Bon voilà, on se permet de faire un deuxième topics, pour ce concours auquel nombre de forumeur d´ici, on participé.
je tiens à remercier tout les candidats de l´effort fourni pour ce petit jeu.
Nous allons dans une premier temps posté, les textes des candidats, les deux premiers textes qui vous seront posté seront les notres, pour inaugurer ce topics, et ensuite, il seront posté dans un ordre aléatoire mais toujours par couple.
Malheuresement je dois vous avouer que j´ai perdu le texte de shauncrahan partenaire de cécile, nous attendront donc son retour pour le poster.
Je dois aussi vous annoncer une petite suprise de dernière minutes, en effet, il fut imaginé un temps que sofea se retrouverait sans partenaire, pour pallier à ce défaut, plusieurs gentlemens ont écrit une lettre destiné à soféa, dans le sujet du concours.
Puisque le couple soféa ever est en fait en pleine forme.
Ces textes seront hors concours, mais nous n´allons pas manquer de vous les présenter.
Les notes attribué par fleur de jade et moi même, arriveront en fin de semaine.
Les textes hors concours seront aussi notés, même s´il ne seront pas pris en compte dans le classement.
J´espère que notre organisation relativement improvisé ne vous decevra pas trop.
Bonne lecture, ce qui je pense est assuré vu la qualité de vos oeuvres.
Mon Zech,
Hum… Quelque chose à te dire, tant à te dire… Je n’ai pas la force, je vais tout de même essayer d’y parvenir. J’ai honte, honte, aies pitié. Toujours ces fichus mots qui ne veulent pas sortir de ma plume… Peut-être parviendrai-je enfin à te le dire ce soir… ou pas, si c’est le cas, je suis désolée. Je sais que tu l’attends et c’est bien normal mais je ne peux pas si facilement, comprends moi. Je ne sais pas d’où ça vient, mais il est sur qu’il y a quelque chose qui bloque. Enfin, nous ne sommes pas là pour parler de mon manque de promesses affectives, après tout. Et après tout, les circonstances ne se prêtent pas vraiment à ce genre de tergiversions.
Il est un jour où les gens se séparent, où chacun apprend à faire sa vie, seul. Où l’homme vole, tel l’oiseau, de ses propres ailes. Je suis ce rossignol, en quête de liberté. Ou non… En réalité, je me mens à moi-même en me disant ça… J’avoue, j’ai rencontré quelqu’un. Ne t’inquiète pas, je ne l’aime pas… Mais, mais… Il est fort. Un dilemme monstrueux me poursuit.
Avec toi, je suis belle, avec lui, je suis forte. Tu connais depuis longtemps maintenant ma récalcitrante faiblesse. Incapable de s’assumer, tout comme incapable de faire preuve d’amour… Mais besoin de liberté. Cet homme, oui, il m’apporte la liberté ! Comment ? Simplement, les chaînes de l’amour n’ont pas d’emprise sur moi avec lui. Evidemment, il me soutient mais je ne dépends pas sentimentalement de lui. Moi qui l’ai toujours rejeté, c’est une bouffée d’oxygène.
Je me doute qu’avec ce que je te dis là, tu vas tomber des nues. Tu penses que mon manque de tendresse provient d’un manque d’amour alors que c’est tout à fait le contraire. Mais je te comprends, tant mieux, la séparation pour toi n’en sera rendue que plus facile. Comme rien ne vient jamais seul, la culpabilité m’a accompagné dans ma démarche. C’est de là en effet qu’est issue la froideur de ces derniers temps, raison de plus pour toi de te débarrasser de moi.
Je devrais arrêter de parler ainsi, je me pose comme victime. Je ne le suis pas, c’est moi qui t’impose cette situation et cela égoïstement. Même si j’ai l’impression que j’en souffrirai plus, mais ça c’est une autre affaire, tu n’as pas à entendre mes plaintes, mes sanglots, mes regrets. Tu sais bien de toute façon que ce n’est pas à mon habitude.
Mais tu me connais bien…
Dans mes yeux s’éteindra une lumière, ce pétillement, remplacé par l’étincellement d’une larme reflétant le soleil. Tu remarqueras cette disparition, les autres n’y verront que du feu. Ce feu qui me dévore quand je pense à toi, il me dévore tel un loup, et c’est bien là le problème.
Mais toi, que seras-tu ? Je m’en veux de te faire du mal, même si c’est malgré moi. Tu ne l’as pas mérité. Toutes ces fois où mes yeux, plongés dans les tiens, s’en allaient à rêver. Mais de quoi rêvaient-ils ? Je voyais dans les tiens la joie et le bonheur, que découvrais-tu sur mon iris ?
Ces moments d’osmose, ils resteront à jamais gravés dans mon cœur mais… à l’encre de chine ou à l’indélébile ? Qu’importe ? Ou non, la pureté, l’élégance, le tact, le noir de jais face à l’immortel, grossier, brusque… immortel, immortel…
Moments merveilleux, ils ont parsemé mon passé.
Que me réserve l’avenir ? Le courage de remettre en jeu et de découvrir. Découvrir avec des yeux d’enfants. Avec une pureté, sans toi, sans ce besoin que tu étais pour moi.
Avenir plein de sacrifices, ces lèvres chaudes… Mais plein d’interrogations, plein de bonheur peut-être, aussi ?
J’ai donc fait ce choix, personnel, je perdure dans la médiocrité.
Mais pourquoi tant épiloguer alors que la fin semble tracée ?
Je pense que je le sais, enfin, un jour, à jamais, tu sauras ce que j’ai éprouvé pour toi. C’est une solution de fuite de mon côté, comment plus facilement l’avouer que lorsque tout est fini et que le crépuscule pointe son nez ? L’aurore d’un nouveau départ nous attend, mais avant, au moins, je te l’aurai avoué. Je me serai libérée lâchement mais tout de même.
Dommage, j’ai toujours aimé les happy ends.
Je t’aime… je t’aimais ?
Une fleur faite de jade.
Ma chère et tendre Jade,
Je t’écris cette lettre douloureuse, car j’ai décidé de te fuir. Je t’aime et tu le sais, nous avons vécu ensemble des moments que jamais, je ne pourrais oublier. Je n’oublierais jamais ces soirs passés à la belle étoile, à discuter de toi, à discuter de moi, et surtout à discuter de nous. Tout ce temps passé avec toi fut inespéré, jamais je n’avais auparavant cru pouvoir rencontrer une femme comme toi, belle, intelligente, et le plus important souriante. Et jamais, je n’ai osé concevoir pouvoir mériter l’attention d’une telle femme, et pourtant tu m’as regardé, tu m’as adressé la parole, et même, je l’espère tu m’as aimé profondément, comme je t’ai aimé tu plus profond de mon coeur.
Avant, je souriais, mais je ne savais où regarder. Jamais je n’avais imaginé, que je méritais d’aimer. Je n’osais aimer à corps perdu, et surtout pas une femme comme toi, qui illuminait la terre entière à chacun de tes sourires, et réchauffait le cœur de tout homme à chacun de tes regards.
