Foot - L1 - PSG : Hellebuyck : «Un groupe naît»
Un peu moins de quatre mois après avoir quitté Saint-Etienne, David Hellebuyck devrait effectuer son grand retour, ce week-end, dans le Chaudron. Habituellement peu disert avec les médias, l´ancien gaucher stéphanois a accepté d´évoquer ce match et son début de saison au PSG.
David, serez-vous présent sur la pelouse de Geoffroy-Guichard, dimanche, pour le match ASSE-PSG ?
Je l´espère... J´étais titulaire contre Nancy il y a une semaine, puis je n´ai pas joué contre Derry. Alors peut-être que je serai aligné à Saint-Etienne.
Et si ce n´était pas le cas ?
Ce serait une grosse déception... Je serais même dégoûté (sic). Cela me ferait vraiment c... d´aller m´échauffer derrière les buts à Geoffroy-Guichard. J´ai envie de jouer ce match ! Ensuite, j´espère qu´on va faire un bon résultat, d´autant que le PSG est revanchard après le 3-0 concédé la saison dernière.
Plus généralement, comment imaginez-vous votre retour dans le Chaudron, où vous avez passé cinq saisons ?
Ce sera spécial. Encore maintenant lorsque je regarde les Verts à la télé, ça me fait bizarre...
Avec un peu de recul aujourd´hui, pensez-vous avoir fait le bon choix en quittant Saint-Etienne pour le Paris Saint-Germain ?
Vous savez, le jour où j´ai signé au PSG, j´étais déjà sûr d´avoir fait le bon choix. J´ai passé de supers moments à St-Etienne, les gens m´aimaient bien. Mais après cinq ans, j´avais fait un peu le tour de la question. Et puis ça fait du bien de connaître autre chose.
Comment s´est passé votre adaptation dans votre nouveau club ?
Les gens ne se rendent pas compte, mais changer de ville, de club, de maison, ce n´est pas évident. Il m´a fallu un à deux mois pour m´adapter. En revanche, j´ai effectué une très bonne préparation. Peut-être même la meilleure de ma carrière.
A votre départ de Saint-Etienne, certains n´ont pas hésité à dire que le contexte parisien n´était pas fait pour un garçon aussi réservé que vous ?
Je ne suis pas quelqu´un de timide, mais de discret, c´est vrai. Ceci dit je prends de l´âge, j´évolue. A Paris, j´essaye de parler dans le vestiaire, de m´extérioriser. Je fais des progrès. Si certains me voyaient à Saint-Etienne, ils ne me reconnaîtraient pas (rires). Je crois que c´était au fond de moi depuis toujours, mais ça ne voulait pas sortir.
Sur le plan sportif, vous avez connu un début de saison pour le moins difficile. On vous a même vu être sorti par Guy Lacombe, à Sochaux (4e journée), peu avant la mi-temps...
Oui mais il faut se rappeler du contexte. Dès l´échauffement il s´est mis à pleuvoir à torrent. Idem pendant les quinze premières minutes du match. Rapidement, c´est devenu injouable. Quand on faisait une passe, le ballon ne faisait pas deux mètres. A la 40e le coach m´a changé. Et en seconde période, il s´est arrêté de pleuvoir... L´équipe a commencé alors à bien jouer. Bref, ça a été un peu la poisse pour moi. Mais franchement, le fait d´avoir été remplacé si vite ne m´a pas cassé le moral (sic). Car je persiste à dire que le terrain en première mi-temps était impraticable.
A votre arrivée dans la capitale, Guy Lacombe vous a-t-il dit clairement ce qu´il attendait de vous cette saison ?
Non, il ne m´a rien dit. Maintenant, s´il m´a recruté, c´est pour jouer, c´est qu´il croit en moi. Moi, je ne me pose pas de questions. Si je suis là, c´est bien que je peux tenir la route dans un tel club. J´ai confiance. Pour l´instant je me défonce. Je verrai bien où ça me mènera.
Depuis quelques matches, vous semblez être sur une pente ascendante...
Oui, ça va de mieux en mieux. J´ai marqué à Monaco, je n´ai pas démérité contre Nancy... Et puis je m´entends bien avec les gars.
D´un point de vue collectif, quelles peuvent être les ambitions du Paris Saint-Germain cette saison ?
Très sincèrement, je ne sais pas encore vraiment de quoi on est capable. On commence tout juste à trouver une vraie cohésion. Au début, il n´y avait pas de liant entre nous. C´est venu petit à petit. Le vestiaire vit de mieux en mieux, les gars se chambrent... On retrouve un bon état d´esprit. On sent maintenant la naissance d´un groupe, d´une vraie équipe. Et puis ont prend moins de buts. Il y a juste encore un souci au Parc selon moi. On n´a peur de perdre. On reste derrière, on recule trop, on n´arrive pas encore à se lâcher. C´est dans les têtes.
La bonne ambiance dans le vestiaire comme vous dîtes, n´a-t-elle pas été entaché par l´affaire Dhorasoo ?
Franchement, c´est pas qu´on s´en fout, mais on fait abstraction de ça. C´est un problème entre l´entraîneur et un joueur. Et puis à Paris, tout est grossi. Quand je vois certains journaux, certains articles dans la presse... Je me dis qu´il y en a qui recherchent vraiment la petite bête. Je peux vous dire que ça fait pas longtemps que je suis ici, mais j´ai déjà appris à me méfier de quelques personnes. Je fais le tri.
Pour finir, revenons sur le choc, dimanche, à Saint-Etienne. Que vous inspire le début de saison de vos anciens coéquipiers ?
Ils font un bon début de parcours. Dommage qu´ils aient perdu contre Auxerre. Ce fut un peu un coup d´arrêt. Alors j´espère qu´ils vont vite se reprendre, après le match contre Paris...
Propos recueillis par Julien Gourbeyre (à St-Etienne)