Dans le vif du sujet
Dès le lancement, nous sommes surpris par des vidéos humoristiques en noir et blanc présentant les différents attributs du personnage, celui-ci est créé après la cinématique qui introduit le jeu. L'histoire prend place en 2077 dans la maison d'un couple et de leur enfant. Nous incarnons au choix l'homme ou la femme. Codsworth est le robot domestique de la proprette maisonnée, pas de doute nous sommes bien dans le futur. La menace d'une guerre plane et un représentant de Vault-Tec vient nous annoncer qu'on a la chance d'avoir une place dans le bel abris 111. Comme par hasard, on est obligé de s'y rendre et une bombe nucléaire explose. Par une jolie pirouette scénaristique, on se retrouve 210 ans dans le futur.
Le Commonwealth, terre dévastée qui garde les traces de l'apocalypse est notre terrain de jeu. Très vite, trop vite même, nous rencontrons la population qui a imposé de nouvelles règles. On aura aussi la chance de croiser des goules, des mutants et autres joyeuses créatures...
Dans les mains
Le gameplay reprend le SVAV, système qui permet de ralentir le temps pour viser les parties du corps des ennemis et mieux asséner ses coups grâce à des pourcentages de réussite. Au bout de quelques balles bien ajustées, on peut faire des dégâts critiques qui aideront à finir les ennemis les plus coriaces. Si on tire sans passer par le SVAV, il y'a tout même beaucoup moins de fails que dans les précédents jeux de la licence. Pour renforcer notre personnage, on se connecte au Pip-Boy fixé à notre poignet pour rejoindre une belle interface rétro à la coloration verte sur fond noir. On rejoint ensuite la page des attributs : S.P.E.C.I.A.L (force, perception, charisme, intelligence, agilité, chance) et on répartit nos perks dans des branches soit pour améliorer les statistiques principales, soit pour débloquer de nouveaux talents. Le Pip-Boy sert aussi d'inventaire, il affiche la carte, répertorie les quêtes et affiche la satisfaction des communautés que l'on gère.
En effet, tout au long du jeu, on contribuera à l'expansion de notre colonie par le biais d'un système de gestion. Celui-ci est intéressant car tous les objets que l'on collecte ont une utilité, ils peuvent être recyclés et apporter des matériaux nécessaires à la construction de nouvelles infrastructures. Le côté ennuyant, c'est la physique des objets qui empêche souvent d'assembler les matériaux comme on le souhaite. Il y'a aussi un système de craft qui permet d'améliorer armes et tenues, de créer nourriture et objets de soin, toujours à l'aide des items récupérés.
Rétine touchée ?
Les graphismes sont la jauge de tout kikoo qui se respecte et il faut dire que Fallout 4 dispose de quelques arguments en la matière, la distance d'affichage offre de beaux panoramas et les effets météo sont variés. Plusieurs éléments sont bien modélisés tels que l'eau ou les routes et les personnages ne sont pas aussi rebutants que redouté. Par contre, dès qu'on approche de certaines textures, c'est très décevant, le métal est souvent crasseux, la verdure est plate/pixélisée.... Un effort est fait pour nous immerger dans ce vaste monde et lui apporter une réelle cohérence mais certains décors se répètent. Les tempêtes radioactives restent ce qui se fait de plus impressionnant et m'ont littéralement scotché par l'atmosphère qui en résulte, tout tape dans le mille, du visuel jusqu'aux sons d'ambiance.
L'orchestration du jeu, c'est un réel sans faute dès l'écran titre et les ambiances sonores sont toutes très travaillées. Un souffle épique émane de certaines musiques tandis que d'autres collent à l'univers post-apo et imposent une atmosphère mystérieuse. Dans les jeux en général les musiques de combat finissent souvent de manière abrupte mais ici, la note finale est parfaitement amenée. On peut déambuler au rythme des morceaux endiablées des années 50 en écoutant les nombreuses radio du jeu via le Pip-Boy. En revanche, les doublages laissent parfois perplexe, c'est le cas du personnage principal qui est trop monotone dans les intonations. Heureusement que Travis rattrape le tout, à la radio de Diamond City. Il est doublé par Donald Reignoux qui s'occupe aussi d'autres jeux connus et d'acteurs comme Jamie Bell, Andrew Garfield et Joseph Gordon-Levitt.
Qu’en penser ?
Le jeu souffre de nombreux bugs : textures qui sautent, jeu qui crash... c'est le lot de beaucoup de productions Bethesda mais ça n'a jamais été un frein pour les joueurs acharnés. L'univers est immense les quêtes sont bien écrites, les notes d'humour toujours bien amenées et le tout est très référencé ; que ce soit en hommage à d'autres jeux ou en rapport avec le cinéma, l'art, la littérature.
Au final dans un jeu aussi riche, le risque est de se perdre, de ne pas savoir quelle priorité donner aux quêtes. Fallout 4 récompense ceux qui osent aller plus loin, s'aventurer dans les sombres recoins d'une œuvre complète.