carrosse qui, tiré par quatre chevaux, traçait lentement sa voie dans la neige au milieu de l´escorte.
- Vous ne devriez pas parler ainsi du Prince, l´avertit Tarlaq. On en a pendu pour moins que ça.
- Je suis désolé, s´excusa le capitaine, mais c´est ainsi que je perçois les choses. Ni le Prince ni son garde du corps ne sortent jamais de leur véhicule, c´est pourquoi il m´arrive de penser qu´ils ne sont que des objets de valeur. Et puis avouez que nous n´avons pas l´allure d´une escorte princière !
Tarlaq jeta un coup d´oeil distrait au convoi. Bien sûr, un Prince aurait d´ordinaire voyagé avec une troupe plus conséquente. Mais, dans l´espoir d´accélérer le voyage, et désireux de conserver le maximum de troupes sur le front, le roi n´avait confié à Tarlaq qu´une escorte réduite pour protéger son fils et l´éloigner de la zone des combats. Ainsi la troupe n´était constituée que du carrosse, d´un chariot transportant des vivres et du matériel, de son conducteur, et d´une vingtaine de soldats.
- Cependant, poursuivit le capitaine, je pense que nous sommes en sécurité, malgré notre nombre réduit. La région est tranquille, et surtout nous ne risquons rien tant que les deux Paladins nous accompagneront !
Tarlaq tourna son regard vers l´avant du convoi, où chevauchaient deux guerriers protégés de la tête aux pieds par d´imposantes armures noires. Le baron avait peu d´informations sur eux au début du voyage, sinon qu´ils appartenaient à l´Ordre des Paladins Noirs, une organisation obscure présente dans de nombreuses contrées et récemment alliée au roi, et qu´ils avaient reçu de leurs supérieurs l´ordre de protéger le Prince en toutes circonstances. Au fil des conversations, Tarlaq avait appris de nombreuses choses sur leur compte, à commencer qu´ils se prénommaient Jorund et Namâric.
Jorund venait des contrées du Nord, aux frontières des royaumes Zahrs. Plutôt grand pour un homme, il portait à sa ceinture un nombre impressionnant de couteaux de toutes tailles, tandis qu´un lourd fléau d´armes pendait à sa selle. Namâric, lui, était issu de l´union d´une humaine et d´un Elfe Noir, et disposait par nature d´un don remarquable pour le combat, don qu´il n´avait eu cesse de cultiver, devenant un expert tant dans le maniement de l´arc que dans celui de l´épée elfique. Leurs casques masquaient leurs visages, mais leurs chevaux reflétaient leurs caractères : un puissant destrier de guerre noir pour Jorund, un étalon calme mais capable des plus grandes pointes de vitesse pour Namâric.
Tarlaq se méfiait des deux Paladins, notamment parce qu´il n´avait que peu d´autorité sur eux. Il ne manqua pas de le signaler à Vladek.
- Ne vous inquiétez pas tant, lui répondit le capitaine, ils ont reçu l´ordre de nous aider et ne failliront pas à cette tâche, si ma connaissance du Code des Paladins est exacte.
- Il n´empêche, répliqua Tarlaq, que je confierais plus volontiers ma vie à Hustouk ou à Tektus qu´à ces deux-là !
- On m´appelle ?
Le guerrier qui venait de beugler cette phrase éloquente laissa les deux cavaliers le rattraper. Un observateur attentif aurait remarqué chez lui de subtils indices qui n´inspiraient pas confiance : sa peau verte, ses yeux rouges et mauvais, son nez un peu écrasé, et les deux énormes canines qui saillaient de sa mâchoire inférieure. En poussant l´examen jusqu´à remarquer ses jambes arquées, sa haute taille et son corps musculeux, il en aurait déduit qu´il ne s´agissait pas d´un humain mais d´un Ork, ces créatures monstrueuses qui représentaient de l´avis général un fléau sans égal. La seule apparence du guerrier pouvait le faire passer pour un monstre sanguinaire, cruel et d´une violence meurtrière. En bref, le genre de préjugés dont le baron Tarlaq n´avait cure, puisque seuls comptaient à ses yeux le courage, l´obéissance et la science des armes. Trois qualités dont Hustouk disposait à profusion.
- Non, rien, répondit le baron.
- Si vous avez besoin de moi, n´hésitez pas, hein !
- Rassure-toi, ce n´est pas du tout dans mes habitudes ! Et maintenant avance ! aboya Tarlaq.
Il soupira. Hustouk était un bon soldat, mais très légèrement agaçant, quelquefois.