Avec toi, j’ai cru un instant, que j’allais être heureux toute ma vie, et qu’il n’y avait rien qui ne pourrait jamais nous séparer. J’ai cru que l’avenir nous appartenait, et qu’aucun obstacle, ne pourrais jamais détruire notre bonheur. Et je suis heureux, depuis que je t’ai rencontré. Je suis heureux, et je ne peux m’empêcher d’ébaucher un sourire, quand je te vois. En entendant ta voix mon coeur est léger, je sens que je vais m’envoler, porter par les ailes de l’amour. A cet instant même, alors que je me souviens des promenades, que nous faisions dans le parc à nos premiers rendez-vous, courant main dans la main. A l’évocation de ces souvenirs, je me sens libre, et détaché de toute la misère humaine, et tu me les rappelles rappelle à chaque instant.
Et pourtant, mon amour, je te quitte, oui je suis heureux, mais pourtant, depuis quelques mois mon cœur saigne, je souris oui, je suis heureux, mais pourtant je souffre, cela doit te paraître incompréhensible et absurde, en tout cas ça l’est pour moi. Quand je te vois, je souris, quand je pense à toi, je suis sur un nuage, mais pourtant, ces derniers mois, je suis si loin de toi. Mon regard se pose sur toi et, tout de suite, fuit. J’ai la douloureuse sensation que je ne te connais plus.
On ne se parle plus, à mes yeux, c’est comme si nous n’existions plus, et aussi comme si je n’existais pas, tu as crée chez moi un besoin celui d’exister, tu m’as fais sentir que j’existais, tu m’as fais aimer vivre.
À tes cotés j’avais l’impression d’être plus qu’un homme, j’avais l’impression que nous étions deux à vivre, deux à contempler ce monde, et deux à l’aimer. Aujourd’hui tu es toujours là, mais nous ne nous tenons plus par le bras. Aujourd’hui je souffre, tout à l’intérieur de moi se serre, quand je pense à toi, c’est une souffrance physique, qui accompagne ce sourire, qui accompagne mes silencieux « je t’aime ». Oui nous sommes toujours à coté l’un de l’autre, mais je ne suis plus avec toi, du moins c’est ce que je ressens, je n’ose plus venir te voir de peur de te déranger. Dans tes yeux, je vois un sourire qui m’est dorénavant inconnu.
Tu as changé c’est tout, j’ai voulu que tu sois toujours la même, j’ai voulu que rien ne change.
Mais peut-être est ce moi qui ait changé, je n’ai pas su m’adapter, je n’ai pas su évoluer, pire j’ai oublié de te regarder, c’est la seule explication au fait que je ne te comprends plus, que je ne te connais plus.
J’ai été trop égoïste, j’ai vécu dans le passé, je croyais vivre dans le présent, mais celui-ci m’a dépassé.
Sache que je t’aime toujours autant, que je suis toujours heureux d’être à tes cotés, que tu auras fait de cette partie de ma vie, un instant de pur bonheur, et de plaisirs. Mais comprends moi, pour d’obscures raisons, et peut-être pour de fausses raisons, je souffre à tes cotés en ce moment ? Hé oui, je suis trop lâche pour vivre avec cette blessure trop intense, oui, mon amour n’est pas assez fort pour vivre au-delà d’elle, tu vois j’avais raison dès le début, je ne te mérite pas.
Oui, je n’ai plus le courage d’essayer de te comprendre, j’ai cru que notre symbiose était un acquis éternel, je n’ai plus fais d’effort.
Et aujourd’hui, je ne suis pas en état d’en faire de nouveaux, je souffre trop, je sais trop bien ce que j’ai laissé filer.
Aujourd’hui je vais rejoindre une autre femme, je ne l’aime pas, comme tu t’en doutes, et elle le sait. Mais je ferais comme si, jusqu’à ce qu’un jour je l’espère, je tombe amoureux d’elle. Elle est là pour panser mon coeur qui saigne de ce bonheur perdu par mes soins, l’affection qu’elle me porte est là pour contenir tout cette vie, qui s’enfuit. Son attention de tout leurs jours, je l’espère me fera regarder vers d’autres temps. Elle m’est entièrement dévouée, et je lui serais entièrement dévoué, car même si ma blessure ne guérira sûrement jamais, elle aura été avec moi, malgré que je sois avec toi.
Zech, l’homme que tu as rendu heureux, et qui a failli dans son amour, celui qui ne t’a jamais mérité.
À toi,
Te souviens-tu de nos nombreuses lettres échangées depuis que nous nous connaissons ? De leur contenu délicieux, de ces mots décrivant nos sentiments, nos envies ? Te souviens-tu de nos déclarations enflammées par ce biais ? Toutes ces missives nous permettaient de garder nos sentiments intacts malgré les obstacles, aussi nombreux soient-ils.
Aujourd’hui tu dois penser que je voulais renouer avec notre passé écrit, nous replonger dans ces tourbillons de doux mots qui faisaient dégager cette chaleur indescriptible qui nous enivraient.
Mais, cette lettre ne sera pas chaleureuse, elle ne te donnera pas ce que tu désires, ce que tu aimes. Elle est la plus froide de toute. Glacée jusqu’au moindre de ses mots, sa froideur ne t’épargnera pas et te mordra le cœur. Elle ne sera pas comme les autres à chanter notre amour éternel.
Oui, cet amour est éternel, malgré ce qui va suivre désormais….
J’ai due prendre la décision la plus atroce de mon existence. Mais cette décision n’est pas mienne, elle est sienne. Lui qui s’est toujours opposé à nous, a encore frappé cette fois et malheureusement ce coup sera le dernier car il brise nos rêves. Cette douleur atteint le plus profond de mon être, le déchirant de toute part, faisant sombrer mon cœur dans le désespoir et la colère.
J’ai essayé de m’y opposer, de Lui faire entendre raison, de Lui montrer ma souffrance et le mal-être qui en découlait, Lui faire ouvrir les yeux sur cette décision folle. Mais rien n’y fait, j’ai atteins le point de non-retour.
Je dois maintenant, comme il m’en a été imposé t’écrire ces trois mots, cette petite phrase si atroce qui brisera à jamais notre « nous ». Je pensais n’avoir jamais à te dire ce qui suit.
Je te quitte.
Je met un terme à notre relation mon amour, à ces douces années passées à tes cotés, à savourer tes écrits et nos moments les plus intimes, à notre complicité inégalable. J’achève notre couple de ma plume dès maintenant. Fini… C’est fini.. Il n’y a plus rien de réel. Seul reste nos souvenirs et cet amour interdit mais bel et bien présent.
Nos souvenirs… L’été passé ensemble… Nous étions, tel sortis d’un livre, allongés, enlacés, à compter les étoiles et à chercher celle qui brillait autant que notre amour.
Oui, je t’aime, je pourrai l’écrire sans cesse. Je t’aime je t’aime je t’aime, mais je dois m’en aller. N’oublie pas ces mots, ils sont intemporels.
Tu dois te poser quelques questions : « Pourquoi me laisse-t-elle ? » « Pourquoi brise-t-elle notre relation si délicieuse ? »
Il y a une raison et cette raison est encore plus horrible que mon geste. Cette raison est quelqu’un d’autre. Je vais vivre avec un autre homme, je vais me marier avec lui et fonder une famille. Il en a été décidé ainsi et je n’ai pas le droit de m’y opposer, de prononcer un seul mot à l’encontre de cette décision.
