Un jeu absolument génial ! Dès le début, la bande-son épique vous met dans l'ambiance : ça va casser du barbare, avec style, en latin, et violemment !
Les combats sont impressionnant, quand on pense que le jeu est de 2004, mais qu'il peut afficher 4000 unités sans sourciller, avec des détails moyens, mais amplement suffisants pour qu'une plongée en zoom au cœur des combats vous réserve du spectacle.
La gestion est très bien faite, et on se rend vite compte que le 100% militarisme ne mène pas loin, et que, si l'argent est en effet le nerf de la guerre, encore faut-il l'obtenir !
Le tuto est bien fichu, permettant de saisir aisément tous les aspects de ce jeu complexe, mais finalement aise à prendre en main grâce à celui-ci, et vous pourrez vite avoir la naturelle pointe d’orgueil qui vient lorsque l’on peut maitriser sans difficulté un jeu pareil. De plus, des conseils nous sont en permanence dispenses, fut-ce au combat, comme pour nous suggérer une approche face a une certaine situation, ou sur la carte globale pour nous donner des conseils quand a la gestion de nos communautés.
Le jeu nous happe très vite, et l'on se retrouve souvent à se rendre compte que l'on s'est pris d’affection pour une unité de vétérans qui, en plus d'avoir beaucoup combattu, en a gagné un moral d'acier lui permettant de tenir ses positions là ou des bleus auraient fui à cause du nombre d'ennemis ou de l'ampleur de leurs pertes.
Une caractéristique pouvant être a double tranchant est la surpuissance (relative, bien sur vous n’êtes pas invincibles, mais il est bien plus facile de remporter une bataille dont le rapport de forces est déséquilibré en votre défaveur si vous avez des légionnaires) de la faction Romaine qui, si elle vous facilite la conquête des 50 territoires dont vous avez besoin corse subitement les choses lorsqu'il faut se retourner contre les autre familles romaines et le Sénat, la prise de Rome étant l'autre condition nécessaire de la victoire. Habitue aux victoires faciles et aux retournements de situation spectaculaires en votre faveur grâce a vos troupes a la discipline sans failles, vous vous retrouves a goûter a votre propre médecine, et elle a un gout amer surtout lorsqu'elle se nomme "cohortes urbaines".
Toutefois, cela introduit une nouvelle profondeur de jeu qui n'est pas pour déplaire aux puristes qui peuvent regretter que le jeu soit (bon, il faut vraiment voir les choses bizarrement, mais je suppose que c'est le cas pour certains) facile. Il est de plus possible a ceux a qui cela fait peur de rapidement prendre le contrôle de Rome avant que les autres ne vous tombent dessus et ainsi de vous offrir une victoire rapide sur la campagne, si vous voulez vous contenter de la victoire par conditions. Toujours est-il que le end-game est relativement plus dur que le reste du jeu.
Cela ne m’empêche pas de donner a un 19 a ce jeu qui est excellent sous de nombreux rapports, un habile mix de tour par tour et de stratégie en temps réel. Attention, jeu addictif et chronophage, il sera difficile de vous extraire d'une campagne !