Bon bon bon, difficile d'attribuer une note à cet épisode qui ajoute tant d'un côté, mais régresse tant d'un autre.
Bref, on va commencer sur la première chose qui saute aux yeux quand on lance le jeu : Les expressions faciales des différents protagonistes. C'est probablement l'une des premières fois que des visages sont aussi bien représentés et sont aussi bien aboutis. Que ce soit Haytham, Lee ou encore Connor, c'est un réel plaisir d'évoluer dans un scénario dynamisé par des caractères faciaux réalistes et complexes.
Seulement voilà, à côté de cette jolie prouesse, le scénario, de Connor dans un premier temps, peine à décoller, il faudra attendre une bonne moitié du jeu pour obtenir la "captivation" dont ce titre mérite.
C'est dommage, d'autant plus par cela que la révélation d'Haytam, au début, tiens le suspense trop en longueur et ça traîne, ça traîne.
Au delà de du scénario longuet de Connor, on a l'histoire de Desmond qui continue, et celle-ci revient en puissance, c'est maintenant avec l'aide de son père qui nous allons enfin avec les révélations qui sa destiné a à nous offrir.
Ajoutez à cela des phases de gameplay intéressantes évoluant dans des décors nouveaux et nostalgiques, qui raviront les fans de la série.
Cela fait plaisir de voir le côté 2012 de Desmond traité avec tant d'application.
Bien bien bien, maintenant qu'avons nous pour appuyer cette histoire.... Des batailles épiques et titanesques de navires? Des facultés nouvelles et des combats au corps à corps à 1 contre 30? Des batailles rangées avec des centaines de militaires à l'écran?
J'en passe probablement, mais c'est là qu'une démonstration des possibilités assez grandes de cet Assassin's Creed.
C'est dommage que l'aspect infiltration, ou du moins discrétion, en pâtisse, on attend des méthodes un peu moins "fonce-dans-le-tas" d'un Assassin.
Cet opus est donc embelli d'un côté action bien ancré, (à l'instar des navires, hihi), mais j'ai fort l'impression que au détriment de l'ambiance, qui était bien plus forte dans Assassin's Creed II, ou encore Brotherhood.
Ce n'est pas un manque absolu, mais l'absence d'ambiance émotionnelle se fait quand même sentir après quelques heures de jeu.
Il suffit d'écouter les quelques musiques qui atteignent l'oreille, en plus d'être discrètes, elles sont loin d'être percutantes. Encore un petit point noir qui s'ajoute aux autres.
On peu noter aussi la disparition d'un aspect de gestion pour accueillir un aspect de missions redondantes et peu inspirées, lequel était le mieux? Je ne sais pas, mais en tout cas ce n'est pas l'aspect du jeu que nous retiendrons.
Je pourrais encore parler de beaucoup d'aspect du titre comme la diversité peu subtiles des décors, les villes mal choisies, la chasse pénible, les bons doublages, les fabuleux twist scénaristiques et plein d'autre choses mais bon... beaucoup d'entre vous ne lisent déjà plus à partir d'ici.
Mon fameux, ou pas, système de notation :
Game Design - 16/20 : C'est beau, c'est réfléchi, c'est cohérent, les personnages sont charismatiques, je ne sais pas vraiment quoi dire vu qu'il n'y a pas de défauts apparents, juste le choix de l'Amérique, qui me laisse un peu perplexe.
Sons - 16/20 : De bons doublages sans prétention, des bruitages réussis, une ambiance en mer remarquable, c'est dommage que certains personnages (Rebecca, par exemple) aient changé de doubleur et que les musiques ne soient pas percutantes.
Scénario - 17/20 : De nombreuses choses se passent mais il est difficile d'en parler sans dévoiler quelques éléments du scénario, cependant c'est un plaisir de suivre l'histoire de Desmond et aussi celle de Connor, même s'il faut s'accrocher un peu plus. C'est réussi mais cela aurait pu être mieux, d'autant plus qu'il y avait matière.
Contenu - 17/20 : Il y a énormément de choses à faire, des tas et des tas de quêtes, de ressources et d'armes à récolter. C'est dommage que certaines activités soient ennuyeuses et peu inspirées.
Gameplay - 20/20 : Rien que pour les batailles de navires ça vaut 20. Des combats terrestres réussis, des guerres percutantes, de nombreuses phases différentes, c'est une claire réussite.