Non, je continue à lire, mais je trouve pas grand chose à dire qui n´est pas dis, alors je dis rien.
Ah, d´accord...
Mais signale quand même quand tu as lu les derniers chapitres, parce que j´attends d´être sûr que tout le monde a lu pour poster la suite.
Suite que voilà :
Irno Vorgen hésitait à donner à ses mercenaires l´ordre d´abattre les deux hommes qui se dressaient devant lui. Il avait déjà perdu quatre guerriers, et ne tenait pas à prendre le risque de s´attaquer à plus fort que lui. Il avait une mission à accomplir.
- Qui êtes-vous ? demanda-t-il enfin.
Le plus vieux des deux inconnus, un homme âgé mais à l´air dur, vêtu d´un manteau bleu, s´avança.
- Je suis Dario d´Yrwald, conseiller du roi Alexandre VII. Et voici Lord Draxor, un... ami.
Vorgen considéra le fameux "ami" et se résolut aussitôt à ne pas chercher à le contrarier. Un guerrier qui se cachait derrière un masque d´or ne pouvait être qu´un dément.
- Et en quoi puis-je vous être utile ? questionna prudemment le marchand.
- Tout d´abord, intervint Draxor, en nous expliquant pourquoi vous envoyez vos hommes et vos passagers en rase campagne ! Ensuite, pourquoi vous vous séparez de votre caravane ! Enfin, ce que vous...
Dario l´interrompit.
- Vous avez sûrement beaucoup de choses à nous dire, mais pour l´instant il se pourrait que nous partagions les mêmes objectifs. Je suis à la recherche du Prince Alexandre, qui a été embarqué par des soldats inconnus. Et il semble que vous soyez à la recherche de votre amie Greta, qui a apparemment été capturée avec lui.
- C´est exact, confirma le marchand.
- Et vous savez où les trouver, affirma le maître Chanteur
- Qu´est-ce qui vous fait dire ça ?
- La magie que je perçois autour de vous. Vous êtes relié à cette vieille femme, c´est évident. Je ne sais pas quel est ce sort, mais je le vois, et cela me suffit.
Vorgen réfléchit. Ce mage avait percé à jour sa véritable nature, il en était sûr. Laisser ces deux hommes en vie était imprudent. Mais il était encore plus imprudent de se battre maintenant. Et puis, deux lames de plus, ça pouvait toujours servir...
- Très bien, déclara le marchand. Suivez-nous !
Tous s´élancèrent vers l´Ouest. La neige commençait à tomber.
La tempête se déchaînait sur Hözel. Le vent hurlait. Une épaisse couche de neige recouvrait déjà le sol. Les soldats s´étaient tous abrités dans les bâtiments. Il fallait être fou pour s´aventurer dans une pareille tourmente. Pourtant, le garde qui marchait péniblement dans les rues, ne l´était pas. Il se sentait surtout furieux contre le hasard, qui venait de le faire perdre à la courte paille. Comme si parmi les cinquante hommes qui gardaient le fort, aucun n´avait le courage d´accomplir de lui-même les ordres du commandant ! Il fallait que ça tombe sur lui ! Déjà qu´il était de corvée de patates pour trois jours...
Le soldat parvint enfin à la prison et s´abrita bien vite à l´intérieur. Dans la salle de garde, depuis laquelle on accédait aux cellules, cinq hommes jouaient au dés, assis autour d´une table.
- Le commandant réclame le prisonnier immédiatement !
Les gardes se tournèrent vers le messager.
- Ca peut pas attendre, non ? demanda l´un d´eux d´un ton bourru.
- Non. Les ordres sont formels. Bon courage pour traverser la tempête ! Moi, je reste ici !
- Oh, ça, ça ne me dérange pas, affirma le garde. Simplement, j´aurais aimé finir la partie.
- Allons-y, ça ne prendra pas longtemps, déclara son voisin en se levant et en détachant les clés qui pendaient à sa ceinture. On sera revenus dans dix minutes et on pourra reprendre le jeu !
