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Liste des sujets

Les Bracelets d'Arzhan

KaiM
KaiM
Niveau 11
18 novembre 2005 à 23:16:20

PS : je suis ouvert à toutes les suggestions concernant d´éventuels remaniements de ces scènes explicatives (si quelqu´un pouvait les récrire en entier ce serait bien aussi mais faut pas trop en demander, hein?)
Ce qui me pose le plus de problème étant évidemment de faire des explications détaillées : j´ai tellement de points à mentionner et de pistes à faire aboutir que je ne peux pas m´étendre autant que je voudrais sur chacune d´elles.

Zlink
Zlink
Niveau 9
18 novembre 2005 à 23:22:34

J´écris très mal et j´ai aucune imagination alors compte pas sur moi :) par contre je donnerai mon avis (peut être en retard)si tu changes en + si c´est toi qui le fait ce sera mieux je pense, tu sera plus content de toi (je sais pas si tu comprends ce que je vx dire mais moi je me comprends en tout cas lol)

KaiM
KaiM
Niveau 11
18 novembre 2005 à 23:36:08

Je comprends. J´aurais donc besoin de recourir à l´aide de quelqu´un d´autre, peut-être ce génial Doc Chakall qui avait déjà plus ou moins soulevé le problème...

6 pages demain, et la bataille ne sera pas terminée. Resteront les derniers duels.

KaiM
KaiM
Niveau 11
19 novembre 2005 à 12:32:40

Voilà donc ce début de bataille finale :

