https://www.youtube.com/watch?v=LjHORRHXtyI
Bien le bonjour, une petite impro pour faire plaisir.
Sur le bureau rouillé où ma main se promène,
J'accorde une horaire creuse aux rimes des poèmes,
Que mon front est contraint d'éblouir de phonèmes,
Sa fidèle lassitude couvrant sa face blême,
Et sa claire volonté d'exciter l'épithème.
Je sens déjà germer les rires de l'auditoire,
Improvisés d'humus oubliés de l'histoire,
Que recouvre le temps d'un terreau crématoire.
Cependant rassemblés de mots aléatoires,
Nos racines jubilent de cette petite victoire.
Bon c'est de l'improvisation ça raconte pas grand chose en fait, juste ce que je ressens en lisant le topic en réalité donc bon... Et oui j'aime les métaphores surtout en rapport avec la nature
On pourrait aussi croire que je fais tout pour la rime mais ma priorité est l'expression d'une idée générale, la rime ne vient que secondairement.
Epithème
appendice du bec de certains oiseaux (ce qui rejoint le concept de nature auxquel je n'arrive pas à me détacher) poru ceux qui ne auraient la flemme de chercher.
pour ceux qui auraient* ![]()
scarytaupinet
Nan, pitié. Tout mais pas ce film de merde. Pitié.
Loosfoufou
Y a quelque chose. C'est dommage que tu ne respectes pas la règle de prononciation des e devant consonne. Parce que du coup certains de tes vers ne sont plus des alexandrins ce qui est dérangeant.
Pardon, monsieur le poète ! Ne pas élider le "e" de feuilles", non ! ![]()
Si tu veux l'élider sans que ça puisse être justifié par les règles habituelles de la prosodie tu le notes avec une apostrophe à la place du e en question. Sinon il se prononce, et ça fait une syllabe en trop et ton poème pue du derch (déjà que ça casse pas des briques).
J'avoue que ça ne casse pas des briques mais ça n'en avait pas non plus la prétention
Allez, voilà des vers qui mériteront plus vos faveurs :
Lamasabacktani
Je suis l'exilé sur sa terre
L'idiot qu'on ne regarde pas
Celui qui hurle dans ses rêves
Aux cieux qui ne répondent pas;
L'enfant qui pleure dans la nuit
Où peu à peu plus rien ne luit
L'enfant qui crie pour la lumière
Et ne reçoit que du mystère !
Et cependant j'arrose,
De mon hématidrose,
Ma tristesse ma fleur
Sous un soleil vainqueur :
Il n'est point de silence
Ni de vide odieux
Qui par l'art de la danse
Ne trouve grâce aux yeux...
Bonjour !
Débutant dans l'art poétique, j'apporte ma modeste contribution.
L'aveugle est à la fenêtre
Le sourd tend son oreille
La fleur sied à l'abeille
Le jour pourrait renaître
Puis la nuit s'embellit,
sans lumière,
sans bruit
La femme sans délit,
sanctuaire,
sans fruit
Car il naquit naguère
Mon coeur, ce légume
Et il ravit sa mer
Ma peur, c'est l'écume
shayde09
Bon la première strophe est pas mal. Déjà mieux que le haïku.
J'ai juste pas compris, rêve est censé rimer avec terre ? Ah, et aussi, théoriquement on devrait prononcer le e de " crie " au vers 7. Par contre j'ai pas pigé le sens la deuxième strophe.
Ah, et ça manque de ponctuation aussi. Au point où syntaxiquement certains passages sont même pas corrects.
Ouais bon en même si les règles me coupent le sifflet quand je lis le poème, je préfère continuer comme ça.
N'y vois pas de l'agressivité mais quand je lis je ne dis rirEUH ou horairEUH et comme je ne prononce pas le dernier e pour beaucoup de mots, soit je mets des apostrophes pratiquement partout, soit je relis avec le EUH des fins, ce qui est moche, soit je relis sans accentuer et pour moi le rythme est cassé parce qu'il y a pas le même nombre de "syllabe" à l'oral.
Pareil, on dit pas criEUH, ça sonne faux sur tous les points.
