Okay, on va dire que j'avais égaré mes lunettes et que je n'ai rien pu lire.
Je marchais. Me hélant brusquement, sous les frivoles rues étroites, nonchalant, je les scrutais. Les oiseaux voletaient dans le ciel, innocents, impatients, à l'écoute des moindres frasques boudeuses. Mais les vents déchiraient les limbes, les arbres avec les sens, achevés, accomplis sous l'informe et grisâtre pluie diluvienne. Les sols, jonchés de triste saleté, saluaient les bavures moroses qui bordaient, piteusement et posément, les angles effrités des toits. Je ne parvenais pas à distinguer les billes, lumineuses maîtresses affranchies, et capables de transcender l'esprit d'une éclatante légèreté. Mais je marchais, franchi et affranchi, devant la brûlante soucoupe ; devant moi s'étendaient moult et tendres personnages chaleureux, courant et se jetant innocemment dans les prés, élevés jusqu'au zénith d'une montagne, paradis naturel, mais sans cesse projément destructible.
Plop.
Un poème écrit il y presque un an maintenant.
La rose noire :
J’ai souvent eu froid.
Aspiré par le temps, longtemps laissé dans l’effroi.
Dévoré par des nuits d’amertume,
Le célibat fut ma seule coutume.
Une habitude dont il est dur de se défaire,
Un mal brut mais nécessaire.
Une nuit sans fin,
Une aube enfin.
A l’éveil au matin, je n’ai vu ni méchant ni gentils.
Juste deux âmes venues partager une parcelle de leur vie.
Sans bassesses ni promesses,
D’ivresses en paresses,
Comme désir,
Comme sourire.
Un clin d’œil, il suffit,
Une rencontre, une folie.
Ils saisirent le temps,
Lui donnèrent forme une nuit durant.
Je vous parle d’un Prince,
Je vous parle d’une Princesse.
Une sorte de conte de fée moderne.
Un genre d’histoire qui nous concerne.
La princesse cachait un trésor,
Visible, je vous jure, sans effort.
Le soleil en plein jour,
Caressait l’émeraude de ses yeux sans détours.
Il régnait sur le royaume,
Le parfum d’une rose noire.
Elle imprégnait sur ses paumes,
Ses coussins, cette odeur chaque soir.
On le dit inspiré,
Il n’y a qu’une seule vérité.
D’une respiration non prudente,
Il la trouvait inspirante.
J’abandonne cette paranoïa,
Ultime forme d’un inconnu destructeur.
Etre sur de ne pas faire d’erreur,
Et surtout ne pas en avoir peur.
Il est temps d’arroser cette fleur,
D’autres choses que de tes larmes.
Lui donner l’éclat de nos cœurs,
Une symbiose de tous tes charmes.
Morose routine, maussade journée,
Journée qui agonise, monotonie du soir,
La porte s'ouvre, et dans ce triste brouillard
Une rafale de fraîcheur, une rafale de buées.
- Petit prince aux cheveux d'or
Tu avais le visage doux d'un ange mort
Tu avais ces yeux perçants qui donnaient tort
A ce doux sentiments qui venait d'éclore.
Noyée dans les rives abondantes de tes yeux
Immergée d'amour, moi je t'aimais
Mais déjà tu me quittais,mais déjà tu t'envolais.
Le train est en pleurs et déverse dans les cieux
Son opéra de douleur, l'hémorragie de mon coeur
Linceul de fumée, linceul de vapeur.
![]()
Poème qui commence à se faire vieux mais que je trouve pas mal notamment dans sa juvénilité touchante
Dans une nuit morose,
Dans laquelle on pourrait écrire notre prose,
Il n'y avait que noirceur,
Pour espérer éclairer mon cœur.
La pensée affûtée pour ne plus s'émerveiller,
Je m'enfonçais peu à peu au fond d'une cavité.
Imbibé de fumée et entouré de fatalité,
Il aurait fallu un jour penser à rentrer.
Car en ce soir de Brouillard,
On ne peut que avoir des idées noires.