Le maître Chanteur paraissait extrêmement calme. Son sabre reposait dans sa main droite. Une flamme bleue brillait dans sa main gauche. A ses côtés, Draxor, sa hache de guerre à la main, ainsi qu´Irno Vorgen et ses mercenaires, leurs arbalètes armées.
Dario claqua des doigts et les arcs des Chevaliers se brisèrent. Vorgen hurla un ordre presque couvert par la tempête, et ses hommes décochèrent une volée de carreaux. Un autre groupe de soldats s´effondra.
Kandrill lança un ordre bref. Les soldats restants chargèrent, lances en avant. Dario se jeta sur eux, suivi de près par Draxor, pendant que les mercenaires dégainaient leurs cimeterres. Le maître Chanteur cingla l´air de son sabre rendu flou par la vitesse. Trois soldats s´écroulèrent. La hache de Draxor se balança, puis revint. Deux autres têtes tombèrent. Les deux hommes retinrent les Chevaliers pendant quelques secondes qui permirent à Vorgen et à ses mercenaires de saisir leurs boucliers et de s´élancer à leur tour dans la bataille.
Tarlaq empoigna le garde le plus proche et lui brisa le cou, puis se jeta sur un chandelier et en abattit le pied sur le dos d´un autre adversaire, qui s´effondra. Le baron fit tournoyer son arme de fortune et les bougies d´en détachèrent, révélant les longues pointes de métal qui les avaient retenues. A cette vue, les soldats hésitèrent, et Tarlaq attaqua le premier.
Alexandre se saisit de ses couteaux et frappa sauvagement, d´un côté puis de l´autre. Les deux hommes qui l´encadraient roulèrent au sol dans un râle d´agonie. Le Prince savait que les gardes ne le tueraient pas pour ne pas perdre les Bracelets, aussi se jeta-t-il sans hésiter dans la mêlée.
Hustouk s´était emparé d´une lance ainsi que d´un bouclier, et faisait le vide autour de lui par de grand moulinets. Un soldat s´attaqua à lui en brandissant une épée mortellement aiguisée. L´Ork para le coup sans céder de terrain puis enfonça sa lame dans le ventre de son agresseur. L´homme n´avait pas touché terre que déjà Hustouk se lançait contre un autre.
Namâric combattait à mains nues quand il aperçut son épée aux mains de l´un des gardes. Il plongea entre deux assaillants, passant de justesse sous leurs lames, roula au sol et se releva devant l´homme qui détenait son arme. Le Paladin évita aisément une attaque et terrassa son adversaire d´un coup de pied retourné en plein visage. Il avait conscience d´être complètement fou de prendre autant de risques pour une simple épée, mais lorsque sa main se referma sur son arme favorite, l´excitation le gagna. Il prit d´assaut quatre soldats à la fois, totalement sûr de lui.
Dario semblait glisser sur le dallage de la salle. Il ne s´attardait jamais sur un attaquant, se contentant de parcourir la pièce en abattant son sabre par des gestes fulgurants sur tous les gardes qui passaient à sa portée. En combattant, le mage rencontra Alexandre, qui luttait avec énergie.
- Que fais-tu ici ? s´inquiéta le maître Chanteur. Tu devrais te mettre à l´abri !
- Je vous rappelle que si je suis tué, les Bracelets perdront leur pouvoir, répliqua le Prince en frappant un assaillant à la jambe. Ils ne m´abattront donc pas.
- Quoi qu´il en soit, déclara Dario en parant un violent coup de hache, il faut filer au plus vite !
- Hors de question ! Nous devons anéantir ces Chevaliers tant que nous en avons l´occasion !
- Il n´y a pas si longtemps, tu m´aurais obéi sans faire d´histoires, remarqua le maître Chanteur. L´aventure ne te réussit pas ! Mais je n´ai pas le temps de discuter, alors je vais exécuter ton plan ! D´ailleurs, ces hommes méritent ce qui leur arrive !
Et le mage enfonça son sabre dans la gorge d´un des gardes, qui s´effondra dans un gargouillis étranglé, puis tendit le bras vers un autre homme. Un rayon bleuté jaillit de sa main et transperça la poitrine du soldat, brûlant son coeur et ses poumons. Alexandre comprit que Dario avait chanté pendant plusieurs heures pour accumuler l´énergie nécessaire à cette confrontation.
Le Prince observa le déroulement de la bataille. Les mercenaires d´Irno Vorgen étaient de redoutables combattants. Par groupes de trois, ils abattaient leurs adversaires avec puissance et méthode. A chaque fois que l´un d´eux subissait une blessure mortelle, il éclatait dans une terrible déflagration.
- Pourquoi ces hommes meurent-ils de cette manière ? demanda Alexandre.
- Vorgen et ses serviteurs ne sont pas des hommes, expliqua Dario sans cesser de combattre, mais des démons venus d´un autre monde ! Je pense que c´est cette Greta qui les a conjurés et menés jusqu´ici. Elle me semble une puissante sorcière !
