Je lu la première partie et je suis bluffé, bravo.
Aucun reproche à faire, vraiment?
Bon je pars jusqu´à mercredi donc je poste une longue partie.
Cette bataille est la seule que je n´aie presque pas modifiée, je la trouvais déjà bien comme ça.
Bonne lecture!
- En arrière ! s´écria Namâric en faisant pivoter sa monture.
Tarlaq allait donner son accord lorsqu´il se rappela une leçon élémentaire de stratégie : « il faut toujours comprendre le plan de son adversaire ». Même si les Wolks étaient plus des bêtes sauvages qu´autre chose, ils pouvaient certainement élaborer une tactique. Et le baron repensa soudain aux énormes rochers qui bordaient la route quelques centaines de mètres en arrière.
- Non ! hurla-t-il à ses hommes qui déjà s´éloignaient de lui. C´est un piège ! Ce ne sont que des rabatteurs ! Un groupe plus important nous attend sûrement dans les rochers ! Il faut forcer le passage !
- Vous êtes fou ! s´emporta Jorund. Il faut fuir tant qu´il en est encore temps !
La porte du carrosse s´ouvrit et à nouveau Dario parut.
- Le baron Tarlaq a raison. Nous pouvons vaincre les Wolks qui arrivent par-devant. Mais nous ignorons combien nous attendent derrière !
- Nous pouvons les vaincre ?! s´écria Namâric. Ils sont plus d´une centaine !
- C´est bien ce que je dis. Si la réputation des Paladins n´est pas usurpée, vous devriez vous en sortir.
- Très bien, grommela le guerrier. Allons-y. Mais s´il arrive quelque chose au Prince, je n´en prendrai pas la responsabilité !
- C´est comme cela que je l´entendais, conclut Dario. En avant, maintenant !
Et le convoi s´élança vers les monstres.
Tout en galopant, Tarlaq songea que le maître Chanteur l´avait sorti à deux reprises de situations délicates. Il se promit de le remercier un jour ou l´autre et reporta son attention sur les Wolks. Maintenant il voyait à quoi ils ressemblaient. Ces monstres avaient une carrure humaine, mais leur corps était plus massif et recouvert de poils blancs. Quant à leurs têtes, c´étaient celles de loups. En plus de leurs griffes et de leurs crocs, ils disposaient de longues griffes de métal fixées sur leurs poignets par groupes de trois. S´ils étaient particulièrement bien équipés pour l´attaque, leur défense laissait à désirer : ils ne possédaient pas la moindre protection, et n´avaient qu´un pagne pour tout vêtement. Lorsque la troupe ne fut plus qu´à trois cents mètres des Wolks, Tarlaq ordonna à ses hommes de s´arrêter.
- Apprêtez les armes de jet ! cria-t-il.
Hustouk arma son arbalète tandis que Namâric encochait une flèche sur son arc, bientôt imité par le reste de la troupe. Le baron fit un signe à Hustouk.
- Et ne touche pas Tektus ! précisa-t-il.
- Pas de problème ! garantit l´Ork.
Hustouk épaula son arbalète, ajusta soigneusement son tir sur le Wolk qui courait en tête, et appuya sur la détente. Le carreau fila droit sur le monstre, mais au dernier moment, celui-ci fouetta l´air de ses griffes en un geste foudroyant. Le projectile tomba au sol, tranché net.
- Economisez vos munitions ! ordonna Tarlaq. Nous ne pouvons pas les atteindre !
- C´est ce qu´on va voir, grommela Namâric en bandant son arc.
Il décocha sa flèche, qui fila bien plus vite que le carreau d´Hustouk. Le Wolk tenta de renouveler sa parade, mais le trait était trop rapide pour lui. Le monstre fut frappé en plein coeur, et s´écroula dans la neige. Satisfait de son exploit, Namâric entreprit de lâcher une pluie de flèches sur les Wolks. Il enchaîna les tirs à une vitesse stuféfiante, et à chaque trait un des monstres s´effondrait. Malheureusement cela ne suffisait pas à ralentir la meute, et seul l´arc du Paladin était assez puissant pour franchir la défense des créatures.
- Maître Dario, demanda soudain Tarlaq, pouvez-vous les arrêter avec votre magie?
- L´art du Chant n´est pas fait pour tuer...
- Vous pouvez, oui ou non ?!
- Je peux en tuer quelques-uns, certes, déclara le maître Chanteur, mais mes pouvoirs ne vont pas jusqu´à me permettre de tous les arrêter. En revanche, je peux faire autre chose pour vous...
Le mage chanta pendant quelques secondes sur un rythme très rapide, et les soldats sentirent leurs flèches vibrer dans leurs mains.
- Tirez! ordonna Dario alors que Tektus rejoignait le reste de l´escorte.
Les archers décochèrent une volée de flèches, qui fila si vite que personne ne put la suivre du regard. Le premier rang des Wolks fut frappé de plein fouet et s´effondra. Mais il était trop tard : les monstres étaient maintenant tout près, et les guerriers n´avaient plus le temps d´envoyer une deuxième salve.
