Le 27 janvier 2021 à 22:21:55 hocine08 a écrit :
J'ai lu un peu plus d'un tiers du roman de Donald Ray Pollock "Le Diable, tout le temps".C'est bien noir comme je m'y attendais.
Ne vous attendez pas à trouver de la joie ou du bonheur dans ce roman, sur les 140 premières pages, rien de ça aha.Il y a plusieurs scènes bien glauques et dérangeantes pour l'instant, même si je pense qu'il y en aura bien davantage.
L'écriture est accessible, le livre assez court (400 pages) donc je pense qu'il va vite passer. On s'ennuie pas devant.
Si tu apprécies ce bouquin je te conseille son premier livre qui est un recueil de nouvelles qui s'intitule "Knockemstiff" ainsi que son deuxième roman "Une mort qui en vaut la peine". Et si l'ambiance du Sud des États-Unis te plait, fonce lire William Faulkner, Erskine Caldwell, Sherwood Anderson, Cormac McCarthy, Flannery O'Connor, Truman Capote et Shelby Foote.
Le 27 janvier 2021 à 22:50:53 ErnestoSabato a écrit :
Le 27 janvier 2021 à 22:21:55 hocine08 a écrit :
J'ai lu un peu plus d'un tiers du roman de Donald Ray Pollock "Le Diable, tout le temps".C'est bien noir comme je m'y attendais.
Ne vous attendez pas à trouver de la joie ou du bonheur dans ce roman, sur les 140 premières pages, rien de ça aha.Il y a plusieurs scènes bien glauques et dérangeantes pour l'instant, même si je pense qu'il y en aura bien davantage.
L'écriture est accessible, le livre assez court (400 pages) donc je pense qu'il va vite passer. On s'ennuie pas devant.
Si tu apprécies ce bouquin je te conseille son premier livre qui est un recueil de nouvelles qui s'intitule "Knockemstiff" ainsi que son deuxième roman "Une mort qui en vaut la peine". Et si l'ambiance du Sud des États-Unis te plait, fonce lire William Faulkner, Erskine Caldwell, Sherwood Anderson, Cormac McCarthy, Flannery O'Connor, Truman Capote et Shelby Foote.
Merci de ton retour !
Pour son recueil" Knockemstiff c'est du coup la ville où l'histoire de "le diable, tout le temps" se passe. Je ne me suis pas renseigné sur l'écrivain encore, cet endroit l'a bien marqué. Je vais me pencher sur ce livre prochainement.
J'avais noté "Une mort qui en vaut la peine" le résumé m'avait bien attiré aussi.
Pour Faulkner j'avais noté dans ma liste "Lumière d'août" et "Tandis que j'agonise" juste hier en plus ! Ça fait plaisir, l'intérêt que j'avais pour découvrir cet auteur aussi se renforce !
Je vais chercher des livres parmi les autres auteurs que tu m'as proposé, il y a une belle liste à découvrir leurs noms ne me disent rien là et ma liste de livre a lire ne demandait qu'à s'agrandir ! C'est cool ce genre de retour 😉
Le 27 janvier 2021 à 23:07:55 hocine08 a écrit :
Le 27 janvier 2021 à 22:50:53 ErnestoSabato a écrit :
Le 27 janvier 2021 à 22:21:55 hocine08 a écrit :
J'ai lu un peu plus d'un tiers du roman de Donald Ray Pollock "Le Diable, tout le temps".C'est bien noir comme je m'y attendais.
Ne vous attendez pas à trouver de la joie ou du bonheur dans ce roman, sur les 140 premières pages, rien de ça aha.Il y a plusieurs scènes bien glauques et dérangeantes pour l'instant, même si je pense qu'il y en aura bien davantage.
L'écriture est accessible, le livre assez court (400 pages) donc je pense qu'il va vite passer. On s'ennuie pas devant.