Je t’en prie, ne me déteste pas, continue à m’aimer et à me désirer comme je le fais pour toi. Continue à penser à moi et à te remémorer nos souvenirs.
Je ferai de même pour nous préserver, immatériellement, juste dans notre cœur, notre jardin secret.
Je t’ais tout dis, tout expliqué. Il est maintenant temps de mettre un terme à cette dernière lettre, scellant la fin de notre relation.
Adieu
Kathleen
Kathleen ;
Parce que je sens que là-haut, dans les Cieux, lorsque les Anges conversent doucement à l´oreille, ils ne trouvent pas parmi leurs termes exaltant l´amour d´expression plus fervente que votre prénom. Vous, qui êtes plus qu´une idole à mes yeux, remplissez donc le sanctuaire de mon coeur, ou la mort vous installera. De tout un infini, - juste comme ma femme, vous m´êtes plus chère que mon âme l´est à sa propre essence.
Cette lettre, je le crains, scellera notre destin. Le malheureux que je suis fut convié au tribunal interdit. Sur l´image projetée, je remarquais que mon front était illustré d´un rare et singulier tatouage : Pas de chance! Je portais ainsi au dessus de mes yeux l´étiquette de ma vie. Kathleen, le malheur est divers. La misère - elle - est multiforme. Les couleurs qu´elle émet sont aussi variées que celles de l´arc-en-ciel. Pourtant, dans leur union, on distingue parfaitement leur différence. Eblouissant. Comment d´un exemple de beauté ai-je pu tirer un type de laideur? ? Ma chère, c´est de la joie qu´est né le chagrin, car les agonies qui sont tirent leur origine des extases qui peuvent avoir été.
J´ai à confesser quelque chose dont l´essence même est pleine d´horreur. Je m´en priverais volontiers, mais votre amour m´est trop précieux pour cela.
Un fléau, - un fléau fatal s´est abattu sur ma constitution tel le simoun; l´esprit de métamorphose allait et venait, pénétrant mon esprit, mes habitudes, mon caractère, et, d´une manière aussi subtile que pernicieuse, perturba totalement mon identité ! Hélas ! Que suis-je devenu ...?
Mon mal ressemble parfaitement à la mort, je ne puis m´en réveiller que d´une manière brusque et soudaine. Mon propre mal – car on m´a dit qu´on ne pouvait l´appeler d´un autre nom - mon propre mal s´en allait croissant avec mon désespoir. Ses symptômes s´aggravaient avec l´usage immodéré de l´opium, pour muer en une forme nouvelle et fantasmagorique de monomanie. Pendant que lui gagnait en énergie, je sentais mes facultés décroître, et il ne lui faudra guère beaucoup de temps avant d´usurper en moi la plus singulière et la plus dévastatrice domination. Mes facultés de l´esprit se noient dans une irritabilité morbide. Une nerveuse intensité d´intérêt s´éprend de moi, ainsi l´objet le plus vulgaire au monde excite ma faculté méditative!
Kathleen, vous et moi, nous nous aimons. Nous grandîmes ensemble dans ce manoir impénétrable nommé passion. Mais nous grandîmes distinctement, - moi, maladif et enseveli dans ma mélancolie; - vous, agile, gracieuse et débordante d´énergie; à vous, le vagabondage sur la colline; à moi, les études du cloître; moi, vivant dans mon propre coeur et me dévouant corps et âme à la plus pénible des besognes de l´esprit, la méditation, vous, errant insoucieuse à travers la vie, sans penser aux ombres de votre chemin ou à la fuite silencieuse des heures au sombre pelage!
Kathleen! - j´invoque une dernière fois votre nom, Kathleen! - et des ruines grises de ma mémoire se dressent à ce son mille souvenirs tumultueux! Ah! Votre image est là, vivante devant moi, telles les premières heures que vous nourrissiez d´allégresse et de joie! Oh! Eblouissante et pourtant réelle beauté! Oh! Sylphe parmi les bocages d´Arnhem! Oh naïade parmi ses fontaines!
Et pourtant ... tout n´est que mystère et erreur.
Mon amour, cette missive est le dernier cadeau que m´est faite ma raison. C´est également le dernier cadeau que mon coeur vous transmet. Sur son trône d´airain, le Destin, qui se raille de notre malheur, nous tord dans sa tenaille. Oubliez-moi. Mais gardez dans les abîmes de votre coeur allumée la flamme de mon amour. L´Ange aveugle de l´expiation est venu me chercher, il va m´ôter mon âme, mais il ne m´empêchera pas de vous aimer. Ne laissez pas ma lâcheté vous empêcher de m´aimer. Je répète que la beauté vous a faites que les dieux et leurs serviteurs n´étaient pas de niveau. Adieu Kathleen, votre enchanteresse figure m´accompagne dans la mort ...
C´était le couple miss-answer.
Mon Chapter,
Tous les jours, c’est pareil. Je descends du métro et puis j’entends une voix mécanique qui dit : la prochaine rame est à destination de… A destination de chez toi. Et quand j’entends cette voix, j’ai le cœur qui s’hérisse un peu, il bat davantage, j’ai un peu plus chaud que d’habitude ; c’est comme si on faisait trois double nœuds dans mon ventre. Tu vois, on ne pourra pas dire qu’ensemble, c’est une grande histoire, pleine d’amour et de sincérité.
Tu veux que je sois franche, mon chapter ? J’ai mal. Mal de ce que je vais écrire. Plus je répand l’encre sur le papier par petits mouvements fébriles plus je te revois, toi, nous, et eux, eux les souvenirs de carton. Je te comparais souvent à un soleil levant, mais mal réveillé, et mal rasé, et un peu trop tête blonde peut être. L’essentiel, c’est que tu souriais. Et tous les matins, je me réveillais avec toi, et tes deux grands yeux romantiques. Mais je ne devrais pas me rappeler combien tu es romantique parce que je me détesterai encore plus d’avoir fait ce que mon stylo a désormais commencé. Oui, je t’ai aimé et nous nous sommes aimés, mais je ne parle plus qu’au passé, c’est fait exprès, tu en as peur, et j’en suis encore plus effrayée que toi. Ce soir, quand tu rentreras, la neige dans les chaussures et le nez tout bas, un peu rougi, fatigué de froid, tu découvriras ton chez toi pour la première fois. En fait, je n’y serai plus. Je n’y serai plus depuis longtemps. Tu chercheras, les yeux mi-clos, la voix basse, un peu éraillée, puis avec une pointe d’inquiétude, quoiqu’un peu amusée, et tu continueras à chercher, tu te demanderas si par hasard je ne joue pas à cache-cache, tu me rappelleras, un peu paternel, même peut-être un peu misogyne, que ce n’est plus de mon âge et que tu as faim et que tu veux me voir. Tu n’auras pas de réponse et tu ne répondras rien. Sans t’affoler d’abord tu prendras le téléphone et tu vérifieras si je ne t’avais pas prévenu d’un possible retard pour ce soir mais non tu auras la confirmation par Marina, effectivement, cette journée était une journée semblable à toutes les autres. Sauf que… Mes robes et mes débardeurs ont disparu, mes bas, même ceux que l’on acheté ensemble, toi, agacé de me voir batifoler dans les rayons, et dans les rues de la ville ensoleillée, toi, frappé d’incompréhension, toi, qui lis ces lignes et qui n’en reviens pas, mon chéri, écoute, cette lettre, je le sais, elle est cruelle, elle n’est pas de moi, elle n’est pas de moi, cruelle que je suis à n’avoir pas trouvé autre endroit que le lit, cette lettre assassine, je sais qu’elle brûle déjà, là, dans tes deux grands yeux que j’adore et admire, elle brûle, et moi, cruelle, je la laisse sur ton oreiller, parce que je ne sais pas où la mettre, et parce que je m’en veux, je m’en veux tellement de t’aimer trop pour être lâche comme je le suis de ne te laisser de moi que ce bout de papier même pas beau même pas parfumé. J’ai hésité à abandonner les photos ici mais mon image m’est par trop insupportable, pour toi elle serait pire, et je préfère me punir en me regardant dans ce papier glacé, glacial même, où je ne nous reconnais plus.
