Mon commentaire est un peu expéditif et n'est pas très clair, je l'admets volontiers en me relisant.
Ce que j'entendais en disant "En soi je ne saurais pas trop quoi en dire", c'est qu'en soi c'est évidement bon, c'est travaillé, maîtrisé.
Mais j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu ça 100 fois.
Bonjour à tous.
Je vais poster ici mon premier "poème". Je le mets entre parenthèses car il pourrait très bien ne pas en être un, mais ayant fait des rimes tout du long je me suis dit que ce serait plus adapté, mais je n'ai suivi ni forme ni pieds particuliers, donc ne soyez pas trop indulgents. J'ai préféré le fond à la forme.
J'ai un très joli passe-temps,
Celui de tuer des gens.
Mutiler bras et jambes,
Ne faire que charpie des membres
Et faire abondamment couler le sang
De quelques pauvres gens.
Pourquoi donc? Direz vous,
Etes-vous totalement fou?
Non juste amusé,
Certains diront obsédés
Par leurs cris de douleur
Et voir leur dernière peur.
Ne trouvez-vous pas amusant,
Dans leur dernier instant,
Tenter fébrilement de s'accrocher à la vie?
Cette saloperie...
C'est ce superbe moment
Où tout être vivant
Dans son dernier instant
Peut laisser déborder ses penchants.
Sentir ce sang sur mes mains,
Ces boyaux, ces intestins,
Serrer fébrilement
Ce qui autrefois fut vivant.
Le sang sur mon visage,
Sur les murs, sur le carrelage
De cette salle peinte en blanc
Où je m'abonne à mon passe-temps.
C'est mon jardin privé.
Nul ne peut y entrer,
Si ce n'est les pieds devant
Et les veines pleines de sang bouillonnant.
Ils se réveillent une dernière fois
Afin que je puisse jouir de leurs émois.
Te voici accroché,
Plus jamais tu ne pourras bouger.
Personne ne t'entendras pleurer,
J'ai déjà tout préparé.
Tu ne peux pas t'enfuir, inutile d'essayer,
Tu es enfermé.
Personne ne t'entendras crier,
Je plierai ton corps à ma volonté.
Ta chair mutilée
Ne cessera de m'amuser.
Et je décorerai avec goût
Cette pièce de tes bouts.
Grâce à toi je me suis bien amusé aujourd'hui,
Merci.
(Ces magazines recherchent pas mal de poésie, si cela peut en intéresser certains
http://www.absinthemag.com/#!appelsatextes/c2gq )
Jerry
Pardon ![]()
Bonsoir. Humeur momentanée.
Souvent les mots lâchés au vol
Sans réfléchir s’affolent
Hors d'un esprit bien trop frivole
Et blessent un cœur déjà amer
Ainsi affaiblissent un caractère
Malgré qu'ils soient involontaires
Mais d'autres mots plus réfléchis
Et surtout vraiment ressentis
Guérissent les blessures sévères
De la petite fille au cœur de pierre
Et calment alors l'insensé tonnerre
Tout ça pour une boutade, tortionnaire.
Merci ![]()
Composé ce soir, inspiré par une soirée qui au vinaigre pour moi il y a quelques jours
"Si vous vous demandez pourquoi le soir venant
Quand la fête renait comme un doux revenant
J’obscurcis mon cœur, flou d’un voile de détresse,
En immolant mes lèvres d’une impudente ivresse
Jusqu'à finalement délabrer mon esprit
Effacer de son cours tout ce qu’il a appris
Et m’abimer au point que de moi l’on se moque
Quand je rampe imbibé, maladroit comme un phoque
Je vous livre enrobé par de la grâce des vers
La triste confession de mon regard sévère :
Comment pourrais-je craindre, une nuit de cristal
Mes yeux agonisants tournés vers les étoiles
Mouillés tout à la fois de la peine qui meurt
Et de l’acre nectar, débordant de mon cœur
Ô Comment pourrais-je craindre qu’alors j’expire ?
Car comment redouter ce à quoi on aspire ?"
Voilà normalement j'étais censé faire un truc plus long mais plus d'inspiration ![]()
Y'a juste le "maladroit comme un phoque" qui m'a un peu dérangé mais le reste j'adore ![]()
petite correction "Je vous livre enrobée de la grâce des vers" *
J'avoue l'image du phoque est un peu grotesque, mais pas autant que la réalité ![]()
C'est pas maladroit et tout est cool dans ce poème. ![]()
Immondice innocente mais d'une laideur irréversible
Je nage, sordide, dans une eau bourbeuse et malsaine
Je voudrais rencontrer une créature sensible
Qui m'inonderait de jouissances vaines
Quand j'emporte avec moi ces souvenirs divins
Je souris, et, machinalement je bois mon verre de vin
L'ivresse est proche, je m'excite sur ma chaise
Attendant l'heure de ma gloire, je prends mes aises
Coma éthylique, c'est toi que je vise
Tu m'ensevelira dans ta douce mort
Temporaire, certes, mais non moins douce
Tout ce qui n'est pas éphémère me lasse et m'indiffère.
Ça inspire la boisson dites moi ![]()
J'ai l'intention de me bourrer la gueule dans pas longtemps, ça va faire plus d'un an. ![]()
Pouf c'est long, vas y doucement quand même (on y croit
)
Je suis sous médocs en plus (
)
L'Ogre
On vit sa grosse ombre dans l'avenue piétonne
Lancée par son pas lent d'homme tout empâté
Déjà suait-il de sa promenade atone
Dans son balancement bouffon et atrophié
Les femmes trop fières de leur formes fluettes
Fuyaient pour le torse et les bras de leur mari
De peur qu'on les confondent avec une andouillette
Accompagnant la sauce de quelques rôtis
Mais tout mastodonte et repoussant qu'il était
On voyait dans les poches flasque de ses joues
La marque figée d'un franc rictus égaré
Témoignant d'une soif de vie et de vin fou
Ses favoris encadraient son portrait bouffi
Des gouttes parfumées dans son cou potellé
Ainsi paré de velours et de maints rubis
Bien que grassouillet, il n'était que trop coquet
Quand il n'avait pas le groin fourré dans la graisse
C'est sa luxure qui avait faim de bordels
Car il n'y avait aux yeux de la truite Altesse
Meilleur friandise que des mains sensuelles
Nue sur le divan d'une chambre de plaisir
La putain ne voit que son or et non le gras
Il faut tirer l'oseille quitte à en souffrir
Et Seigneur Porcin hurle bien vite aux aboits
Ses doigts gonflés roulaient sur les tétons pointés
Tandis qu'elle chatouillait son petit bout de chaire
Bientôt il grognait entre ses cuisses écartées
Luisant et beuglant sa besogne comme un cerf
Mon corps était humide, écorché
Je n'ai cessé de gratter ma peau sensible
Mes orgasmes de lépreux, surpassant ma bile
Etaient étendus sur ma surface gracile
J'enlève un morceau de peau, et je me dis, navré
Un morceau de chair que je ne pourrais plus gratter
J'attend que cela revienne, mon cerveau est calme
J'aime jouir de cette façon, répugnante et sale
Quand soudain je sens ma libido
Fraîche et violente, monter en moi
Je décide de masturber
ce qui reste de mon pénis éclaté
Ce vent de sensualité réveille ma chair endolorie
J'oublie ma douleur et je promène
Gracieusement et avec frémissements mes doigts rouges
sur ma chair qui s'en va, avant de la déchirer.
J'espère que ça dérange pas si je balance un poème de 8 vers rapidement fait à minuit
Les lumières autour de moi
N'ont jamais autant éclairé
Le chemin qui mène à la foi
En l'espoir et l'humanité.
Quel Dieu, quelles divinités
Pourraient substituer à ça
Des prières imméritées
Quand tout mot vaut mieux ici bas ?
Salut !
Je suis en plein dans l'écriture d'un roman dont l'histoire se déroule au 17ème siècle. Le personnage, à un moment, croise le fer avec un homme vulgaire et j'ai écris un poème pour combler mes lacunes dans les descriptions de combat :
Je lance avec tact mon arc
J'esquive un boulet
Et de mon dos de monarque
Je tire mon fleuret ;
Pernicieux barracuda
Mon fidèle estramaçon
Pour sûr, se plantera
Bien vite dans votre plastron !
Vos mots sont bien vulgaires
Où donc pourrais-je vous frapper ?