Merci quand même pour le conseil.
Ouais bon en même temps*
je ne dis pas*
Nan mais le souci c'est que la façon dont toi tu prononces les choses on s'en fiche un peu. Tu penses bien que pour que la poésie ait une portée universelle, on a mis en place des conventions de prononciation de la poésie dans chaque langue. En France, on a ce problème des e en fin de mot, qui dans le langage parlé se prononce ou non un peu selon le mot, un peu selon le ton, et un peu selon la personne qui prononce, donc c'était pas assez fixe pour la poésie (vu qu'on doit compter le nombre de syllabes). De fait on a choisi de prononcer tous les e en fin de mot suivis d'une consonne, choix logique puisqu'il n'y a aucun cas où la prononciation de ces e est réellement aberrante (même si ça peut sembler peu naturel) alors qu'au contraire il existe des cas où on est bien obligés de prononcer le e suivi d'une consonne (quand il y a redoublement du son consonantique qui précède le e au début du mot suivant par exemple). Donc là, le truc si tu veux, c'est qu'effectivement foutre des apostrophes partout c'est moche, mais sans ça les e se prononcent (puisqu'il est ainsi convenu), ce qui crée ici un déséquilibre rythmique.
Alors du coup, tu es en droit de te demander quelle est la solution, vu que les apostrophes c'est moche mais que tu veux pas non plus prononcer ces e. La réponse c'est qu'en général on s'arrange pour écrire en connaissance des règles de prononciation et on tourne nos vers de manière à ce que le problème ne se pose pas. Il faut savoir qu'il existe quand même, chez tous les grands poètes, des occurrences de ces e que tu estimes non naturels (à juste titre parce qu'ils ne se prononcent effectivement pas dans le langage parlé), et dont la prononciation est nécessaire au respect de la métrique. Dans ce cas-là, il est d'usage de prononcer le e en question, mais faiblement.
Je viens juste faire découvrir ce somptueux poème en vers libre qui n'est pas de mon cru :
http://www.oniris.be/poesie/rb-de-face-6421.html
Renversant.
Ce n'est pas de la poésie puisqu'il n'y a pas de structure rythmique. C'est une forme, étrange j'en conviens vu l'utilisation a priori aléatoire des retours à la ligne, de prose dite " poétique " (ici au sens second du terme).
Ce n'est pas parce que tu renies le vers libre que ce n'est pas de la poésie. Beaucoup durant des siècles se sont évertuer à privilégier le sens à la forme. Il y'a d'ailleurs eu des grands débats à ce sujet : Doit on écrire pour exprimer une opinion ? Ou rendre un texte beau parce qu'inutile ? Pourquoi vouloir faire passer un message par le biais d'un poème alors qu'on pourrait le faire bien plus facilement en écrivant "librement" ? Si on part du principe que nous devons écrire un poème en soignant aussi bien le fond et la forme, ce serait esclavager la deuxième pour mieux exprimer la première.
Je prends par exemple ce poème :
http://www.oniris.be/poesesie/myndie-l-aieule-6084.html
C'est beau, très beau et je ressens de la poésie dans ce texte. Je ne suis pas le seul d'ailleurs, consulte les commentaires. Et pourtant, ce sont tous des poètes (hautement) confirmés.
Et voici une autre oeuvre du même auteur en poésie néo-classique cette fois :
http://www.oniris.be/poesie/myndie-cote-d-opale-6384.html
Comme quoi les deux cohabitent.
Je ne juge pas le vers libre. J'énonce simplement un fait : ce n'est pas exact d'appeler ça formellement de la poésie, parce que n'ayant pas de structure rythmique définie par la métrique, ce n'est pas ordonné dans le temps, ce qui en fait quelque chose d'inconciliable avec la définition de la musique. Or, la poésie est un genre - littéraire certes - mais qui tient aussi bien de la musique que de la littérature. Donc ce qui n'est par définition pas de la musique ne saurait être formellement de la poésie. Je dis formellement, parce que je parle ici du sens premier, strict, du mot poésie. Tu peux effectivement trouver un texte en " vers libres " (là encore terme incorrect vu qu'il ne s'agit pas de vers) poétique, comme on peut trouver un paysage poétique par exemple, mais il ne s'agit ici que d'un sens dérivé du mot, pas du sens originel désignant le genre littéraire et musical qu'est la poésie.
