Dans cette même nuit cependant, deux êtres erraient sans fin entre les murs de leur prison...
Léo portait un vieux sweet shirt déchiré et qui puait la poussière d´os cramoisie, il avait le cheveu blond cendré, les yeux d´un bleu glacial et les traits du visage assez fin pour qu´on l´eut cru sortit des mains de dieu, et sa peau était d´une blancheur cadavérique, tout comme sa soeur, a qui il faisait face... Il se ressemblait en tout point, sauf que l´un était une fille et l´autre un garçon, des jumeaux...
-Qu´est ce qu´on fait maintenant? Dit Léo pour briser le silence devenu insupportable...
-Je ne sais pas, répondit sa soeur Johanna, où est père?
Léo se relevait alors pour aller s´allonger sur la dalle de son sépulcre préféré, un immense sarcophage taillé dans un marbre d´un blanc intense. Léo répondit alors:
-Je l´ai entendu partir la nuit dernière très tard... Tu dormais, moi je n´y parvenais pas. Depuis il n´est pas revenu. Il ne m´as pas vu pendant que je l´épiait par notre trou. En parlant de ça... Si on sortait?
Tout à coup, Léo sentit le regard pesant de sa soeur sur lui... C´était défendu de sortir, il le savait, mais que faire? Père était parti depuis trop longtemps, il fallait partir a sa recherche!
Johanna se leva à son tour pour s´assoir sur la dalle couverte de poussière près de son frère:
-Tu sais bien que père nous interdit de sortir en plein jour, et dans une heure, il fera jour.
Léo toisa sa soeur de pied en cape, elle était vraiment magnifique dans la pénombre, ses formes pleines et généreuses étaient une invite à la caresses et à la luxure, ses formes rebondies aurait fait ceder n´importe qui, mais Léo n´y prêtait guère d´attention en cet instant, il lui dit simplement ce qu´il pensait:
-Père n´est pas revenu, si on reste içi, on va crever de faim, il faut partir à sa recherche, viens avec moi.
Sa soeur réflechis un instant avant d´aquiescer faiblement. Léo bondit sur le sol et se dirigea derrière le profond sépulcre pourri vers le mur du fond, il s´agenouilla, et poussa tout d´abord une pièrre, puis deux, et enfin trois, cela laissait un passage assez grand, il se glissa hors de la fausse, dans l´air froid de l´hiver, et sa soeur le suivit, elle connaissait la manoeuvre, elle devait remettre les pières a leur exacte place, elle s´empressa d´executer tout ça dans la précipitation, si bien qu´elle en cassa l´une contre une autre, Léo n´avait pas le coeur à la gronder, il l´aimait trop pour ça, il l´aida a remettre les pières tant bien que mal à leur place. Ils se dirigèrent ensuite vers les allées du cimetière, de leur domaine. Ces deux adolescent de 15 ans, le garçon très élançé et trop mince pour son âge et la jeune fille pleine en chair et en beauté, trop aussi pour une fille de son âge, on eut dit deux louveteaux affamés se baladant a la lisère d´une forêt. lorsque Léo avait réussis a sortir la première fois de la fausse, à l´âge de 12 ans, c´était un hiver comme celui-là, a la difference qu´il y avait de la neige partout, c´était merveilleux, c´était la première fois qu´il pouvait voir le monde... Seul, sans père, sans Johanna, il avait garder jalousement son secret pendant quelques semaines et sortait quand sa soeur dormait, mais il fini par tout lui avouer et ils sortaient donc une ou deux nuits par semaine,en dehors des balade avec Père, mais jamais le jour...
Léo marchait dans l´allée de la fausse, suivi de près par sa soeur, le cimetière était immense, ils en avait fait le tour plein de fois et en connaissait chaque secret, chaque dédale, chaque passages, pas un centimètre ne leur était inconnu, mais ils n´avait jamais franchis les limites du cimetière sans père, il ne les emmenait dehors qu´une ou deux fois par mois, pour aller dans une maison en campagne,loin de la ville de Paris... Paris. Léo ne connaissait que cette ville... Et encore, il ne connaissait que son nom... Il savait aussi qu´on l´appellait parfois la ville lumière, mais il ne savait pas pourquoi, parce qu´a chaque fois qu´il voyait la ville de l´autre côté du grillage, la nuit, tout était si sombre, tellement emplis de ténèbres...Si cela était la lumière, qu´est ce qu´était l´obscurité? Le néant? L´abîme? Léo réflechissait trop parfois, il avait tellement soif de liberté, à l´inverse de sa soeur qui s´était habituée a sa condition de séquéstrée, Léo savait que le monde était grand,il avait des limites certes, mais il rêvait beaucoup de l´exterieur, il savait que le monde était grand... Bien plus grand que son cimetière. Peut être que cette nuit... Lui et sa soeur franchiraient le grillage de leur domaine et sortiraient dans le monde... Sans père. Livrés à eux-même...