Si tu apprécies ce bouquin je te conseille son premier livre qui est un recueil de nouvelles qui s'intitule "Knockemstiff" ainsi que son deuxième roman "Une mort qui en vaut la peine". Et si l'ambiance du Sud des États-Unis te plait, fonce lire William Faulkner, Erskine Caldwell, Sherwood Anderson, Cormac McCarthy, Flannery O'Connor, Truman Capote et Shelby Foote.
Merci de ton retour !
Pour son recueil" Knockemstiff c'est du coup la ville où l'histoire de "le diable, tout le temps" se passe. Je ne me suis pas renseigné sur l'écrivain encore, cet endroit l'a bien marqué. Je vais me pencher sur ce livre prochainement.
J'avais noté "Une mort qui en vaut la peine" le résumé m'avait bien attiré aussi.Pour Faulkner j'avais noté dans ma liste "Lumière d'août" et "Tandis que j'agonise" juste hier en plus ! Ça fait plaisir, l'intérêt que j'avais pour découvrir cet auteur aussi se renforce !
Je vais chercher des livres parmi les autres auteurs que tu m'as proposé, il y a une belle liste à découvrir leurs noms ne me disent rien là et ma liste de livre a lire ne demandait qu'à s'agrandir ! C'est cool ce genre de retour 😉
Il est né, a vécu et vit toujours dans sa ville natale de l'Ohio. Il a bossé pendant environ 35 ans dans une usine à papier. Il écoute du stoner rock. Personnellement je n'ai lu que Knockemstiff et c'était une belle découverte mais malheureusement pour toi le livre n'est apparemment plus édité.
Après le très bon "Les aventures de Nick Adams" de Ernest Hemingway, je m'attaque à "La méthode 15-33" de Shannon Kirk. Thriller léger, voyons ce qu'il donne.
L'illiade en chants
[21:23:24] <ArsenicPussy>
Certains ici ont réussis à apprécier De l'inconvénient d'être né de Cioran ?Même en étant assez pessimiste et terre-à-terre en général, j'ai plus l'impression d'assister aux lamentations d'un dépressif retardé plutôt que d'une réelle expression de vitalité par quelques aphorismes, même si tout n'est pas à jeter.
Bof ça se picore de temps à autre : le livre n'a pas vocation à être lu d'une traite de toute façon (contrairement à d'autres où les aphorismes sont bien plus longs, comme des micro-chapitres.).
Après Cioran est très drôle, personnellement je n'ai jamais été assommé par ses fulgurances car il y a toujours un cynisme absurde, touchant au grotesque, qui sape toute sensation d'abattement et provoque l'hilarité.
[21:51:29] <ArsenicPussy>
Le 29 janvier 2021 à 21:49:53 -Zemmour- a écrit :
[21:23:24] <ArsenicPussy>
Certains ici ont réussis à apprécier De l'inconvénient d'être né de Cioran ?Même en étant assez pessimiste et terre-à-terre en général, j'ai plus l'impression d'assister aux lamentations d'un dépressif retardé plutôt que d'une réelle expression de vitalité par quelques aphorismes, même si tout n'est pas à jeter.
Bof ça se picore de temps à autre : le livre n'a pas vocation à être lu d'une traite de toute façon (contrairement à d'autres où les aphorismes sont bien plus longs, comme des micro-chapitres.).
Après Cioran est très drôle, personnellement je n'ai jamais été assommé par ses fulgurances car il y a toujours un cynisme absurde, touchant au grotesque, qui sape toute sensation d'abattement et provoque l'hilarité.Tu peux étayer quant au cynisme absurde ?
Une œuvre en particulier à conseiller de cet auteur ? Qui illustre cette idée en particulier p-ê ?
Je n'ai pas le livre sous les yeux mais il me semble que Sur les cimes du désespoir (écrit quand il était jeune) contient des pensées bien plus profondes. Je conseille aussi ses Entretiens qui est un très bon livre pour le découvrir.
