Le 06 juillet 2022 à 06:44:20 :
J'ai pas fini ma relecture de L'Oeuvre au noir, trop claqué j'arrive pas à kiffer autant que je le devrais ce qui me freine - mais pour avoir fait passer quelques candidats, je suis en pleins oraux (dernier jour !) sur Hadrien c'est vraiment celui qui a ma prédilection.Histoire de lire un truc ballek je me suis lancé dans le Bossu de Féval. Je pensais détester, j'ai beaucoup de mal avec le roman d'aventures XIXe de cape et d'épée mais je rigole beaucoup pour l'instant.
Il y a une description d'un groupe d'épéistes au début on dirait purement l'ouverture de Réservoir Dogs ou tous les films de groupes de criminels. Le langage a beaucoup d'humour et de légèreté.
Je tiendrai probablement pas tout le bouquin mais c'est chouette.
parfait je pense que tu m'avais insulté quand je donnais mon avis sur le yourcenar, juste retour des choses. ![]()
Je fini la cathédrale de la Huysse, toujours pas lu mais Là-bas mais avec Durtal on dirait qu'il a abandonné l'idée de faire un roman. Déjà A rebours c'était à la limite, mais en route, puis la cathédrale plus encore c'est juste un précis d'érudition chrétienne. Pas désagréable à lire, mais ces dialogues ça me fait réaliser qu'il n'y a jamais de personnage chez la Huysse à partir d'à rebours, peut être en rade fait légèrement exception et c'est pour ça que je le préfère (puis ça traite de mon quotidien
), les moines dans en route et la cathédrale ce sont des surfaces lisses qui renvoient les paroles.
Dans en route y avait une évolution légère psychologique de Durtal, là y a les mêmes obstacles et moins exposés, je me rend compte que la seule évolution de Durtal j'imagine que c'est celle qui entraînera la clôture du cycle.
Puisque c'est écrit en regard de la conversion du H je pensais que ça s'étendrait plus sur la foi que sur l'église.
C'est un putain de bouquin, c'est moi qui suis pas à la hauteur mentale là.
Ça va pas s'arranger Durtal tu ferais mieux de drop là pour parler vrai.
je m'étend un peu sur ce à quoi je suis pas réceptif mais j'insiste c'est agréable à lire, c'est intéressant et bien. Je vais pas avoir à me forcer pour continuer mais si je comptais lire un livre qui me marque je droperais oui pour lire un Bernanos
Le 07 juillet 2022 à 19:18:49 :
Le 06 juillet 2022 à 06:44:20 :
J'ai pas fini ma relecture de L'Oeuvre au noir, trop claqué j'arrive pas à kiffer autant que je le devrais ce qui me freine - mais pour avoir fait passer quelques candidats, je suis en pleins oraux (dernier jour !) sur Hadrien c'est vraiment celui qui a ma prédilection.Histoire de lire un truc ballek je me suis lancé dans le Bossu de Féval. Je pensais détester, j'ai beaucoup de mal avec le roman d'aventures XIXe de cape et d'épée mais je rigole beaucoup pour l'instant.
Il y a une description d'un groupe d'épéistes au début on dirait purement l'ouverture de Réservoir Dogs ou tous les films de groupes de criminels. Le langage a beaucoup d'humour et de légèreté.
Je tiendrai probablement pas tout le bouquin mais c'est chouette.
parfait je pense que tu m'avais insulté quand je donnais mon avis sur le yourcenar, juste retour des choses.
Je fini la cathédrale de la Huysse, toujours pas lu mais Là-bas mais avec Durtal on dirait qu'il a abandonné l'idée de faire un roman. Déjà A rebours c'était à la limite, mais en route, puis la cathédrale plus encore c'est juste un précis d'érudition chrétienne. Pas désagréable à lire, mais ces dialogues ça me fait réaliser qu'il n'y a jamais de personnage chez la Huysse à partir d'à rebours, peut être en rade fait légèrement exception et c'est pour ça que je le préfère (puis ça traite de mon quotidien
), les moines dans en route et la cathédrale ce sont des surfaces lisses qui renvoient les paroles.