Vexé, l´Ork accéléra le pas pour aller se ranger à côté de l´autre monstre du groupe, Tektus. Celui-ci était un Varak, un reptile de plus de deux mètres de haut, dressé sur ses pattes arrières, à la force titanesque. Tout en lui était menaçant : la cuirasse à pointes qui protégeait son torse et ses épaules, la hache à double tranchant qui ne quittait jamais sa main, les cornes qui ornaient l´arrière de son crâne, ses dents et ses griffes longues comme une main humaine, sans oublier la lame acérée fixée dans le prolongement de sa queue. Tarlaq constata une fois de plus combien cet équipement sévère et parfaitement ordonné contrastait avec celui d´Hustouk, hétéroclite au possible. L´Ork n´avait en effet jamais accepté le moindre armement humain et portait en toutes circonstances ses biens les plus précieux, vestige de ses origines : une armure bringuebalante de cuir et de métal ainsi qu´une épée dont les tranchants semblaient avoir été forgés par deux artisans radicalement différents.
Tarlaq se rappelait très bien sa première rencontre avec les deux colosses. Quand il les avait trouvés dans une taverne de Dümrist, ils n´étaient plus que des ruines : Hustouk était le seul rescapé d´un pillage qui avait mal tourné, et Tektus était le seul survivant de la bande qui avait fait mal tourner le pillage en question. Aucun des deux n´osait rentrer chez lui, et ils avaient entrepris de noyer leur honte dans l´alcool quand le baron les avait découverts. Sachant que les mercenaires Varaks étaient rares et redoutables, et pressentant que l´Ork était un bon combattant, Tarlaq les avait pris à son service personnel - leur épargnant ainsi la tâche délicate d´expliquer au tavernier qu´ils n´avaient pas les moyens de régler leurs consommations. Aujourd´hui, il ne le regrettait pas : les deux guerriers lui avaient souvent été d´une grande aide et valaient largement tout le reste de ses hommes.
Vladek reprit la parole, tirant le baron de ses pensées.
- Il y a tout de même un point qui me préoccupe, déclara-t-il. Pourquoi le Prince reste-t-il cloîtré dans son carrosse ? C´est incroyable ! Nous sommes censés le protéger, et il ne daigne même pas se montrer ! Pour ma part, je ne l´ai aperçu que quelques fois, de loin, et je l´ai vu monter dans le carrosse, c´est tout.
- Il n´y a aucune raison de s´inquiéter, affirma Tarlaq. Le Prince Alexandre n´a que douze ans, il se peut qu´il soit intimidé. De plus il est d´une nature assez renfermée, c´est peut-être pour cela qu il ne se montre pas. C´est un défaut qu´un roi ne peut se permettre d´avoir, mais il se corrigera avec l´âge. Enfin, il est possible que la conversation de son garde du corps soit si intéressante qu´il ne s´intéresse pas à ce qui se passe autour de lui.
- Justement, ce garde du corps, Dario, c´est ça ? c´est...
- Un maître Chanteur, répondit simplement le baron.
- C´est légal, ça ? demanda naïvement Vladek.
- Espèce d´ignorant ! s´écria Tarlaq, plus amusé qu´autre chose. Un maître Chanteur est un magicien qui tisse ses sorts en chantant des mélodies complexes ! C´est un art qui se perd, c´est pourquoi les hommes comme Dario d´Yrwald sont de précieux éléments.
- Formidable ! Notre Prince est protégé par un chanteur ! Avec ça, on peut dire qu il est en sécurité absolue !
- Ne fais pas le malin, conseilla le baron. Ce Dario est aussi le maître d´armes du Prince, et moi-même je ne souhaiterais pas me mesurer à son sabre ! Alors prie pour qu´il ne t´ait pas entendu !
Le capitaine jugea qu´il valait mieux changer de sujet.
- Vous avez remarqué ? Il n´y a aucun nuage à l´horizon ! Nous serons probablement sortis de ces montagnes avant la prochaine neige !
- Je n´en suis pas mécontent, déclara Tarlaq. Si j´ai bien estimé la distance que nous avons parcourue depuis notre départ du camp, nous devrions quitter cette vallée et atteindre le village de Fodam d´ici à ce soir, et rejoindre Dümrist dans deux jours.
- Pas trop tôt ! J´en ai assez de ce voyage ! Chevaucher chaque jour de l´aurore au coucher du soleil, c´est assez lassant à la longue !
- Evidemment, modéra le baron, il faudrait que tout se passe bien...
- Si vous ne cherchez pas à prendre d´initiatives, les choses ne peuvent pas ne pas bien se passer, Monseigneur ! s´exclama Vladek.
Et il lança son cheval au galop. Peut-être parce qu´il trouvait que la main de son maître s´approchait un peu trop de la poignée de son épée.

