Selon le Haut Conseil à l´Intégration (HCI).
Dans leur débat, les membres du HCI ont, tour à tour fait valoir
qu´aucune confusion ne pouvait intervenir, dans une république laïque
démocratique, entre la critique de la religion et le racisme. La première est
libre et constitutionnellement protégée ; elle relève de la liberté de
conscience et d´opinion. En raison de la séparation des églises et de l´Etat,
(loi de 1905), la république laïque ne reconnaît pas le blasphème et ne le
pénalise pas, contrairement au racisme qu´elle sanctionne très sévèrement.
L´une des caractéristiques de la doctrine raciste est précisément
d´établir un amalgame entre l´origine ethnique des personnes et les opinions
qu´elles professent, d´identifier les individus et leurs convictions, de réduire
les hommes et les idées, en jugeant un individu à partir de ses idées et les
idées à partir d´un individu. Poussé à son terme comme ce fut le cas dans le
nazisme, cet amalgame a conduit à massacrer des enfants et des adultes
juifs qui n´avaient aucune conviction religieuse proclamée.
La pratique de la religion étant libre, l´islamophobie, c´est à dire la
peur ou la détestation de la religion islamique, ne relève pas du racisme.
Qu´on laisse donc tranquille Monsieur de Villiers et tout ceux qui comme lui s´inquietent de la montée des nazislamistes en France.