- Préparez-vous à combattre au corps à corps ! commanda Tarlaq
Les soldats abandonnèrent leurs arcs, empoignèrent leurs lances ou leurs épées, et brandirent leurs boucliers, attendant le choc. Vladek fit un moulinet avec son épée. Dario dégaina son sabre et se mit en garde. Jorund rabattit la visière de son casque. Hustouk réalisa soudain qu´il était à plusieurs mètres du reste du groupe, et qu´il représentait par conséquent une proie très facile. Alors que les Wolks allaient l´atteindre, il décrocha une courte hache de sa ceinture et la projeta sur le monstre le plus proche. La lame se ficha dans le torse de la créature, qui chuta lourdement. Ses congénères tentèrent d´éviter son corps, baissant un instant leur garde. Hustouk en profita. Son épée décrivit un large arc de cercle, entaillant les chairs et tranchant les membres. Trois Wolks tombèrent tandis que l´Ork bondissait pour rejoindre ses compagnons.
Puis la meute fut sur les hommes de Tarlaq. Les premiers Wolks percutèrent avec force le mur de bouclier dressé par les guerriers, puis bondirent par-dessus en rugissant et commencèrent à combattre. Nul n´aurait pu dire si les Wolks pratiquaient un art martial précis, ou s´ils se livraient simplement à un massacre sadique. Quoi qu´il en soit, leur force et leur vitesse étaient bien supérieures à celle des hommes, et un par un les soldats de l´escorte tombaient sous leurs coups. Bientôt il ne resta des hommes de Tarlaq qu´une poignée de guerriers.
Fidèle à la réputation de féroces combattants détenue par les Orks, Hustouk avançait pas à pas au milieu des Wolks, abattant joyeusement à grands coups d´épée tous ceux qui s´approchaient de lui, sans leur laisser la moindre chance de porter une attaque.
Namâric virevoltait au milieu des monstres, les coups de griffes pleuvaient autour de lui sans jamais l´atteindre, alors qu´un Wolk tombait à chaque morsure de son épée.
Tektus, qui protégeait le chariot, faisait décrire à sa hache de grandes paraboles, fauchant les monstres comme des blés, tandis que la lame fixée à sa queue punissait de leur lâcheté ceux qui tentaient de l´attaquer par-derrière.
Tarlaq et Vladek combattaient dos à dos, défendant le carrosse. Leur technique était irréprochable : ils se protégeaient l´un l´autre tout en éliminant avec méthode tous les monstres qui tentaient d´attaquer le véhicule.
Dario était de loin le plus impressionnant. Nullement gêné par son manteau, il semblait réaliser une chorégraphie mille fois répétée, tourbillonnant avec grâce dans les rangs des Wolks, bondissant par-dessus ses ennemis, se dérobant à chaque coup, sans cesser d´abattre son sabre sur les monstres ni de moduler un Chant qui soulevait autour de lui un nuage de neige protecteur.
Jorund, lui, avait opté pour un style de combat original : d´une main il faisait tournoyer son fléau, tenant les Wolks à distance, de l´autre il lançait un par un ses couteaux sur les monstres. Mais c´était compter sans la conscience de groupe des Wolks. L´un d´eux décida soudain de se sacrifier pour la meute, et bondit sur le Paladin. Les pointes du fléau se fichèrent profondément dans le ventre de la créature, qui retomba morte dans la neige. Avant que Jorund ait pu dégager son arme, un autre Wolk l´attaqua en hurlant. Le Paladin para le coup à l´aide du manche de son fléau, puis neutralisa son agresseur d´un coup de coude en plein visage. Il décocha au monstre suivant un coup de pied à l´estomac, mais cela ne suffit pas à l´arrêter. Le Wolk frappa de ses deux mains. D´un geste vif, Jorund agrippa les poignets de son assaillant, immobilisant les griffes à quelques centimètres de son cou, puis cogna violemment son casque contre le front du monstre. Il y eut un craquement sec, et le Wolk s´écroula. Profitant d´un répit d´une fraction de seconde, le Paladin dégaina deux couteaux et se replaça en position de combat.
Tektus avait beau repousser tous les Wolks qui s´approchaient du chariot, leur nombre était tel que l´un d´eux, particulièrement rapide, parvint finalement à prendre pied sur le véhicule. Il poussa un rugissement de triomphe en découvrant Greta et Lida recroquevillées à l´arrière. Il tenta de se jeter sur elles, mais d´un bond, Vladek rejoignit le monstre et s´engagea dans une lutte féroce. Tarlaq était resté seul, et menaçait de succomber d´une seconde à l´autre sous le nombre de ses assaillants. Soudain, une griffe d´acier lui entama la cuisse. Le baron chuta, et roula sous le carrosse pour échapper aux coups des monstres. L´un des Wolks, voyant le véhicule sans protection, bondit sur le marchepied... et reçut la portière dans le museau avant de tomber dans la neige, inanimé.