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
24 octobre 2005 à 10:59:17

Bonne idée ^^
Je m´y mets, pour la peine :) Même si je pars mercredi jusqu´à mardi suivant, et que j´aurais donc un bon bloc à mon retour.
En tous cas, c´est toujours très bien, ça fait bizarre de voir parler de cette manière du prince ^^ Y a juste la fin que je suis pas certain d´avoir compris, ils plaisantent ?

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
24 octobre 2005 à 11:15:24

ouaip, lu, ou putôt relu, et approuvé. je me ouviens de quelques phrases, comme la fin qand vladek se barre au galop. ouais j´trouve aussi qu´ca fait bizarre de parler comme ca du prince :)
sinon, j´te conseille de garder l´aut´ topic des bracelets d´arzhan, ce serai mieux a mn avi :)

miss_allsunday
miss_allsunday
Niveau 7
24 octobre 2005 à 11:31:41

lol kaim c´est une bonne idée ce topic :ok:

KaiM
KaiM
Niveau 11
24 octobre 2005 à 11:32:56

Je préférerais garder l´autre pour des questions de nostalgie, mais si notre impitoyable modérateur tient à l´effacer, je ne m´y opposerai pas.

KaiM
KaiM
Niveau 11
24 octobre 2005 à 11:37:01

Grhyll :d) Il faut savoir que cette histoire se passe avant la cathédrale de Kridath. Donc Tarlaq et Vladek ne connaissent pas encore Alexandre, et leur opinion sur lui est assez différente de ce qu´elle deviendra par la suite. De plus, pour ce qui est de la fin, rappelons-nous que Tarlaq et Vladek sont de vieux amis (et même un peu plus que ça...) et qu´ils s´envoient régulièrement quelques vannes.

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
24 octobre 2005 à 12:43:05

Pour quand ils parlent d´Alex, t´inquiète, j´avais compris :) Je remarquais simplement que c´était justement marrant de lire des trucs qui se passe avant.
Pour le deuxième point, c´est juste que je comprends pas trop la vanne elle-même...

KaiM
KaiM
Niveau 11
24 octobre 2005 à 14:24:36

Vladek dit que tout se passera bien tant que Tarlaq ne prendra pas d´initiative et suivra le plan prévu. Il insinue donc qu´à chaque fois que Tarlaq prend une décision, tout tourne au désastre.

Zlink
Zlink
Niveau 9
24 octobre 2005 à 22:54:25

Merci d´avoir posté ta nouvelle version mais t´es pas obligé de te dépecher , mieux c´est fait plus se sera bien a lire !

sinon , cette partie je l´avais déjà lue :snif: j´ai même lu un peu plus mais bon , voila .
J´arrive pas trop à juger et à voir les défauts dans ton début (peut être tout simplement parcequ´il y en a pas :) ) donc dsl je sais pas quoi dire ;
ha si , "Ce Dario est aussi le maître d´armes du Prince, et moi-même je ne souhaiterais pas me mesurer à son sabre " :d) le moi-même je le trouve un peu lourd , c´est tout .

bon remaking (ou reécriture si tu préferes je sais pas) !