Dans en route y avait une évolution légère psychologique de Durtal, là y a les mêmes obstacles et moins exposés, je me rend compte que la seule évolution de Durtal j'imagine que c'est celle qui entraînera la clôture du cycle.Puisque c'est écrit en regard de la conversion du H je pensais que ça s'étendrait plus sur la foi que sur l'église.
"ça traite de mon quotidien" : tu retapes une vieille bâtisse à la campagne ?
je vis dans l'enfer de la province
Je relis le Désespéré de Bloy
L'enfer de la province mais rapide bronze de la capitale ![]()
La condition Humaine de Malraux, puis j'enchainerai avec La guerre de Troie n'aura pas lieu.
Il me manque 4 pièces de Racine à lire pour terminer l'auteur, mais je sature.
Comme souvent ces derniers mois / ces dernières années, je lâche au milieu les romans parce que c'est une forme qui me parle toujours moins.
Je me relance un petit cycle théâtre moderne et contemporain pour réfléchir un peu à la composition. Il faut que je reprenne Huis Clos que je n'ai pas lu depuis presque quinze ans et dont je n'ai plus assez de souvenir pour m'en servir efficacement.
J'ai attaqué par Le Père de Florian Zeller - qu'il a autoadaptée récemment au ciné avec Hopkins. Simple mais excellent. On propose les scènes dans le désordre, on escamote le décor et on utilise des personnages indéterminés pour nous faire vivre de l'intérieur une crise d'Alzheimer qui s'étend.
Très malin dans la compo' et bouleversant de vérité pour qui a eu le malheur d'accompagner un proche atteint d'une dégénérescence quelconque. Cela fait trilogie avec deux pièces qui s'appellent La Mère et Le Fils, espérons qu'elles soient du même tonneau.
Le 08 juillet 2022 à 23:37:12 :
La condition Humaine de Malraux, puis j'enchaineraie.
Je l'ai acheté il y a peu ; pour deux raisons :
1) parait-il que c'est un très bon livre
2) c'est le N°1 de la collection Folio 
Fini La rage de l'expression du Ponge, c'était pas mal et agréable à bouquiner pour une découverte de l'envers de la création poétique (ou contre la poésie, en l'occurrence). J'apprécie l'accès au côté chantier / recherches / hésitations qui précède l'établissement ou non d'un poème, et qui interroge en passant certaines notions (l'inspiration, la nature de la poésie, le pourquoi écrire, etc). Ici avec Ponge on a, entre autres, plus spécifiquement – mais sans développement, c'est intégré dans le courant des tentatives, des prises de notes, des réflexions qui entourent la création du texte – un petit accent qui est mis sur ce qu'est l'essence des choses à exprimer. Par ailleurs je ne m'attendais pas, au sein d'une démarche que je préjugeais toute prosaïque et simple, à une sorte d'alliage entre une approche se voulant scientifique et une dimension aux résonnances prophétiques sans Dieu par moments, dans la volonté, à travers ces poèmes-non poèmes, de faire "surgir les choses dans la parole" afin d'avoir une meilleure prise sur elles et de servir au progrès moral et technique de l'humanité.
Très intéressant en tous cas d'avoir accès à ses prises de tête (compréhensibles et en partie insatisfaites / infructueuses) au sujet des bois de pins ou du ciel de Provence. Le mal à se donner pour trouver la juste formule.
Je lis moins de romans en ce moment et un peu plus de non fiction que d'habitude sans trop de vergogne, c'est un peu la foire, mais je vais m'efforcer de me faire des romans pas trop longs entre-deux. Je lirai peut-être plus tard Les Forestiers de Thomas Hardy car il est un peu épais. J'avais envie de me relire quelques Molière mais comme je suis dans ma troisième année de non relecture (j'ai fait une exception pour un Shakespeare je crois), je vais tenir bon jusqu'en 2023.
Donc là j'hésite entre différents trucs, Le Chevalier au Lion que j'ai depuis un moment, Une vie, Le Diable boiteux, Le Nœud de vipères. Avec sans doute des nouvelles de Roald Dahl certains soirs.
Le 09 juillet 2022 à 07:50:52 :
J'ai attaqué par Le Père de Florian Zeller - qu'il a autoadaptée récemment au ciné avec Hopkins. Simple mais excellent. On propose les scènes dans le désordre, on escamote le décor et on utilise des personnages indéterminés pour nous faire vivre de l'intérieur une crise d'Alzheimer qui s'étend.Très malin dans la compo' et bouleversant de vérité pour qui a eu le malheur d'accompagner un proche atteint d'une dégénérescence quelconque. Cela fait trilogie avec deux pièces qui s'appellent La Mère et Le Fils, espérons qu'elles soient du même tonneau.