Les quelques Wolks qui se tenaient devant le carrosse se figèrent. La porte acheva de s´ouvrir et le Prince Alexandre apparut. Il n´était pas très grand, en raison de son âge, mais compensait ce léger manque de prestance par le port d´une armure de cuir noir et d´une cape assortie. Ses cheveux sombres coupés courts ne risquaient pas de le gêner pour combattre. Son regard reflétait une grande concentration. Il tenait un glaive dans chaque main.
Un Wolk hurla et se jeta sur lui pour le transpercer de ses griffes, mais le Prince exécuta un saut périlleux afin d´esquiver l´attaque, puis, avant même de toucher le sol, abattit ses lames sur la tête de son adversaire. Sans un regard pour sa victime, Alexandre dégagea ses glaives et se dirigea vers un second Wolk. Il porta un coup latéral que le monstre tenta de parer, puis, juste avant le choc, fit un pas en avant. Au lieu de ricocher contre la griffe d´acier, la lame trancha net le bras de la créature. Le Wolk poussa un hurlement, qui s´acheva lorsque le deuxième glaive d´Alexandre s´enfonça dans sa gorge. Un troisième monstre tenta de le prendre à revers en contournant le carrosse mais Tarlaq, toujours couché sous le véhicule, frappa le Wolk aux jambes. Son épée trancha à moitié la cheville du monstre. Le cri de douleur qu´il poussa alors alerta le Prince, qui fit volte-face et transperça son adversaire.
Au même moment, Jorund commençait à faiblir. Son armure l´avait protégé de la plupart des coups, mais il avait néanmoins été blessé au bras gauche, et ne maniait plus qu´un seul couteau. Soudain un Wolk parvint à planter ses griffes dans le flanc du Paladin. Sans montrer le moindre signe de douleur, Jorund poignarda son agresseur, mais déjà un autre monstre avait bondi, et décocha un coup de pied si violent qu´il arracha le casque du guerrier. Jorund, étourdi, tomba dans la neige, et le Wolk se jeta sur lui, griffes en avant. Namâric s´élança pour secourir son camarade, mais il arriva trop tard. Lorsque sa lame s´abattit sur la nuque du monstre, Jorund était déjà mort. Namâric poussa un cri de rage et se jeta dans la mêlée, ses forces décuplées par la colère.
Non loin de lui, Dario repoussait quatre Wolks vers le fleuve. Un tintement clair s´élevait à chaque fois que son sabre percutait l´une des griffes de métal. Lorsque les monstres se furent engagés dans l´eau, le maître Chanteur leur distribua une volée de coups de pied qui les projetèrent au milieu du fleuve, où ils furent emportés par le courant. Hustouk, de son côté, fracassa le crâne d´un Wolk d´un coup de poing, pivota sur lui-même et, d´un ample mouvement de son épée, coupa en deux un autre monstre. Il chercha d´autres adversaires à combattre, et réalisa qu´il venait d´anéantir les derniers.
Dario ne perdit pas de temps.
- Occupez-vous des blessés ! commanda-t-il aux guerriers encore valides.
Greta et Lida descendirent du chariot, soutenant un Vladek inconscient. Mis à part quelques estafilades au visage, le capitaine était indemne.
- Un Wolk s´est jeté sur lui, expliqua la vieille femme. Il a trébuché et s´est assommé contre le rebord.
Tarlaq, en revanche, avait été moins chanceux. Lorsque Namâric le tira de sous le carrosse, il découvrit que le baron portait trois profondes entailles au côté. Il avait perdu beaucoup de sang, et son visage était très pâle. En parcourant le champ de bataille, Hustouk découvrit contre toute attente quatre hommes sévèrement atteints, mais qui respiraient encore.
- Et maintenant, silence ! ordonna Dario lorsque les blessés eurent été rassemblés.
Pendant quelques minutes, le maître Chanteur fredonna une douce mélopée. Au fil des notes, les plaies se refermèrent et les blessés reprirent des couleurs, avant de se relever sans difficulté.
- Merci, dit simplement Tarlaq.
Namâric retira son heaume à moitié fendu par un coup de griffe. Lui-même ne souffrait d´aucune blessure, mais le casque ne servirait plus jamais. Tous purent alors voir son visage et constater combien il différait de celui d´un humain ordinaire. La Paladin avait hérité de son père une partie des traits des Elfes Noirs : un teint pâle, des cheveux d´un noir profond, des pupilles écarlates et des oreilles légèrement allongées se terminant par de petites pointes.
Quelques secondes de silence suivirent, puis Tarlaq reprit :
- Un expert en ethnologie pourrait-il m´expliquer pourquoi ces monstres s´en sont pris à nous ? Il y a pourtant des proies plus faciles à traquer...
- Il y a deux possibilités, affirma Namâric. Soit il n´y a plus rien à manger dans ces montagnes...
- Impossible, coupa Greta. Même en hiver, le coin regorge de gibier.