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 octobre 2005 à 10:02:42

Ah, au fait, j´ai oublié de préciser ce qu´il y aura de nouveau. Je corrigerai quelques-unes des lourdeurs, mais j´essaierai aussi de créer des combats plus longs, nerveux et dynamiques. Je ne sais pas si j´y parviendrai mais j´invite ceux qui ont déjà lu la première version à relire les combats de celle-ci pour juger de la différence. Et j´ajoute un duel de magie à la fin...

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 octobre 2005 à 10:03:18

Au fait, voici la suite :

Le convoi longea le Lanor pendant plusieurs heures, tandis que le soleil s´élevait dans le ciel et que la neige fondait lentement. La troupe progressait péniblement, mais sûrement. Les hommes faisaient semblant d´admirer le paysage, qui ne présentait strictement aucun intérêt. Vers midi, Jorund, qui chevauchait en éclaireur à un peu plus d´un kilomètre du convoi, revint précipitamment.
- J´ai aperçu de la fumée, expliqua-t-il, et je me suis approché pour voir de quoi il retournait. Il y a un chariot incendié en plein milieu de la route à mille six cent mètres d´ici ! Et pas mal de morts ! C´est probablement le résultat d´une attaque de brigands ! C´était peut-être un piège, alors j´ai préféré ne pas m´approcher.
- Et il ne vous est pas venu à l´esprit, Paladin, qu il y avait peut-être là-bas des blessés qui avaient besoin d´aide ? demanda Tarlaq.
- Si, mais quelle importance ? La priorité est de préserver nos vies, non ?
- Imbécile ! tonna le baron.
Et il lança sa monture au galop. Vladek et Tektus s´élancèrent à sa suite. Malgré la vitesse de leurs montures, il leur fallut plusieurs minutes, chargées de tension et d´anxiété, pour atteindre le lieu de l´attaque. Le chariot mentionné par Jorund achevait de se consumer. Autour gisaient des corps d´hommes, de femmes et d´enfants criblés de flèches.
- Tektus, surveille les environs ! ordonna Tarlaq. Il se peut que demeure une menace.
- Vous réclamez une protection, alors que vous reprochez au Paladin d´être revenu chercher du renfort... remarqua Vladek.
- Silence ! s´exclama le baron. Nous en reparlerons plus tard ! Pour l´instant, il y a plus urgent !
Les deux cavaliers s´approchèrent du chariot en feu, leurs épées à la main, pendant que Tektus scrutait méthodiquement la zone. Vladek ne put s´empêcher d´admirer l´endurance du Varak : bien qu´il ait couru au même rythme que les chevaux, il n´était même pas essoufflé. Les trois guerriers auraient parié qu´il n´y avait aucun survivant, et pourtant : derrière l´écran de fumée, une petite fille pleurait. Elle était penchée sur la dépouille d´une femme d´une quarantaine d´années, habillée de vêtements en toile tachés de sang. Sa mère, probablement. A côté d´elle se tenait une très vieille femme, dont les longs cheveux gris pendaient sur un manteau noir rapiécé. Elle s´appuyait sur un bâton noueux, et murmurait quelque chose à la petite fille. En apercevant les soldats, elle vint à leur rencontre.
- Encore une fois, dit-elle sur un ton grinçant, la patrouille arrive après la bataille !
- Et encore, vous avez de la chance, répliqua Tarlaq en rengainant son arme. C´est un hasard si nous sommes passés par ici !
- Encore mieux... bougonna la vieille femme.
- Vous êtes les seules rescapées ? interrogea Vladek.
- Il faut croire... Si vous étiez arrivés plus tôt...
- Que s´est-il passé ? coupa le baron.
- Je n´en ai pas la moindre idée, répondit la femme. Ces gens se rendaient à Fodam pour y vendre leurs fromages. Je m´y rendais également pour rejoindre ma famille, et ils avaient accepté de m´y conduire. Lorsque nous sommes passés ici, une pluie de flèches enflammées s´est abattue sur nous ! C´était horrible ! Par miracle, cette petite fille et moi avons été épargnées, mais ces hommes, leurs épouses et leurs autres enfants n´ont pas survécu. Ensuite, je m´attendais à ce qu´une bande de pillards se jette sur ce qui restait de notre convoi, mais personne n´est venu.