Alexandre repéra la vieille femme dans un coin de la salle, recroquevillée sur sa protégée. Si elle avait des pouvoirs magiques, en tout cas elle ne s´en servait pas ! Ils allaient devoir se débrouiller sans elle. Cela ne gênait pas particulièrement le Prince, qui estimait que la bataille tournait à présent en sa faveur.
Draxor fut le premier à remarquer, grâce à sa vue élargie par son masque, qu´un groupe d´archers prenait position sur le balcon. Le Paladin projeta aussitôt sa hache sur un soldat qui s´apprêtait déjà à tirer, et la lame ouvrit son crâne en deux. Puis il dégaina son sabre et se tourna vers l´escalier... où Tektus barrait la route aux mercenaires qui tentaient de gagner l´étage.
Le Paladin fit un signe à Dario, qui leva les yeux et comprit aussitôt la menace. Le maître Chanteur n´avait plus assez d´énergie pour détruire les armes de ses adversaires, comme il l´avait fait précédemment, aussi décida-t-il d´intervenir de façon plus directe. Il libéra ce qui lui restait de magie pour éliminer un archer qui bandait son arc puis, d´un bond, se propulsa sur la plate-forme en faisant tournoyer son sabre. Avant même que le mage n´ait touché le sol, deux hommes étaient tombés sous sa lame.
Namâric avait suivi le mouvement de Dario, et savait que le maître Chanteur ne viendrait pas seul à bout des archers. Le Paladin réalisa à son tour un saut périlleux qui l´amena à quelques mètres du mage. Il se jeta sans perdre une seconde sur les soldats qui l´entouraient. Le premier reçut la lame du Paladin dans l´oeil et mourut sans comprendre ce qui lui était arrivé. Le second braqua son arc sur Namâric, mais il ne fut pas assez rapide pour tirer. Le Paladin se fendit, transperça la cotte de mailles puis le coeur de l´archer, repoussa un troisième adversaire d´un coup de pied dans les côtes. L´homme recula, le souffle coupé, et par un manque de chance horriblement pervers, périt sous le sabre de Dario.
Les autres archers, plus soucieux de sauver leurs vies que de venir en aide à leurs camarades qui combattaient dans le hall, décochèrent une pluie de flèches aux deux combattants. Namâric utilisa comme bouclier le corps d´une de ses victimes tandis que Dario virevoltait entre les traits sans qu´aucun ne l´atteigne.
Draxor voyait que les deux guerriers n´allaient pas tenir très longtemps sous ces tirs croisés, mais Tektus repoussait toujours les mercenaires qui s´engageaient dans l´escalier, les empêchant de gagner l´étage ou d´attaquer Kandrill. Le Paladin au masque d´or ne pouvait égaler les prouesses acrobatiques de Dario et Namâric, mais il trouva cependant un moyen de les rejoindre. Bondissant sur un chandelier, il agrippa la rampe du balcon et se hissa sur la plate-forme, devant le plus grand groupe d´archers. Draxor les bouscula d´un puissant coup d´épaule, puis leva son sabre aussi haut que possible. Avant que ses adversaires ne puissent réagir, il en avait déjà massacré une bonne partie.
Pendant ce temps, le combat faisait toujours rage au rez-de-chaussée. Les mercenaires disparaissaient les uns après les autres, succombant sous le nombre. Un garde armé d´une masse brisa en deux la lance d´Hustouk. L´Ork repoussa son adversaire à l´aide de son bouclier, empoigna un homme qui l´attaquait dans le dos et le jeta au sol, puis s´empara d´une hache et reprit la lutte.
Vorgen combattait avec brio, son cimeterre tournoyant et déchirant les chairs sans jamais ralentir. Sur un signe de Greta, le marchand se fraya un chemin jusqu´à l´escalier, où il trouva Tektus. Le Varak abattit sa hache, mais Vorgen esquiva le coup et riposta aussitôt, entamant la jambe du colosse. Cette diversion suffit au marchand pour contourner son adversaire et faire face à Kandrill. Raxos tenta de s´interposer, mais le Chevalier Blanc l´arrêta.
- Laisse-le moi, dit-il en tirant son épée. J´ai besoin d´exercice.
Vorgen attaqua avec furie, son cimeterre décrivant une large parabole. Kandrill para le coup puis bondit par-dessus son assaillant en abattant sa lame. En un éclair, Vorgen plongea en avant pour échapper à l´attaque, rebondit sur une des marches, revint sur son adversaire et lui assena un terrible coup à la poitrine. La cuirasse de Kandrill fut déchirée sur toute sa largeur, révélant une tunique blanche, mais la lame n´entailla pas la peau du Chevalier. Le marchand voulut porter une seconde attaque, mais l´épée de Kandrill fut plus rapide. Dans un chuintement écoeurant, la lame traversa Vorgen de part en part. Il tomba en poussière.
- Raxos ! appela le Chevalier Blanc sans perdre de temps. Elimine cet homme !
Il désignait Namâric.

