Review post end game :
Tales Of Arise fait parti de ces œuvres qui commencent bien. Très bien même. Pour être honnête, l'histoire ne casse pas trois pattes à un canard :
Une faction d'oppresseurs a réduit en esclavage une autre faction.
Evidemment, on va commencer le jeu en jouant un esclave qui souhaite libérer son peuple du joug des esclavagistes. Pour l'aider, une jeune femme originaire de la faction des oppresseurs va nous prêter main forte à la sauce Tsundere (Vous devriez déjà commencer à deviner la fin du jeu).
Dans les premières heures, on s'amuse, mais là où le bas blesse, c'est à partir du moment où on comprend que les mécaniques du jeu sont celles ci :
- Les monstres ont énormément de point de vie et tapent assez fort, ce qui fait s'éterniser des combats et prendre cher pour une centaine de points d'exp. Résultat du fight, on a craqué des items de soin, dépensé des PS (ah oui j'y reviendrai plus tard là dessus), pour 100 d'xp... C'est pas dingue
- Le système de points faible rend certaines attaques bonus complètement inutiles
- L'IA fait généralement ce qu'elle veut et fonce dans le tas sans réfléchir, du coup, on doit très souvent prendre la main sur les personnages pour les faire esquiver les patterns, mais en attendant, c'est notre personnage qui fonce dans le tas et qui se prend le pattern.
- Les PS...
Ahhhh les PS.... Il faut en parler. Dans un RPG, généralement un personnage a 2 types de ressources : Les PV et la mana (ou points d'énergie, c'est comme voul voul). Quand on lance un sort ou une compétence de CaC, on utilise cette ressource, et selon le jeu, cette ressource remonte plus ou moins vite.
Dans Tales Of Arise, il existe 3 ressources : Les PV, la JA (jauge d'actions), et les PS. La JA c'est la ressources qui permet de lancer des sorts offensifs, et les PS, c'est ce qui permet de lancer des sorts défensifs et de soutien. Chaque personnage possède une JA que l'on peut augmenter à mesure du jeu. Cette JA se recharge avec le temps.
Puis... Les PS.
Cette ressource est à l'équipe dans son entièreté, ne remonte pas au court du temps, sauf si on campe, mais on ne campe pas dans les donjons. Donc pour faire simple, un heal consomme des PS. Donc, un soigneur, va puiser dans une ressource d'équipe pour claquer un soin... Vous vous souvenez quand je parlais de l'IA qui faisait n'importe quoi ? Eh bien ça se répercute directement sur cette ressource. Donc votre jauge de PS va littéralement fondre à une vitesse incroyable et vous vous retrouverez très souvent sans soin, et selon les boss, sans équipiers, puisqu'ils meurent en boucle dessus.
Mais il existe une parade, il faut jouer soigneur et n'avoir dans sa barre de compétence que les sorts défensifs, donc, quand toute la team va wipe dans les 30 premières seconde face aux ennemis assez difficiles, vous aurez une jauge entière pour survivre et kite l'adversaire (cette méthode marche tout le temps, excepté au dernier boss). Mais il n'empêche que vous aurez l'impression de devoir faire un compromis dans ce jeu si vous souhaitez avoir une avancée confortable.
La deuxième partie du jeu.
Dans la deuxième partie du jeu, on se retrouve à dénouer les intrigues.
C'est loupé.
On a des révélations qui tombent comme un cheveu sur la soupe et on a le personnage principal qui devient de plus en plus une parodie de héro, faisant un monologue en serrant le poing et expliquant une cent cinquantième de fois pourquoi il n'abandonnera pas le combat et qu'il sauvera tout le monde. Donc on commence à spammer le bouton pour passer (quand on fait ça, généralement, c'est pas bon signe).
Graphiquement parlant, c'est joli. Ca a un côté aquarelle agréable.
Les commandes réagissent assez bien en combat.
Mais bon, il y a quand même pas mal de trucs qui font que ce n'est pas forcément un truc de dingue.
En conclusion, est-ce que Tales Of Arise est un Hit j-rpg ?
Ca dépend de la tolérance de tout un chacun sur ces points que j'ai cité précédemment...