- Alors quelqu´un a engagé ces Wolks pour nous éliminer, conclut le Paladin.
- Qui aurait fait ça ? s´étonna Vladek.
- Les ennemis de mon père sont nombreux, intervint Alexandre. Nous ne saurons sans doute jamais qui est à l´origine de cette attaque. A présent...
Tarlaq prit soudain conscience de la présence du Prince.
- Votre Altesse, dit-il en s´agenouillant, c´est un honneur que de vous rencontrer enfin. Cependant vous n´auriez pas dû quitter votre carrosse. Vous auriez pu vous faire tuer !
- Tout d´abord, baron Tarlaq, répondit le Prince, vous pouvez abandonner le protocole, nous n´avons pas le temps pour cela. Ensuite, je n´ai pas eu d´autre choix que d´intervenir, vos reproches sont donc mal placés. Enfin, ne me coupez jamais la parole !
Le baron baissa la tête, piteux. Personne ne soufflait mot. Seul le grondement du fleuve résonnait entre les parois.
- C´est bon, poursuivit Alexandre, satisfait de l´effet de sa tirade. Relevez-vous, vous êtes excusé. Comme je disais, nous devons à présent enterrer nos morts et poursuivre notre route.
- Nos chevaux se sont enfuis, fit remarquer Namâric.
- Pas ceux qui tiraient le carrosse et le chariot, répondit Dario. Nous allons les dételer et abandonner les véhicules. En montant par deux, il y en aura assez pour nous tous. Nous ne sommes plus très loin, désormais. Les chevaux supporteront bien cette surcharge quelques heures.
- Très bien ! conclut Tarlaq. Tektus, tu as entendu ? Détache les bêtes !
Il n´y eut pas de réponse.
Tous les guerriers remarquèrent soudain l´absence du Varak, et s´étonnèrent de ne pas s´en être aperçus plus tôt.
- Je suis désolée, souffla Greta, mais le guerrier Lézard n´est plus parmi nous. En combattant, il s´est approché du fleuve, et les Wolks l´y ont poussé. Il a du couler au fond, entraîné par son armure.
Hustouk contempla le Lanor pendant un instant, puis rassura ses compagnons :
- Tektus est un bon nageur. Il s´en sera sorti. Il arrivera même sûrement avant nous à Fodam.
- Tu as sans doute raison, déclara Dario. Allons-y maintenant. Je vais mettre en terre les corps de nos compagnons.
Le maître Chanteur se tourna vers les dépouilles qui jonchaient la route, et son visage se décomposa. Tous suivirent son regard, et comprirent sans mal ce qui avait affolé le mage : par la voie qu´ils avaient empruntée avant la bataille, arrivait une nouvelle colonne de Wolks.
- Ce sont probablement ceux qui nous attendaient en arrière, dit calmement Tarlaq. Ils se sont étonnés de ne pas nous voir arriver, et ils sont venus à la rencontre de leurs congénères.
- Nous ne pouvons pas les combattre, affirma Alexandre.
- Et si on filait d´ici ? proposa un soldat.
Personne ne s´opposa à son idée.
Les guerriers tranchèrent les liens qui entravaient les chevaux, les enfourchèrent et s´enfuirent au galop.
Lorsque les Wolks atteignirent le champ de bataille, ils eurent un instant d´hésitation devant les corps de leurs semblables, dont quelques-uns, calcinés, gisaient autour du chariot. Mais cela n´était pas de taille à les impressionner, et ils poursuivirent leur route - et leurs proies !
Pendant une demi-heure, la poursuite fut acharnée. Les chevaux avaient beau puiser jusque dans leurs dernières forces, les Wolks se rapprochaient inexorablement. Dario comprit soudain que lui et ses compagnons ne pourraient atteindre la sortie de la vallée avant d´être rejoints par les monstres. Le maître Chanteur tenta d´élaborer une tactique pour ralentir les créatures, tactique qu´il trouva en remarquant un éboulis au milieu de la voie. Il bondit de sa monture et se tourna vers les Wolks.
- Maître ! s´exclama Alexandre en arrêtant son cheval. Que faites-vous ?
- Je vais arrêter ces monstres, déclara Dario. Ne vous occupez pas de moi.
- Maître... commença le Prince.
- Si nous étions les personnages d´une légende épique, coupa le mage, tu tenterais de me convaincre de ne pas rester ici, je te dirais que tel est mon destin et que mon rôle en ce monde s´achève, et enfin que ta vie et ta mission sont plus importantes que tout. Sur un ton plus affectueux, je te dirais ensuite que je t´ai vu combattre tout à l´heure et que tu sembles n´avoir plus rien à apprendre de moi. Enfin, je placerais un dernier trait d´humour, je te souhaiterais bonne chance et tu partirais. Mais là, nous n´avons pas vraiment le temps pour ce genre de propos convenus. Alors fuis et ne te retourne pas.
Alexandre ne discuta pas et rejoignit son escorte, qui avait fait halte. Sans un mot, tous se remirent en route.
