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Mes poésies et les vôtres...

Yog-Shoggoth
Yog-Shoggoth
Niveau 25
12 février 2019 à 17:26:49

C’est le sentier, qui un jour ou nuit, tout homme prend
Sur le chemin, on peut rencontrer des labadens
Amour, joie, espoir sur les routes de bitume
Mais à la fin, seul reste l’amie amertume

SSJNero
SSJNero
Niveau 22
09 mars 2019 à 23:20:39

L'espoir permet à l'Homme d'évoluer et d'avancer,
Mais contrairement à ce que beaucoup peuvent penser,
Cette force peut être si facilement brisée.

Car lorsque notre vie n'est qu'accumulation d'échecs et de défaites,
Le mot espoir résonne dans notre tête comme les paroles venimeuses d'un faux prophète.

Voyez l'espoir comme une flamme ardente,
Les échecs, les défaites forment une pluie violente et incessante.

Mais dans les tréfonds humides de notre âme brisée,
Là où cette flamme se fait peu à peu étouffée,
Les paroles de nos proches peuvent faire revenir l'espoir,
Comme pour nous empêcher de rejoindre cette triste fin au fond du couloir.

Maliclas
Maliclas
Niveau 10
14 mars 2019 à 00:11:43

Laurence mord.
Oui, elle mord.
Et lorsqu'on appuie trop fort
sur son corps,
une flatulence sort.

Laurent se tord.
Chacun ses raisons...
Comme celle qui pousse
Laure en sport..

Maude boude
à l'autre bout
Elle fait de la moue
à l'eau de boue.

L'aube
adoube
Aude
en aubade.

le_litchi01
le_litchi01
Niveau 66
17 mars 2019 à 21:37:36

Souvenirs d'une ville étrangère:

La ville en pente

D’autres images qui vous hantent
Et la fumée dans les narines
Et la sueur qui dégouline
En marchant dans la ville en pente

Les rayons l’éclairaient, massifs
Et des milliers de taxis cabs
Qui remontaient sur Enghelab
Les renvoyaient en jaune vif

Le soleil montre ce qu’il veut
Plis austères des robes noires
Bleu léger joyeux des foulards
Qui ne cachent pas les cheveux

Des immenses tours de béton
Aux vieilles cours cerclées de briques
On lisait « mort à l’Amérique »
En vérité que pensait-on ?

Tout près de l’Université
On vendait Proust et Stephen King
On passait du Zaz et des swings
On buvait des cafés latte

Et quand le soleil se retire
Il tombe un étrange silence
Sur leur bizarre exubérance
Et sur les portraits des martyrs

Maliclas
Maliclas
Niveau 10
17 mars 2019 à 21:54:35

https://image.noelshack.com/fichiers/2017/01/1483893486-risitas-haut-de-forme.png

Songerie
Songerie
Niveau 7
26 mars 2019 à 04:19:28

nuit noire

Nuit noire : nagent de nitides nébuleuses !
Une est miroitée aux iris verts de mes yeux.
Illuné, la pale lueur de la lune laiteuse
Tir de livides lunules au lin de mes longs cheveux

Nuit noire : de chaudes ondées bleues constellées pleuvent
Oniriquement, diamantées par les reflets
Illuminés des astres voguant sur le fleuve
Raisin de la Galaxie ! L'âme en trajet,
Expirant, le cœur troué ; «étoile ! je viens.»

[tedaille1980]
[tedaille1980]
Niveau 25
28 mars 2019 à 11:18:19

j'ai fait ca ya quelques jours , bon c'est du "surréalisme" ca parrait un peu bizarre et j'ai rien retoucher mais ya des truc bien :rire:

voir le stage d'hier vient de suer la blague de margueritte
pour engendrer un nombre incalculable de betise accro
ne pas se soucier d'un volcan dechirer de sa coquille bleu
quoi qu'il en soit la captivité d'un arbre ne fait pas l'huitre jaune.

joint toi a nous mais ne soit pas ce que tu est
voir le ciel gris partir de sa bille verte
le bois ne chauffe que s'il voit l'intimitté
de la brise froide de nuit
il faut voir les choses tel quel et ne pas juger l'autre
tans qu'a faire.

histoire de rose dans une prairie de jacynte
l'ame morose dans la branchie de pluie
je doit dire la monture d'or se disloquer
mais la rosé des champs noircie la nuit
bois le vin d'or compte le nepal vitré
sur la foret de marbre doré

jadis la compte du noir carreau fume
le barreau de bois encadrer de paille
la durée noir fraudé blanche l'été
s'en va d'une planche , on s'accroche a la branche
qui casse mais jamais ne flanche
courbe la fleur franche.

c'est pas plutôt dans le forum psycho que j'doit mettre ça :rire2:

le_litchi01
le_litchi01
Niveau 66
12 juin 2019 à 23:44:43

Ô Ivraie chère ivraie, pourquoi donc es-tu née
Au milieu des grands champs et des jolis alpages
Tout près des blonds épis dont la force est innée
Pourquoi n’es-tu pas née parmi les marécages ?

Au milieu d’eux pourquoi as-tu mené ta vie
Leur as-tu fait pour l’eau et le sol concurrence
Et tout en entendant leurs méprisants avis
Pourquoi les as-tu tant gênés par ta présence ?