Il avait tort.
Le messager eut un sursaut, puis s´effondra. La hampe d´une flèche noire saillait entre ses épaules. Un guerrier en armure noire se tenait dans l´encadrement de la porte, un arc à la main. Les gardes empoignèrent leurs lances, mais il était trop tard. Un second trait terrassa l´un d´eux. Un carreau d´arbalète jaillit de derrière l´assaillant et transperça la gorge de celui qui tenait les clés. L´archer se jeta dans la pièce en décochant une nouvelle flèche qui se planta dans le front de l´homme le plus proche de lui, puis abandonna son arc et tira une épée elfique. Il bondit sur la table et frappa en plein coeur un garde encore assis. Un Ork fit irruption dans la salle, l´épée à la main, et s´avança vers le dernier soldat, qui tirait désespérément sur la corde de la cloche d´alarme. Aucun son ne se faisait entendre.
- Le gel bloque le mécanisme, expliqua l´Ork en abattant sa lame sur le malheureux. Au moins, tu ne seras pas mort idiot.
- Merci de ton aide, Hustouk, dit l´archer tout en essuyant son arme. Un instant, j´ai cru que j´allais devoir tout faire tout seul.
- Tu en aurais été capable, intervint le baron Tarlaq en passant la porte.
Il observa les corps des gardes, reconstituant mentalement la scène qui venait de se dérouler.
- Joli travail, reprit-il, mais était-il nécessaire de tuer tous ces hommes ?
- Indispensable, répondit Hustouk. Ces soldats sont trop nombreux pour que nous nous permettions d´en laisser en vie. Je m´étonne qu´un homme tel que vous ignore une règle aussi simple.
- Je plaisantais.
- C´était pas drôle.
- Mais qui sont-ils donc ? questionna Vladek en entrant à son tour. Ces uniformes sont simplement blancs, sans aucun signe distinctif. Je n´en ai jamais vu de tels.
- Moi, si, déclara Namâric en ramassant ses flèches.
Son intervention fut suivie d´un silence. Comprenant que ses compagnons attendaient des explications, le Paladin reprit la parole.
- Ils appartiennent à un ordre antagoniste à celui des Paladins Noirs, les Vzad´orû´bausns.
- Les quoi ? coupa Hustouk.
- Je sais, c´est assez mauvais comme nom. D´ailleurs, comme personne n´arrive à le retenir, ils sont connus sous le nom des Chevaliers Blancs.
- C´est plus simple, reconnut Tarlaq.
- En bref, poursuivit Namâric, ils recherchent comme nous des objets de pouvoir, mais comptent les utiliser pour dominer le monde.
- Ta façon de présenter les choses est assez partiale, remarqua Vladek. J´ai plutôt l´impression d´avoir affaire à deux organisations rivales qui convoitent exactement la même chose et qui ne valent pas mieux l´une que l´autre.
- C´est un peu ça, dit le Paladin avec un sourire. Mais pour l´instant, je suis votre allié, et ils sont vos ennemis. Alors allons délivrer le Prince !
- Pas trop tôt !
C´est par ces mots que furent accueillis les quatre guerriers lorsqu´ils ouvrirent la porte du cachot d´Alexandre. Comme ils s´attendaient à des remerciements, ils furent un peu vexés. Le Prince reprit la parole.
- Puisque vous êtes ici, je suppose que le chef de cette petite armée a demandé à me voir. C´est bien ça ?
- C´est ce que disaient les gardes avant que nous ne les abattions, confirma Hustouk.
- Parfait ! Nous pouvons donc passer à la seconde partie de mon plan : enfilez les uniformes des hommes que vous avez tués et conduisez-moi au fort !
- Quoi ?! s´exclamèrent en même temps les quatre guerriers.
- C´est une occasion unique de rencontrer l´ennemi, expliqua Alexandre. Il est hors de question de la laisser passer !
- Nous ferions peut-être mieux d´attendre les renforts, suggéra Vladek. Nous pourrions alors facilement capturer ce commandant...