Dario regarda ses compagnons s´éloigner, puis fit face aux Wolks. Il entonna un Chant qui résonna dans la vallée. L´air se troubla autour de lui, des éclairs parcoururent ses bras. Lorsque les monstres furent sur le point de l´atteindre, le mage tendit les mains vers les falaises et conclut son Chant par un puissant accord final. Deux vagues d´énergie blanche jaillirent de ses paumes et percutèrent les parois dans une détonation assourdissante. D´énormes blocs de pierre se détachèrent des montagnes et roulèrent le long des parois. Avec des grondements sinistre, ils dégringolèrent dans la vallée.
Les Wolks disparurent sous les rochers.
Tout comme Dario.
- Maître ! cria Alexandre.
Toute l´escorte s´arrêta. Le Prince fit demi-tour et chevaucha vers le lieu du drame. Les autres se concertèrent du regard puis lui emboîtèrent le pas.
Un amas de rochers haut de plusieurs dizaines de mètres barrait toute la vallée. Un silence total régnait désormais, preuve que nul Wolk n´avait survécu à l´attaque du maître Chanteur. Alexandre descendit de cheval et s´approcha de l´éboulis.
- Il devait être tout prêt pour que le sort ait assez d´efficacité, murmura-t-il d´une voix tremblante. Il savait qu´il ne s´en sortirait pas.
Tarlaq à son tour mit pied à terre et s´avança. Il tira son épée, la planta dans le sol, puis leva la main pour un salut rituel.
- Dario d´Yrwald, vous étiez un brave. Personne ici n´oubliera votre noble sacrifice. Nous ne pouvons malheureusement dégager votre corps de ces pierres. Puissiez-vous reposer en paix dans ce tombeau.
Le baron n´avait pas l´éloquence d´un prêtre, mais tous se contentèrent de ce discours. Ils restèrent immobiles et silencieux pendant de longues minutes, se recueillant devant les rochers qui abriteraient la dépouille de Dario. Enfin Namâric remonta sur son cheval, bientôt imité par les autres soldats. Avant de partir, Alexandre se tourna une dernière fois vers le tas de pierres.
- Adieu, maître. Et merci.
A plus tard
alors, j´ai lu le second chapitre, et voilà, pas mal, amélioration depuis l´autre
alors, le troisième chapitre:
"En plus de leurs griffes et de leurs crocs, ils disposaient de longues griffes de métal"
ch´tite répétition de "griffes"
"empoignèrent leurs lances ou leurs épées, et brandirent leurs boucliers, attendant le choc."
alors la, c´est un avis perso, mais l´endroit: "épées, et...", ben, ché pas, j´aime pas trop.
le combat est super, comme la première version, d´ailleurs!!!
deuxième chapitre:
je n´ai trouvé aucun défaut
la suite pour mercredi, j´espère
![]()
Mercredi, confirmé. Mais pourquoi tant d´impatience? Tu l´as déjà lue en entier cette fic, non?
Merci en tout cas.
Joli travail, bon combat, bonne idée d´ajouter des descriptions.
Encore un peu naïf et classique mais c´est pas important.
T´es sûr que tu veux pas que je me charge moi-même du remaking?
OK je laisse tomber cette idée.
Continue et boucle vite cette nouvelle version qu´on puisse passer au siège de Dümrist.
Au fait : je note que tu as tenu compte de mes remarques : descriptions au début, scène nostalgique à la mort de Dario, etc...
Un bon point donc, tu vois que je sers à quelque chose.
kaim
ben pour moi cette fic c´est comme harry potter...je les relis, relis, relis, mais je suis toujours pressé de lire la fin, comme si c´était la première fois que je dévorais le livre
, et puis, le scénario, je m´en souviens plus en détail ![]()
j´aime beaucoup la description de ton combat.
Par contre la mort de Dario ca me fait penser au combat de Gandalf dans la mine (la moria je crois) contre le gros truc démoniaque sur le pont
kaim c´est génial!!!même si je l´avais déjà lu sur le topic de bluesheena, j´adore toujours autant!!!
par contre je suis d´accord avec chris:on dirait un peu le combat de gandalf ![]()
![]()
alors j´ai lu et là il y a une partie que j´avais pas lue
c´est encore mieux de lire quand on a pas encore lu (je me comprends) donc j´ai pas grad chose a dire mais quand même :
le mur de bouclier
le mur de bouclierS il me semble , sauf si le mur se fait avec un seul bouclier
alors pour le premier post (la première partie je veux dire) ben le combat il est très bien décrit et tout mais ya un truc que je trouve lourd , je sais pas trop quoi. Peut être les "soudain" , "et alors..." !! ! etc un peu trop nombreux je sais pas trop.
Maintenant c´est le 2°
Lorsque les Wolks atteignirent le champ de bataille, ils eurent un instant d´hésitation devant les corps de leurs semblables
je trouve ça lourd
oui je sais c´est pas grand chose mais bon :snif
Chouette, là aussi ça a continué
Ca me fait une sacré dose de lecture pour les jours à venir ^^ Et tant mieux d´ailleurs ![]()
à quand la suite???
