C'est Lacrymosa http://www.youtube.com/watch?v=7L1lhnGUJWE
http://www.youtube.com/watch?v=1MOkUwbAdEU
La critique de bouboul est la première que je vois en accord avec ma vision du film : Etat de nature vs Civilisation, l'un symbolisé par la mère, l'autre par le père (avec ses qualités et ses défauts, il passe sa vie à bosser pour finir licencié, mais d'un autre côté il y a l'art via le piano ou les disques = la production culturelle de l'humanité). Au final, ce que dit Malick, c'est le combat perpétuel de l'homme entre ces deux conditions, l'homme social et l'être humain "sauvage" (> Mother, Father. Always you wrestle inside me. Always you will.)
En gros, il met ça en parallèle avec la création de l'univers, et l'évolution de l'Homme depuis. La scène des dinosaures a mon avis, c'est la découverte des relations inter- êtres vivants, la découverte de l'empathie. Le reste de la séquence de la Genèse m'a pas super intéressé, elle ne montre que ce qu'il y a à montrer et avec une vision pas super originale.
Après, c'est Sean Penn qui fait la gueule, l'Homme écrasé par les immeubles, écrasé par sa propre production, par son évolution, par la modernité qu'il a créé.
D'autre part, dans ses relations avec sa femme, c'est la crise des rapports sociaux qui est évoquée, en parallèle avec la propre crise existentielle de Sean Penn qui se retourne sur son passé. Ça fait écho à d'autres crises qui traversent le film : la crise d'une famille qui perd son enfant, le moment critique du Big Bang, la crise d'adolescence.
Faut que je le revois pour le cerner encore un peu plus ceci dit. ![]()
Oh Terry mon amour !
Enfin. Enfin.
C'était long, dur, pénible ( l'attente hein ! )
Et la graal, le messie est arrivée. J'y suis aller avec crainte, vu les critiques assez néfastes lu avant.
Et finalement, après 2h20 on tire une conclusion : ceci n'est pas un simple film. C'est un chef d'œuvre. Un monstre qui rappelle 2001. Un film bouleversant qui en bouleversera plus d'un.
Par où commencer?
D'abord cette histoire de relations père/fils, haine/amour. Porté par des acteurs monstrueux ( surtout le petit jack, Brad et Jessica ), on a l'impression d'y être. De ressentir la violence exercé par le paternel, les moments de libération de l'ainée, l'amour infini de la mère. Plusieurs moments de grâce nous envoie au 7ème ciel : la mère lévitant, l'ombre des bambins jouant, Jack qui marche derrière son amour.... On va pas tous les citer, on y serait encore demain.
Les furtifs passages dans le "futur" sont brillant : on y voit Penn, bouleversé, en deuil de son frère mort depuis longtemps. La brillance n'est pas dans ce monde aseptisé ( même si à son habitude, Malick nous livre quelques plans qui touchent la perfection ), non, il se trouve quand ce Jack vieux, rêve : il déambule dans un désert sans fin pour finalement arriver à cette sorte de paradis. Moment de grace, moment de libération, finalement un moment d'amour le plus simple, le plus pur.
Mais le film ne s'arrête pas là : comme le titre l'indique, la vie. Et oui, après tout, qu'est ce que la vie? Question posé par une voix-off ( omniprésent pendant tout le film, récitant des prières qui ont une portée plus universelle ) Malick nous l'explique. Certes, tout le monde sait comment cela c'est passé. Certes des images de Home sont empruntés. Mais dites moi, si une personne nous l'avait raconté d'une telle manière? Images magnifiques, musique magnifique, il ne faut pas essayer de comprendre sur l'instant mais se laisser porter par le film, rentrer, ressentir, vivre.
Vivre. C'est ce que Malick nous montre. La vie.
même remarque que sur l'autre forum.
Craddick en moins quoi ![]()
J'ai envie de faire partager dans le monde entier !
