"On commence comme ca". Mon maître musical vient de me souffler cette phrase comme accroche. Ne fuyez pas, il ne s´agira pas d´un coup de gueule cynique fait Desproges, ou encore d´une agression inutile contre un fait d´actualité / une personne plus ou moins connue. Non, non. En fait, il s´agit juste d´une expérience que j´ai vécue hier soir. Rien de tendancieux, je vous rassure. Non, en réalité, un ami m´a confié une sainte relique. L´espace d´une nuit, j´ai incarné une louve, et je me suis balladé dans un Japon médieval bercé les flots de sa propre mythologie. J´ai combattu des démons, j´ai aidé les gens en bonne déesse que je suis, j´ai rigolé à la conversation de mon compagnon, et surtout j´ai fait réapparaitre le soleil, la lune, j´ai fait renaître la nature sous mes pas. Les arbres redevenaient majestueux, les fleurs reflètaient les couleurs vermeils du printemps. Les gens retrouvaient leur sourire et la quiètude d´une vie saine.
Hier soir, pendant toute la nuit, j´ai joué à Okami.
Un chef d´oeuvre, un bijou, une oeuvre d´art mêlant habilement poèsie et originalité. Embrassant conte et maturité. Un chef d´oeuvre intemporel au pays du soleil levant.
http://www.youtube.com/watch?v=5bDXobC7U1Q
J´aurais pu développer plus, je pensais créer un topic / débat pour revenir sur l´aspect sensible du jeu vidéo, un aspect trop souvent oublié mais pourtant touchant. Mais à la vue des images du trailer, je me dois de faire serment de silence. J´aurais beau papoter sur cette oeuvre des heures durant que nul trait rhétorique ne saurait s´approcher de cette merveille venue d´ailleurs. Qu´est-ce que la beauté, vous disiez ?
Ans.