Gagne-je mon temps, à me fier à mon flair
Où fais-je ça proprement ? J'esquive votre plommée !
Je me fends, je tournoie, et tente de vous porter atteinte
Là où votre bedaine est une sphère bien garnie !
Et me retire ; Hélas, vous vous prîtes à ma feinte
Et sautâtes en arrière, l'expression abassourdie !
Debout, pleutre, et tirez votre estoc
Votre fidèle plommée n'est plus à la hauteur
Osez croiser le fer, incorrigible sinoque
Volontiers je me battrai jusqu'à ce que sonne votre heure !
Mon fer fend l'air tel un rapace
Et picore votre cuissot
Voulez-vous que de grâce
J'épargne votre peau ?
Avec toute l'élégance d'un roi
J'évite votre lame, pour la dernière fois
Mon fleuret se lève, j'impose ma loi
Lorsque mon pic s'abat sur votre bras.
Diantre ! Vous êtes désarmé !
Vous avez échoué, alors, retenez
Que même si les mots sont capables de blesser
Rien n'est plus fatal que de manier l'épée.
Pensez-vous que c'est bien ? Je l'ai, du coup, écris pour dénoncer la violence par les mots. Je me suis un peu inspiré de l'envoi de Cyrano. ![]()
Bon j'ai écrit ça assez vite fait sur la route jusqu'en Bretagne (7h de route
). Je sais qu'à un moment il y a répèt´ du mot "nuit" mais j'ai pas réussi à en trouver un remplaçant
[Éclaire]
La nuit est majestueuse
Princière dans l'étoffe noire
Rassurante et précieuse
Comme toi dans ma mémoire
Dans la nébuleuse lilloise
Tu te glisses le sourire aux lèvres
Les regards s'entrecroisent
Sous cette nuit aux mille lièvres
La nuit éclaire les rêves et tous ces moments intimes
La nuit s'éclaire
La nuit éclaire les lèvres et tous ces moments infimes
Sans tableau à en peindre
Sans portrait à en croquer
Sans réussir à les feindre
Juste à les magnifier
D'un baiser
Et au creux de ton coeur palpite une étoile
Comme un phare
Dans la nuit
Dans un soir
Comme un cri
Et entre tes douces mains se repose la lune
Accueille-moi en ton sein
Prends-moi dans tes éclats nocturnes
Dans tes folies d'orage et dans tes cieux vengeurs
Dans tes pleurs diluviens et dans tes nuages songeurs
Entre tes rafales froides et tes nuits chaudes
Entre le loir et l'homme, entre l'aurore et l'aube
On illuminera la terre entière
Et les mille horizons
De tes prunelles aurifères
Et de tes passions
Scary, c'est pas mal, assez intimiste et doux.
Pour ces deux vers :
"Sans tableau à en peindre
Sans portrait à en croquer",
j'aurais enlevé les "en". Ça rythme mieux le texte.
De même, dans ces deux vers-là :
"Dans tes folies d'orage et dans tes cieux vengeurs
Dans tes pleurs diluviens et dans tes nuages songeurs",
tu peux enlever les "dans" sans problème. Ils alourdissent le texte.
Pour "aurifères", à la fin, j'ai un gros doute. En fait, on voit que le mot a été rajouté pour la rime, au détriment du sens. ^^ À changer si possible, donc.
(Pareil pour "lièvres", d'ailleurs.)
Le rythme est plutôt maîtrisé.
Corail : pour le coup, j'ai l'impression que beaucoup de mots sont là uniquement pour la rime, et c'est un peu dommage. Ça devrait couler bien plus naturellement.
Le rythme joue aussi : si tes vers n'ont pas de métrique régulière, c'est plus difficile à lire, moins harmonieux, et surtout, surtout : un élégant du XVIIème sait faire des poèmes parfaitement rythmés. Lis-les à voix haute pour voir ce qui ne va pas. Aide-toi des règles de métrique si besoin.
En revanche, j'apprécie beaucoup le principe de remplacer la description du combat par des vers lancés au fur et à mesure par les combattants. C'est tout à fait dans l'esprit de l'époque.
(Et ça me rappelle la BD "De Cape et de crocs", qui est magnifique pour ce genre de choses.)