- Non, le Prince a raison, répliqua Namâric. Les gens ne parlent jamais mieux que lorsqu´ils croient avoir l´avantage.
- Il n´empêche que ce plan est plus que douteux, objecta Tarlaq. Ces uniformes sont troués, maculés de sang, et en plus nous ne ressemblons pas à ces hommes et nous n´avons pas leur voix. Ce genre de stratagème ne marche que dans les contes pour enfants.
- Aucune importance, trancha Alexandre. Il vous suffira de porter des casques pour vos visages, des manteaux par-dessus les uniformes, et surtout de vous taire ! Et tant que j´y pense, il me faut une arme.
- Les gardes avaient de nombreux couteaux, annonça Hustouk. Il vous sera facile d´en dissimuler quelques-uns dans vos manches.
- Très bien. Allons-y alors. Il nous faut aussi libérer les deux autres prisonnières, Greta et Lida.
Le Prince avait hésité à prendre cette décision. Greta était une ennemie, il le savait. Mais pour l´instant, elle n´était pas l´alliée de ses adversaires. Elle pouvait donc l´aider. Quant à Lida, elle l´avait sauvé de la vieille femme, Alexandre devait bien lui rendre la pareille.
Namâric fit le tour des cachots, et ramena rapidement les deux captives dans la salle de garde. Alexandre, qui enfilait une légère cotte de mailles prélevée sur l´un des gardes, se tourna vers elles.
- Vous pouvez partir, déclara-t-il. Mais si vous voulez nous aider, votre assistance est la bienvenue, simplement n´intervenez pas avant mon signal.
Il se tut un instant, puis reprit en s´adressant à Greta.
- Mais je veux que vous sachiez que si vous restez, vous aurez des comptes à me rendre au sujet de ce qui s´est passé hier soir !
La vieille femme croisa les bras sans dire un mot. Lida regarda le Prince droit dans les yeux. Il lut un remerciement dans son regard. Alexandre se sentit attendri, puis se ressaisit et passa son manteau par-dessus son armure.
- Nous n´avons que trop tardé ! Qu´on en finisse à présent !
Et la compagnie quitta le bâtiment pour s´engager dans la tempête.
œ ![]()
kaim prend mon email je suis interessé par ton roman.
matrix1351@hotmail.com
je veux en fait ton roman en pdf bref pour le lire comme il faut quoi et pas sur jv.com ...
merci
Le suspense plane... Qui est Greta ? Lida est-elle vraiment gentille ? Qui était le vilain aigle kamikaze ? Qui sont vraiment les paladins Noirs et les Chevaliers Blanc ? Quels sont les desseins de Draxor et de Namâric ? Quel est le... Bon c´est bon j´arrête.
J´attend la suite impatiament.
Pareil pour moi
Enfin moi ce qui me surprend le plus, c´est Draxor à côté de Dario, puisque les deux ont des ambitions totalement opposées pour Alexandre.
Grhyll : Dario est un homme profondément bon, il n´allait donc pas laisser agoniser un type qui ne lui a rien fait.
Quant aux intérêts, pour l´instant c´est les mêmes : retrouver Alexandre. Mais me rappelle plus comment ça se finit pour Draxor...bref j´me surprends à demander la suite d´une histoire dont je connais la fin en théorie.
(ouais y´a l´ancienne version mais comme on aura bientôt la nouvelle...
)
bon je viens dire que j´ai *** lu
c´est bizarre, tout le monde dit que ta fic est bie kaiM, sauf chakall, qui a créé des pêtites...polémiques, a deux reprises... non sincerement, je dis que tu devrai la publier
PS: ***= pas ![]()
Azerty : ce qui m´intrigue, c´est que Dario dise de Draxor qu´il est son ami ;)
Ca, c´est juste une technique bien connue pour éviter les questions embarassantes de la part d´Irno Vorgen, et pour éviter qu´il soit méfiant. ![]()
oula oui je viens d´aller voir et au vu du nombre de pages j´ai bcp de retard
va falloir que je rattrape ça un de ces jours.