Ensuite, pour répondre à ta première question, je trouve que Cioran n'est pas le pessimiste sombre et dépressif que l'on imagine assez souvent en l'abordant la première fois. Il y a, certes, ce côté tragique dans sa plume, mais son fatalisme ouvre quand même des portes sur de la drôlerie grotesque ; l'immensité du monde et les douleurs qu'il contient provoquent un rire nerveux chez ceux qui arrivent à dépasser leur condition d'homme mortel. On va mourir, oui, mais pour Cioran, il y a une jubilation à se sentir vivant ; comme un pied de nez fait à cette issue finale.
"Sans l'idée du suicide, je me serais tué depuis toujours" d'ailleurs, cette citation est entièrement stoïcienne. (Mais c'est un autre débat, bonne lecture)
J'ai lu une bonne partie des livres de Cioran et effectivement c'est la variation du style autour d'un même thème. Il écrit très bien, il arrive à exprimer des émotions que tu peux ressentir mais au fond ça reste des lamentations et des jérémiades. Là où un Albert Caraco a été jusqu'au bout de sa philosophie, Cioran n'a jamais appliqué la sienne.
Mais rien que pour son style ça vaut le coup.
Après le procès de Kafka, je vais commencer les fourmis de ce bon vieux Werber.
Le procès m'a laissé indifférent,même si j'attendais la fin et que l'utilisation de l'imparfait du subjonctif m'étonnais parfois. J'ai dû aller consulter Wikipedia pour avoir un éclaircissement sur ce roman. Ça m'a un peu fait pensé à Alice au pays des merveilles ; on aurait vraiment dit que Joseph K était dans un cauchemar. En fin de compte j'ai l'impression que la vie et la personnalité de l'auteur comptent plus que ses œuvres elles même, un peu à la manière d'un van gogh. Je compte lire la colonie penitenciaire pour me faire une autre idée de Kafka.
Le 29 janvier 2021 à 22:48:26 ErnestoSabato a écrit :
J'ai lu une bonne partie des livres de Cioran et effectivement c'est la variation du style autour d'un même thème. Il écrit très bien, il arrive à exprimer des émotions que tu peux ressentir mais au fond ça reste des lamentations et des jérémiades. Là où un Albert Caraco a été jusqu'au bout de sa philosophie, Cioran n'a jamais appliqué la sienne.Mais rien que pour son style ça vaut le coup.
Je vois assez régulièrement Caraco mentionné quand le sujet porte sur Cioran, souvent pour dire ce que tu dis en substance, et j'avoue que ça m'échappe un peu. J'ai lu le Bréviaire du Chaos assez récemment et Caraco m'est surtout apparu comme un espèce de primitiviste antinataliste rageux qui se contente de maudire la société de masse et de fantasmer sur une utopie post-effondrement. Je vois mal comment on peut rapprocher ça des thèmes de Cioran, qui tournent toujours autour de l'incomplétude fondamentale et irrémédiable de l'être humain, et surtout trouver ça plus radical. Du coup je suis curieux de voir quelqu'un enfin développer un peu cette idée, peut-être aussi que je n'ai juste pas lu le bon ouvrage de Caraco (mais je ne crois pas, c'est le Bréviaire du Chaos qui est systématiquement évoqué).
J'ajoute que ce que tu dis sur le style de Cioran je le dis sur le style de Caraco, il a au moins un beau sens de la formule qui marque.
edit: je viens de lire plus attentivement, tu dis que Caraco est allé jusqu'au bout de sa philosophie contrairement à Cioran, j'aurais dû comprendre de suite que tu parlais de son suicide. J'aimerais quand même bien te voir développer autour des oeuvres respectives de chacun des auteurs j'avoue, celles-ci m'intéressent plus que la vie des personnages que j'ai pas vraiment vocation à juger.
