La comparaison avec la franchise originale de Fallout est inévitable, à savoir les 1 et 2, tous les autres étant des hérésies sauf, dans une moindre mesure, New Vegas, qui a eu le bon gout d'avoir la participation de Chris Avellone, mais qui s'éloignait déjà un peu de l'esprit original à mon sens.
Je vais être très peu exhaustif mais parler de certains aspects uniquement.
Ressenti global
La comparaison avec les opus de Fallout sortis dans les années 90 est visiblement souhaitée par Tim Cain qui est à la réalisation sur ce jeu incroyable, et le ressenti est clair : j'ai eu la même "révélation" qu'en découvrant Fallout 1 à l'époque. La même sensation du potentiel que peut atteindre la franchise. Les mêmes traits d'humour, les mêmes références, tout ce qui faisait de Fallout un jeu pas lisse du tout, on le retrouve ici et c'est rafraichissant. Tous les petits détails qu'on peut glaner ça et là, sans pour autant être submergé d'info inutile comme c'est malheureusement souvent le cas dans les jeux Besthesda.
Scénario
On retrouve la même manière de raconter une histoire, dans un univers différent de Fallout, mais voulu pour invoquer des parallèles. C'est classique mais ça marche : on a nos gros méchants qui dirigent le monde, nos rebelles, notre guilde des marchands, nos compagnons, etc etc.
Avec ses propres variations évidemment... mais on sent des inspirations un peu partout.
L'histoire est prenante, il y a plusieurs manières de terminer le jeu... rien à dire la dessus
Le système de jeu
Les combats sont agréables et bien équilibrés, le système d'amélioration des armes est plus ou moins discutable car ça coute vite très très cher.
On a même un mécanisme, dont on peut se dire qu'il est ultra bateau (le bullet time) mais efficace.
Dans Fallout 1 et 2, au début du jeu on est une quiche et on rate tous ses coups, mais c'est du tour par tour.
Du moment où on passe sur des jeux en FPS, on peut plus faire du tour par tour. Sauf si on s'appelle Fallout 3, et qu'on a le système VATS, qui est désormais au panthéon des idées de merde.
Dans Outer Worlds, on a ce bullet time, dont la jauge est initialement très petite de sorte que même si le joueur est bon, c'est la capacité du personnage qui va permettre ou non de s'en sortir dans les combats. Et voila comment on fait cohabiter FPS et RPG, c'était vraiment pas dur.
Il y a quand même quelques ratés :
- le système des défauts, en l'état, est inutilisable car les malus sont très souvent trop rebutants par rapport aux bonus accordés.
- Les compagnons sont relativement équilibrés : s'ils meurent en combat, ils ne reviennent pas avant la fin du combat en cours, ce qui au début du jeu permet de ne pas prendre l'avantage trop facilement, en revanche assez rapidement il deviennent d'une part assez balèze et d'autre part assez utiles pour tanker le temps de faire des dégâts importants.
- Une sensation de monde quand même assez fermé (avec un carte façon Fallout 1 & 2, finalement) ce qui n'est pas tellement un problème, mais c'est surtout qu'il y a peu de lieux sur cette carte.
Ce ne sont pas les seuls, mais globalement ils me sont apparus uniquement à la fin du jeu, quand j'ai fait un peu le bilan de ce à quoi je venais d'assister. J'ai passé un moment incroyable avec la sensation que Outer Worlds 2 serait à la franchise ce que Fallout 2 a été à la sienne : le moment où l'univers devient bien plus grand et ambitieux, avec de nouveaux lieux, de nouvelles factions, de nouvelles armes, etc etc.
J'espère que cette prémonition est la bonne : mes attentes sont donc très haute pour le deuxième opus.