Anderlecht - «On ne me traite pas comme ça» ( 13/07/2005)
© Photonews
Walter Baseggio est un des Anderlechtois qui peuvent ( doivent) partir
ERMELO Sur les 31 joueurs partis à Ermelo, ils sont sept ( Baseggio, Zewlakow, Ehret, Grégoire, Peersman, Junior et Gerk) qui ne savent pas encore s´ils vont débuter la saison avec le Sporting. En effet, le club leur a fait comprendre qu´il ne comptait plus vraiment sur eux. Le nom le plus étonnant, dans cette liste, est celui de Walter Baseggio, qui était, jusqu´il y a peu, un monument à Anderlecht. Après avoir accompagné son épouse enceinte à l´hôpital pour un examen ( «C´est une affaire privée, mais ça va»), il a rejoint ses coéquipiers aux Pays-Bas pour les deux derniers jours de stage.
Walter Baseggio, on est à deux semaines du premier match officiel d´Anderlecht. Savez-vous de quoi sera fait votre avenir?
«Non, c´est toujours du 50-50. Il y a des clubs qui ne reprennent les entraînements qu´entre le 15 et le 20 juillet: tout est encore possible. La situation financière des clubs italiens n´est toujours pas claire, donc je me concentre sur ma préparation à Anderlecht.»
Ce sera soit Anderlecht, soit l´Italie?
«Je parle de l´Italie parce que je parle italien, mais les championnats français et espagnol sont aussi intéressants. Je n´exclus rien, même pas un autre club belge.»
Charleroi malgré tout? Ou le Standard?
«Personnellement, je n´ai jamais parlé avec le Standard. C´est dans les journaux que j´ai appris l´intérêt des Liégeois. Je n´ai été contacté que par Charleroi et par monsieur Boskamp pour Stoke City. Ça m´a fait plaisir qu´ils aient pensé à moi mais je préfère me concentrer sur Anderlecht.»
Cela vous fait mal d´entendre qu´Anderlecht ne s´oppose pas à votre départ?
«Oui, ça fait mal. Cela fait dix ans que j´évolue dans ce club. Je lui ai offert tellement de bons services. À cause de ces trois mois difficiles à la fin de la saison passée, je me retrouve dans cette situation-ci. Tout me retombait toujours sur la tête quand quelque chose n´allait pas, alors que je n´ai presque pas pu jouer! Devoir quitter la famille qu´est pour moi Anderlecht, serait pénible. J´ai envie de prouver qu´une saison n´est pas l´autre.»
Est-ce que vous vous êtes remis en question, cet été?
«Oui, j´ai réfléchi et je me suis regardé dans le miroir. Je me suis dit que je n´étais pas en grande forme la saison passée. Je n´étais pas le roi sur le terrain. Mais qui n´a pas connu des difficultés à se manifester, dans le championnat précédent? Est-ce que le deuxième tour était si bon? On n´a pas pris plus de points sans moi. ( Silence) Non, on ne me traite pas comme ça. On m´a mis en difficulté.»
Selon Constant Vanden Stock, vous êtes trop préoccupé par vos affaires à Clabecq.
«Ça m´a blessé de lire ça, parce que je n´ai fait qu´acheter ces bâtiments. Je ne travaille pas dans des cafés ou quoi que ce soit. C´est ridicule de dire ça. Ces endroits me donnent beaucoup d´amis, et l´amitié est très importante pour un joueur de football. Est-ce qu´on préfère que je sorte tous les samedis en boîte et que je boive? Quand je vais dans mes établissements, je bois un verre et je rentre à la maison. Je donne du travail aux gens de Clabecq et j´essaie de créer de l´ambiance. Non, vraiment: j´ai la conscience tranquille.»
Pouvez-vous vous motiver à préparer la saison avec Anderlecht?
«Oui, j´ai pris de bonnes vacances, je me suis bien reposé et maintenant, je donne le maximum pour être prêt. J´ai un contrat jusqu´en 2008: je dois le respecter!»