Govou : «On veut la gagner»
Govou et l´OL se méfient de la Roma. (L´Equipe)
Sidney Govou fait partie des rares Lyonnais à avoir déjà franchi à trois reprises les huitièmes de finale de la Ligue des champions, contre la Real Sociedad (1-0, 1-0), le Werder Brême (3-0, 7-2) et le PSV Eindhoven (1-0, 4-0). Même s´il n´a pas joué les six matches (contrairement à Malouda, Juninho et Coupet), l´ailier droit rhodanien est bien placé pour évaluer la pression qui entoure son équipe. Pour lui, c´est clair : jamais Lyon n´avait préparé un huitième de finale si compliqué.
«Je le pense aussi, a-t-il reconnu mardi lorsqu´il lui était demandé si c´était le plus difficile des quatre huitièmes de l´OL. Ils étaient nombreux à ne pas dire ça au moment du tirage au sort. La Roma est une grosse équipe. Ils jouent bien au foot. C´est vraiment l´équipe qui joue le mieux en Italie. Je ne pense pas qu´on soit favoris», insiste Govou, en écho à son entraîneur, qui a parlé de «50-50» pour évaluer les chances de qualification.
« Davantage d´atouts cette année »
La pression vient aussi du fait que l´attente entourant l´OL n´a jamais été aussi forte concernant la victoire finale en Ligue des champions. «Va-t-on la gagner ? On ne sait pas. Veut-on la gagner ? Ça, c´est sûr. Depuis qu´on la joue, on veut la gagner. Il y a cette année beaucoup plus d´attente du côté des médias et des supporters. Nous, on a jamais dévié de l´objectif, même si on sent qu´on a davantage d´atouts dans notre jeu cette année.»
S´il craint la Roma, Govou n´a pas peur de la fusion du Stade olympique, «qui pourrait surprendre les Lyonnais» selon Philippe Mexès. «On a suffisamment d´expérience pour passer au-dessus de tout ça» dit Govou face à la perspective d´affronter 75 000 tifosi. Reste qu´une élimination si tôt dans la compétition serait un échec. «Tout dépend du scénario. Si on tombe sur une équipe qui nous domine match aller et match retour, il n´y aura rien à dire». Contre les équipes italiennes, c´est rarement aussi simple que ça. - Cé. Ro. (à Rome)