Ayé
Comme d´hab, plutôt très bien ^^ J´ai pas pensé à relever si je trouvais des trucs bof, mais en fait j´ai même pas fait gaffe, j´étais assez pris par la lecture...
bon, vu qu´i´m répond pas sur la cathédrale, j´pose ma question ici. Kaim, est ce que tu veux bien que je mette un lien de monblog vers ce topic, l´ancien des bracelets, et celui de la cathédrale? ![]()
OK pour les liens hipop, sauf pour celui de l´ancien topic des bracelets, ça ne servirait à rien vu que je remets l´histoire ici. Mais bon, fais comme tu veux.
La suite au fait, et merci de vos commentaires.
Le soleil se couchait, faisant prendre au ciel une teinte orangée, lorsqu´ Alexandre et son escorte arrivèrent en vue de Fodam.
- Ce village s´est agrandi depuis mon dernier passage, remarqua Tarlaq.
En effet, Fodam avait tout d´une petite ville. Le nombre de maisons laissait supposer une population de plusieurs centaines d´habitants. Des demeures de plusieurs étages s´élevaient en un nombre conséquent parmi les chaumières. Des remparts de pierre protégeaient le coeur de la cité. Autour de la place centrale se dressaient de nombreuses échoppes, deux auberges, ainsi qu´une imposante caserne.
- Qu´allez-vous faire, baron ? demanda Alexandre.
- C´est très simple, Altesse. Votre escorte a été décimée, je vais demander au commandant de la garnison de me confier d´autres hommes. J´ai un ordre de mission signé de la main du roi, il ne pourra pas me refuser ce service.
- Justement, je ne veux pas que vous fassiez cela, déclara le Prince. Si l´attaque des Wolks a bien été commanditée, nos ennemis doivent nous croire morts. Ce n´est pas le moment de nous faire reconnaître de tous !
- Mais alors, que dois-je faire ? s´étonna le baron.
- Demandez une escorte, mais si on vous la refuse, arrangez-vous autrement. Ne révélez sous aucun prétexte que je suis le Prince royal.
- C´est d´accord. Mais restez à l´abri et ne vous éloignez pas de mes hommes, puisqu´ils seront les seuls à connaître votre importance.
- Bien entendu.
Tarlaq s´éloigna du jeune garçon et rejoignit Vladek. A voix basse, il donna quelques consignes à son second :
- Je ne vais pas pouvoir veiller sur le Prince pendant que je serai au fort. Et puisqu´il ne désire pas se faire connaître des gardes de Fodam, ce sera à toi de le protéger. Méfie-toi, ce garçon a son caractère. Il n´est pas impossible qu´il ne supporte pas de rester enfermé dans une auberge. S´il tente de nous fausser compagnie, arrange-toi pour être dans le coup.
- A vos ordres, Monseigneur !
Après avoir franchi les contrôles, Tarlaq mena ses hommes sur la place. Quelques passant leurs jetèrent un coup d´oeil distrait, mais, par ces temps de guerre, ils avaient tant l´habitude de voir passer des militaires dans la ville qu´ils ne s´attardèrent pas. Le baron mit pied à terre.
- Je vais m´entretenir avec le commandant, déclara-t-il. Nous passerons la nuit dans la caserne ou dans une des auberges. Nous avons tous besoin de repos, donc, pour une fois, nous ne repartirons pas pendant la nuit. Camarades, vous avez quartier libre !
Tarlaq se rendit au fort. Hustouk entreprit de faire le tour des tavernes de la ville dans l´espoir d´y retrouver Tektus. Greta et Lida se tournèrent vers le Prince et s´inclinèrent.
- Je m´en vais retrouver ma nièce, annonça la vieille femme. Merci de nous avoir aidées. Adieu.
Et elle s´éloigna avec la fillette.
Quelques instants plus tard, Alexandre et les soldats qui étaient restés avec lui s´installaient dans la salle commune de la principale auberge de la ville.
- C´est ma tournée ! s´exclama Vladek en jetant une bourse sur la table.
Son geste fut salué par des remerciements enthousiastes. Les hommes commandèrent du vin. Une fois servis, ils burent par grandes gorgées. Namâric se contentait d´eau, tout comme Alexandre.
Vladek remarqua rapidement que le Prince ne tenait pas en place. Il se tortillait sur sa chaise, lançait des regards par les fenêtres, se levait parfois pour arpenter nerveusement la salle. Il désirait visiblement quitter l´auberge, malgré les recommandations de Tarlaq. Lorsqu´ il se dirigea vers l´arrière du bâtiment, Vladek se leva à son tour après avoir assuré à Namâric « qu´il s´en occupait ».
Il rejoignit le Prince alors qu´il s´apprêtait à ouvrir une petite porte donnant sur la place.
