Les Pensées de Pascal
Fratelli tutti, la dernière encyclique du pape. J'ai mis du temps à l'entamer, par peur de ce que j'allais y trouver. C'est court, mais je m'en fais un cahier, donc j'en prolonge la lecture plus que de raison.
Parallèlement, je lis les Carnets de guerre, de Papacito. Je les ai reçus de ma copine à Noël. C'est la logorrhée d'une critique satirique (assez inculte, faut le dire), de la France contemporaine, qui s'appuie sur la nostalgie d'une époque qui n'a probablement pas existé et d'un catholicisme politique et utilitaire. Cela dit, la recherche permanente du bon mot donne des phrases très drôles et des punchlines qu'on aurait aimé trouver. Y a du talent pour de vrai. Si vous êtes de droite, je recommande, en cas de coups de mou.
Je traduis aussi du grec Les Perses et du latin le chant VIII de L'Enéide, parce que je dois raisonnablement m'avancer pour l'agreg 2022. Eschyle c'est du grand grand style. Mettez-vous au grec rien que pour lui, c'est un conseil ![]()
Le 06 janvier 2021 à 13:24:10 HydreDeChambre a écrit :
Le Lys dans la vallée - Balzac ; je n'avais pas vraiment envie de le lire actuellement (j'ai laissé quelqu'un choisir), ce sera fait.Le 06 janvier 2021 à 10:35:20 Cahierdelart a écrit :
Lu Du temps qu'on existait de Defalvard : bon roman, plein de fougue juvénile et d'effets de manche - j'ai haussé des sourcils parfois, mais on y trouve des lueurs saisissantes et un proustisme bien maladif. Œuvre radicale, faux roman. Vraiment intéressant.
Au peu d'extraits et de critiques que j'en ai lus, il m'a toujours semblé surfait. Et j'avoue qu'il y a quelque chose qui me rebute fondamentalement dans l'idée de lire ce premier roman, histoire de m'en faire ma propre idée, c'est le décalage qui existe entre le sujet du bouquin (retour contemplatif d'un adulte sur les années de sa vie ?) et l'âge de l'auteur, qui aurait commencé à l'écrire à 16 ans. Ce n'est pas une question d'imposture, je ne doute pas qu'il ait pu l'écrire, avec un bon environnement culturel et un dico de synonymes, mais d'authenticité, même dans la fiction. Je ne dis pas qu'on ne peut pas écrire (sur) ce qu'on n'a pas vécu, évidemment, mais pour moi il faut un fond de matière vraie à utiliser, à injecter, en tous cas quelque chose qui fasse que le texte ne soit pas complètement coupé de soi, que ce soit de son vécu ou de ses sentiments / émotions réels qui donnent le besoin et la possibilité d'écrire ? En tous cas, je préfère. C'est peut-être le cas avec cette œuvre, je ne sais pas, mais a priori je m'en méfie. Je serais même plus indulgente en sachant que le sujet n'était qu'un prétexte à un travail de la langue, ça me semblerait moins poseur.
Un curieux reproche : Rimbaud avait fini sa carrière à vingt ans.
Ce n'est pas sa jeunesse qui m'arrête ; je n'ai aucun problème à lire des auteurs jeunes ou très jeunes, quand je prête attention à ce détail (pour ainsi dire jamais), et je n'ai aucun doute sur le fait que l'on puisse avoir à dire quelque chose "malgré" son jeune âge. Non, c'est le décalage qu'il y a entre le fait d'avoir 16 ans et le fait dans l'œuvre de dépeindre les années de vie d'un homme de quarante ans (?), qui me fait m'interroger sur la valeur intrinsèque que peut avoir cette expérience relatée, même si fictive. On ne parle pas de mettre simplement en scène un quarantenaire, mais de faire le récit de sa vie. J'ai conscience de mettre ici de côté la question de la qualité de l'écriture, qui pourrait justifier une œuvre à elle seule. Simplement, c'est une gêne que j'éprouve à l'idée de ce décalage – sans toutefois penser qu'on ne peut pas écrire bien sur ce que l'on a pas précisément vécu, tant qu'on a vraiment quelque chose à dire, justement et authentiquement, qui puisse s'y raccorder.
Mais comme dit, je ne l'ai pas lu, à part en quelques extraits ; si je le trouve en bibli je le prendrai pour m'en faire un avis fondé.
Après on peut objecter aussi que Balzac a fait paraître ce livre beaucoup plus tard, qu'il l'a revu comme on sait qu'il revoyait ses épreuves. Mais surtout, quelle vie Balzac n'a-t-il pas dite ?... A ce compte-là, le Lys dans la vallée est peut-être la seule oeuvre qu'on puisse lire de lui, tant Félix lui ressemble en regard des autres parcours qui jalonnent la Comédie.
SaintLui tu as probablement mal lu nos citations plus haut
On ne parlait pas du Balzac, mais du livre de Defalvard, Du temps qu'on existait.