Dernier chapitre avant la bataille finale.
Bonne lecture!
Le hall du fort occupait la majeure partie du rez-de-chaussée du bâtiment. Un grand escalier menait à un large balcon qui faisait le tour de la salle et desservait les autres parties de la citadelle. De nombreux chandeliers ornaient les murs. Une cinquantaine de soldats se serrait autour de quelques feux qui maintenaient une douce chaleur dans la salle, mais qui menaçaient de s´éteindre à tout moment. Aussi lorsque Alexandre et ses compagnons pénétrèrent dans le hall, on les pressa de refermer la grande porte. Le Prince s´avança jusqu´au centre de la pièce, suivi de près par les quatre guerriers. Greta et Lida étaient restées à l´extérieur, et Alexandre espérait qu´elles n´auraient pas à y demeurer trop longtemps : le vent était violent, le froid insoutenable. Le Prince admira ses compagnons quand il réalisa que pour lui, ils avaient chevauché plusieurs heures dans cette atmosphère glaciale.
Tout le monde attendait.
Enfin, un chevalier en armure blanche parut. En apercevant le panache de son casque, Alexandre reconnut le guerrier qui avait affronté Dario dans son rêve. A ses côtés se tenaient un Zahr et un Varak. Après les avoir observés un instant, le Prince réalisa qu´il s´agissait du Zahr qu´il avait affronté à Fodam et de... Tektus. Les éléments du puzzle commençaient à s´assembler, mais Alexandre ne s´attendait pas du tout à découvrir cette nouvelle pièce ! Son trouble devait être visible, car le chevalier prit la parole.
- Tu te demandes comment ce Varak s´est retrouvé à mon service ? C´est fort simple...
Les intonations de sa voix étaient presque chantantes, très différentes celles d´un homme. « Un Elfe, probablement » songea le Prince.
- J´ai assisté à l´attaque des Wolks dans la vallée, poursuivit le chevalier, et j´ai vu cette créature basculer dans le fleuve. Il était en piteux état quand mes hommes l´ont récupéré, mais il vivait encore. Et tout le monde sait comment asservir un Varak...
- Ah bon, comment ? interrogea Alexandre.
- Je sais que tu arrives facilement à faire parler mes sbires, mais avec moi ça ne marchera pas ! En revanche, j´aimerais beaucoup savoir comment tu t´es débarrassé de Raxos à Fodam.
En prononçant ces mots, le chevalier avait désigné le Zahr.
- Cela n´a pas été facile pour moi de sortir son âme de l´Assermenteur, tu peux me croire. Ca se bousculait tellement pour s´échapper que j´ai du faire une bonne centaine de tentatives avant de trouver le bon esprit. A propos, tu savais que l´urne contenait, entre autres, les âmes d´un chien, d´un rat et même d´un poisson ? Mais bon, je m´égare. Comment as-tu neutralisé Raxos ?
Alexandre réfléchit à ce qu´il venait d´entendre. Le chevalier était manifestement un puissant magicien, puisqu´il était capable de libérer une âme de l´Assermenteur. Le vaincre ne serait pas une partie de plaisir. Le Prince décida de répondre à la question.
- C´était simple mais risqué, expliqua-t-il. Ce... Raxos a commis l´erreur de sous-estimer mes connaissances. D´après la légende, le mage Ikarior, ne souhaitant pas que sa création se retourne contre lui, avait conçu l´Assermenteur de façon à pouvoir en retourner le sort à son interlocuteur, si jamais il lui fallait trahir sa parole. Toujours d´après la légende, il lui suffisait pour cela de prononcer une incantation particulière. Enfin, Ikarior avait très mauvaise mémoire. Il ne m´a donc pas été difficile de conclure que pour pouvoir toujours se souvenir de la formule dans les moments critiques, Ikarior l´avait forcément inscrite sur l´urne. Et effectivement, c´était écrit. En très gros, même. Il était gravé : "Pour enfermer l´adversaire, dis : Angor´Rifaz". J´ai pris le risque, j´ai gagné.
