Je devais le prêter à un pote mais bon.
Amaterasu ![]()
Tu parles de Fondation foudroyée et Terre et Fondation ? Ou de l'intégrale qui fait suite aux livres originaux d'Asimov mais qui n'a pas été écrite par lui ?
Le 18 août 2022 à 20:47:00 :
Le 18 août 2022 à 11:17:22 :
J'ai lu La planète des singes et La fille du train cette semaine. Autant le premier j'ai eu un peu de mal, autant le second était très bon, j'ai beaucoup accroché.Dis nous tout, qu'est-ce qui t'a déplu dans La Planète des Singes ?
D'ailleurs, je garde une préférence pour la fin du film de 1968.
Pour ma part le livre de Pierre Boule est exceptionnel. Je l'avais lu d'une traite.
Le 19 août 2022 à 21:00:49 :
Amaterasu
Tu parles de Fondation foudroyée et Terre et Fondation ? Ou de l'intégrale qui fait suite aux livres originaux d'Asimov mais qui n'a pas été écrite par lui ?
Je parle de Fondation foudroyée et Terre et fondation, j'ai pas pour objectif de lire ce qui n'a pas été écrit par Asimov.
Je suis sur Cent ans de solitude mais j'ai du mal à accrocher. L'histoire cyclique me donne du fil à retordre, j'ai déjà lu un tiers mais je me vois mal poursuivre
C'est fait pour être pénible et être l'incarnation même de la boucle.
Mais la fin en vaut la peine.
J'ai lu un résumé sur internet (ça ne m'empêche pas de continuer un livre s'il me plaît) mais la fin est-elle mémorable pour autre chose que le scénario (c'était écrit depuis le début) ?
Plutôt pour le sentiment d'accomplissement méta quand se finit le récit du livre et le livre lui-même qui se télescopent, toute la boucle que t'as mangée avant se résorbe de plus en plus avec ses cycles de plus en plus petit pour en arriver à cette espèce de point d'orgue où tout s'annihile.
C'est pas un plaisir narratif, c'est un plaisir de composition, d'arriver à l'épuisement de la spirale, et ça donne rétrospectivement beaucoup de sens au reste.
Le 19 août 2022 à 19:40:49 :
J'ai commencé Autodafe de Canetti
Volontiers tes impressions dessus.
Perso je suis sur Marelle. Je trouve ça très pâteux, très psychanalyse années 60, sale et sartrien, des emberlificotages métaphysiques, bref c'est daté et ça ne me plaît pas beaucoup et je zieute déjà le chapitre qui me permettra de prendre une pause (je fais les sauts de côté évidemment).
Je viens de finir Les îles Aran de John M. Synge, un récit de voyage dans les dernières communautés irlandaises où les anciennes croyances païennes côtoient une fervente pratique du catholicisme ... Enfin c'est comme ça que quelqu'un l'avait présenté il y a environ 2 ans sur ce topic.
Pour commencer, c'est très laborieux à lire que ca soit au niveau de la langue ou de l'édition que j'avais (Payot voyageurs, de nombreux retour à la ligne n'aide pas à avoir une lecture fluide), les phrases sont à couper au couteau et on tombe régulièrement dans des descriptions très banales. Quelques passages sont très intéressants, comme celui où John rencontre un jeune garçon très intelligent qui lui fait la lecture de l'irlandais, et qui refuse que John le prenne en photo avec ses habits cousus dans l’ile, car il préfère les vêtements plus moderne qu’il porte quand il se rend à Galway. Ou encore quand John fait la rencontre d’une jeune fille très enjouée, maniant le gaélique d’une drôle de façon, qui voudrait que John la prenne pour épouse si jamais sa première femme venait à mourir. Il y a bien d'autres habitants ou passages qui valent la lecture du livre. C'est juste dommage qu'il n'y ait pas une unité ou une ambiance qui arrive à être créé pour qu'un lien entre ces passages soit possible, j'imagine que c'est le genre du "récit" qui empêche cela pour Synge.
Ce qui m'a un peu plus gêné dans ce récit, c’est la constante vision de Synge. Il restreint les désirs et les envies des habitants pour en faire des objets à étudier et non des personnes qui veulent voir au-delà de leurs petites iles (qu’ils aiment). Ces îliens s’intéressent constamment aux actualités et sont avides de nouvelles, demande fréquemment à Synge si une guerre a lieu dans le monde. De plus, ils ne sont pas tant que ça « déconnectés » du monde, étant présenté comme « les derniers Celtes » … Je ne sais pas si c’était un choix éditorial, mais c’est complètement faux. On apprend au coin du feu qu’untel revient des Etats-Unis ou qu’une autre reçoit des lettres de ses sœurs en Allemagne ou dans d’autres pays du monde.
J’ai plus l’impression que Synge baigne dans sa vision des choses et ne voit que ce qu’il veut voir. Il se fait berner par les vieux du coin qui lui racontent des histoires de fées très bancales et par le premier timbré du village qui lui parle de malédiction. En fait, je n’ai pas vu ce qu’il y avait de particulier à cette petite communauté insulaire, on y mène une vie simple, rustique, tout cela enrobé de contes et légendes irlandaises avec une forte présence de la religion, mais pas de quoi en faire tout un plat. Surtout que la superstition a toujours côtoyé la religion catholique et ou protestante, si on s'intéresse à la vie religieuse de villages perdus d'Islande ou de Norvège aux alentours de 1898, on risque de tomber sur des communautés beaucoup plus complexes dans leurs croyances. J'ai plus l'impression que ce récit sert de notes de voyages à réutiliser pour un travail littéraire ultérieur.