Et accessoirement comme -Zemmour- plus haut, si je l'ai bien compris, je vois un peu d'ironie chez Cioran qui m'empêche de considérer ses aphorismes comme une pure suite de lamentations et de jérémiades. Enfin, c'en est, mais pas des sérieuses à mes yeux. Dans le sens: chez Cioran la vie est affreuse, par nature même, mais ce n'est pas bien grave qu'elle soit affreuse.
Je suis plongé dans Quo Vadis ça dépayse l'histoire d'amour est moyenne mais la description des mœurs, de Rome, de l'ambiance de délinquance et le personnage cynique de Petrone c'est top.
Je viens à l'instant de terminer "Le Diable, tout le temps" de Donald Ray Pollock.
Livre très noir, immoral au plus haut point. L'écriture de Donald Ray Pollock m'a convaincu, le scénario aussi. Je me pencherais sur d'autres romans de cet écrivain.
Là je vais partir sur "Le gang des rêves" de Luca Di Fulvio si certains connaissent.
J'ai rapidement abandonné "Le Désespéré" de Léon Bloy. Il a une plume bien particulière mais trop boursouflé à mon gout ce qui perturbe la fluidité du récit. Ça reste du génie mais je n'accroche pas.
Je continue par contre "Le Tunnel" d'Ernesto Sabato avec une autre perspective que lors de la première lecture. Et j'ai commencé le recueil de nouvelles "Les Pâturages du Ciel" de John Steinbeck suite à l’enthousiasme d'un forumeur après sa lecture de "A l'est d’Éden". La plume est vraiment belle et l'attachement qu'il a pour la terre me fait penser à Jean Giono même si contrairement à Giono il n'y a pas cet aspect païen mais bien plutôt biblique chez Steinbeck, ce qui me plait énormément.
Le 30 janvier 2021 à 17:01:40 ErnestoSabato a écrit :
J'ai rapidement abandonné "Le Désespéré" de Léon Bloy. Il a une plume bien particulière mais trop boursouflé à mon gout ce qui perturbe la fluidité du récit. Ça reste du génie mais je n'accroche pas.Je continue par contre "Le Tunnel" d'Ernesto Sabato avec une autre perspective que lors de la première lecture. Et j'ai commencé le recueil de nouvelles "Les Pâturages du Ciel" de John Steinbeck suite à l’enthousiasme d'un forumeur après sa lecture de "A l'est d’Éden". La plume est vraiment belle et l'attachement qu'il a pour la terre me fait penser à Jean Giono même si contrairement à Giono il n'y a pas cet aspect païen mais bien plutôt biblique chez Steinbeck, ce qui me plait énormément.
Quel hasard, c'était justement avec moi qu'on parlait de "À l'est d'Eden"!
J'ai noté "Les pâturages du ciel" dans ma liste à lire. Sur Steinbeck je vais bientôt commencer "Les Raisins de la colère" puis "En un combat douteux".
Content de voir que Steinbeck te plaise alors. J'ai eu le même ressenti que toi, il transmet vraiment l'amour pour sa terre c'est incroyable. L'écriture est "pure", agréable, ça se lit tout seul vraiment.
J'ai terminé Le jardin des Finzi-Contini de Bassani : très très joli roman sur l'amour impossible (je crois que c'est ce que j'aime le plus en littérature bon sang...)
Je ne sais pas encore ce que je vais lire, je verrai bien ça demain ![]()
en quoi c'est bien sabato on peut m'expliquer?
Je suis actuellement à ma 4e lecture de l’annee (Libérez votre cerveau , Brexit Romance , L’art de la victoire et j’ai d’enchaîner sur AFTER que j’ai presque fini
Très avide de savoir pourquoi les meufs adoraient ce truc je comprends mieux leur psychologie. Fuyez toute meuf qui vous dit avoir lu tous les tomes 
[21:00:44] <Tonitruel>
Les critiques suggèrent un livre très enveloppant, je me laisserai probablement tenter dans les semaines qui viennent.
Tu peux. Sans spoiler, la toute dernière partie est particulièrement touchante.
Edit : ces allitérations en AA BCCB ![]()