Ne cherche pas à rentrer plus en contact avec moi, mon cœur, car déjà mon stylo se rétracte et je suis au bord des larmes. Sois heureux, tant que tu peux, et mets cette lettre au feu comme les souvenirs d’avant. Souvenirs qui n’ont plus lieu d’être…
Tohru
Il est tôt. C’est bête. J’ai du mal à écrire ce matin. Pas d’appétit. C’est que je ne sais pas par où commencer. Je t’…. Non. Il me faudrait plus de temps pour te le dire. Mais, Toh, aide-moi, je n’y arrive plus. Te dire je t’aime, je veux dire.
Il est tôt. C’est idiot, j’ai du mal à écrire ce matin. Pas d’appétit, non plus. Je ne sais pas trop, c’est-à-dire que, commencer, oui… mais par quoi ? Je thème. Je ne te le dis plus, même mes yeux me trahissent. Je fais des fautes. Le mot m’échappe. Les anglais ont trois syllabes vois-tu, un rythme ternaire, une valse. Aïe leauve y’houx. C’est si joli. En espagnol, aussi, la valse, comme pour séduire les bohémiennes. Thé qui héros. Ou plus intime en Italie, t’y hameau. Une valse toujours. Mais en français, que deux petites syllabes. Pas poétique, trop restreint, pas parlant. Je veux dire… Je m’en vais. En trois syllabes, un départ à la française ! Il a fallu que la beauté, galopine valseuse, soit pour les adieux. « Pardonne-moi », trois, rebelote ! Trois, le chiffre le plus conventionnel de l’univers. J’ai la prétention de croire, par contre, que, en ce qui concerne mes, enfin, les sentiments… Purement non conventionnel. De l’amour à l’état brut. Une ration chaque matin dans ton bol arrosé de céréales douchées, lactées, craquelantes et trébuchantes. De l’amour en pétales de maïs, grains de rire soufflés, regards tout azimuts, de la chaleur, du câlin, de la caresse, du sein endormi dans la main assoupie, de l’haleine, des joues roses, des dents pleines. Fini, tout ça. Je suis hors concours. Permets-moi cette métaphore, elle est hideuse et moi aussi: le bol est cassé.
Toh, j’ai décidé, là, non hier, il y a des siècles, et c’est aujourd’hui, je le veux et le dois, je pars. Où ? Sans toi, c’est là le triste essentiel. Tu te souviens, le couteau qu’on a acheté ensemble, au marché aux Puces, à... Bien sûr que tu te souviens. Je ne l’utiliserai pas. Je ne me sectionnerai rien, sauf autorisation écrite, de ta main, ça va de soi. Moi je ne vais pas de soi, et toi tu ne vas pas de moi. Le bol est cassé, je le réécris et mon index et mon pouce mariés autour du stylo plume... Le sont plus. Divorce digital. N’arrive pas à écrire. Je rature. Gros vomi d’encre sèche sur le papier. Ci-jointes l’odeur du café froid et de la porcelaine, un peu émiettée, excuse-moi, après toutes ces années dans le lave-vaisselle, aussi... Il est trop tôt pour que je parte mais toi, déjà au boulot, tu n’as aucune idée, si tu savais, mais à quel point ! Une petite enflure, une demie larve, même pas une goutte de semence, je suis un ver de terre, tout petit, comme un point à l’horizon, je m’enfuis, oui, j’ouvre les fenêtres, et à moi la plaine et le grand large ! Je m’enfuis, tout petit, si riquiqui, écrasable, écrabouillable, nuisible, reproductible, infini, universellement lâche, lâche comme un oiseau sans bec, débarrassé de ses plumes. Aveugle parmi les nuages, noirs les nuages, nervurés les nuages. Pardonne-moi – comme ces trois syllabes sont commodes – c’est que je m’emporte. Cette lettre, c’est déjà un avion de papier et mon billet réunis. Qu’est-ce qu’on est bête. Si tu étais là au moins, moi, tu sais, je la déchire, cette stupide lettre qui me fait mal qui me fait bien, jeux taie meuh, meuh, c’est la clef ! La clef pour que nos déclarations d’amour, plus ternaires que binaires. Je te donne ce truc d’écrivailleur, prends-en soin. Si un garçon te tourne la tête, dis-lui, les yeux dans les yeux, en appuyant chacun des sons écartelés hors de ta bouche : Jeux Taie Meuh. Et si lui, s’il a l’esprit assez clair et surtout assez vache, alors il te répondra : Jeux Taie Meuh. Et tu lui rediras ce qu’il aura redit sur ton propre modèle, et puis ainsi de suite, jusqu’à ce que la mort vous sépare.
Tout le monde se trompe. C’est l’amour qui sépare, pas la mort. J’ai trop aimé ou pas assez. En tout cas, j’ai le ventre tout vide, sans toi, sans rien. La mort, c’est un goût qui vous dégoûte du savon. Elle sent, la mort. Elle est là comme un torrent de vermisseaux à attendre. Tombez, succombez, votre ventre s’ouvre au monde, les vermisseaux vous vident. Pourquoi je te vouvoie, je ne parle qu’à toi, mais je parle au monde aussi, cette table, tu crois que c’est facile de la quitter ? Non, bien sûr, tu n’en sais rien, tu travailles, tu as des choses dans la tête, il faut y penser… Je m’en vais, je m’en vais, les trois syllabes ne me quittent pas, je m’en vais, je m’en vais, j’ai tant à dire, rien à écrire, je m’en vais, je m’en vais. Tu m’en vas. Je ne m’en voudrai qu’à moitié peut-être. Jamais. Jeux Taie Meuh. Ridicule. Et pourtant… Peu m’importe. Ou tout. Je ne sais plus. Je ne sais plus…
C´était le couple chapterving-Tohru
C´est vraiment tout moi ça, j´ai voulu attendre, attendre d´avoir vécu le plus possible pour ne rien omettre dans cette lettre, j´ai voulu profiter de nous jusqu´au dernier moment, et me voilà prise de court, je dois écrire avant que tout ne prenne fin.
Mercredi 12 octobre
Mon amour,
Te souviens-tu? Te souviens-tu de ce que je t´ai demandé un soir? A la manière de Nadja qui demandait un roman a André, "pour ne pas oublier"?
Je voulais une preuve, une trace de ces jours passés a tes côtés.
Puisque ce soir on veut nous séparer, je veux laisser des mots, une lettre, moi aussi.
Ce soir je dois te quitter, elle va me reprendre tu sais... Elle fera pire encore, elle va m´enlever mon amour, m´arracher cette sensation, me priver de mon bonheur. Je pourrais la haïr, mais ce qu´elle m´a fait vivre me l´interdit.
Comment aurais-je pu imaginer? Je sortais a peine d´une nuit si tourmentée, je m´accrochais à ce que je trouvais, à ceux qui me trouvaient? Et puis il y a eu ces instants, ces silences, cet étonnement. C´est en te découvrant que je me suis éveillée. Et pourtant j´ai douté, comment une entente pouvait être aussi parfaite en dehors d´un rêve? L´unité, je l´avais trouvée, et je m´en émerveille encore a l´instant où j´écris ces mots.
Ce n´était pas un rêve non. C´était aussi réel qu´inattendu. En nous offrant la vie, ils nous ont jetés dans le vide, livrés au désespoir de l´abandon et de l´angoisse. Peut-on leur en vouloir de nous avoir réuni? Il n´y a pas de coupable, et c´est bien là ce que je ne supporte pas. Je ne peux pas me résoudre à enterrer notre histoire comme ça, c´est injuste.
Et pourtant... Je n´ai pas plus le choix que toi.
J´ai voulu y croire, mais tout me semble si noir a présent.
J´ai voulu garder espoir, pour nous deux, mais ce soir j´ai peur...
Peur de ce qui va se passer. Vais-je retomber dans mon gouffre comme j´en étais sortie?
Je me sens déjà glisser, tout se resserre autour de moi , je suis seule, je me vois partir.
Ce qui me retient encore? Le souvenir de ces nuits, aussi douces que brûlantes, aussi intenses qu´insouciantes. Tout est arrivé si vite...
Je ne l´ai pas vu s´approcher, je ne l´avais jamais vu. Il est apparu devant nos yeux, et pourtant nous avons été aveugles. Petit à petit il a grandi, et nous l´avons deviné.
Oui, c´est de l´amour dont je te parle.
Tombait-il de nulle part? Je ne crois pas au hasard. Il est né parce qu´il le devait, c´était inévitable.
Mais il existe une chose, tout aussi inéluctable, et c´est ce qui fait naître en moi cette détresse.
Depuis tout a l´heure je t´écris, et j´essaie d´oublier, mais rien n´y fait.
Elle va me soustraire à ce délice, à cette allégresse, à ce ravissement; en me confisquant ma raison, elle va me voler mon coeur.
J´ai beau me dire que je vais replonger dans l´obscurité sans m´en apercevoir, je panique. Je n´ai pas peur de mourir, mais imaginer que notre amour sombre dans l´oubli... je ne peux m´y résigner.
Je veux qu´elle se souvienne! Qu´elle sache! Qu´elle voit! Je veux qu´elle l´aime...
Je voudrais tant qu´elle l´aime comme moi je t´aime...
Nous ne sommes que leurs reflets, cet espoir m´est donc accordé...
Je me suis demandé si l´amour existait, la réponse est si simple.
J´ai pensé à toi et par toi, j´ai eu peur de te perdre, j´ai voulu rester pour toujours près de toi, je ne m´imagine plus que comme ça.
Ils ne nous permettent plus de nous aimer, mais ils ne peuvent rien faire contre eux même. Cet amour va s´évanouir, moi je veux le reconstruire.
Elle me tire pas le bras, les minutes sont comptées, j´aimerais continuer à t´écrire notre histoire, mais je vais te quitter, malgré moi je m´en vais.
Finalement peu importe l´issue de tout ça, j´ai vécu avec toi le plus beau des possibles.
Je n´entends plus un bruit, et je me sens si seule... Il fait très sombre et je ne te vois presque plus, par sa faute je meurs, c’est ainsi, je t´oublie.
Soirée du 12 octobre.
Pour ne pas oublier ce que nous avons été, ce que nous avons vécu, ne pas oublier qui tu es, pour qu’enfin cette inoubliable période ne s’éclipse pas à jamais.
Ma tendre Lolli,
La fin est proche, la raison va déjà nous quitter, et notre amour disparaître. Les ténèbres tomberont de nouveau sur nous. Et ainsi l’automne, le plus ensoleillé de ma vie, prendra fin. Mais avant que cette clarté ne cesse, je dois consigner notre histoire. L’idée seule que je puisse passer nos derniers moments loin de toi m’est insupportable. Tu me manques déjà. Mais tu me dis que cela est nécessaire. Je te crois. Qu’en ces quelques mots repose notre dernier espoir.
« Ils seront la preuve éternelle que nous nous sommes aimés, que ce que nous avons vécu est possible, que nous n’avons pas été qu’un songe. »
Mais que m’importe les jours de demain ? Je ne serai de nouveau plus qu’une ombre sans lumière. Un être sans passion, un pantin sans âme. Un corps sans feu et un esprit sans vigueur. Cette éternité sans toi ne rime à rien, elle sent le tombeau. Je n’en serai que le fossoyeur, et toi la pierre tombale.
Nous serons, ensemble, plus un joyeux souvenir de la vie que la vie elle même – Notre avenir ne sera que le cimetière de ces jours, rien qu’une chimère pour toujours.
Pourquoi nous a-t-il donné la raison ? Pour nous la reprendre si vite ? Sommes nous à ce point des marionnettes ? Pourquoi finalement, comme tant, ne sommes nous pas restés inertes ?
« Comme le dit la fable, c’est un mystère… »
Alors cette dernière est cruelle, ce que je ressens à ton égard n’est pas de la fiction, ces moments passés ensembles étaient bien réels. Nous aurions du nous quitter, mais sans jamais nous connaître. La chanson dit qu’il faut écouter son cœur avant de dire au revoir… J’ai pas envie de t’oublier, et encore moins de te perdre. Je suis pourtant obligé de partir.
Comment est ce possible ? C’est la notre destinée ? De ne plus pouvoir nous aimer …?
Mais assez parlé de cela, je nous écris pourquoi je t’aime –
Je m’exécute avec l’espoir insensé que ce qui va suivre nous fera renaître. Que ce récit fidèle pourra indéfiniment prolonger le charme. Car s’il est possible, après que tout ce soit arrêté, que grâce à lui, de nouveau tout renaisse, alors tout ces instants perdus ne le seront pas à jamais.
Le jour de notre naissance remonte à si peu, c’était le dernier mercredi de septembre. Vers vingt heures, à l’heure où la nuit tombe, nous nous sommes éveillés. Nous étions un peu perdus, plongés dans ce monde aux couleurs vives, aux sons joyeux.
J’ai marché pendant un moment au milieu des fantômes, des âmes transparentes et des illusions diverses.
Puis nous nous sommes rencontrés de nouveau.
Nous nous sommes parlés une autre première fois, je me suis senti pour la première fois différent, en fait, je n’avais jamais rien connu d’autre.
J’ai beaucoup plus vécu en ces quelques jours que ces dernières années, beaucoup c’est peu dire…
Tu as été ce morceau de destin qui faisait défaut à ma vie, tu as vu en moi comme jamais on avait vu. Tu as été le regard juste, tu as accordé ma vie. La musique n’a jamais été aussi belle. Alors que tout espoir semblait perdu, que toute foi en l’avenir s’estompait, que tous mes rêves et désirs fanaient même dans cette fatalité, tu as fait de l’avenir une perspective joyeuse et du présent un objet dans lequel on cherche l’éternité. Avec toi, je m’oublie. Le temps s’efface en ta présence. Je suis devenu dépendant de tout cela, ici, loin de toi, il commence a faire froid. J’ai perdu mon soleil, je perdrais de même la vie…
Comme le temps est pressé, il m’en reste peu pour finir cette lettre. Je me suis pendant cette période ouvert à l’impossible. Nos moments seront à jamais gravés. Tout devient gris, le silence est de nouveau là… C’est certain. Bien que je sois rempli ici, en écrivant ces derniers mots, d’une tristesse sans fin, je veux croire que tout n’est pas fini, que notre parfait amour vivra après cette fin. Sans toi, je ne suis plus rien, je vais redevenir un fantôme et errer de nouveau. Je préfère mourir. Mais c’est ce que nous faisons n’est ce pas ? Nous mourons.
J’espère que le destin m’exposera à nouveau au soleil de ces jours –
Ma douce, ma chérie, mon amour, ma belle, ma toute, ma vie, ma Lolli. Je vais devoir revenir vers lui, lui qui n’est pas vraiment moi, pourtant… Je ne sais pas ce que nous allons devenir, mais saches que celui qui a écrit cette lettre t’aime, oui… Je t’aime –
Que ce maudit rideau se lève.
C´était le couple Lolli-Nago
Nous voilà arrivés à la croisée des chemins dans notre vie à deux…
Des semaines que je réfléchis… Des semaines que je retourne la situation encore et encore… pour trouver une solution qui ne nous blesserait pas trop.
Nous avons traversé des épreuves ensemble, des moments de joie, de peine, des difficultés de la vie, nous avons partagés des fous rires aussi, des moments d’extase voluptueux, des balades enivrantes, des sorties relaxantes ou exaltantes; toi à mes côtés, moi aux tiens…
On a tout supporté, tout échangé; on a discuté, on s’est compris… Ces doux moments de félicité je ne les oublierai jamais… Et je me souviendrai également de toi comme d’une personne fort agréable, ta chaleur au petit matin quand tu te lovais sur moi, arghhhhhhh… Mais voilà… Maintenant, la complicité n’y est plus… Depuis quelque temps déjà… Pourtant, je ressens toujours cette tendresse pour toi, cet amour qui nous a unit et auquel nous avons communié. J’ai encore cette affection tendre, douce et tranquille, mais j’étouffe dans notre relation… Je veux profiter de la vie, relever mes propres défis… On arrive plus à se parler normalement, je n’en peux plus de nous voir comme ça… Je t’aime encore, mais je vais te quitter… Tu l’as sans doute compris maintenant, je pense même que tu t’en doutais un peu; tes regards fuyants, la distance que tu as pris aussi dernièrement me donne à le penser… Tu avais sans doute saisi que quelqu’un d’autre me plaisait, consciemment ou inconsciemment je n’en sais rien…
J’ai rencontré cet homme qui me donne la sensation de revivre, je me sens belle avec lui, je me sens femme, sensuelle et désirable. Je ne veux pas d’une vie confortable, sans surprises, sans stimulations et sans piquant. Son regard sur moi est très différent du tien… Toi tu ne me vois même plus, j’ai parfois l’impression d’être aussi intéressante que la tapisserie de la salle à manger! J’ai beau me faire belle pour toi, faire des efforts pour changer, mais plus rien n’y fait. À travers ses yeux, je deviens une femme particulière, et y a tellement longtemps que ça ne m’était arrivé, que je ne connaissais plus les vertus d’un regard pétillant posé sur soi… Ça donne des ailes mon amour… C’est une sensation tellement prenante!
Il sera sans doute différent de toi, tu possédais de nombreuses qualités de cœur que je t’ai toujours admirées. J’espère que tu ne m’en voudras pas de te laisser de cette façon un peu cavalière, je l’admets, mais ma vie avec toi est devenue si monotone et fade, rongée par le quotidien qui tue, que je n’y arrive plus… J’ai bien senti tes efforts de ces derniers jours… Mais c’est trop peu, trop tard…
Je t’embrasse tout de même, une dernière fois, tendrement… En souvenir de ce que nous avons vécu, et qui nous a unit pendant quand même un temps très appréciable… Je te rends ta liberté et reprends la mienne…
Je t’aimerai toujours… Ta Redsissi XXXXX
De tous mes rêves, tu étais le plus beau.
De toutes mes illusions, tu fus la plus réelle...
J´avais appris à vivre seul, et je ne connaissais rien d´autre. Cette amertume qui m´accompagnait, cet oeil morose qui changeait la teinte du monde, je les croyais normaux. Et puis tu es arrivée. Ce que tu ma offert, c´est un peu de couleur, en me faisant croire que tu me comprenais... Quelle chaleur, quel doux sentiment que de se réveiller le matin, de lever les yeux vers le ciel et de se dire que l´on est plus seul.
Comment pourrais-t-on me reprocher d´y prendre goût ?
De renoncer a tous doutes et d´y croire ?
J´étais devenu un inconscient... Un inconscient heureux... Mais toute illusion finit par s´écrouler.
J´ai eu beaucoup mal à m´éveiller. Et aujourd’hui je connais la vraie solitude. Celle qui naît au fond du coeur, qui vous serre la poitrine, qui court le long de votre peau en un long frisson... L´envie de fermer les yeux pour ne plus les ouvrir... On ne la rencontre que lorsque l´on a connu son opposé. Mais tu sais ce qui est le plus difficile ? C´est cet espoir si prompt a renaître au moindre signe. Vivre avec toi m´est devenu insupportable. Je dois constamment lutter pour ne pas croire en ton sourire, ton parfum, l’éclat de ton regard… Toutes ces mimiques qui sont devenues mes drogues et que j’essaie aujourd’hui d´oublier. Si les faits n´étaient pas si clairs, si criants de vérité, j´aurais a nouveau sombré dans cette douce illusion que tu incarne... C´est pour cela qu´aujourd´hui j´ai pris la décision de te quitter. Je me suis jeté dans les bras d´une autre, qui parvient parfois à me faire oublier combien je suis seul. Il ne me reste plus qu´à fermer les yeux et à me noyer dans les siens…
C´était le couple rederika-linus.
Ô Ever, toi que j´ai tant aimé, toi qui m´a apporté tant de moments de joie, un soutien inébranlable, de si tendres fous rires…
Ô Ever, je me sens honteuse, mais je n´en puis plus, j´ai un secret à t´avouer, quelque chose qui me ronge de l´intérieur…
Non, ne me regarde pas, je suis indigne de supporter ton regard, méprise-moi, je le mérite amplement. J´ai trahi la confiance que tu m´avais donnée en m´offrant ton amour.
Ô Ever, toi le grand philosophe, toi l´incarnation de la raison et la droiture, toi qui malgré ta supériorité, ne s´enferme pas dans sa tour d´ivoire pour mépriser les individus indignes que nous sommes.
Ô Ever, pourrais-je un jour être ne serait-ce que pardonnable à tes yeux, puisque pardonnée est j´en conviens trop demander étant donnée la gravité de mon crime.
Ô Ever, toi qui m´a aimé je t´avoue l´horreur que j´ai commise : un autre a ébranlé mon coeur et t´a dérobé le trone sur lequel je t´avais placé.
Oui, tu as parfaitement compris, un autre. Qui ? Oh, une personne bien méprisable comparée à toi.
Elle n´a pas ton talent philosophique, loin de là, mais fait preuve d´un sens logique incroyable.
Ses connaissances dans certains domaines sont certes plus vaste que les miennes, je peux réussir à l´égaler sur ce point, même si je conviens que nos deux savoirs réunis ne font pas le poids face à ta science.
Malgré toute la confiance que j´ai en toi, je sais également que je peux lui donner une confiance absolue, jamais il ne me trahirait, ou même imaginerait une seule seconde me trahir.
Certes quand je te voyais, j´éprouvais de l´attirance, et une part de rejet pour affirmer mon indépendance, mais quand je le vois à la fois tout mon être se concentre sur lui, pas une pensée pourrait m´en détourner, jusqu´à ce que la fatigue brouille ma concentration et que nous nous quittions, prêts à nous revoir dès que possible.
Bien sûr entre nous il n´y a pas eu que de moments de joie, il y a de nombreuses prises de tête où je le quitte brusquement, avant de regretter, revenir vers lui et résoudre le problême qui nous avait séparés.
Comment ça ? Tu n´en puis plus ?
Tu veux connaitre son nom ?
Je vais donc abréger ta torture, et m´excusant encore de cette trahison que je viens de commettre à ton égard, je vais le rejoindre, lui, mon DM de maths adoré.
Lúthien Sofea Elanessë
Avale ça Sofea
Douce Miss aux courbes paraboliques dont j´ai caressé les sommets avec le bonheur jouissif qu´un professeur de géométrie éprouve en découvrant l´infinité des points de tangence, puissante créature de la racine à l´extremum qui éveilla en moi une droite convergeant vers la matrice, belle équation qui me fit aimer l´addition, en un mot Sofea, je dois t´annoncer que tu ne m´aimes plus.
Je devrais rajouter, mais la décence et le sérieux de cette lettre me l´interdisent, que c´est entièrement de ta faute. Car tu sais que je t´ai aimé et que j´ai tout abandonné, à commencer par ma solitude, pour te suivre dans cette ronde endiablée. Mais je t´excuserai ce caractère divin, dénonçant plutôt, comme les usages le prévoient, cette fatalité fondamentalement inhérente à l´être humain ontologique qui accompagne l´amour depuis que l´amour accompagne l´homme.
En effet, ma dérive fut inéluctable lorsque tes yeux posèrent sur moi ces jardins embrasés dans lesquels nous nous promettions de cueillir les fleurs du bonheur. Leur parfum enivrant coulait dans les veines faisant battre mon coeur mais les veines passent aussi par le foie. Et c´est ainsi qu´on devient alcoolique. Fatalement. Comprends que la fraîcheur des feuilles d´anis vert embaumant le coeur du pastis, que l´amertume de l´orange d´un Grand-Marnier et que le sucre de la cerise se répandant dans le Kirsch me rappelaient en noyant mon gosier le flot de tes paroles fruitées, surtout dans le mal de tête et les vomissements. Mais ma passion ne s´arrêtait pas là.
Oubliant le premier degré, je découvris un jour les joies de l´exponentiel et de leur application en physique des corps, explorant la mécanique et révisant les lois de la thermodynamique. Je sais que tu n´aimes pas la systématique et préfère le sentimentalisme mais il se trouve que les corps féminins se ressemblent et j´eus envie de savoir si il était possible de pousser l´égalité plus loin. Un réflexe en somme. Le réel problème, je crois, fut quand je découvris la biologie... mais la vérité ayant aussi sa pudeur, ne la déshabillons pas comme un vulgaire philosophe. D´ailleurs, mes mensonges suffisent déjà bien assez pour justifier une séparation. Ainsi, puisque tu craches sur la science et que je la représente comme le thé représente l´eau chaude, c´est à dire de manière infuse, je m´en vois obligé de te dire: avale ça. Et à Dieu va.
C´était le couple soféa-ever.
Shauncrahan,
Pour l´essentiel chaque phénomène a une forme simple;
le bois brûle, l´eau gèle, toute matière se dissout,
soit je t´aime, soit je ne t´aime pas,
Je souffre comme toute femme pâlirait de ton absence.
Telle une fêlure dans ma chair elle appauvrit ma musique,
elle ensable mon vin.
Je me réfugie dans le rêve d´un autre
et pourtant, j´entends ta voix quand
je sais que tu n´es pas songe,lointaine.
Enfin tu reviens, tu descends d´une autre étoile,
je m´aperçoit que tu n ´es pas entier en ce lieu.
Derrière toi, devant toi, quelqu´un erre encore.
Je n´ose plus sans doute, croire au lever d´un soleil qui ne se couche pas,
Pour que je ne sois jamais poussière j´ai repoussé l´essentiel de ma matière,
je t´aime et je m´en vais.
Duelle avec un autre homme, tout est confondu.
Les lois physiques ne peuvent s´appliquer.
Je vais découvrir mon propre théorème.
Encore une fois je présente mes excuses au couple cécile-shaun, et nous posterons bientôt le texte de shaun, en attendant apprécions celui de cécile. ![]()
Viennent maintenant les textes hors concours, entièrement dédiés à Soféa.
Jetiens encore à remercier les hommes qui ont accepté d´crire cette lettre alors que je les avais prévenu tres tard.
Un grand merci donc par ordre d´apparition à Super taupe, Stéph, Linus.
Et puis apres un petit texte de moi en l´honneur de soféa aussi.^^
Bonsoir Sofea,
A l’heure ou je t’écris ces lignes, un ciel d’une irréelle beauté s’étend à perte de vue. Irréelle comme notre histoire, notre désir d’envol vers un monde ou il n’y a que l’amour. Je t’aime Sofea, je t’ai aimé dès le premier regard. Mais parfois la pénombre recouvre les terres d’un extasiant bonheur plus vite qu’on ne le pense. Tu l’avais déjà deviné n’est ce pas ? Oui j’en suis sûr ! Tu n’es pas ma guerrière aux cheveux d’or pour rien… Je te quitte. « Nous ne sommes rien, soyons tout ». C’est pour ça que je ne pourrais jamais t’oublier… Pourquoi ? Moi-même je ne le conçois pas vraiment, mais j’ai au fond du cœur cette presque imperceptible mais pourtant réelle sensation d’être arrivé à la fin d’une inoubliable histoire. J’ai senti en toi ces derniers temps une distance que tu imposes entre nous et qui chaque jour s’allonge. Je respire ton parfum et je ne suis plus capable de rester des heures et des heures à le contempler voyant ton doux reflet au travers du verre. Il y a trop longtemps que le soleil ne s’est pas levé, brillant de toute sa splendeur dans les vastes prairies de mon cœur. Ou est passé la magie de nos deux êtres ne formant qu’un ? Où sont partis la passion et le désir que dégageait ton corps quand je te faisais l’amour ? Miséricorde ! Je ne sais point… Sais tu comme il est désagréable d’être ignorant sur le sujet qui est ta raison de vivre, de te battre et d’y croire ? Je me suis battu, j’y ai cru. Mais toi non…ou pas assez peut être… Je te quitte Sofea, oui je te quitte et m’en vais errer avec une inconnue que j’ai rencontré il y a de ça quelques temps sur la route du renouveau. C’est drôle car je sais que je serais incapable de t’oublier. Car l’éternel ne meurt jamais, car tu es toute ma vie, car je t’aime tout simplement. Adieu.
Simon
C´était le texte de taupe destinée à sofea.
Sofea ou la logique fallacieuse...
Si je me décide aujourd´hui à t´écrire ces quelques mots
C’est que l´amour que j´éprouve pour toi n´est plus logique
Je t’aime, mais je souffre ...
Lorsque je pense à toi, à nous,
Les larmes me viennent tout comme monte la marrée
Ma conscience est envahie par une douleur, une insatisfaction,
Comme un malaise dont je ne peux démêlé la cause
Et tout cela m´empêche de me réjouir du reste ...
En un mot, la tristesse.
Me dire Je t´aime, ne sont pas les mots que je veux entendre de toi
Plus que des mots, c´est tout ce que tu avais à faire pour le rendre réel
Et alors tu n´aurais plus à me dire je t’aime, Car je le saurais déjà
Maintenant j´ai essayé de te parler et de te faire comprendre,
Que tout ce que tu avais à faire, c’étais de me le prouver
Mais je me suis rendu compte que nous ne parlions pas du même amour
Mais malgré tout cela, je t´aime toujours
Mon coeur est comme coupé en deux, et tu n´en occupes qu´une seule partie...
Je ne pensais pas un jour avoir à te juger, toi qui est si belle, si douce,
Toi qui me faisais rêvé et qui ma redonner goût a l´amour ...
Mais sache que dans mon coeur tu resteras toujours ma petite Sophie
Et tant que j´aurais mon âme et la vie, je penserais toujours a toi
Steph.
C´était le texte de Steph destiné à soféa.
A l´inconnue qui me fascine, à l´étrangère que j´aurais aimé connaître.
Voila plusieurs mois maintenant que je vous ais aperçu pour la première fois. C´était une morne journée, je m´en souviens encore. J´avais pris pour habitude d´errer sans but particulier par delà les ruelles du Philo, lorsque j´aperçus votre silhouette. Si j´avais su la grâce, la beauté, et le mystère que j´y aurais trouvé, jamais je n´aurais posé mon regard sur vous. Car ce fut me priver de mes sens, de ma raison; je fut des lors tout entier a vous, et mon esprit ne rêvait plus que de vous apercevoir a nouveau. Quelle folie ! La liberté du solitaire, si chère a mon coeur, disparut. Et être seul fut des lors un fardeau. Je devins l´esclave de votre charme et vous plaire était devenu le rêve qui m´animait. Plus rien ne stoppait mon imagination; vous et moi, ensemble... Les illusions que je forgeais ce jour-la ont un triste goût de folie au moment ou je vous écris cette lettre. Mais je vous rassure, cette folie a pris fin. Je ne saurais espérer être votre égal, et pis devenir l´objet de votre attention. Je laisse donc de cote toute espérance, et je m´en vais rejoindre une autre femme qui semble m´aimer, elle.
Linus.
C´était le texte de Linus destiné à sofea.
Soféa,
Ange délicat, qui s’est posé parmi les hommes, tu as illuminé ma vie,
Tu as illuminé ma vie, tu as enflammé mon regard. Ton passage a ravis
Tout les soucis, tout les peines, et tout les souffrances du quotidien.
Quand je t’ai vu, j’ai changé, je suis devenu un homme, pour être tien.
Mes yeux s’enflamment quand le regard d’un autre se pose sur toi,
Je suis libre, enfin presque, un seul maître me guide la passion, sans loi,
Et avec toi pour unique foi. Si tu n’avais pas existé, je serais toujours,
Le même homme, assis à observé le monde, connaissant si peu l’amour.
Pour toi je suis prêt à partir au bout du monde, rien ne me fait plus peur,
Ma détermination est sans faille, et mon cœur a hâte de te prouver sa valeur.
Tu te souviens quand les policiers nous couraient après, alors que, saoule,
Tu les avais traité de nullard, pour être précis tu avais dis qu’une foule
De policier même réuni n’aurait pas plus de valeur qu’une fonction
Racine carrée qui tendait vers zéro. Oui même saoule, ta célèbre passion
Des mathématiques ne pouvait être contenue. C’est dans ces moments,
De folie et d’ivresse que j’ai ressenti mes plus grands plaisir. Vivre, maintenant
Tel était mon seul but, avec toi j’espérais J’aimerais que l’on court encore,
Et toujours, main dans la main, peu importe où nous serions allés. Dès lors
Que nous étions ensemble, à regarder de l’avant.
Mais ce n’est plus possible,
Depuis quelques temps, tu passes de plus en plus de temps avec TA bible,
Ces devoirs de maths, ces équations, ces graphiques, ces composées.
Oui, tu as fais de moi un homme qui aime vivre, et toujours plus oser,
Je ne puis rester là à te regarder t’engouffrer dans un vie stable et rythmée,
Par le régulier balancement des chiffres. J’aimerais continuer à t’aimer,
Comme avant. Mais je n’en peux plus de cette vie, je t’écris donc cette lettre,
Car en ta compagnie je suis devenu un autre, oui c’est toi qui m’a fais naître
Une seconde fois. Je ne peux pas rester là à te voir assisse devant ce bureau,
A laisser s’écouler la vie, ta vie et ma vie. Je t’aime, mais je te laisse sur le carreau,
Comme on dit vulgairement. Pourquoi ? Car je ne suis plus de ce genre d’homme,
Et parce que j’ai trouvé une autre femme, avec qui j’ai une multitude d’atome
Crochus. Avec elle on vit la vie à cent à l’heure, on ne s’ennuis jamais,
Le temps passe toujours trop vite. Avec elle, je t’oublie même, mais
C’est pourtant toi que j’aime, enfin cela importe peu aujourd’hui, car je te quitte,
J’espère que tu ne souffriras pas trop, tes maths sauront me faire oublier, écrite
Avec peine, ma lettre s’achève et notre amour partagée aussi. Je le regretterais,
Un jour, j’en suis sur, mais si je ne partais pas, toute ma vie, peiné j’errerais.
Zech.
C´était le texte de Zech destiné à Soféa.