Lorsque j’ai vu les premières images de Tales of Arise sur les réseaux sociaux, je me suis dit que c’était magnifique avec une vraie identité graphique et j’ai tout de suite pensé à mes heures passées sur le cultissime Tales of Symphonia.
J’ai sauté le pas et j’ai commencé à jouer au petit dernier.
Après avoir lancé le jeu, la première chose qui m’a sauté aux yeux ce sont les graphismes. Et honnêtement c’est terriblement moche. A l’heure des jeux comme Red Dead Redemption, Jedi Fallen Order, It Takes Two et j’en passe, c’est juste honteux de produire un game design pareil. Les niveaux sont laids, d’un niveau Firem Emblem Three Houses et quand on connaît la puissance de la Switch ça laisse songeur…
Finir un donjon pour se retaper tout le chemin inverse avec tous les ennemis qui ont respawn, c’est aussi de la fainéantise de développement pour prolonger la durée de vie d’un jeu.
Le développement est donc fainéant et ça se retrouve à chaque niveau du jeu.
L’apparence du personnage ne change pas quand vous récupérez des armures, les armes sont modifiées mais sont réutilisées avec des couleurs différentes. Le même défaut se retrouve sur les 8 ennemis que vous allez sans cesse rencontrer tout le long du jeu mais qui changent simplement de couleurs pour marquer leur différence.
L’apparence de vos personnages va néanmoins changer, notamment, avec les quêtes des hiboux. Et clairement c’est une super trouvaille, originale, drôle et assez kawaï. J’ai beaucoup aimé cet aspect du jeu. Mais le changement de skin devrait se faire en complément des items récupérés et non-uniquement avec deux ou trois skins débloqués par des quêtes alternatives.
Par contre il y a un vrai soin apporté aux effets lumineux et à la bande son qui sont deux points forts indiscutables du titre. Pendant les combats on oublie la faiblesse graphique et on se laisse apprécier les attaques combinées et autres artes utimes qui sont carrément classes avec ces effets visuels.
Les combats en eux-mêmes vont se diviser en deux catégories. Les bastons contre les ennemis classiques sont très faciles avec peu d’intérêt et les affrontements avec les boss qui sont globalement des sacs à PV inbouffables. La stratégie de vos alliés, pourtant si efficace dans Tales of Symphonia, devient un foutoir sans nom et vos alliés passent leur temps à crever comme des brêles.
Le scénario commence très mal avec des quêtes pour vaincre les différents seigneurs associés à un élément. L’originalité n’est pas du tout au rendez-vous. Heureusement la trame de fond est un peu plus intéressante. Mais le jeu est desservi par un piaillement permanent que représentent les saynètes. Vous allez manger de ces échanges entre vos personnages jusqu’à l’indigestion. Il n’est pas rare d’en subir plus de quatre d’affilée sur la fin du jeu. Ca donne l’impression désagréable que le soin qui n’a pas été apporté sur le contenu technique du jeu est passé dans l’écriture de dialogues infiniment longs et inintéressants.
Le pire du pire étant les cinématiques au framerate immonde (dédicace au passage du bâteau). Quand on s’appelle Tales of, il doit quand même être possible de produire 100% des cinématiques en animation japonaise et ça aurait quand même renforcé l’identité globale du jeu. Je pense qu’il y a autant de cinématiques en animation que dans Tales of Symphonia qui est sorti il y a 19 ans.
Pour résumer, le jeu est daté, que ce soit d’un point de vue graphique et technique. Rien ne respire la modernité. Ce n’est pas une mauvaise expérience, c’est simplement qu’il existe des dizaines de titres plus intéressants et originaux à découvrir, ne serait-ce que sur les deux dernières années.
Il faut également reconnaître que le contenu du jeu est très honnête et l’expérience se prolonge très largement au-delà de l’histoire principale. Pour un petit budget qui achète peu souvent des jeux, j’imagine qu’on en a pour son argent et la durée de vie est très honnête.