- Il nous ont probablement aperçus, et ils se sont enfuis, supposa Tarlaq. Que comptez-vous faire ?
- Je pensais passer l´hiver à Fodam, auprès de ma famille. Quant à cette fillette, je ne peux la laisser seule. Je m´occuperai d´elle comme de ma propre petite-fille, désormais.
- Nous allons donc vous accompagner. Au fait, quels sont vos noms ?
- Je me nomme Greta, déclara la vieille femme, et elle s´appelle Lida.
Le baron détailla la fillette. Elle ne devait pas avoir plus de huit ans. Elle portait une robe de laine brune, ses cheveux blonds étaient rassemblés en une longue natte. Et Tarlaq soupçonna que le flot de larmes que laissaient échapper ses yeux verts mettrait du temps à se tarir.
- Lida ? appela-t-il.
L´enfant ne réagit pas
- C´est inutile, déclara Greta. Elle est sourde et muette. Que vouliez-vous lui dire ?
- Simplement qu´elle devait se montrer forte et que ceux qui ont fait ça paieront tôt ou tard.
- Alors il valait mieux qu´elle ne l´entende pas.
Le baron décida de ne pas relever la pique. D´ailleurs, le reste du convoi les rejoignait. Il se tourna vers Jorund.
- Comme vous pouvez le constater, Paladin, il n´y avait aucun danger !
- Mais il aurait pu...
- Ne perdons pas de temps en discussions stériles, coupa Namâric. Embarquons les survivantes dans le chariot de vivres et quittons cet endroit !
- Pas question ! s´écria Vladek. Nous nous devons de donner à ces gens une sépulture décente !
- Pas le temps ! répliqua le Paladin. Nous devons atteindre Fodam avant la nuit !
- Nous ne pouvons pas laisser ces corps aux charognards, trancha Tarlaq. Nous allons les enterrer !
- Faites-le si ça vous chante, nous, nous continuons avec le Prince !
Le baron explosa.
- C´est moi qui donne les ordres, ici, ! Refusez d´obéir et je vous exécute sur-le-champ !
Associant le geste à la parole, il tira son épée et la pointa sur Namâric. Celui-ci eut un geste en direction de son arc, mais renonça à s´en saisir en voyant les autres soldats brandir leurs lances. La tension était palpable. Lentement, Jorund dégaina l´un de ses couteaux...
- Il suffit !
Tous les regards se tournèrent vers le carrosse, d´où la voix s´était élevée. La portière s´ouvrit et un homme d´une soixantaine d´années, aux cheveux et à la barbe blancs, drapé dans un majestueux manteau bleu, descendit en souplesse.
- Il me semble que c´est à moi, Dario d´Yrwald, garde du corps du Prince, de trancher ce désaccord. Laissez-moi passer !
Les hommes s´écartèrent devant lui, impressionnés par la prestance du maître Chanteur. Il laissait ostensiblement dépasser de son manteau la poignée d´un sabre oriental, sur laquelle sa main semblait prête à se refermer. Aussi la plupart des soldats n´osèrent-ils pas prononcer le moindre mot. Il s´adressa à Greta.
- Demande à la petite de s´écarter, vieille femme.
Greta se pencha sur Lida, saisit délicatement sa manche et l´éloigna du corps de sa mère. Dario tendit ses mains vers les dépouilles éparses des voyageurs, et entonna un chant funèbre. Les guerriers se regardèrent, stupéfaits. Leur ébahissement monta encore d´un cran lorsque les cadavres glissèrent sur le sol jusqu´à un bosquet d´arbres, se placèrent côte à côte, et s´enfoncèrent dans la terre. Son acte achevé, le maître Chanteur repartit vers le carrosse. Juste avant de regagner son siège, il se tourna vers Lida et sa nouvelle grand-mère.
- Montez dans le chariot, ordonna-t-il. Nous repartons.