KaiM
KaiM
Niveau 11
19 novembre 2005 à 12:33:56

Le Zahr s´élança vers le balcon, où le Paladin affrontait trois soldats à la fois. Raxos attendit poliment la fin du combat, jaugeant son adversaire. Namâric frappa un garde au ventre, contra une attaque et trancha la gorge du second d´un revers de sa lame. Le troisième se fendit avec son épée, mais le Paladin évita sans peine cet assaut bien trop lent, et abattit son arme sur le crâne du soldat. Il se retourna et aperçut Raxos.
Le Zahr ne portait pas d´armure, mais brandissait une longue barre de métal hérissée de pointes et de lames de toutes tailles. Namâric se demanda comment la créature pouvait manier un tel objet sans se blesser mais, n´ayant pas le temps de s´attarder sur la question, il attaqua en visant la tête. Son épée décrivit une courbe invisible, aussi précise et fulgurante que lui-même était calme et concentré.
Plutôt que de parer le coup, Raxos abattit lui aussi son arme. le Paladin, renonçant à son assaut, contra l´attaque et recula de plusieurs pas sous la violence du choc. Il prit alors la mesure de la force colossale dont disposait le Zahr, et se résolut à esquiver les prochains coups.
L´arme de Raxos fendit l´air à nouveau. Namâric l´évita d´un bond et parvint à côté de son adversaire. Son épée tournoya et manqua le Zahr d´un millimètre : il s´était décalé à la dernière seconde. Raxos frappa à son tour, visant l´épaule du Paladin. Celui-ci se pencha pour éviter les lames d´acier, avant de porter un rapide coup d´estoc. Dans un mouvement parfait, le Zahr para l´assaut et riposta. Namâric d´un pas en arrière échappa à l´arme dévastatrice de son ennemi puis réfléchit à une stratégie. Raxos se rua sur lui. Le combat reprit, violent et acharné.
Tarlaq n´avait pas eu un instant de répit, et combattait toujours avec son chandelier. Il para une attaque et frappa aux jambes celui qui l´avait portée. Le soldat tomba à plat ventre et poussa un hurlement quand les pointes de métal s´enfoncèrent dans son dos. Un garde maniant une hallebarde se jeta sur le baron, qui dut lâcher son arme pour éviter l´assaut. Son agresseur enchaîna avec d´autres coups qui forcèrent Tarlaq à reculer. Un pas, deux, cinq...
Le baron trébucha contre un cadavre et chuta lourdement. Avec une terreur grandissante, il vit le garde lever son arme...
Le soldat allait frapper quand il bascula en avant, le fer d´une hache planté dans le dos. Les yeux incrédules de Tarlaq allèrent du garde à la hache, puis de la hache à Hustouk, qui retirait son arme du corps de sa victime.
- Faites plus attention, Monseigneur, dit l´Ork en se tournant vers d´autres assaillants. Je ne serai pas toujours là !
Le baron ne répondit pas. Il venait de remarquer Kandrill, qui se tenait toujours sur l´escalier à côté de Vladek, mais n´était plus protégé par Raxos. Tarlaq s´empara de la hallebarde qu´avait laissé tomber son dernier adversaire et la lança sur le Chevalier Blanc.
Vladek se jeta sur son employeur pour le protéger, et ils roulèrent tous deux au sol, évitant de peu l´arme du baron. Tarlaq jura en voyant le capitaine se relever sans la moindre égratignure. Puis un détail attira son attention. Un détail capital, qui renversait toute la situation et embrouillait ses pensées au plus haut point.