- Que comptez-vous faire, Votre Altesse ?
- Je pense chercher un rémouleur, répondit Alexandre. Les lames de mes glaives se sont émoussées au cours de la bataille, je dois les faire aiguiser. Ensuite, je me contenterai d´un repas, d´un bain chaud et d´une bonne nuit de sommeil.
- Vous devriez confier vos armes à l´un des hommes, cela vous épargnerait la tâche de trouver un artisan.
- Je préfère m´en charger moi-même, assura le Prince. Vous n´êtes pas obligé de rester avec moi, capitaine. Je peux me débrouiller seul.
- Je m´excuse, Votre Altesse, mais je ne pense pas que Tarlaq apprécierait que je vous laisse seul ne fût-ce qu´un instant. En fait je crois bien que si cela se produisait, il m´étriperait avant même de se lancer à votre recherche.
- Ce serait sûrement très désagréable, admit Alexandre.
- De plus, si je ne vous accompagne pas, Namâric s´en chargera, et vous risquez de le trouver beaucoup plus strict que moi. Il ne dépend pas de l´armée, et par conséquent n´a pas à vous obéir.
- Très bien ! Venez ! Mais ne me ralentissez pas !
- Aucun risque, gamin, ricana Vladek avant de pousser un hoquet, réalisant à qui il venait de parler.
- Je ferai comme si je n´avais rien entendu, dit le Prince avec un léger sourire.
Alexandre trouva rapidement un atelier de remoulage dans la rue principale. Son propriétaire allait fermer boutique, mais, en échange d´une rémunération conséquente à l´heure tardive, il accepta de remettre les deux glaives en état. Le Prince se dirigea vers la place centrale. Il était à mi-chemin, lorsqu´il remarqua une ruelle sombre sur sa gauche, qui ne l´avait pas marqué la première fois qu´il avait parcouru la rue, mais qui lui semblait maintenant particulièrement intrigante. Il voulut proposer à Vladek d´aller voir de quoi il s´agissait, mais à sa grande surprise le capitaine avait disparu. « Espérons qu´il exagérait au sujet de Tarlaq » pensa Alexandre. Et il s´engagea dans l´ombre de l´allée.
Les maisons n´avaient rien d´exceptionnel, et de plus tous leurs volets étaient fermés. Le Prince était sur le point de quitter les lieux, lorsqu´il aperçut une bâtisse qui, il ne savait pourquoi, l´attirait. Il en gagna le seuil, et chercha en vain une enseigne. Il allait frapper à la porte, lorsqu´il réalisa ce qui se passait : il était victime d´une magie attractive ! Ce genre de sort était habituellement utilisé par des commerçants qui manquaient de clients, ou dont l´échoppe était mal placée, afin de faire venir inconsciemment les passants. Sauf qu´ici, la maison n´avait en rien l´allure d´une boutique. En fait elle ne ressemblait à rien de particulier. Ce n´était qu´une simple bâtisse en briques, posée au milieu d´une cour minuscule. La pensée qu´on lui tendait un piège effleura un instant l´esprit d´Alexandre, mais la tentation était trop forte. Le Prince décida de s´introduire dans le bâtiment pour comprendre de quoi il retournait. Néanmoins, il estima préférable d´entrer par là où on ne l´attendait pas - si toutefois on l´attendait.
Alexandre se glissa donc entre le mur de la demeure et celui de l´habitation adjacente, puis gagna la cour arrière de la maison. Comme il l´avait supposé, une seconde entrée permettait d´accéder à la bâtisse. Le Prince constata que la porte n´était pas verrouillée. Il dégaina l´un de ses glaives et poussa le battant.
Il n´y avait ni bruit ni lumière dans l´habitation. Alexandre fit prudemment quelques pas dans l´obscurité, son arme levée. Soudain il y eut un cliquetis, et dans un grand fracas une herse s´abattit juste derrière lui. Dans le même instant, une faible lueur rouge baigna le jeune garçon. Le silence retomba. Le Prince ne bougeait plus, tous ses sens en alerte.
Une voix grave s´éleva dans les ténèbres qui couvraient le reste de la pièce.
- Tu réfléchis trop, mon garçon. L´entrée principale n´était pas piégée.
- Qui est là ? demanda calmement Alexandre
- Qui je suis, cela n´a pas d´importance, continua la voix.
- Alors, que veux-tu ?
- La seule chose que je ne puisse te prendre par la force. Ce que tu portes à tes poignets.
Surpris, le Prince vérifia que ses bras étaient totalement masqués par ses manches. C´était le cas. L´inconnu était bien renseigné !
- Comme tu l´as si bien dit, tu ne peux pas me le prendre, signala Alexandre. Que proposes-tu ? Un échange ?
- Tu fais preuve d´un sang-froid exceptionnel pour un gamin de ton âge, remarqua la voix. La grille, l´obscurité, tout cela ne t´a pas effrayé. Un autre m´aurait sûrement donné en geignant ce que je convoite.
- Réponds !