- Mais ces symboles étaient incompréhensibles ! protesta Raxos. Même moi, avec toute ma culture, je n´ai pas réussi à les traduire !
- D´où l´intérêt de l´étude approfondie des langues mortes, conclut Alexandre.
- Je vois, intervint le chevalier. Les choses s´éclairent.
- Pour vous peut-être, mais pas pour moi ! s´écria le Prince. Qui êtes vous ? et que voulez-vous ?
- Tu as le droit de le savoir. Je me nomme Kandrill, j´appartiens comme tous ces hommes à l´ordre des Vzad´orû´bausns, les Chevaliers Blancs si tu préfères. Et quant à ce que je veux, c´est très simple : j´ai besoin des Bracelets d´Arzhan !
- Et c´est pour cela que vous m´avez envoyé ce Zahr et que vous m´avez fait capturer je suppose.
- Exact.
- Mais vous devez savoir que vous ne pouvez pas me dérober les Bracelets par la force...
- C´est vrai, confirma Kandrill. Mais je t´ai fait enlever car j´ai du agir dans l´urgence. Tu allais regagner Dümrist, où tu te serais retrouvé sous la protection des Paladins Noirs. Il fallait avant tout éviter cela. Mais je ne doute pas que tu finiras par nous remettre ces objets, ne serait-ce que pour échapper aux tortures qui t´attendent.
- Vous pouvez toujours rêver !
- Prétends-tu pouvoir résister éternellement à la souffrance ? Ou bien voudrais-tu faire allusion aux renforts qui, crois-tu, ne vont pas tarder à intervenir ?
Alexandre sursauta. Un faucon vint se poser sur l´épaule du chevalier.
- Dans ce cas, continua Kandrill, tu risques fort d´être déçu. Mes serviteurs s´en sont déjà occupés. Ton messager n´est jamais parvenu à Dümrist.
Le Prince se tendit. La situation se compliquait. Au son de sa voix, on sentait que le chevalier était ravi.
- J´ai de nombreux pouvoirs, parmi lesquels celui de diriger mes oiseaux de proie par la pensée. Je n´ai eu aucun mal à suivre le petit oiseau et à m´en débarrasser après qu´il ait contacté tes amis.
L´ombre de la haine passa sur le visage de Namâric. Vite effacée. Alexandre réalisa quelle importance le Paladin devait accorder à Frid. L´oiseau était certainement plus qu´un messager pour lui. Un véritable ami, peut-être.
- Mais pourquoi avoir attendu qu´il ait retrouvé Namâric pour intervenir ? questionna Alexandre.
- Pour attirer tes compagnons ici, bien sûr ! D´ailleurs, si tu comptais me prendre par surprise, tu as échoué !
Le Prince sentit son sang se glacer. Le chevalier fit un signe de la main. Aussitôt , vingt lances et autant d´arcs se braquèrent vers Tarlaq et ses hommes.
- Me croyais-tu assez stupide pour me laisser prendre à un piège aussi simple ? Mon faucon surveillait la prison, il a tout vu ! Tes serviteurs n´ont aucune chance !
Lentement, Alexandre fit glisser ses couteaux jusque dans ses mains. Il allait falloir se battre. Le Prince espérait de tout coeur que Greta n´allait les laisser tomber maintenant. Comme s´il avait deviné ses pensées, Kandrill éclata de rire.
- Tu comptes peut-être sur l´aide de la vieille ruine et de la môme qui attendent dehors ? A mon avis, tu ferais mieux d´oublier cette idée !
Une porte latérale s´ouvrit et six soldats pénétrèrent dans le hall, poussant Greta et Lida du bout de leurs lances.
- Je vous avais prévenu, Votre Altesse, murmura Tarlaq. Ca ne pouvait pas marcher. Je suppose que vous avez un nouveau plan génial à nous soumettre ?