La main de Vladek était serrée sur un collier. Un collier auquel pendait un morceau d´ivoire.
- A quoi jouez-vous ?! lui demanda Kandrill en se redressant.
- J´attendais une occasion, répondit le capitaine en levant son épée.
A cet instant, Tektus poussa un rugissement de triomphe, qui aurait suffi à ébranler un mur. Le rugissement d´un monstre qui vient de briser ses chaînes. Les gardes eurent à peine le temps de le voir cesser de combattre les mercenaires Vorgen. En une seconde, le Varak tournoyait déjà dans leur rangs, fauchant ses adversaires sans pitié. Sa hache semblait se réveiller. Ses coups se faisaient à chaque instant plus rapides, plus violents, plus précis. Plus mortels.
- C´était gentil à vous de nous signaler, même indirectement, que c´était avec ce pendentif que vous contrôliez Tektus ! ricana Vladek. Dommage que je ne puisse plus remercier Vorgen d´avoir troué votre armure !
- Je suppose, dit Kandrill d´un ton menaçant, que vous allez m´expliquer votre revirement par un beau discours sur la valeur de l´amitié ou une autre niaiserie du même genre ?
- Je me contenterai de vous conseiller de mieux choisir vos espions, répliqua le capitaine sans prêter la moindre attention à la bataille. Je vais essayer d´employer des mots simples pour être sûr que vous compreniez. Dès que vous m´avez contacté, j´ai saisi cette opportunité d´approcher l´ennemi, sans en parler à personne. Je ne vous ai obéi que pour vous rencontrer, en demandant le plus d´or possible pour vous convaincre que c´était la seule chose qui comptait pour moi. J´ai veillé en permanence à ce que vos plans échouent, et vous ne vous êtes douté de rien ! Même à Fodam, après avoir livré le Prince au Zahr, j´ai observé la scène en me tenant prêt à intervenir ! Et pour faire bonne mesure, j´ajouterai que je ne vous aime pas.
Kandrill ne se troubla pas. Il saisit son épée à deux mains, avança lentement vers Vladek et engagea le combat. Le capitaine contra avec élégance les premiers assauts et se dégagea d´un grand geste du bras. Le Chevalier Blanc avança et porta un rapide coup latéral. Vladek se baissa pour esquiver et abattit son arme sur le mollet de Kandrill. La lame ne perça pas sa jambière, mais le déséquilibra. Le capitaine poussa son avantage et frappa son adversaire à la tête. Encore une fois l´attaque ne pénétra pas l´armure, toutefois le casque de Kandrill fut arraché, révélant son visage.
Un visage que Vladek ne s´attendait pas à voir apparaître.
Un visage gracieux, angélique, aux grands yeux bleus en amande.
Le visage d´une jeune Elfe.
Vladek commit alors la plus grande erreur de sa vie. Pétri d´une morale absurde issue de son éducation pieuse, il hésita une infime seconde à frapper une femme. Il n´aurait pas dû.
L´épée de Kandrill siffla, lui arrachant son arme. L´Elfe poursuivit son mouvement et enfonça son pied dans la gorge de son adversaire. Le capitaine recula, le souffle coupé. Voulut se ressaisir. Trop tard. La lame de l´Elfe scintilla en s´abattant sur lui.
Vladek tenta d´éviter l´attaque, mais ne fut pas assez rapide. Dans un claquement sec, l´épée trancha sa main gauche. Il poussa un hurlement de douleur et s´effondra, un flot de sang jaillissant de son moignon .
L´arme de Kandrill remonta pour achever sa victime, mais Dario était là. Sa lame bloqua celle de l´Elfe juste avant qu´elle ne tranche le cou de Vladek. Les deux combattants s´examinèrent sans bouger.