Les heures s´écoulèrent lentement tandis que le convoi poursuivait sa route. Tarlaq avait pris la tête du convoi et relégué les deux Paladins Noirs à l´arrière de l´escorte, ce qui ne pouvait que leur porter sur les nerfs. Le baron avait en outre désigné Tektus comme éclaireur. Peu à peu, les montagnes qui bordaient le Lanor s´étaient faites plus hautes et plus escarpées, et le fleuve plus rapide et bruyant, signe que les falaises de Tal´Onial, qui s´élevaient au bout de la vallée, se rapprochaient.
- Je n´aime pas ça, déclara soudain Vladek. Si nous sommes attaqués de face et de dos à la fois, nous n´aurons aucune possibilité de fuite par la montagne.
- Alors repère attentivement tous les sentiers, toutes les corniches, toutes les pentes que nous pourrions escalader, répondit Tarlaq.
- Le problème est bien là, répliqua le capitaine. Il n´y a rien de tout cela ici.
Le baron observa attentivement les parois.
- C´est vrai, concéda-t-il. Nous serions forcés de combattre.
Vladek avisa d´énormes blocs de roches qui s´étaient détachés de la montagne et gisaient à côté de la route.
- En plus, reprit-il, nous pourrions très bien recevoir quelques-unes des ces pierres sur la tête.
- Arrête, tu me fais peur, intervint Hustouk qui s´était détaché de la troupe pour les rejoindre.
Il éclata de rire.
- Si l´on nous jetait des pierres du haut de ces montagnes, elles mettraient tellement de temps à nous atteindre que nous pourrions les éviter sans peine !
- Tu as quelque chose d´intéressant à dire, Hustouk ? demanda Tarlaq. Ou tu es juste venu nous démontrer que nous ne sommes que des imbéciles ?
- En fait, Monseigneur, je voulais vous mettre en garde, répondit l´Ork en baissant la voix. Vous êtes dans une position délicate. L´incident de tout à l´heure a perturbé les hommes. Ils se demandent ce que vous auriez fait si le maître Chanteur n´était pas intervenu. De plus, cette intervention les a encore plus dérangés. Pour tout vous dire, ils ont peur. De vous. Et du mage.
- Et que me conseillerais-tu de faire ? interrogea le baron.
L´Ork ne répondit pas. Il ferma les yeux, inspira profondément, et poussa un grognement satisfait
- Excusez-moi, dit-il enfin. Je savourais l´instant. C´est la première fois que vous me demandez un conseil. Ca fait plaisir...
- Bon, parle ! ordonna Tarlaq.
- Voilà mon conseil, reprit Hustouk : détendez l´atmosphère, rassurez les hommes, montrez-leur qu´il n´ont rien à craindre de vous.
- Comment puis-je faire cela ?
- Racontez-leur une blague, proposa Vladek.
- Si ça ne marche pas, je te tue ! déclara le baron
Il se retourna vers ses hommes :
- Hé ! Les gars ! Quelle est le point commun entre une hallebarde et un cheval ?
Les hommes tournèrent la tête vers leur chef, mais ne répondirent rien.
- Vous ne savez pas ? C´est qu´ils sont tous les deux vivants, sauf la hallebarde !
Et Tarlaq éclata de rire, avant de s´apercevoir que ses hommes n´avaient pas compris. Il allait leur expliquer, lorsque Vladek le remit dans le sens de la marche.
- Laissez tomber, dit-il sombrement. Votre blague était nulle.
- A ce point-là ? demanda le baron, suppliant.
- Oui.
Tarlaq garda le silence pendant quelques secondes, puis changea de sujet.
- Un détail me préoccupe : quelque chose ne tourne pas rond dans l´attaque des marchands.
- Qu´est-ce qui vous fait dire ça ? demanda Hustouk.
Le baron vérifia qu´il était suffisamment éloigné du reste du convoi pour que ses paroles ne soient entendues que par ses deux compagnons, puis reprit la parole.
- Je ne sais pas vraiment... Cette vieille, elle n´a pas l´air de s´émouvoir particulièrement de la mort de toute cette famille...
- C´est vrai, ça, remarqua Vladek en se retournant pour jeter un coup d´oeil au chariot, où Greta discutait avec le conducteur.
A sa grande surprise, il croisa le regard de la vieille femme, et quelque chose dans ses yeux le mit très mal à l´aise.
Soudain, des hurlements sauvages retentirent et résonnèrent dans la vallée. Hustouk se raidit.
- Des loups ? lui demanda Tarlaq.
- Bien pire : des Wolks !
Loin devant eux, Tektus revenait en courant, précédant d´une centaine de mètres une horde de monstres apparemment peu amicaux.