Mais il se fait tard, je m'égard
Et me met à penser à ton foulard.
Quelle chance possède celui-ci !
Quelle providence a-t-elle pu lui offrir,
La jouissance infinie de ce plaisir,
De pouvoir, en tout temps, entourer ta vie.
De pouvoir le long de ton cou,
Sentir glisser le vent
Et d'entendre ton cœur doux,
Chanter passionnément.
De voler Légèrement,
Auprès de de ton épaule
Et embrasser furtivement
Ton oreille que je frôle.
De reposer sagement,
Sur tes seins savoureux
Et savourer longtemps,
la couleur de tes yeux.
Mais peut être ce foulard,
Je pourrait de l'ôter
Et m'allonger bien tard,
Faire un rêve éveillé.
Partager ensemble,
Une passion éternelle.
Et caressant ta jambe,
Goûter au péché charnel.
Mais il se fait tard
Et il y a ce brouillard.
Je devrai rentrer
et arrêter mes pensées.
De nouveau me torturer
A tout fataliser
Et regarder ce foulard
Enterré dans ce coin noir.
C'est... touchant dans sa juvénilité ![]()
N'est-ce pas ![]()
Pour les amateurs de musique à texte, j'ose vous conseiller d'écouter Ben Mazué. C'est chouette.
Case départ :
http://youtu.be/c0tx8pI8uO0
T'es trop près :
http://youtu.be/JgUea4kdopQ
Reprise d'Anne Sylvestre, Les gens qui doutent :
http://youtu.be/OQcaQpFBXes
C'est toujours plus subtile que celui de sakabokawa
![]()
I'd write about love but John got shot
I'd write about peace but Ghandi got shot
I'd write about truth but Martin got shot
Bonjour. Est-ce que vous connaissez des sites qui donnent accès à des récitations de poèmes connus ? Je ne trouve pas grand chose par moi-même.
Que cherches-tu exactement ? Des sites où tu peux écouter des poèmes audio ?
Si c'est le cas, cette recherche google devrait t'y aider :
https://www.google.fr/search?q=po%C3%A8mes+audio&ie=utf-8&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&channel=sb&gfe_rd=ctrl&ei=QowoU8zCJsmA8QfV9oCgDA&gws_rd=cr
Sinon, peux-tu préciser ta requête ?
Bonsoir !
J'ai particulièrement aimé Journey, en voila une poésie :
Journey
Le voyage à peine commencé et déjà
Mes yeux s'émerveillent de ce décor sublime
Ayant l'élégance et l'harmonie d'une rime
Je ne jouais plus, je vivais ce monde-là
Ruines dans le sable, chaudes couleurs d'été
Traces de pas dans la neige, au flanc de montagne
Aussi nobles que le tout-puissant Charlemagne
Je fixai mon écran, le regard hébété
Car non, je ne pensais pas trouver dans cet art
La richesse, le cours d'eau d'émotions puissantes
La complexité de la beauté apparante
Un peu de poésie, aujourd'hui bien trop rare
Oui c'est ce que je cherchais, j'avais tapé "récitation poème" sans succès. Merci pour le lien, je vais consulter les différents sites proposés.
Poème de la minute
Le témoin des lois
Prenez cent personnes pour quarante bovins
Et l'espace entre l'une et l'autre mort sera
Brillante pour l'esprit de soi et du voisin
Et hibernera l'heure de l'inconnu trépas
Quarante bovins seuls sur mon champ peut rester
Jusqu'à ce qu'un poison rende mon champ désert
Je tue donc mon voisin et je vis en colère
Du poison, du désert, de la fatalité
Pourquoi mon ami mort ? Pourquoi mon champ séché ?
Pourquoi n'ai-je pas pu empêcher cet ami
D'empoisonner mon champ alors qu'il me l'a dit ?
J'en pleur, j'étais si grand, et me voici borné,
Comme mon mort ami, par une vie sans foie
En ma propre bonté, simple témoin des lois.