Flerrence ![]()
Lucid a tout magnifiquement dit!
MrFuz35 Voir le profil de MrFuz35
Posté le 23 mai 2011 à 22:27:23 Avertir un administrateur
même remarque que sur l'autre forum.
Je ne vois pas un seul autre forum aussi objectif que celui-là pour exprimer ce qu'il est. Excuse-moi mais le 15-25 est d'une infériorité existentielle hors-du-commun, c'est impossible de se référer à tant d'esclaves sociétaires pour se donner un avis. Ils me désespèrent, leurs attaques infantiles en disent long.
Je viens de voir les critiques de certaines personnes opposant mère/père comme état de nature/civilisation, et je trouve cette comparaison absolument pertinente, je ne m'étais même pas posé la question sur ça, mais franchement c'est intéressant.
Après c'est vrai qu'on voit peu la mère, en tout cas moins de dialogue, mais je pense que c'est voulu : pour renforcer le conflit entre le père et le fils, c'est vraiment une dualité, la mère n'a pas un rôle primordial, mais elle reste un élément indispensable (quand le père pète un cable elle va au secours de ses enfants), cela montre aussi les déviances du père (trop autoritaire), qui vont à l'opposé de l'état d'esprit de la mère.
poil-de-castor
Posté le 24 mai 2011 à 02:22:38
MrFuz35 Voir le profil de MrFuz35
Posté le 23 mai 2011 à 22:27:23 Avertir un administrateur
même remarque que sur l'autre forum.
Je ne vois pas un seul autre forum aussi objectif que celui-là pour exprimer ce qu'il est. Excuse-moi mais le 15-25 est d'une infériorité existentielle hors-du-commun, c'est impossible de se référer à tant d'esclaves sociétaires pour se donner un avis. Ils me désespèrent, leurs attaques infantiles en disent long.
je plussoie. hier certain(e)s m ont attaqué en deformant mes propos juste pour trollé, car j avais dit quelques vérités derangantes pour les baufs. voir limite ils sont assez teubé pour y croire.
de toutes façon le 25/35 n est pas plus intelligent ou profond. ils mettent plus de forme, mais le fond est le meme. infantile et superficiel.
enfin sans généralisé, surtout sur le 18/25 ou il y a un peut plus de gens interessant. en meme temps il y a plus de monde c est normal.
mais le forum cinema a l air d etre le plus évolué de jvc
L'opposition Nature/grâce n'a de toute façon pas grand sens, ce sont des termes utilisés de façon mystique, dans un cadre religieux, et il n'y a vraiment rien de philosophiquement pertinent à construire là-dessus.
Mais ce que Malick cherche à nous montrer surtout, c'est qu'il n'y a aucun jugement à porter. L'adulte est la résultante de son expérience personnelle et de l'éducation qu'il a reçue.
A ce titre, l'opposition entre le père et la mère doit peut-être plus être vue comme une complémentarité.
Je suis heureux d'être allé voir le film dans un cinéma de quartier. Personne n'a rit, personne 'na quitté la salle. Tout le monde savait (à peu près) à quoi s'attendre.
Question pour tous : à votre avis, que signifie le dernier regard de Sean Penn, avec ce sourire qui se dessine? Est-ce de la fierté? Est-ce le bonheur d'avoir compris?
Si vous faites référence à mon message, sachez que j'oppose père/civilisation à mère/nature, pas nature à grâce.
Je viens de voir le film, film que l'on pourrait rebaptiser "2011, l'odyssée de la vie", ou plutôt "L'odyssée de l'Univers" de manière tautologique.
A travers le prisme d'une famille américaine (ou plutôt simplement humaine), de la naissance, de la mort, de l'évolution physique et de la personnalité des protagonistes (notamment un passage superbe sur la naissance du complexe d’œdipe), Malick nous conte tout simplement ce qui est une réalité scientifique basique que beaucoup de monde ignore (d'où certaines railleries cupides sur la scène où l'on voit des dinosaures qui ne font que démontrer l'ignorance de ces mêmes personnes): nous sommes des poussières d'étoiles, nous faisons parti du continuum de l'évolution de la matière à travers le temps.