- Bien évidemment, répondit le Prince. On fonce dans le tas et on tue tout le monde.
- Bonne stratégie, approuva Namâric. Simple et efficace.
- Je vous avais dit que ça pouvait être utile ! exulta Hustouk.
L´épée de Vladek jaillit de son fourreau et, contre toute attente, vint se poser sur la gorge de Tarlaq.
- A votre place, je ne ferais pas ça, conseilla le capitaine.
L´instant se figea. Vladek reprit la parole.
- Quoi ? Je vous étonne ? C´était pourtant évident ! Comment les Vzad´orû´bausns auraient-ils su que les Bracelets se trouvaient dans notre convoi si un espion infiltré dans l´entourage du roi ne les en avait pas informés ? Comment le Prince aurait-il pu se retrouver seul face à Raxos si je ne l´avais pas moi-même abandonné ? Oh, certes, vous vous demandez : pourquoi lui ? C´était pourtant un formidable ami ! Et je vous répondrai : parce que l´or est plus concret que l´amitié !
En débitant sa tirade, il s´était approché de Kandrill, qui enchaîna :
- Les humains sont si faciles à rallier ! Il suffit d´y mettre le prix ! Cela m´a toujours étonné ! Pour s´attacher un Wolk, il faut lui préparer un repas très particulier, pour contrôler un Varak, on doit porter le bout de sa corne droite en pendentif, pour asservir un Ork... on ne peut pas. Mais pour les hommes, l´or suffit !
Les soldats désarmèrent les compagnons d´Alexandre, impuissants et bouillants de rage. Le Prince parvint de justesse à dissimuler ses couteaux. Un avantage, certes, mais si infime !
- Vladek, tu me paieras cette trahison ! tonna Tarlaq.
- J´en doute, mon vieil ami, ricana le capitaine. Tu aurais du t´en rendre compte plus tôt, maintenant il est trop tard ! Comme dit le vieil adage : "Aime tes ennemis, c´est le meilleur moyen de leur porter sur les nerfs" !
- Est-ce vraiment adapté à la situation ? questionna Namâric.
- Ca m´énerve ! s´écria Vladek. Je n´arrive jamais à trouver le proverbe qui convient ! Attendez, c´était du genre : "Approche tes ennemis, c´est ainsi que tes coups feront le plus mal". Euh, non, ce n´est pas ça, attendez...
- Ca ira très bien comme ça, coupa Kandrill. Emmenez-les !
Alexandre entendit alors une voix s´élever dans sa tête.
"Gagne un peu de temps".
Le Prince avait un très grand contrôle sur lui-même. Il ne sursauta pas. Il avait compris ce qui se passait. Quelqu´un venait à son secours. Quelqu´un capable, sans nul doute, de renverser la situation.
- Un instant ! intervint-il. Certaines de mes questions restent encore sans réponse !
- Pose-les toujours, proposa le chevalier, je jugerais si je peux y répondre.
- Lorsque j´ai affronté Raxos, il m´avait juré de me révéler qui avait commandité l´attaque des Wolks dans la vallée. Le savait-il ?
- C´était un mensonge. Il était certain de remporter la partie.
- Pourquoi avoir essayé de me contacter en rêve.
- Je ne cherchais qu´à m´occuper de ton cas un peu plus tôt que prévu. Tu as réussi à t´enfuir, mais ça n´a plus guère d´importance.
- Pourquoi êtes-vous si nombreux à camper dans ce village ?
- Nous n´aimons pas agir en petits commandos. Nous infiltrons sans difficulté des forces importantes sur nos terrains d´action au cas où nous devrions tenter un coup de force.
- Comment m´avez-vous retrouvé, hier soir ?
- Tu ne le sais pas ? Une immense énergie magique a été déployée. Je ne sais pas ce que tu as fait, mais ça s´est senti à des lieues à la ronde !
Cette information intéressait Alexandre. Il ne savait toujours pas ce qui s´était passé, mais il lui semblait bien qu´il avait utilisé les Bracelets d´Arzhan. Les dires de Kandrill allaient dans ce sens. La voix résonnait toujours "Gagne encore quelques secondes".
- Qu´allez-vous faire des Bracelets ?
- Ca, ça ne te regarde pas !
Le Prince estimait ses chances de pouvoir engager le combat. Lui seul possédait une arme. Vingt arcs tendus étaient dirigés vers ses amis. Kandrill et Raxos étaient sûrement de redoutables combattants. Tektus obéissait à ses ennemis. La voix s´éleva une troisième fois : "C´est bon. Distrais son attention et couche-toi !"
- A quel moment avez-vous commis une énorme erreur ? s´écria le Prince avant de se jeter à terre, imité par ses compagnons.
A cet instant, la grande porte explosa. Les deux lourds battants furent propulsés à travers la salle, balayant un grand nombre de soldats. Les survivants, interloqués, se tournèrent vers l´ouverture par laquelle s´engouffraient le vent et la neige.
Devant eux se tenait Dario d´Yrwald.
enfin les révélations!!!!!
c´est toujours aussi bien ![]()
ya que xbq qui arrive à faire des critiques constructives avec toi
![]()
Nan y´a Docteur_Chakall mais lui il voit des défauts là où y´en a pas^^.
Heu rien à dire, à part que j´adore le "pour asservir un Ork... on ne peut pas." et, bien évidemment, la réplique culte de Hustouk "Je vous avais dit que ça pouvait être utile !"
Rahlalala poste vite ce bon vieux combat final. ![]()
je comprend pas pk Vladek ne réalise pas pour les couteaux d´Alexandre, vut qu´il était avec eux. Et sinon, j´ai pas trop aimé le chapitre précedent, un peu mou et trop facile (on comprend pk après)
Mh y a une partie de cette... partie que j´ai pas trop aimé, c´est quand ils résument tout.. enfin ça sert à rien, ils se posent l´un l´autre des questions rhétoriques et y répondent... j´ai pas vu l´utilité de ça, ça m´a paru maladroit.
Mais la fin... Yeh :D J´adore ^^ La suite !
chris
comment ça, "mou et facile"?
Grhyll
De quel passage parles-tu exactement?
Et
au fait.
J´attend le ´´combat final´´ avec impatience, mais moi aussi je trouve que c´est bizarre de lacher les réponses comme ça...
KaiM => Ben, la partie où ils résument tout ce qui s´est passé plus tôt. Je crois que ça manque de naturel.
voila j´ai rattrapé tout mon retard !
désolé de pas avoir lu avant mais je suis un peu occupée en ce momment et le WE dernier je l´était encore plus que d´hab.
Dsl aussi de pas avoir répondu a tes post mais vu que j´allais pas voir ta fic je pouvais pas les voir.
Sinon pour les critiques...
Ben j´ai bcp aimé ^^ lol sinon ben j´aime comme les autres tes combats mais je trouve que les explications que tu donnes à tout ce qui ce passe sont pas très détaillées et pas toujours bien ammenées même si elles sont réalistes par rapport à l´histoire (ex ds ton dernier chap c´est l´enemi de alexandre qui explique tout comme ça à la demande alors que bon voila quoi, il en a un peu rien a foutre que les autres captent) : ´fin c´est que mon avis.Sinon j´aime bien les ptites touches d´humour et j´étais super déçue quant l´oiseau est mort je l´aimais trop...
J´ai rien à critiquer en fait dsl mais t´as retrouvé un de tes lecteur (lectrice ds mon cas) je peux pas garantir que je lirai tout tout le tps pas lgtps apres que tu l´ai posté mais je vais lire en tout cas ^^.
Grhyll
J´avais compris mais pourrais-tu me donner les références exactes du passage? (début/fin)
Zlink
Je sais, j´ai toujours été mauvais pour les explications, ceux qui ont lu la cathédrale de Kridath pourront peut-être me dire si ce point s´est amélioré depuis.