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
25 octobre 2005 à 10:57:43

J´adore ^^

C´est toujours très bien :)

Juste ça qu´est bof :

"La troupe progressait péniblement, mais sûrement. Les hommes faisaient semblant d´admirer le paysage, qui ne présentait strictement aucun intérêt."
Je trouve que ces deux phrases font plutôt remplissage inutile.

Sinon ben j´attends la suite ^^

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
25 octobre 2005 à 20:15:28

bon ,j´lirais pas ce soir, mais j´dis juste que j´ai vu qui y avait une suite, et donc que je la liris :)

KaiM
KaiM
Niveau 11
27 octobre 2005 à 11:14:11

:up: pour la forme

chris12
chris12
Niveau 9
27 octobre 2005 à 13:19:30

on m´a dit de lire du Kaim, mais c´était trop ong à lire d´une traite, et là je vois une histoire de kaim remasteurisé. Alors je la lis et ça me plait :ok:

Namaric fan club :lol:

Zlink
Zlink
Niveau 9
27 octobre 2005 à 14:51:07

J´avais pas réalisé que t´avais mis la suite dsl .
bon ben je vais lire alors :)
alors j´ai pas grand chose a redire si ce n´est :

-"six cent mètres d´ici ! Et pas mal de morts ! C´est probablement le résultat d´une attaque de brigands !" :d) je trouve que ça fait un peu beaucoup de points d´exclamation

-"Il se peut que demeure une menace" :d) je sais pas pourquoi je trouve cette phrase étrange

-"bien qu´il ait couru au même rythme que les chevaux, il n´était même pas essoufflé" :d) ça c´est perso mais le "même" je le trouve un peu inutile

au début sinon cette partie aussi je l´avais déjà lue mais on se rapproche de ce que j´ai pas lu. Pour comparer, il me semble qu´il y a plus de déscriptions mais bon je suis pas trop sûre je suis pas allée comparer .
Voila c´est tout!

KaiM
KaiM
Niveau 11
27 octobre 2005 à 15:29:26

Effetivement, plus de descriptions. Ca manquait à l´origine, surtout pour Tarlaq et Vladek. Maintenant, c´est corrigé.

Merci de m´avoir signalé les erreurs. T´es allées jusqu´où au fait?

KaiM
KaiM
Niveau 11
27 octobre 2005 à 15:32:25

Faute d´orthographe pitoyable :honte:
Jusqu´où es-tu allée dans la première version?

KaiM
KaiM
Niveau 11
27 octobre 2005 à 17:27:15

Bon, la suite est prête, mais je vais attendre un peu parce qu´après un troisième chapitre, ceux qui étaient rebutés par la taille de l´ancien le seront aussi par la taille du nouveau. (même si ça ne fait pas encore 10 pages Word.)

Zlink
Zlink
Niveau 9
27 octobre 2005 à 17:34:53

Ben pas très très loin en fait, j´en étais là où ils se faisaient attaqués par des sortes de loups je crois et en plein milieu du combat (je crois qu´il y avait le prince qui allait sortir ou un truc du genre) donc en fait tu y sera bientôt je crois .

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment