´lut
Euh...voilà ma nouvelle fiction. *Nan, pas taper chris! Oui, je finirai Krestal...oopa.
* Je retente de l´heroic-fantasy. Rien d´hyper original dans le fond...enfin quoique...disons qu´en tout cas j´ai tenté d´éviter le manichéisme...jusqu´à in certain point du moins. Mais vous comprendez tout en temps voulu.
(si j´arrive jusque-là) Pour l´instant, cela semble bien parti puisque j´ai dix pages et demies, et tout ça durant la seule journée d´hier.
Il reste probablement quelques retouches à faire dans ce premier chapitre (j´ai décidé de vous éviter le prologue encyclopédique à la con, et comme j´arrivais pas à écrire le poême sensé faire prologue, vous l´aurez pas.
Surtout qu´il spoilait un peu trop^^) Dernier point : ceci ressemble à une fic-pavé. Pour être plus clair : je n´ai pas terminé le second chapitre pour l´instant, et il fait six pages et demies. Je pense donc que je serai amené à vous poster mes chapitres en deux ou trois parties, sinon adieu petits lecteurs chéris.
Et d´ailleurs, le premier chapitre ne passe pas dans ce post d´intro (même sans tout ce blabla)
Voilà, j´ai enfin terminé mon bla-bla je crois, so je vais lancer c´te fiction en espérant que vous enjoyerez.
Et dernier point (oui je sais, je l´ai dit plus haut.
) : ça risque bien de se compliquer un peu, je veux dire, pour ceux qu´ont lu les duels de Grar (non il n´intervient pas dans la fic, c´pas ça que j´veux dire^^), vous savez que des fois je fais des trucs un peu tordus.
Mais bon, je vais faire en sorte de me modérer pour éviter de me trouver dans une impasse^^
Allez c´te fois c´est la bonne : enjoy! ![]()
Et merde, le chapitre ne passe pas en entier même dans ce post. J´aurais du en mettre une partie dans l´intro tout compte fait. -_- Enfin bref. Il ne fait *que* quatre pages pourtant, j´vois pas l´blèm´.
Equilibre
Chapitre Premier
Arhaïne fixait le lac éclairé par les lumières mélancoliques du crépuscule, observant son visage dans les reflets irisés de l’eau. Il avait une tête simple et ovale percée par deux yeux d’une étrange couleur vert émeraude qu’il ne comprenait pas. Bien sûr, il avait déjà vu des gens aux yeux verts, mais les siens étaient bien plus profonds que la normale, et plusieurs personnes s’étaient retrouvées mal à l’aise devant ce regard. Ses cheveux noirs étaient relativement courts et sa négligence l’avait conduit à porter une barbe bien fournie mais complètement désordonnée. Il aimait se retrouver là, seul face à cette étendue d’eau. Il ne pouvait, à chaque fois qu’il la voyait, s’empêcher d’éprouver un sentiment d’immense respect, envers cette entité qui ne se souciait pas des problèmes de son bas-monde. Il pensait souvent, avec un sourire amer, à ces situations des contes et des légendes populaires où le héros se retrouve avec sa dulcinée à côté d’un lac semblable, et que l’histoire se finit sur un magnifique baiser. Sauf que lui n’avait pas de dulcinée et, généralement, il s’en moquait. Seules ses fréquentes visites au bord de l’immense étendue lui rappelaient ce douloureux fait. Il lui arrivait alors parfois de s’effondrer sur le sol, en songeant à quel point il n’était rien dans ce monde. Arhaïne n’avait en effet ni amis, ni famille. Alors que le pays tout entier se modernisait et s’urbanisait, il avait continué à vivre simplement comme le faisaient ses ancêtres depuis des siècles. Il mangeait les fruits de sa chasse ainsi que ce qu’il cueillait de fruits et baies sauvages, et vivait dans une simple cabane en bois. Ses rares incursions en ville étaient dues à un cas de force qu’il ne pouvait résoudre seul. Généralement, il s’agissait surtout d’acheter des flèches ou de faire réparer ses outils. Il venait également vendre quelques produits ou bien certains objets qu’il trouvait parfois au gré de ses pérégrinations. Cela lui permettait entre autres d’acheter des livres, car malgré son statut de paysan chasseur, son père connaissait les lettres et avait trouvé le temps, quelques années avant d’être abattu par un milicien par erreur, d’enseigner cet art à son fils unique. Mais si Arhaïne lisait, il ne lisait pas n’importe quoi. Il se doutait bien que les ouvrages officiels mentaient, surtout qu’il recherchait des informations sur les autres races ayant habité Erkarem, le continent sur lequel se trouvait Enral, son pays. En effet, si Arhaïne détestait la mentalité humaine moderne, il était fasciné par tout ce qui avait trait aux autres civilisations prétendument disparues, que ce soient les Nains forgerons, les Orafyas, ce peuple si calme et sage dont il avait découvert l’horrible histoire : plusieurs siècles auparavant, les Kylhas, quatrième et dernier peuple connu réputé pour leur sadisme et leur bestialité légendaires, avaient déferlé sur les villes des Orafyas et massacré ces derniers. Ceux-ci, pacifiques par nature, n’avaient pas su réagir à temps. Arhaïne se rappelait notamment un passage du journal d’un Orafya ayant participé à l’une des rares batailles de son peuple à ne pas s’être terminées en massacres. On y apprenait que les Orafyas violents étaient emprisonnés, et ils s’étaient déchaînés lorsque leurs geôliers les avaient abandonnés aux mains de l’ennemi, trop lâches pour combattre avec eux. Il en avait résulté une ville rasée et deux camps exterminés.
Soudain, il sembla se rendre compte du temps qui était passé : la nuit était tombée depuis maintenant au moins deux heures, et l’endroit paisible était devenu le repaire d’ombres terrifiantes…pour qui ne les connaît pas. Arhaïne releva son grand corps musclé, mais se retrouva confronté à un dilemme : il ne pouvait pas rentrer chez lui sans risquer de se faire attraper par un ours, des brigands ou pire, des miliciens en patrouille. Depuis la mort de son père, ces personnes angoissaient systématiquement Arhaïne, et le fait de se savoir méprisé et recherché par eux n’y arrangeait rien. Mais il ne pouvait pas non plus aller en ville, car il n’avait pas de quoi se payer un logement, il n’avait tout simplement pas d’argent sur lui, et rien à vendre. Alors qu’il commençait à se dire qu’il pourrait tout compte fait dormir au bord du lac, et qu’il évacuait sa colère en frappant contre un grand chêne à côté de lui, une voix aiguë et posée l’interpella :
— Bonsoir.
Il se retourna brusquement, le poing serré prêt à frapper. Son cœur avait fait un bond dans sa poitrine : d’où cette voix sortait-elle ? Aucun citadin ne s’aventurait par ici la nuit. De là où il était, la lumière était trop faible pour lui permettre de distinguer nettement les traits de celui qui l’avait appelé, mais la silhouette était bien trop mince pour être humaine.
— Qui êtes-vous ? demanda-t-il d’une voix qu’il aurait aimé plus calme.
— Je ne vous veux pas de mal, répondit l’homme en continuant de s’approcher.
— Cela ne répond pas à ma question…, remarqua-t-il, sarcastique.
Alors, les mains de l’être s’illuminèrent, et il éclaira son visage.
— Cette réponse vous convient-elle, Arhaïne ?
Il était soufflé. Certes, il avait toujours su qu’ils existaient au fond de lui, mais il n’aurait jamais pensé qu’il en rencontrerait un jour. Il avait devant lui un Orafya apparemment jeune, mais avec eux, il ne fallait pas se fier aux apparences. L’être faisait à peu près la même taille qu’Arhaïne, soit un mètre soixante-quinze. Sa peau était plus pâle encore que celle d’un cadavre, et ses yeux étaient d’un bleu si clair qu’on l’aurait aisément pris pour un aveugle. Il était très mince, et aucun muscle ne saillait : les Orafyas dénigraient dans leur majorité l’effort physique. Cependant, ses traits plus durs, plus anguleux que ce qu’il avait pu lire de ses congénères amenèrent Arhaïne à penser que celui-ci était différent, et peut-être même dangereux. Lorsqu’il répondit, il n’avait malgré lui pas perdu son air d’admiration béate :
— Un…un Orafya ! Mais…que faites-vous ici, et qui êtes-vous ?
— Je me nomme Glastel, répondit simplement celui-ci. Quant à savoir ce que je fais ici…vous le saurez demain, si vous assistez à notre « conférence ». J’étais juste sorti pour prendre un peu l’air, car je dois avouer que je n’apprécie guère votre ville…
— Vous n’êtes pas le seul…
— Cet endroit me paraît charmant. Est-ce là que vous dormez ?
— Nan, mais j’ai… « médité » un peu trop longtemps et il est désormais trop dangereux de retourner dans la forêt, où je vis. Et j’ai pas les moyens d’aller dormir en ville.
— Puis-je vous offrir une chambre dans l’auberge que nous louons ?
Arhaïne écarquilla les yeux de stupeur : soit cet être était incroyablement généreux (et un peu niais sur les bords), soit…il prit soudain conscience d’une chose :
— Euh attendez, comment connaissez-vous mon prénom ? Personne ne me connaît en ville, ne me dites pas que…
— Effectivement, je lis dans vos pensées. C’est d’ailleurs cela, ainsi que mon refus d’un pacifisme benêt, qui m’a valu un séjour de trois décennies dans nos geôles. Et j’ai erré depuis lors…Mais rassurez-vous, je sais me modérer pour ne pas malencontreusement lire vos pensées…Bon, que dites-vous de ma proposition, alors ? reprit-il avec un sourire probablement factice
— J’accepte, merci bien.
Sur le chemin de la ville, située à deux heures de marche, Glastel expliqua les raisons de sa venue à Arhaïne, tout en laissant certaines parts d’ombres. Il lui expliqua qu’il avait vécu la Bataille d’Inyagea, et que le journal trouvé par Arhaïne avait probablement appartenu à l’un de ses amis. Il expliqua aussi comment la société des Orafyas était, avec le temps, devenue hypocrite : s’il était vrai qu’ils ne s’étaient jamais déclaré de guerres entre eux ni même avec les humains ou les nains, la violence n’était pas inexistante chez eux, bien au contraire. Dès que quelqu’un ne se conformait pas aux règles strictes et à la pensée unique, il était enfermé dans des cachots et torturés jusqu’à ce qu’il se renie lui-même. Les Orafyas avaient développé une torture effrayante : ils tranchaient des membres à tour de bras, perçaient les yeux, mais ils gardaient leur victime indéfiniment en vie grâce à leur magie curative. Glastel avait ainsi souffert trente ans avant d’être libéré lors de la bataille.
— C’était fantastique au début. La ville était déjà plus ou moins en feu, et la plupart des habitants avaient fuit ou étaient morts, et on se moquait d’eux de toute manière. La seule chose qui importait pour nous était de libérer la magie accumulée durant parfois plus d’un siècle pour les plus anciens détenus. Alors on a lancé des sorts dévastateurs que les Princes Infernaux auraient sûrement aimé connaître. De la magie pure. Les milliers de Kylhas présents n’ont pas su réagir à temps. Quand ils ont senti la vague d’énergie, il était trop tard. Les corps gisaient sur le sol par montagnes entières, entièrement broyés. Ensuite, certains d’entre nous, qui n’avaient toujours pas évacué assez de puissance, se sont mis à délirer. Sur les deux cents détenus qui avaient survécu à l’assaut Kylhas, nous ne sommes qu’une trentaine à avoir survécu à la boucherie qui a suivi. Ensuite, j’ai erré, vidé de mon énergie. J’ai vécu de la cueillette et de la chasse –au diable les principes stupides !- , comme toi, pour régénérer mon énergie. Et puis…j’ai rencontré Arkhân, un Kylhas.
— Quoi ?! Arhaïne s’était retourné brusquement, frappant presque son interlocuteur. Mais…ils vous ont massacrés ! Vous l’avez tué, n’est-ce pas ?
— Non, répondit simplement le vieil être. As-tu entendu parler des Mekhanors ? Non, évidemment. Arkhân construisait un groupe pour les chasser. Je n’avais rien à faire, et mon énergie commençait à revenir, alors je l’ai suivi. Mais tu en sauras plus demain, lors de la conférence.
Ils arrivèrent alors devant les portes grandes ouvertes de la ville. Les deux gardes somnolaient, leur hallebarde posée contre le mur d’enceinte. Ils ne réagirent même pas au passage des deux personnes, et nul ne leur en voudrait. En effet, Tyrna était une ville calme, et même les quartiers mal famés étaient plus fréquentables que certaines villes. Cela était du à la relative isolation de la ville. En effet, elle n’avait connu que peu de guerres, et pouvait à loisir utiliser le terrain environnant pour y planter des fermes. Ainsi, les portes étaient quasiment toujours ouvertes, et la herse n’avait eu à s’abaisser que quelques fois depuis plusieurs siècles. Cela faisait toujours un drôle d’effet à Arhaïne lorsqu’il pénétrait dans cette agglomération de bâtiments rigoureusement construits selon un schéma semblable à chaque fois. Sur les façades des bâtiments se trouvaient deux ou trois lanternes, encore parfois allumées à cette heure-ci, mais il ne leur restait probablement que peu de temps. La plupart des rues où Glastel le guida étaient parfaitement pavées, car l’auberge dans laquelle il avait loué sa chambre était plutôt bien placée. Il n’y avait aucun risque de trouver des draps miteux ou des rats sous le lit, et peu de chances d’être attaqué par des brigands –que Glastel pouvait de toute manière terroriser en un clin d’oeil, les Orafyas étant devenus, au fil du temps et des contes, une race violente et sanguinaire pour la plupart des gens- Lorsqu’ils entrèrent dans l’auberge, la pièce principale était encore assez agitée, et l’odeur de l’alcool flottait dans l’air, arrachant un rictus peu discret au jeune homme, peu habitué à ce genre d’effluves. Un homme entre deux âges le remarqua et l’interpella. Etant donné la carrure de l’homme et son état de fatigue, Arhaïne ne pouvait pas vraiment répliquer comme il l’aurait souhaité :
— Et bien mon bon garçon, on a peur de l’alcool ?
— Euh…
— Allez fais pas ta fillette mon gars, si tu bois ce verre cul-sec (il désigna un petit verre rempli d’un liquide jaunâtre guère appétissant), j’te l’offre rempli d’argent.
Arhaïne détailla les options qui s’offraient à lui : il pouvait envoyer promener l’homme, et risquer de passer pour un lâche, non seulement aux yeux de cet alcoolique, mais surtout à ceux de Glastel, ce qui le gênait bien plus. Il pouvait aussi trouver une réplique cinglante, et risquer le passage à tabac, ce qui finalement n’était pas une bonne option : Glastel n’interviendrait probablement pas s’il voyait qu’il avait à faire à un voyou. Et il pouvait accepter de boire la mixture dégoûtante, au mépris des éventuels effets secondaires que celle-ci pouvait engendrer. (et il avait comme l’impression qu’ils n’allaient pas lui plaire). Alors que l’homme s’impatientait, il prit sa décision et l’annonça en tentant de contrôler sa voix :
— Je relève ton défi, vieil homme.
Le ton avait été un peu plus froid que ce qu’il aurait voulu, et il s’était ainsi attiré tous les regards des gens encore présents. « Génial, maintenant si je recrache tout le monde le verra… »
Il s’avança lentement, et tendit la main vers le récipient. L’odeur dégagée par la mixture était infecte, et son visage décomposé fit rire tout le monde (y compris Glastel, ce qui agaça légèrement le jeune homme) Et puis, prenant son courage à deux mains et trouvant qu’il n’avait plus rien à perdre, il but tout d’une gorgée. C’était horrible, tout simplement. Le liquide ne laissait que des sillons enflammés dans son corps, et il s’écroula sur les deux genoux sous les vivats de l’assemblée.
— J’vous l’avais dit qu’il le ferait. Je sentais qu’il manquait de fric ce garçon…mais je serai sorti avant qu’il ne reprenne connaissance, ha ! Allez mon garçon, une bière, c’est ma tournée !
Mais, sous ses yeux ébahis, Arhaïne se releva. Ses yeux avaient pris une étrange teinte bleu nuit, une couleur encore plus profonde que son vert habituel. Il ne semblait plus contrôler son corps. Un voile recouvrait sa vision, et il ne distinguait qu’à peine ce qui l’entourait. Il n’avait d’yeux que pour cet homme gras qui s’était moqué de lui. Mais celui-ci n’avait plus réellement la tête à cela désormais : il tremblait de tous ses membres comme s’il avait le Diable en face de lui. Ledit Diable lui parla avec une voix extrêmement grave, sortie des plus profonds abysses infernaux :
— Alors comme ça, on voulait s’enfuir lâchement, hein ? Ce n’est pas très bien tu sais…
— Je…je ferai tout ce que vous voudrez Maître ! J’ai plein d’argent sur moi, je…je vous en supplie, laissez-moi en vie ! J’ai des gosses, et une femme que j’aime !
— Est-ce pour lui prouver ton amour que tu la trompes trois fois par semaine ? (la stupeur se lisait sur tous les visages) Est-ce par amour que tu bats tes gosses ? Réponds ! hurla-t-il
— Je….vous mentez !
Prétendre à la calomnie était la meilleure idée trouvée par cet homme pour se sauver la peau. Après tout, qui pouvait savoir ce qu’il faisait les nuits où il disait à sa femme qu’il allait travailler ?
— Ah oui ? Pourtant, tu sais que je ne mens pas…tout comme tu savais ce qui arriverait à ce gamin en lui faisant boire ta saloperie ! Tu avais envie de rire un bon coup, cela dut-il coûter la vie à un pauvre adolescent ! Tu es pitoyable Ganar, plus encore que n’importe laquelle de ces vermines qui infestent ton appartement.
Et là, alors que ledit Ganar était devenu pâle de terreur (il n’était d’ailleurs pas le seul), Arhaïne l’empoigna par le cou. Si les deux avaient été dans un état normal, la scène aurait probablement fait rire l’homme. Mais, il se trouvait qu’il était fatigué et saoul, alors que son adversaire faisait montre d’une force inhumaine. Ses petits yeux porcins s’écarquillèrent quelques secondes, avant de se fermer au moment où l’on entendit dans toute la salle le craquement si particulier des cervicales qui se brisent. Dans une ambiance de mort où seule une mouche récalcitrante osait bouger, Arhaïne monta à l’étage pour s’endormir. Il fit d’étranges rêves. Pendant une bonne partie de la nuit, le visage d’un homme gras l’hanta. Il revoyait son air terrifié, ses yeux suppliants. Arhaïne n’arrivait pourtant pas à se souvenir de qui il s’agissait, ni de pourquoi c’était lui qui était en train de l’étrangler. Et il rêva aussi des Mekhanors. A chaque rêve (enfin cauchemar), ils avaient une forme différente, mais ils étaient toujours aussi monstrueux. Ici sous forme de Démons à la peau rouge dure comme du cuir. Là, des abominations ensanglantées de plusieurs mètres de haut avec des têtes déformées à moitié terminées. Et toujours, ils étaient en train de détruire Tyrna, tuant les habitants, les mangeant même carrément parfois, brûlant les maisons. Et bien qu’il ne connaisse personne dans cette ville, ces visions le faisaient énormément souffrir, et il ne trouva pas le repos de toute la nuit.
![]()
Un très bon texte, agéable à lire : quelques fautes : "Cela était du à la relative isolation de la ville." -> dû
Sinon, j´en ai pas remarqué d´autres, mais uppose qu´on peut trouver^^
Contrairement à certaines de tes nouvelles, pas de passages géniaux, même si ce "Dans une ambiance de mort où seule une mouche récalcitrante osait bouger, " est quand même bien admirable ^^
La suite ?!
La suite, va falloir attendre, parce que si je reposte un pavé, je m´aliène définitivement tout le forum!
Merci de ta lecture. Pour le "dû" j´hésite toujours quand je dois en mettre, merci d´avoir relevé.
Ah, et au fait, une petite précision :
"Arkhân construisait un groupe pour les chasser."
==>Arkhân devient Norskein par la suite.
Histoire que vous ne soyez pas trop embrumés^^
J´ai lu !
Ce texte est nul tout bonnement !
(
ça t´apprendra à me crier dessus
)
Je partage l´avis général.
Au passage, je crois que tu avais déjà employé dans une de tes nouvelles d´idée du gamin dont tout le monde se moque et qui se transforme en un monstre surpuissant pour se venger. Je me trompe ?
Euh c´est pas plut^t un fou le gamin en question qui se bat contre ses démons ?
Ou alors c´est celui qui est l´element du feu.
Merci Chak´. Par "avis général", je suppose que ça fait abstraction du com´ de Vierax?
(qui n´est dû qu´à une conversation MSN) Oui, j´avais déjà exploité cette idée, mais ici ça n´a *absolument* rien à voir. De plus, le personnage n´est pas identique : alors que l´autre était vraiment une victime, lui est juste une espèce d´ermite vivant à l´ancienne dans un monde qui commence à se moderniser. Les réponses dans la suite.
Vierax==> ![]()
Vierax==>Il ne s´agit d´aucun des textes auxquels tu penses. Chakall fait allusion à "Hé, tafiole!", dans lequel un gamin ne se bat pas contre des Démons mais...arf je spoile trop au cas où certains tomberaient dessus un jour. ![]()
Cool, un berserk
Effectivement, je crois avoir déjà trouvé cette idée dans d´autres de ses textes (ainsi que certaines autres idées dans d´autres textes, mais passons
).
Dans l´ensemble, ce n´est pas mal. Mais
et oui, car il y a un "mais", comment osais-tu espérer qu´il n´y en aurait point ?)
On retrouve ici l´une de tes principales caractéristiques négative, à mon gout. Un certain... infantilisme ? Des expressions, principalement, plus rarement des idées... J´avoue que ça gêne pas mal ma lecture (il doit y avoir un rapport avec le fait que je n´ai jamais rien lu de long de toi...)
Sinon. On se retrouve avec une société humaine cruelle, des Orafyas calmes en apparences mais en fait corrompus (probablement par le fric, pour changer
), et les autres méchants sanguinaires qu´on a un peu perdu de vue. Ceci n´est pas une critique négative^^ On retrouve bien tes idées
Peut-être que l´humain bourré et l´Orafya sont un peu stéréotypés. Peut-être.
Voilà, je ne trouve plus rien à te cracher au visage :nerd:
![]()
Bah pour un commentaire assassin il est plutôt sympathique.
Pour les expressions déplacées, oui Os´ me l´avait déjà fait remarquer, mais bon ça gêne pas tant que ça, si?
Non, les orafyas ne sont pas corrompus par le fric, mais ils sont trop conservateurs. Enfin, parler d´eux au présent est un peu déplacé vu qu´ils sont presque tous morts. :nerd: Sinon, les méchants sanguinaires...je vous laisserai comprendre avec la suite.
L´humain bourré est stéréotypé, oui. Mais on s´en fout de cet abruti en fait.
L´orafya, peux-tu me dire ce que tu lui trouves de stéréotypé?
Merci de ta lecture. :nerd: J´ose espérer que tu suivras la suite. :nerd:
Si, ça me gêne beaucoup. Cependant, j´ai une notion très précise de ce que doit être l´HF, à mon sens, ce qui inplique qu´il est dur d´arriver à me satisfaire totalement (de ce côté là). Donc oui, je vais continuer à râler :nerd:
Sinon, je pensais que les Ora´ étaient comme la société du... hum, du siecle de Louis Croix Vé Baton, ça doit faire dans les... XVIIè ?, régie par une étiquette extrèmement stricte, mais ce uniquement pour les riches, qui s´en targaient de la sorte. Respirez.
Pour ce qui est de l´Orafya... Sais pas, il fait un peu trop Personnage Encapuchonné de Noir (qui vole leurs enfants tout justes démoulés aux mères fatigués aidées de leurs seurs stupides), c´tout
Non, je ne lirai pas la suite
Ou seulement si tu es sage :nerd:
Bu.
Bon, j´ai d´autres lecteurs qui aiment après tout, et jusqu´à présent tu ne m´as jamais suivi, alors je m´en r´mettrai.
"Pour ce qui est de l´Orafya... Sais pas, il fait un peu trop Personnage Encapuchonné de Noir"
==>Euh là j´vois pas trop l´rapport, au contraire j´ai tenté de le faire passer pour un être plutôt gentil, mais avec un fond de violence contenue.
Gentil, certes, mais sombre et mystérieux. C´est vrai que je ne me suis pas bien expliqué... Comment dire ? J´ai l´impression qu´on voit souvent ça... Après, ça vient peut-être de moi...
La suite ?
Andorlyn possédait effectivement de grandes capacités. Ils firent le trajet en deux fois moins de temps qu’il n’en aurait fallu à Arhaïne, et en plus de cela il ne se sentait pas fatigué quand il reprit le contrôle de son corps. Il repéra sans peine le lieu de la conférence, puisqu’un énorme groupe de badauds était groupé autour de ce qui, de loin, ressemblait plus ou moins à une estrade. Marchant tranquillement entre les maisons de pierre aux toits de chaume, Arhaïne atteignit la scène au moment où Glastel prenait la parole :
« Me reconnaissez-vous ? Non, car peu d’entre vous ont eu la curiosité de chercher dans les livres…ai-je l’air humain ? Non. Je suis Glastel, un des rares orafyas encore présents en ce monde. »
A ces mots, l’assemblée se mit à huer en coeur le vieil homme. Malgré son isolement, la propagande avait été très efficace à Tyrna, et tout le monde était plus ou moins persuadé que leur paix était due à l’empire. En conséquence de quoi ils considéraient les orafyas comme les êtres sanguinaires et monstrueux décrits dans les légendes impériales. Tous avaient notamment lu les aventures d’Alexandre le Noir, prince humain qui défit les légions démoniaques, et nommé ainsi car il brûlait les cadavres de ses ennemis. A ce moment, Ak’ran fit son apparition en plein milieu de la foule. Il était armé d’une énorme épée à deux mains, et l’on pouvait distinguer une rapière et un sabre à ses hanches, mais il n’était que peu protégé. Les vêtements sales qu’Arhaïne avait vus sur lui quelques heures auparavant constituaient en fait son armure. Stupéfiant. Il s’avança vers la foule qui commença à paniquer à la vue de l’immense lame.
— Ecoutez ce que l’on a à vous dire bande d’imbéciles !
« Merci Ak’ran. Je reprends donc : je suis un orafya, et si je suis ici, ce n’est pas pour entendre vos misérables sifflements mais pour vous avertir d’un grand danger et, accessoirement, recruter certaines personnes dignes d’intérêt, je pense notamment à…mince, je ne le retrouve plus. Cela n’a guère d’importance. Sachez que l’Empire vous ment. Enfin, Empire…je n’emploie ce mot que pour vous faire comprendre que je parle du territoire humain connu. Celui-ci est en effet en ruines. Sept créatures démoniaques sont en effet arrivées par-delà les Montagnes Infranchissables. Ils terrifient les armées, et un seul d’entre eux peut raser un village entier. On les nomme les Mekhanors. Ils sont gigantesques, entièrement recouverts par une carapace noire. Ils font deux à trois fois notre taille en hauteur, et sont deux fois plus larges que des nains. Ils possèdent deux jambes mais quatre pieds, deux bras mais quatre mains. Les Légions des Kylhas (la foule retint son souffle à l’évocation de ce mot qui inspirait encore plus de terreur que n’importe quel autre) ont été décimées et sont en déroute. Les armées de votre cher Empereur sont déchiquetées et les déserteurs sont plus nombreux chaque jour. Vous n’avez été épargnés que parce que vous êtes très éloignés de la capitale, et nous n’avions d’ailleurs jamais entendu parler de vous avant d’apercevoir votre ville depuis une colline. Nous, nous sommes ici pour traquer et tuer ces êtres. Comment réussir là où des armées ont échoué ? C’est simple : leur plus grande arme est la peur. Et nous n’avons pas peur. Chacun d’entre nous est prêt à mourir pour éradiquer ces démons. Je laisse maintenant la parole à Ak’ran, que vous avez pu apercevoir tout à l’heure… »
Glastel se retira légèrement, et l’ork, qui était remonté sur l’espèce de scène, prit la parole :
« Moi être un ork, moi être ici uniquement pour tuer méchants et recevoir grosses pièces d’or. Tous ceux qui venir avec nous recevoir plein or ! »
Arhaïne secouait la tête tandis que la foule se moquait d’Ak’ran, qui souriait en voyant que son illusion fonctionnait à merveille. Car Ak’ran était loin d’être stupide, et il maîtrisait parfaitement la langue commune. Simplement, il abhorrait l’arrogance des humains envers son peuple, et profitait de n’importe quelle occasion pour leur démontrer leur stupidité. Et il y arrivait très bien.
« Merci de confirmer encore une fois mon jugement sur vous, moutons stupides. Êtes-vous donc sots au point d’imaginer que vous êtes les seuls êtres réellement intelligents sur ce monde ? Quelle arrogance tout de même. Nous ne sommes certes pas réputés pour notre sagesse ou notre diplomatie, mais tout comme vous –ou du moins une partie d’entre vous- nous avons dominé notre instinct bestial. Ceci étant terminé, laissez-moi me présenter brièvement : Ak’ran, ancien officier de l’armée orke déchu pour…compassion et manque à l’honneur. Parmi les choses que peu d’orks ont réussi à maîtriser, il y a le sadisme. Et ainsi, tous les prisonniers doivent être torturés. Mais quand j’ai vu cet enfant Kylhas trouvé par hasard et que j’ai ordonné de le laisser en vie –sûrement un sortilège maintenant que j’y pense-, les autres n’ont pas apprécié. Nous n’apprécions pas les changements dans les traditions. Pire encore, j’ai refusé d’achever mon adversaire après lui avoir démontré en quelques minutes qu’il n’était qu’une brute incapable de se battre réellement, et lâche de surcroît. Je suis ainsi un exilé depuis environ cinq années, et j’ai trouvé ici l’opportunité d’être utile et de débarrasser le monde d’un grand Mal. »
Désolé encore pour la coupure...
Alors j´te fait un com construcif ^^
Bon commençons par les trucs qui vont pas au long de la lecture ainsi que les fautes repéré
-> Le cadavre du gars est resté là toute la nuit? s´pa crédible (enfin on en a parlé )
-> "Bien, je pense avoir terminé mon speech…" J´trouve ça le fait moyen ça ...
Sinon rien à redire, je repère pas les fautes doc ç a j´peux aps te dire.
sinon bah j´aime bien l´ensemble, l´histoire à l´air sympa pour l´instant avec des trucs qu´on a d´jà vut et d´autre non. Le tout avec une point d´originalité par endroit.
J´adore quoi :p
Ah, j´ai laissé le mot "speech"? Merde, j´l´avais mis à un autre endroit et j´l´avais enlevé, mais j´avais oublié celui-là^^. Comme tu dis, ça fait moyen^^
Merci d´ton com´, et tant mieux si t´adores hein. ![]()
Yeah, quelle fin magistrale... elle tient du génie là, on retrouve un tout grand Azerty là ^^
Sinon, à caus de l´heure tardive, il y eut des moments où je me perdais un peu dans les personnage - entre le héros possédé. l´ork et l´autre-là, j´ai fait un beau petit amalgame...-
Sinon le fond est crocheur, trop ? Et question faute d´othographe, je n´en ai relevé qu´une -deux en fait, mais la deuxième c´est moi qui avait faux^^- : "avant qu’il ne soit pris d’une autre crise folie." -> il y a le "DE" entre crise et folie qui est passé à la trape... voili voilou, une faute d´otho par poste, ça reste plus que correct ^^
Surtout avec ce genre de pavé^^. M´enfin, p´têt aussi qu´y´en a qui t´ont échappé, ne crions pas victoire trop vite^^
Merci du com´, mais pour la fin, je vois pas c´qu´elle a de magistrale et surtout, c´est pas une fin normalement...
M´enfin tant mieux si t´as apprécié^^