ARTHUR LE FANTASSIN QUI N’A PAS PEUR DU NOIR
Arthur est un poilu de la première guerre mondiale.
Cela fait des semaines que sa division est montée au front, la météo est mauvaise, la pluie tombe sans discontinuer.
Arthur sort de son trou et se met à son poste d’observation.
Les tranchées ennemis ne sont qu’à 50 mètres, on les entend s’agiter lorsqu’il y a une effervescence.
Mais ce soir là tout est calme, les boches doivent être comme nous, se dit Arthur.
Ils doivent être bien content quand leurs supérieurs les laissent en paix. Finalement, ils n’ont rien demandé et doivent avoir autant de mal que nous à comprendre les motivations de cette pourriture de guerre.
Arthur sent la mélancolie l’envahir.
Pourtant il n’a pas le droit de se relâcher, qui sait, le sort d’une bataille peut tenir à la vigilance des rares sentinelles dans les postes avancés.
Arthur vérifie une nouvelle fois les oculaires de sa lunette d’observation, et scrute l’horizon, à l’affût du moindre monticule qui se déplace.
Mais la nuit reste paisible.
Le lieutenant a interdit de fumer, il a aussi interdit d’allumer la moindre bougie, il n’y a aucun feu et les rares réchauds ne sont allumés que dans des trous bien profonds auxquels on n’accède qu’à travers un lacis de galeries toutes sombres. L’électricité est bien évidemment absente des champs de bataille, d’ailleurs il n’y avait pas encore de groupe électrogène portatif à l’époque.
Pourtant Arthur peut voir distinctement son équipement, il dispose d’un éclairage personnel de son invention qui fonctionne même par nuit noire alors que la lune est voilée et qu’il pleut des cordes.
Sauriez-vous deviner quel est la superbe astuce utilisée par Arthur et ses copains les poilus durant le première guerre mondiale pour s’éclairer même par nuit sans lune et sans faire de feu ?