Une flamme farouche illumina le regard opalescent du maître Chanteur.
- Le doute ne t´étreint-il pas, vil laquais de l´Ombre, à l´idée d´affronter mon courroux dévastateur ? Ton abjection me...
- D´abord, coupa Kandrill, au vu des couleurs de nos habits, il me semble que le vil laquais de l´Ombre, c´est toi, vieil homme. Ensuite, je t´ai déjà vaincu en rêve, il en sera de même dans la réalité !
Les deux adversaires croisèrent à nouveau le fer dans une gerbe d´étincelles. Leurs lames s´écartèrent, sifflèrent et s´entrechoquèrent encore. Dario para un coup destiné à sa tête et riposta à une vitesse sidérante. Son adversaire le contra d´un geste fluide et maîtrisé avant de lancer un violent coup de pied. Le maître Chanteur bloqua sa jambe, essaya de saisir la cheville, manqua sa prise. Les armes étincelèrent de nouveau.
Il luttèrent férocement pendant quelques secondes, chacun se refusant à céder un pouce de terrain. Dario feinta puis abattit son sabre en visant la taille de Kandrill. L´Elfe dut bondir en arrière pour échapper à l´attaque. Le maître Chanteur l´accompagna dans son saut et les deux combattants échangèrent quelques coups dans les airs avant de regagner le sol, où leur lutte reprit de plus belle.
Alexandre, qui observait le duel, comprit qu´à la moindre inattention, Dario mourrait. Aussi fut-ce avec effroi qu´il repéra le faucon de Kandrill, qui filait droit vers la nuque du maître Chanteur. Le Prince réagit avant même de penser. Son couteau vola et transperça l´oiseau à moins d´un mètre du mage. Rassuré, Alexandre évita un coup de poing en roulant à terre, se redressa et lança son autre couteau. Un soldat s´écroula, la lame fichée à la base du cou. Le Prince s´empara ensuite d´une épée et rejoignit Tarlaq qui, armé d´un cimeterre, combattait furieusement.
Namâric , debout sur la rampe du balcon, affrontait toujours Raxos. Les coups du Zahr étaient vifs et puissants, mais le Paladin parvenait néanmoins à les éviter. Il avait amené son adversaire sur la rambarde dans l´espoir de lui faire perdre l´équilibre, mais les pieds griffus de Raxos le maintenaient solidement en place. Finalement, l´épée de Namâric se prit dans l´arme du Zahr, qui l´envoya voler au loin avant de se jeter sur son adversaire. Le Paladin repéra un arc au sol et plongea dessus.
Aucun homme n´aurait pu, dans le court laps de temps qui s´écoula pendant que Raxos rejoignait sa proie, saisir l´arme de jet, basculer sur le dos, encocher une flèche, viser et tirer. Mais Namâric n´était pas entièrement un homme. Du sang elfique coulait dans ses veines. Et le Zahr tomba, un trait planté entre les deux yeux.
Dans le hall, la bataille touchait à sa fin. Il ne restait nulle trace des mercenaires d´Irno Vorgen, mais les hommes de Kandrill n´étaient plus très nombreux non plus. Draxor, de son sabre, déchira le flanc d´un garde, puis en fit basculer deux autres par-dessus la rampe du balcon. Les soldats s´écrasèrent avec fracas sur le sol de pierre. Hustouk balança son coude dans le ventre d´un adversaire et, à l´aide de sa hache, le fendit en deux sur toute sa longueur. Alexandre mit tout son poids dans un coup de pied qui brisa le genou d´un garde, que Tarlaq transperça ensuite. Tektus faucha deux hommes d´un coup de hache et abattit sa queue sur un troisième, lui brisant la cage thoracique. Un garde abattit courageusement une lourde épée qui glissa sur les écailles du Varak, puis remarqua avec un temps de retard la hache qui fendait l´air dans sa direction. Sa tête roula au sol pendant qu´un autre homme périssait écrasé sous l´immense pied du reptile.