Le 06 janvier 2021 à 16:56:22 HydreDeChambre a écrit :
Ce n'est pas sa jeunesse qui m'arrête ; je n'ai aucun problème à lire des auteurs jeunes ou très jeunes, quand je prête attention à ce détail (pour ainsi dire jamais), et je n'ai aucun doute sur le fait que l'on puisse avoir à dire quelque chose "malgré" son jeune âge. Non, c'est le décalage qu'il y a entre le fait d'avoir 16 ans et le fait dans l'œuvre de dépeindre les années de vie d'un homme de quarante ans (?), qui me fait m'interroger sur la valeur intrinsèque que peut avoir cette expérience relatée, même si fictive. On ne parle pas de mettre simplement en scène un quarantenaire, mais de faire le récit de sa vie. J'ai conscience de mettre ici de côté la question de la qualité de l'écriture, qui pourrait justifier une œuvre à elle seule. Simplement, c'est une gêne que j'éprouve à l'idée de ce décalage – sans toutefois penser qu'on ne peut pas écrire bien sur ce que l'on a pas précisément vécu, tant qu'on a vraiment quelque chose à dire, justement et authentiquement, qui puisse s'y raccorder.
Mais comme dit, je ne l'ai pas lu, à part en quelques extraits ; si je le trouve en bibli je le prendrai pour m'en faire un avis fondé.
Le souffle est prenant et ne sent pas le décalage entre le narrateur et l'auteur. Je le conseille.
Le 06 janvier 2021 à 17:40:02 HydreDeChambre a écrit :
SaintLui tu as probablement mal lu nos citations plus hautOn ne parlait pas du Balzac, mais du livre de Defalvard, Du temps qu'on existait.
Oups ![]()
effectivement je passais en coup de vent ![]()
l'arc en ciel de la gravité
Je relis avec grand plaisir 'Les fleurs du mal' de Baudelaire.
Sinon, puisque je m'adonne à des activités culinaires, je consulte souvent un bouquin de cuisine
'Grand dictionnaire de cuisine''ed.1873, écrit par un certain Alexandre Dumas. l'écriture suggère la même succulence que les plats et mets rapportés: de l'épicurisme à l'état pur.
http://www.dumaspere.com/pages/bibliotheque/chapitrecuisine.php?lid=c1&cid=108
Reçu le nouveau Defalvard, L'Architecture. Premières pages absconses. Encore un faux roman. A voir. Je ne suis pas loin du décrochage formel.
Je fais pitié avec mon Naheulbeuk et mon Star Wars, face aux personnes du forum qui lisent du Baudelaire, Zola, Jack London ![]()
Maurice Barrès - Un jardin sur l'Oronte
Livre acheté un peu par hasard, qui à ma grande surprise est très léger et se lit très bien (j'ai un précédent de contact hermétique avec l'auteur), dans une vogue d'orientalisme assez cliché mais plaisant. Il ne faut pas en attendre beaucoup plus. ![]()
Je viens de lire La Bête hurlante de Noël Vindry.
Une formidable découverte, je me suis régalé. Tous les ingrédients du roman à énigme, caractéristique de l'âge d'or du roman policier, sont là. La filiation avec Le Chien des Baskerville et Conan Doyle est évidente : un château dans la lande, des cris de bête terrifiants, une menace orientale...
Je vais promptement me procurer les autres romans de cet auteur dont, inexplicablement, les livres ne sont plus édités depuis 80 ans, mais qui sont enfin disponibles en format numérique (pour un prix relativement élevé toutefois).
Le 07 janvier 2021 à 18:17:28 ArsenicPussy a écrit :
La faim est excellent mais très lent.
Lent par rapport à quoi cependant ? On ne peut pas dire qu'il soit riche en péripéties, c'est cyclique, il traverse les mêmes moments d'apathie et de découragement suivis de rêves de grandeur. J'ai beaucoup aimé le format en 3-4 journées / périodes allant du matin au soir / matin suivant. Est-ce que ça aurait pu être différent ?
Le 07 janvier 2021 à 13:39:11 N0xyHD a écrit :
Je fais pitié avec mon Naheulbeuk et mon Star Wars, face aux personnes du forum qui lisent du Baudelaire, Zola, Jack London
ça fait très chouffin
Le 07 janvier 2021 à 22:01:14 ArsenicPussy a écrit :
Je m'exprime comme un mongolien après relecture, j'essaierai si ce n'est pas intelligible de le reformuler ce week-end.
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Relecture des Décombres de Rebatet.
Bubu de Montparnasse que je viens de finir, rarement un livre a autant aspiré mon âme avec une fin brusque et horrible. C'était très bien cependant, mais déprimant.
je lis en ce moment Le Dernier Jour D'un Condamné de Victor Hugo , la préface ma été d'un pénible a lire , jai du relire deux fois certains passages , sa fait plusieurs années que je n'avais pas lu de livres et je l'ai bien senti ( pas le rythme , ne fait pas attention a la ponctuation...), la suite du livre est plus agréable a parcourir et le thème bien pertinent touchant et dégoûtant a la fois je ne sais pas... mon prochain livre Dracula de bram stoker .