Bonjour tout le monde ! Bon, je me lance. C'est une poésie que j'avais écrit sous la contrainte (programme de 5ème oblige...) mais c'est finalement une de mes productions dont je suis le plus fier, malgré quelques figures de style un peu hasardeuses, dues au fait que j'avais des critères à respecter. C'est inspiré du tableau Bordighera de Claude Monet
http://www.artic.edu/aic/collections/artwork/81537
Je ne prétends absolument pas faire de la grande poésie, mais bon...
Le soleil se lève sur les toits enflammés
Réchauffe les grands saules pleurant sous le vent
Irradiant les murs blancs comme un démon errant
Frappant contre la mer, combattant acharné.
Et moi, regardant troublé ce paysage
Sur le rocher, sans voix devant cette immensité
L'homme dans la nature me paraît sage.
Au creux de cet écrin, la ville s'éveille
Les hommes, myriades d'étoiles minuscules
Et semblables aux comètes qui se bousculent
Au creux de cet écrin, elle sort de son sommeil.
Et moi, là-haut, de mon roc aérien
Je sens mon cœur qui bat, juste une fois sur trois
En voyant ce monde, je me dis qu'il est mien.
L'Asile, L'Arlequin et La Rose :
L'arlequin déambule dans l'asile,
Seule, pas une présence, la dernière ne lui a dit qu'un mot : "File !",
Certaines salles sont détruites, le temps est un ennemi invincible,
Il ravage et engloutit tout édifice dont les fondations sont visibles,
Son maquillage dégouline, quelques larmes perlent encore sur ses joues,
Chacune est remplie d'un amer secret, comment tomber amoureuse d'un fou ?
Perdue dans ses tourments, l'arlequin ne remarque même pas une présence,
Elle n'est pas seule dans ce bâtiment, quelqu'un lui adresse la parole avec aisance,
"Arlequin, pourquoi es-tu triste ? Toi qui es censée répandre la joie et la folie,
Pas un sourire, pas de gestes comiques, j'en suis étourdie,
Sèche tes larmes, le monde continue de tourner, la vie de se dérouler, donc souris."
A ces mots, un sourire se dessine doucement sur le visage de l'arlequin,
"Rose, tu es belle, mais tes épines sont dangereuses, tu as un ton bien mesquin,
Pour une fleur aussi vénéneuses, tu sembles bien épanouie,
Le temps a tout figé, tout mangé et tu restes encore ici,
Profites-en pour partir loin, il ne fait pas encore nuit"
"Arlequin, le jour comme la nuit sont des hypocrites à mes yeux,
Ils nous harcèlent, pour nous remémorer des souvenirs douloureux,
Je ne veux plus voir le soleil et la lune, ne plus rien avoir à faire avec eux,
Je me croyais seule, et finalement la solitude nous quitte, nous sommes deux,"
"Rose, je t'envie, toi, ton esprit et ton indépendance,
La solitude est encore avec moi, la seule chose qu'elle veut c'est que je pense,
A mes amis, à mes ennemis, à mes amours, qui sont tous mes dépendances,
J'étais aimée, j'étais enviée, j'étais détestée, on disait que j'avais de la chance"
"Arlequin, ne t'apitoie pas, ne t'apitoie plus,
Le passé est le passé, le présent est le présent, et face à moi, le futur s'est tu,
Cet asile est ma dernière demeure, je ne veux plus du monde, ni de son salut,
Arlequin, me rejoindras-tu ?"
Ces dernières paroles ravivèrent une étincelle de folie chez l'arlequin,
Cela faisait trop longtemps qu'elle pleurait, maintenant elle avait une raison de sourire
Elle aussi, ne voulait plus de violence, plus de larmes, juste déambuler sans fin,
Alors, elle tendit la main à la rose l'accompagnant alors, pour le meilleur et pour le pire,
Cross-Killer ton poème est super ! ![]()