Depuis l'époque du "big bang", qui a permis à l'espace de s'étendre et donc à la lumière de s'échapper tandis que la matière s'organisait en galaxies, nébuleuses (pouponnières d'étoiles en parallèle avec la scène du foetus dans le ventre de la mère), étoiles, planètes, ses dernières étant les conditions préalables à l'émergence de la vie, des êtres unicellulaires aux humains, en passant bien évidemment par les dinosaures hé oui!
Ceci dit Malick a recours à la notion de "Dieu" pour donner naissance à l'Univers autant que la mort de tout ce qui y vit.
A vrai dire Dieu n'apparaît pas dans les affaires humaines dans "the tree of life" (questionnements sur la mort d'un des membres de la famille), bien qu'il y ait des références chrétiennes dû au contexte social de l’Amérique, Malick fait plus appel à un principe panthéiste, où Dieu est la cause de tout.
Cette référence divine ne me gène pas en ce sens qu'elle n'est pas prosélyte, mais poétique, presque à la manière dont les bouddhistes se représentent la beauté de l'Univers.
Les acteurs sont tous aussi excellents les uns que les autres, Brad Pitt en tête en père autoritaire. Mention spéciale aux jeunes acteurs.
Les musiques sont aussi sublimes, berçant le film tout autant que la lumière, notamment par le biais de références au Soleil: On est dans un film sensible, sensitif, presque autistique.
A vrai dire si vous vous y plongez totalement, vous ne verrez pas le temps passer.
C'est un chef-d’œuvre pour moi.
Cela ne vous gêne pas quand même un peu, malgré la beauté des images, toute la partie genèse qui, pour pas mal de plans, fait vraiment "2001". Surtout, Malick a pris le même directeur des effets visuels que Kubrick (Douglas Trumbull).
C'est au-delà de l'hommage là, non ?
Euh franchement ça ressemble pas plus que ça. Je la trouve plus réussie que la séquence hallucinatoire de 2001.
Non mais attendez Malick ne rend hommage à personne là.
L'intégrité, la sincérité et l'humanité de Malick ne sont pour moi pas à remettre en doute.
Son film est un hommage à la vie qui est quand même en grande partie due à la nature. Sa passion pour le sujet n'est pas nouvelle.
C'est à appréhender dans ce sens là. Franchement, je pense qu'il y a, au-delà de leru statut respectif, d'imenses différences entre les 2 réalisateurs
Rudydentler
Posté le 24 mai 2011 à 16:19:03
Mais ce que Malick cherche à nous montrer surtout, c'est qu'il n'y a aucun jugement à porter. L'adulte est la résultante de son expérience personnelle et de l'éducation qu'il a reçue.
pour certaines personnes la personnalité joue beaucoup plus dans le fond...
Disra[For3v3r] Voir le profil de Disra[For3v3r]
Posté le 24 mai 2011 à 15:49:13 Avertir un administrateur
L'opposition Nature/grâce n'a de toute façon pas grand sens, ce sont des termes utilisés de façon mystique, dans un cadre religieux, et il n'y a vraiment rien de philosophiquement pertinent à construire là-dessus.
Je crois que tu te trompes. Il m'a parut clair que par les termes suivants, il désignait bel et bien des choses concrètes. Par la voie de la Nature, Malick désigne les instincts primaires qui dirige l'être humain, c'est l'instinct de survie que possède chaque être vivant, celui qui va pousser l'homme vers l'égoïsme, la vanité, etc...
L'être humain se doit de combattre cet instinct, le contenir et laisser place à des valeurs plus vertueuses.
C'est la voie de la Grâce.