Assassin's Creed, ça fait partie de ces séries dont on attend avec angoisse la chute à chaque épisode. En effet, à force de nous pondre une merveille par an, on se dit bien qu'Ubi finira par faire une erreur, peut-être fatale (c'est ce qui semble être arrivé à God of War avec Ascension).
Mais là, que nenni ! Après un Assassin's Creed II au sommet (Que de souvenirs de Venise, Florence, San Germignano et Monterriggioni), un Brotherhood bien sympathique (Rome était magnifique, le système de recrutement des assassins et de conquête des quartiers très bien trouvé, et l'histoire tenait la route), Revelations se révèle être une belle et digne fin au volet Auditore de la Saga Assassin's Creed.
Tout d'abord, les graphismes sont toujours aussi bons, ce qui n'est pas un exploit, mais tout de même agréable. La ville, Constantinople, et vaste et variée, et l'on prend vraiment beaucoup de plaisir à explorer cet univers si riche et exotique à la fois. Le gameplay reste le même, sauf si l'on ajoute l'usage du grappin, qui facilite certaines ascensions, certes, mais ne change pas fondamentalement le système de jeu. La bande son est comme d'habitude efficace, et la durée de vie est plus qu'honnête (surtout pour un jeu de nos jours).
Mais ce qui m'a le plus plu, c'est que l'histoire n'était pas du tout bâclée, au contraire. On pourra certes arguer que l'intrigue de Desmond n'avance pas beaucoup, et c'est tout à fait vrai, mais hormis cela, je ne vois pas ce qu'il y a à critiquer. Ce n'est pas du Maurice Druon, bien sûr, mais c'est quand même déjà pas mal. Et puis, surtout, quel plaisir de rejouer avec Altaïr ! Enfin un épisode qui fait le lien entre Altaïr et Ezzio !
Pour conclure, je conseille vraiment ce jeu à ceux qui ont aimé les volets précédents, et aussi à ceux qui n 'y ont pas joué, même si je leur suggèrerais de commencer par le premier Assassin's Creed, ou le second à défaut. Un 18 n'est pas de trop, je crois, pour cette trentaine d'heures de jeu passée en un clin d'œil.