J'espère que je n'ai pas fait de faute. C'est supposé être un sonnet. ![]()
Cut myself and I bled glitter
Always said boy I'm no quitter
I'm a superstar, I get all the girls
And my detractors, they all fall like curls
At least I got my girl, my dog, my drugs
And at least I got my mom, my dad, my fans
And they all dance, my sad, song
À une fille trop peu jojo
J'ai connu, l'été feuillé aux goûts d'amandes,
J'ai connu des particules hélas catholiques
D'une policière bellement labyrinthique
De l'ancien monde aux brises qu'elle quémande
L'histoire volée par les démagogues idiots
Perdue de la création aux rapports externes
L'échine souple et pourtant cruelle
De ces anciennes bécassines devenues modernes
C'est-à-dire muettes d'un mensonge pulsionnel
Le rêve volé par les parents sans bon dos
Pourtant le vent soufflait !
Mon esprit s'envolait !
Elle n'avait qu'à le suivre !
Car le monde, nous pouvons l'envahir !
Il est fait pour nous et non pour les sots.
Il est fait pour nous
et non pour les sots !
Pour les gens jojos
Et non pour les fous !
Obiit!
Un homme est mort, dans la nuit
Trois mots à bout portant
En ont suffit de lui
Mais au levant
Déjà ils ont filé
Rejoindre Léthé
Ne laissant
Qu’un silence de néant
Si bien maniés
Les mots peuvent être meurtriers
Source de larmes
Ou de déprédation de l’âme
Eux aussi
Meurent de l’oubli
Ton vers : « En ont suffi de lui » ne me paraît pas très français...
Eh, 'faudrait que je poste un ou deux trucs par ici, une fois.
J'aimerais vos avis sur le "poème" suivant, censé être une chanson
[Intro sans instruments]
Elle est partie en enfonçant un couteau, et maintenant rien, rien ne s'oubli
Mais heureusement elle est là, et t'en as tellement besoin de cet acier en travers de ton coeur,
Parce que c'est encore elle, la fille dont dont tu souhaites mais que tu détestes le bonheur,
Accro à ses messages comme à des pilules d'ecstasy...
[Fin intro]
Bébé...
Est-ce que lorsqu’il te baise tu penses à moi quand tout s'arrête ?
Est-ce que tu me vois encore te sourire, nu dans la tempête ?...
Tes mots sont doux comme l'orage
Et tes lèvres ont le goût des lames
Mais j'aime saigner à trop vouloir tourner la page
Et j'aime me mourir, mourir empalé sur ton âme...
... Mourir empallé sur ton âme...
Amie, ma soeur de coeur,
Merci pour les larmes, les fragments d'anarchie
Merci pour les sanglots longs comme les fleuves, insondables comme l'océan,
Cette indispensable misère que je signe sur mes poignets
Oh ! merci pour ces poèmes de sangs que tu m'écrit
Avec ces sillages rouges et longs comme la nuit !
Merci...
...Parce que tes mots sont doux comme l'orage
Et tes lèvres ont le goût des lames
Parce que j'aime saigner à m'accrocher à des mirages
Et que je veux mourir, mourir empalé sur ton âme...
Je sens ta langue au bout du mégot, ton regard dans les débrits de la bouteille,
OUAIS dans les nuits infernales je vois ton sourire qui pue le Soleil !
Dans les dédales de mon esprit dément tu danses au bout de la queue du Diable
BEBE C'EST PAS GRAVE j'aime le goût brûlant des souvenirs échoués
Comme de l'écume, de l'écume dans le sable
Bébé j'te hais, laisse-moi te faire un enfant
Bébé j'te hais laisse-moi te mordre au cou une dernière fois
Et trembler comme un puceau quand tu m’emmèneras loin des tombeaux et des rats
Ouais quoi, laisse-moi tirer entre tes cuisse à m'en tuer tout entier maudite catin,
Bébé empêche ma tête de percuter le train !
Parce que tes mots sont doux comme l'orage
Et tes lèvres ont le goût des lames !
Parce que j'aime saigner à t'aimer dans cette rage
Et que j'veux mourir, mourir empalé sur ton âme !
Ma précieuse geôlière !
Mon indispensable misère !