Quelle excellence ce Dark Alliance. Un véritable chef d'oeuvre, je ris bien des élitistes PC qui décriaient ce volet sur consoles. J'adore Baldur's Gate sur PC mais alors celui-là est incroyablement prenant et grisant. Son atmosphère tout à fait singulière attire incoerciblement le joueur sans que celui-ci ne puisse s'y soustraire. Une réalisation indubitablement transcendante. Les capacités de la PS2 sont clairement visibles, rares sont les jeux jouissant d'une technique de cette trempe sublimée par une ébouriffante patte artistique, les textures sont fouillées à tel point que même lorsque la caméra s'approche du personnage relativement petit mais à la modélisation sidérante de beauté, la cohérence visuelle est patente, c'est juste mirifique, le vent s'engouffre magistralement dans les arbres au degré de détail ahurissant engendrant une valse mirobolante de ses feuilles, l'ondulation de l'eau sur les murs ou les roches est synonyme d'une qualité visuelle époustouflante, les animations des personnages sont criantes de réalisme, les couleurs chatoyantes et la répercussion des sorts sur les textures est bluffante de beauté. Communiquer mon ébahissement serait indicible tant celui-ci est caractérisé par un paroxysme qui évolue en une véritable stupéfaction tant mon émerveillement poussé est inexorable. Une réussite visuelle incontestable. Le Gameplay est phénoménal, une véritable usine à jouissance. Faire exploser un tonneau de poudre en balançant une sphère glacée d'Otiluke est tout simplement délectable, nettoyer les longs couloirs de la mine avec une boule d'énergie qui électrocute tout ce qui se trouve sur son passage, chaque parcelle du décor étant balayée avec un ahurissant clascissisme, comme les adversaires se retrouvant amputés d'un de leurs membres si ces derniers se trouvent trop proches d'une explosion. Couplez un passage fermé bardé d'elfes noirs, ou de zombies avec quelques tonneaux disposés à la périphérie et ajoutez La Nuée de Météores d'Adrianna, vous obtiendrez un festival d'hémoglobine et de feu du plus bel effet, et rien que pour cela, BGDA mérite qu'on s'y attarde! Une pléthore d'armes est à la disposition (bien plus d'une centaine assurément) pour pourfendre ses ennemis de la plus idylliques des façons. Jamais la même ne vous sera attribuée quand sera venu l'exploration des cinq niveaux de la Tour D'Onyx. Tout y passe, Hallebarde, Marteau de Guerre, Epées Bâtardes, longues, courtes, Dagues, Hâches, Hâchettes, Morgensterns, Gourdins, Masse d'Armes, Arcs, Bâtons, Epieux,... Chaque spécimen étant associé à ses caractéristiques distinctes liées aussi bien aux éléments (feu, glace, électricité, magie...) qu'au physique (acéré, catégorie de maître ou de disruption, longueur, indice de supériorité, dentelé,...) Le must étant évidemment de regrouper le groupe d'armes ultimes mêlant éléments multipliés par l'indice de puissance, dans une catégorie de maître, et à la spécificité physique la plus poussée. Il faut compter des centaines d'accessoires, pour améliorer les attributs physiques et mentaux du personnage... Chaque augmentation de niveau donnera accès à un arbre de compétences qui évoluera à mesure des pérégrinations, Dommage que le jeu ne s'y prête que brièvement du fait de sa longévité certes conséquente mais rachitique comparé à la ribambelle de compétences mises en jeu, je pense surtout à l'Elfe ensorceleuse qui pour moi est la plus charismatique. En outre il est possible d'acheter du contenu à l'armurerie avec l'acquisition de dizaines de milliers de pièces d'or. Evidemment les prototypes les plus rares se trouvent dans les coffres, et le hasard uniquement fait que cette petite perle se trouve à l'intérieur ou non. En parlant de longévité justement, les quarante-cinq niveaux dont le titre est pourvu, tiennent en haleine pendant une bonne trentaine d'heures, malheureusement, elles défilent à une effarante vitesse tant le plaisir de jeu est incommensurable. J'aurais juste aimé que l'arbre des compétences se prête un peu mieux à l'évolution de la quête principale. Heureusement plusieurs modes de diffculté viennent parfaire le tableau, et autant commencer en Normal, le mode Extrême débloquable, c'est un véritable carnage. Le jeu bénéficie également d'un mode Coop qui exacerbe la délectation à son plus haut point tant les péripéties s'avèrent être encore plus burlesques et nerveuses. Quoi de plus hilarant et exaltant que Kromlech faisant tourner un thrall des montagnes en bourrique pendant que son compère (Vahn) le bombarde de flèches enflammées? La quête dans les Royaumes Oubliés s'avère être proprement hallucinante, même si le départ est un chouïa classique, Evoluer à La Porte de Baldur, aux Montagnes du Couchant ou encore au Marais de Chélimbre est exceptionnel d'autant plus que la fin de l'histoire à le don de surprendre! Un titre capiteux qui me galvanise encore aujourd'hui, une perle polie d'une irrécusable qualité dont beaucoup de licences devraient s'inspirer de nos jours.