- Soit. Donne-moi ce que tu portes à tes poignets, et je te donnerai le nom de celui qui a commandité l´attaque des Wolks, cet après-midi.
- Comment pourrais-tu le connaître ?
- Je le connais, c´est tout.
Le Prince réfléchit un instant. Tout cela était plus que douteux. L´inconnu pouvait très bien lui mentir. En fait, c´était presque certain.
- Désolé, déclara-t-il, mais ce marché ne me semble guère équitable, et encore moins convaincant. Laisse-moi sortir d´ici !
- Tant que je ne serai pas mort ou satisfait, tu ne quitteras pas ces lieux.
- Ca peut s´arranger.
Alexandre projeta son glaive vers la source de la voix. Il y eut un sifflement suivi d´un choc métallique, et le Prince vit son arme se ficher dans le plancher, juste devant lui.
- Ne sous-estime pas tes adversaires, mon garçon, ricana la voix. Bon, puisque nous sommes dans une impasse, je te propose une autre solution. Faisons un jeu. Si je gagne, tu me remettras ce que je désire. Si je perds, je te donnerai ton information.
- Vraiment ?
- Je n´ai qu´une parole.
- J´en doute. Quant à moi, comment peux-tu être sûr que je remplirai mes engagements ? Tu sais qu´il ne servirait à rien de me menacer de mort, puisque tu ne peux me tuer sans perdre ce que tu convoites ! Il faut une garantie !
- Fort bien.
La lueur rouge gagna en intensité, et s´étendit pour éclairer un fauteuil et un autel de pierre sur lequel était posée une urne d´argent ornée de symboles complexes.
- Connais-tu cet objet ? demanda la voix. Non, bien entendu. Il s´agit de l´Assermenteur d´Ikarior. Une relique de temps anciens, qu´on ne saurait plus reproduire aujourd´hui. D´après la légende, le mage Ikarior l´avait conçue pour s´assurer de la sincérité de ses alliés. Celui qui prononce un serment devant cette urne ne peut le rompre, sous peine de voir son âme enfermée à l´intérieur.
La voix marqua un temps d´arrêt pour laisser le Prince contempler le vase, puis reprit.
- Je fais le serment de t´indiquer qui a tenté de te faire tuer aujourd´hui, si tu remportes le jeu que nous allons disputer.
L´urne brilla un instant, puis reprit son aspect d´origine.
- Voilà, dit la voix. Je ne pourrai plus refuser de te renseigner, désormais. Ni même te mentir. Si, bien sûr, tu l´emportes.
- A quel jeu veux-tu me défier ? interrogea Alexandre.
L´Assermenteur glissa jusqu´au bord de l´autel, puis la surface de la table s´ouvrit lentement, révélant un plateau de jeu quadrillé sur lequel se dressait un labyrinthe. Le Prince remarqua que la construction n´était pas fixe, mais constituée de petites pièces de bois amovibles.
- La règle est simple, expliqua la voix. Tu disposes de deux pions bleus et de deux pions verts. Moi, j´en possède deux rouges et deux jaunes. A chaque tour, on peut avancer l´un de ses pions d´autant de cases que l´on veut, en ligne droite, tant qu´on ne rencontre pas d´obstacle. Ou alors on peut déplacer l´un des murs du labyrinthe. Mais attention : un mur ne peut être déplacé à nouveau que trois tours après avoir bougé. Lorsque deux pions se rencontrent, le bleu bat le rouge, le rouge bat le vert, le vert bat le jaune et le jaune bat le bleu. Le premier qui perd deux pions de la même couleur a perdu.
Alexandre observa le plateau. Le jeu ne semblait pas disposé de manière à avantager l´un ou l´autre des joueurs. Il n´avait aucun moyen de refuser. Le Prince ramassa son glaive et s´installa dans le fauteuil.
- Tu dois toi aussi prêter serment, signala la voix.
- Et si je perds et romps le serment ? Que feras-tu ?
- Quand ton âme aura été aspirée par l´urne, ta volonté s´éteindra. Le sort qui te lie à ce que tu portes à tes poignets sera défait, et je pourrai m´en emparer sans difficulté.
- Je n´ai pas vraiment le choix...
- Non.
- Bon, dans ce cas je jure de te remettre ce que tu m´as demandé si je ne parviens pas à te vaincre.
L´urne brilla à nouveau.
- Cependant, déclara le Prince, il serait injuste que je ne puisse voir ton visage, tandis que le mien est sous tes yeux. Eclaire cette pièce !
- Qu´il en soit ainsi, répondit la voix.
Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmhhhhhh...
En fait, je sais pas trop si cette partie me plaît ou non. Au fond, elle ma plaît, mais y a des trucs, je suis incapable de dire quoi, qui me paraissent moins bien. Alors ben j´attends la suite, parce que mine de rien ça fait du suspense !
ralala le suspence est intense!!! ![]()
même si je sais ce qu´il se passe après
c´est vrai qu´il a une tête de gogole ce smiley ![]()
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