Un soldat s´attaqua à Greta, lance en avant. La vieille femme se dressa et tendit la main vers son agresseur. Il y eut un bref éclat de lumière rouge et le garde fut réduit en cendres.
C´était le dernier. A présent, seuls Dario et Kandrill combattaient encore dans un mortel tourbillon d´acier.
Alexandre prit soudain conscience du vent qui s´engouffrait dans la salle, de la neige qui commençait à recouvrir le sol, du froid qui pénétrait ses vêtements. Durant le combat, l´excitation, la furie, le danger, avaient fait oublier à tous la tempête qui se déchaînait.
- Il faut se mettre à l´abri ! ordonna le Prince. Nous ne tiendrons pas dans ces conditions ! Il faut gagner une autre pièce et allumer un feu !
Mais une vision dramatique lui fit aussitôt oublier cette idée : de l´extérieur arrivait une nouvelle phalange de Chevaliers.
- Changement de plan ! hurla-t-il. On s´enfuit par derrière !
Les compagnons d´Alexandre se ruèrent vers l´escalier, où Kandrill luttait contre le maître Chanteur. Comprenant qu´elle n´avait aucune chance contre sept adversaires, l´Elfe rompit le combat et s´enfuit par une des portes qui donnaient sur les autres pièces du fort. Alexandre s´élança à sa poursuite, suivi par ses amis. Les soldats venaient de passer la porte principale. Tarlaq se pencha sur Vladek, qui gisait à terre. Le capitaine, le visage tordu par la douleur, s´efforçait se comprimer son bras pour empêcher le sang de couler.
- Tu peux marcher ?
- Ca ira, répondit Vladek d´une voix blanche.
- J´aurai quelques questions à te poser, mais pour l´instant, allons-y.
Le baron aida son camarade à se lever puis, le soutenant et l´encourageant, quitta la salle à la suite de ses compagnons.
Kandrill, talonnée par ses poursuivants, traversa plusieurs pièces, changea de direction à deux reprises, parcourut un long couloir et ouvrit finalement une porte donnant sur l´extérieur. Avant de quitter le fort, l´Elfe abaissa un levier fixé dans le mur et une herse tomba au milieu du couloir.
Seuls Alexandre et Dario se trouvaient du côté de la sortie. Les autres étaient piégés entre la grille et les Chevaliers.
Tarlaq revint sur ses pas et gagna la dernière pièce qu´il avait traversée. Il déposa délicatement Vladek dans un angle tandis qu´Hustouk et Draxor barricadaient la porte.
Bientôt de violents coups ébranlèrent le battant de bois.
- Nous avons peu de chances, déclara Namâric en encochant une flèche.
- Nous allons faire tout notre possible pour les retarder, assura Tarlaq. Qu´au moins Alexandre et Dario aient le temps de s´enfuir !
- J´ai été très heureux de vous connaître, affirma Draxor. Adieu maintenant.
- Ne perdons pas le moral ! gronda Tektus. Je ne me suis pas encore totalement vengé de ma servitude, et je les attends de pieds ferme ! Et puis j´aimerais avoir une occasion de remercier Vladek.
- Pour notre roi ? demanda Hustouk.
- Pour le Prince ! rugit Tarlaq.
Et la porte céda.

