J'ai testé le deuxième récit complet sur les Titans façon Rebirth, c'est quand même plus lisible que le premier avec son méchant kitsch au possible. Ici j'irais même jusqu'à dire que j'ai apprécié l'épisode 7 (le seul dessiné par Lee Weeks), la discussion qui se déroule entre Wally et Superman - les deux seuls personnages à se souvenir de l'ancien univers DC - donne envie d'en voir un peu plus. On imagine que ça sera lié à Doomsday Clock d'une façon ou d'une autre. Et même le petit côté soap entre Arsenal (qui nous la joue copie coolos du pauvre de Hawkeye) et Troya est pas mal écrit, disons que ça a réussi à m'arracher un sourire.
La suite est plus convenue, mais pas illisible non plus. Le retour de Bret Booth marque un retour en arrière côté qualité graphique bien qu'il s'en tire mieux que sur le premier arc : moins de têtes de gogols et de ridicule (Abra-Kadabra, au secours !). Le quintet de méchants fait un peu tiep en soi, un peu à la manière des Lascars de Flash, mais les Lascars ont un truc en plus qui fait que ça marche mieux. L'intrigue sur les transferts/marchandages de méta-pouvoirs a du potentiel à mon avis, et ça donne un petit écho assez moderne à tout ça car c'est pas tellement le genre de trame qu'on trouve dans les récits vintages alors qu'à l'inverse la mode "super pouvoirs pour tous" me paraît assez récurrente depuis quelques années.
L'annual part d'une bonne idée aussi en se faisant confronter les Titans avec leur copie conforme et paternaliste de la Justice League. C'est un truc qu'on ressent aussi dans la série régulière, malgré leur statut d'adulte complets les Titans restent perçus comme une équipe de seconde zone qui doit s'incliner face à la toute puissante justice league (même Troya le reconnaît à demi-mot quand elle dit à Superman "On a géré, monsieur" en baissant quasiment les yeux). Et pourtant dans le lot Wally a été Flash pendant plus longtemps que Flash (qui est le seul à ne pas faire preuve de condescendance), Nightwing a été Batman avec succès pendant un temps, etc. Dommage qu'une fois encore le vilain soit un guignol absolument ridicule dont on se fout éperdument pendant tout le numéro, mais au moins l'intention de départ m'a accroché.
Je vais continuer la série pour voir.
Sinon j'ai lu Metal #5 et c'est toujours aussi creux pour moi. J'ai l'impression que ça fait un an qu'on est dessus tellement ça me lourde à la fin, et entre chaque numéro j'ai déjà oublié le contenu du précédent. Du coup j'arrive plus à suivre mais de toute façon chaque nouvelle lecture me convainc que ce n'est pas un récit de grande classe. Tout juste quelques one-shots sur les evil batmen et le Batman : Lost avaient réussi à me capter un peu. Le reste est à oublier.