Je lis vraiment trop peu de théâtre mais ce genre de pièce me fait m'y intéresser davantage. J'ai mis du temps avant de me rendre compte – sans doute en liquidant une partie de mes préjugés sur l'art de la scène – des possibilités offertes par la création théâtrale, notamment comme ici pour traiter de sujets douloureux et intimes. J'ai longtemps eu l'impression qu'il fallait du roman pour aborder les choses en profondeur, mais maintenant le côté brut de l'oral et les ressources du "spectacle" à lire ou à vivre m'interpellent.
J'ai terminé Petit pays de Gaël Faye il y a un moment. J'ai vraiment un esprit impressionnable parce que ce bouquin m'a donné les larmes aux yeux deux fois. La seule autre fois où j'ai chialé c'était en lisant le premier des Rougon-Macquart. Je termine Château Noir de la Compagnie Noire et alors soit j'enchaînerai sur la suite soit sur autre chose. J'ai envie de lire plein de truc, notamment grâce à ce topic.
Première neige sur le mont Fuji Kawabata
Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas lu un livre par pur plaisir...
Après une relecture de L'Étranger, je continue le cycle de l'absurde camusien avec Caligula, puis le Malentendu
J'ai essayé le Mythe de Sisyphe mais j'ai abandonné vers la moitié c'était vraiment trop laborieux pour moi :mort
J'enchainerai directement par la Peste puisque je n'ai jamais lu le cycle de la révolte
Mes révoltes de l'académicien Jean Marie Rouart, récit autobiographique. Pour l'instant sa jeunesse dans un milieu petit-bourgeois bohème et intellectuel est plutôt sympathique à suivre.
Ah oui! j'ai lu In absentia de Raphaël Jerusalmy sur la trajectoire de deux personnages. Le premier est chargé d'exécuter à mains nus les prisonniers laissés pour mort après des expériences scientifiques, pour survivre mentalement il s'évade dans son imagination, en mélangeant le temps des croisades et des éléments de sa vie réelle. De l'autre coté, un collectionneur d'art juif homosexuel désenchanté, ayant largué ses origines. Les deux finissent par se rencontrer, l'un s'en allant vers la liberté, le second vers la mort. Un très beau livre sur le remord et l'ingéniosité de l'homme pour évacuer l'horreur du présent.
La particularité est l'utilisation de la deuxième personne du singulier pour marquer le détachement du détenu sur son propre sort, pour une fois justifié.
n'ayant plus de livres de la bibliothèque à lire, j'ai décidé de me mettre aux livres que j'ai récupéré de diverses manières (boite a livres, achat, livres d'un déménagement...)
et j'ai commencé par un petit polar de mary higgins clark: une chanson douce. 
si ca me plait, je le garde, sinon il va a la boite a livres du village ![]()
Je suis sur plusieurs bouquins que j'ouvre donc alternativement selon l'humeur, et j'ai commencé Le Chevalier au Lion. Je trouve les Chrétien de Troyes (en tous cas ses romans arthuriens) assez captivants. Dans la collection des "Lettres Gothiques" on peut le lire en ancien français en jetant un œil à la traduction en face quand on ne comprend pas ; ça ralentit un peu ma lecture mais ça ne fait rien, c'est un plaisir de me replonger dans cette langue et ces aventures.
Je lisais des nouvelles et de la poésie et L'homme sans qualités mais j'avais du mal à lire après le boulot.
Je vais repartir sur la lecture de roman PENDANT le boulot finalement
Au jour le jour de Bellow pour commencer.
Le 13 juillet 2022 à 17:33:47 :
Je lisais des nouvelles et de la poésie et L'homme sans qualités mais j'avais du mal à lire après le boulot.Je vais repartir sur la lecture de roman PENDANT le boulot finalement
![]()
Au jour le jour de Bellow pour commencer.
Tu bosses dans quoi actuellement ?
C'est quoi ta planque ton boulot Marlow ? 
Au jour le jour c'est un recueil de nouvelles.