:)

Voilà, il ne reste que quelques pages, un duel à l´épée et un autre de magie, puis l´épilogue. Je devrais terminer rapidement de poster cette fic.

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
19 novembre 2005 à 12:53:14

bon, ben omme j´ai pas lu, ça me permettra de te upper le topic régulièrement après qur tu ai fini de poster :)
j´ai pas lu le dernier chap´ et je rentre du tennis, là... :)

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
19 novembre 2005 à 12:58:13

ha (désolé pour ledouble post)...
pour réécrire la scène expliquative, moi faut déjà que je l´ai lu...
ensuite, je te conseille de le faire toi même, mais moi je veux bien tenter, une foi que j´aurais lu...histoire qe tu vois premièremet ma nullité, et que tu change un peu de point de vue... :)

KaiM
KaiM
Niveau 11
19 novembre 2005 à 13:13:02

Oui, mais ce que je voudrais, c´est des conseils sur une autre façon d´introduire les explications, afin de les rendre plus crédibles dans leur apparition et - point-clé - plus détaillées. La cohérence n´est pas le problème, c´est la façon d´amener les réponses qui m´occupe.

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
19 novembre 2005 à 13:31:52

bon, je ferais tout ca aux vacances de noël :)
non, franchement, quand j´aurais le courage de tout relire mon retard :)

chris12
chris12
Niveau 9
19 novembre 2005 à 14:23:41

ouaicha ca c´est du combat. Magnifique, juste un truc, pk l´elfe il bougeait pas au début ?

sinon c´est :ok:

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
19 novembre 2005 à 14:30:39

Je suis content

KaiM
KaiM
Niveau 11
19 novembre 2005 à 17:00:01

chris :d) Ben l´elfe c´est le chef, donc elle se mouille pas dans la bataille, ell laisse faire ses hommes. Il n´y a que quand on l´attaque qu´elle prend ça comme un défi et qu´elle décide de se battre.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
19 novembre 2005 à 17:45:39

Magnifique, génialissime, splendide, j´arrêterai là les superlatifs. :-)

Que dire d´autre? A part que l´on voit clairement que c´est dans les combats que tu brilles le plus, ce qui fait donc que, pour moi, cette partie est la meilleure du bouquin. :) (notamment, le combat entre Raxos et Namâric).

Voilà, donne la fin maintenant. :-)

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
19 novembre 2005 à 19:16:38

Je réponds maintenant à ta question je lis juste après : en fait, je peux pas te donner de bornes, puisqu´il y a des parties utiles et plus réalistes, et d´autres moins bien, comme :

"- Et c´est pour cela que vous m´avez envoyé ce Zahr et que vous m´avez fait capturer je suppose.
- Exact."

Ca par exemple ça m´a marqué, ça me paraît... ben pas terrible.

chris12
chris12
Niveau 9
19 novembre 2005 à 20:00:04

ah oui, tant qu´on y est avec Raxos, pk ce virement de bord ? Il fait plus guerrier psychopate et idiot maintenant

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
19 novembre 2005 à 20:01:39

?? ? Les Zahrs sont réputés être autant intelligents que bon guerriers, et puis il sert sa maîtraisse, donc il lui obéit, et comme il est son plus puissant guerrier...pis pourquoi tu dis "idiot"? :doute:

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
19 novembre 2005 à 20:08:42

Mh en fait c´est toujours bien, mais y a des trucs qui m´ont dérangé... problème, je suis allé manger entre temps, j´ai quasiment tout oublier. Chris me rappelle la mort très simple du Zahr, alors que Namâric lui-même, qui je pense est sensé être un peu moins vif, parvient sans peine à arrêter les traits en plein vol, Raxos a le temps de voir son ennemi plonger vers l´arc et n´arrive pas à intercepter la flèche. Je pense qu´il faudrait trouver plus malin.

Quelques autres trus aussi m´ont paru maladroits, je ne sais plus quoi...

Ce que je te propose KaiM, c´est que tu m´envoies une version word de cette nouvelle, de manière à ce que je puisse y faire des annotations ; ça me rend plus enclin à commenter en lisant, puisque c´est dans la même fenêtre. Je pourrai ainsi te faire presque un truc à la xbq. Mon adresse c´est mon pseudo avec un @hotmail.com derrière.

chris12
chris12
Niveau 9
20 novembre 2005 à 13:39:16

pas raxos, Draxor et au cas où que je me trompe, l´elfe noir barbare. Dsl j´suis pas une bête avec les noms lol.

Je refais mon post :

"ah oui, tant qu´on y est avec Draxor, pk ce virement de bord ? Il fait plus guerrier psychopate et idiot maintenant"

encore dsl

ekukas
ekukas
Niveau 7
20 novembre 2005 à 13:58:52

Salut KaiM!

je viens de tout lire entre vendredi et aujourd´hui et je dois dire que ta fic est vraiment génaillissime!!!

je n´ai noté que quelques fautes de frappes et deux ou trois répétitions mais sinon c´est vraiment excellent!

Si ça ce n´est qu´un prologue pour la Guerre des Tigres avec les deux autres, le tout va être excellent!

Alors moi je dit:

VIVEMENT LA SUITE!!!

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
20 novembre 2005 à 14:53:46

si vous me permettez, ôh créateur du topic, de faire un peu de flood :) ....

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