Flann O’Brien dans Swim-Two-Birds permet mieux de voir le contraste entre le folklore et la « modernité », en passant d’histoires de fées et de lutins à celle d’un acteur de western, ou encore de chant sous la lune à celle d’un étudiant rêveur de Dublin.
Et pourtant, est-ce que c'est au vieux Synge qu'on apprend à faire la grimace, le débat est posé
J'aurai bien voulu qu'ils m'en apprennent de nouvelles.
Le 20 août 2022 à 14:36:49 :
Le 19 août 2022 à 19:40:49 :
J'ai commencé Autodafe de CanettiVolontiers tes impressions dessus.
Perso je suis sur Marelle. Je trouve ça très pâteux, très psychanalyse années 60, sale et sartrien, des emberlificotages métaphysiques, bref c'est daté et ça ne me plaît pas beaucoup et je zieute déjà le chapitre qui me permettra de prendre une pause (je fais les sauts de côté évidemment).
Tiens c'est marrant j'hésitais entre relire Marelle et lire Auto-Da-Fe justement.
Pour l'instant c'est plus drôle que ce que j'aurais pu imaginer, c'est fluide donc ça va bien à lire pendant les pauses, au boulot ou un peu saoul
Ma blague sur l'amitié entre Synge et Guenon était mieux

Top. Je suis content de l'avoir trouvé d'occase, j'adore lire des traités antiques de zoologie, d'agriculture, de géologie ou de n'importe quelle science et technique de la nature.
J'apprends plein de trucs.
Il va bien Khajit ? Ça a pas l'air d'être la grande forme
C'est la gueule qu'elle tire quand elle veut me faire croire qu'elle est au bord de la famine pour avoir sa pâtée plus tôt, c'est une grosse simulatrice.
Là je l'ai nourrie et d'un coup elle gambade

[13:42:55] <GrandGaffiot>
Plutôt pour le sentiment d'accomplissement méta quand se finit le récit du livre et le livre lui-même qui se télescopent, toute la boucle que t'as mangée avant se résorbe de plus en plus avec ses cycles de plus en plus petit pour en arriver à cette espèce de point d'orgue où tout s'annihile.C'est pas un plaisir narratif, c'est un plaisir de composition, d'arriver à l'épuisement de la spirale, et ça donne rétrospectivement beaucoup de sens au reste.
Je vois, j'ai déjà eu ce sentiment sur un jeu vidéo (Outer Wilds). Merci pour ta réponse.
Terminé Sido et Les Vrilles de la vigne que je lisais de temps à autre.
J'ai eu du mal à accrocher à Sido dans l'ensemble. J'ai trouvé des qualités à l'écriture, même si elle menace facilement de saouler à cause de son côté effusif par moments. Je ne suis pas contre le biographique fragmenté, par petites scènes, cependant ici j'ai eu l'impression de passer complètement à côté de la chose, qui m'aura peut-être paru trop parcellaire et trop superficielle. J'ai du mal à en tirer une vision solide, car cela ne fait qu'effleurer la complexité des personnes et des relations et nous jette dans un entre-deux qui en dit mais pas assez, sans que ce qui est dit se suffise bien à lui-même, dirait-on. On sent qu'il y a des dessous plus sombres au portrait idéalisé de la mère, par exemple, que point le thème de la jalousie ou de la préférence affective, sans peut-être que cela ait reçu le poids que cela méritait, à mon sens. Le personnage de la sœur aînée jette une obscurité, un malaise, qui semble faire une tache mal assumée dans un ensemble relativement propret.
Finalement il m'a semblé que Colette n'avait pas les moyens (les souvenirs) ou la volonté de caractériser, de froisser, le tableau davantage. J'ai eu l'impression d'une peinture sans légende.
J'ai trouvé les Vrilles plus intéressantes. Ca partait mal avec le premier texte qui est un petit conte qui explique le chant du rossignol, je ne suis pas fan de la lecture de récits étiologiques et je redoutais la monopolisation du recueil par le bucolique. Mais il s'agit d'un pot-pourri relativement varié, essentiellement autobiographique sans que cela soit forcément très significatif dans les textes, dont certains révèlent un regard de Colette assez piquant que je ne n'avais pas vraiment trouvé dans Sido, un rapport à la nature et au monde qui forme un portrait intrigant, parfois sympathique, au milieu d'un univers qui ne nous parle pas forcément. Je ne l'ai lu qu'à petites doses largement réparties cependant, car il est vrai que plus ou moins selon les textes il y a quelque chose dans l'écriture qui peut fatiguer.
Le 13 août 2022 à 11:52:53 :
Enfin fini Sido, c'était vraiment de la grosse merde et je suis certain que je ne l'enseignerai aps donc je vais skipper le deuxième livre au programme, les vrilles de la vigne.
Mais il y a des chats qui parlent dans Les Vrilles 
Je préfère les chats qu'expirent 
Bises, Francis