As-tu honte parfois d’imposer ta pauvre ombre
Sur leurs corps droits et beaux tout faits pour resplendir ?
Avec ton air tordu et puis ta mine sombre
Ivraie ô chère ivraie, parfois veux-tu partir ?

Jerry_Kissinger
Jerry_Kissinger
Niveau 31
30 octobre 2019 à 03:43:42

Les acouphènes.

J'entends battre mon coeur et circuler mon sang,
Sur un quai dont l'arrêt n'est jamais que demain,
Je pense la vapeur de ces longs sifflements,

Panne d'inspiration

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 01 novembre 2019 à 08:35:24

Pour que le Temps
Prenne sa mesure
Que le Rythme passe
Et qu'en meurt les merles
Passons, mes frères
Et Partons.
Et sans y penser, laissons

L'oubli
S'installer.

shayde09
shayde09
Niveau 33
02 novembre 2019 à 23:03:34

Shanti

Pour les bêtes sauvages
la nuit brûle d’un feu clair
nous y voyons si peu

Collé à la vitre
j’essaie d’écouter les réverbères
en discussion avec les flaques d’eau

Quelques chansons frappent à ma porte
et lente mon oreille du poids de ses années
tristesse bonheur envie colère
de potentiels colocataires
(mais de quoi rêvent les chatons ?
sur le coussin las
ils dorment en forme de croix)

Pas un bruit dehors et pas un bruit dedans
rien que les chatons tétant le Léthé
aux mamelles roses
et Marie ô Jésus n’avait pas plus de grâce
quand on la peignit blanche en train de t’allaiter

Leur mère est une chatte noire au cri de lumière
ses yeux sourient quand ils se ferment doucement
son sang sauvage ne bout plus
il n’y a que le lait
calme et chaud
et le silence qui ronronne

Face au miroir un vieux singe me regarde
je tends l'oreille vers l'intérieur et cela fait
longtemps que je n’entends plus les échos
des violences premières
moi qui n’ai pas su retenir
les yeux les mains les souvenirs
voici que je bois seul à la source du temps
(l’oubli au moins ne m’a pas oublié)

La télé ronfle dans le noir
elle parlait de souffrance tout à l’heure
et de mort
mais la douleur hélas ne m’est plus rien
je sais l’art de tresser les désespoirs

Dans une chambre
que fais je - ?
au milieu des vêtements (tout aussi nus que moi)
je m’abandonne et mirlitonne

Un chaton deux chatons trois chatons
shanti shanti shanti

[tedaille1980]
[tedaille1980]
Niveau 25
13 novembre 2019 à 13:58:42

Alcool :

boire boire boire et se passé de fuir ,
fuir fuir fuir a en etre assoifé ,

il n'ya plus rien a boire la fuite est envisagé ,
une fontaine pour t'abreuvé je m'ennivre de beauté,

abreuve ton insolence au milieu du noir ,
hydrate les inconsciences mediocre ,
et attise les imcompreenssion...

mais reste dans les courants de la raison.

Traujima
Traujima
Niveau 10
13 novembre 2019 à 23:39:27

Les acouphènes.

J'entends battre mon coeur et circuler mon sang,
Sur un quai dont l'arrêt n'est jamais que demain,
Je pense la vapeur de ces longs sifflements,
Dont les nuées dissimulent les sonnets voisins.

Ni ici, ni là-bas,
Ce train ne s'arrêtera.

J'en réfère à l'intendance
Impassible,
Elle réitère sa confiance.

Je lui explique son erreur,
Inflexible,
Elle indique une autre heure.

Je réclame la direction,
Impossible,
Elle calme mes prétentions.

N'en suis-je pas le directeur ?
Tout au plus, un client râleur.

ChebeccaRambers
ChebeccaRambers
Niveau 31
28 février 2020 à 15:34:38

Regarde-toi

Devant l'obstacle des plus solide,
Mon esprit se fracasse,
Mon âme imbue trépigne,
Je prends ma masse,
Ce n'était qu'un miroir !
Les bouts de verre s'étalent sur le sol
Je ne peux m'y voir !
De bout en bout je les recollent
Et qu'y vois-je ?
Un autre visage.

Barbebarde
Barbebarde
Niveau 32
28 février 2020 à 16:05:39

Ça parle de schizophrénie VDD ou c est moi qui fait de la masturbation intellectuelle ?

ChebeccaRambers
ChebeccaRambers
Niveau 31
28 février 2020 à 16:21:58

Non c'est juste la remise en question

Barbebarde
Barbebarde
Niveau 32
29 février 2020 à 22:27:17

OK parce queca m'a vraiment fait penser à cette maladie.

Devant l'obstacle des plus solide,
Mon esprit se fracasse,

Ici on avait vraiment la folie comme obstacle et le morcellement de l'esprit propre aux schizophrènes.

Mon âme imbue trépigne,
Je prends ma masse,
Ce n'était qu'un miroir !

La on est dans l'imoulsivite, le fracas du miroir, la BDA, la première crise brusque qui est l'entrée dans la schyzophrenie

Les bouts de verre s'étalent sur le sol
Je ne peux m'y voir !

Je ne peux m'y voir, le déni de la maladie.

De bout en bout je les recollent
Et qu'y vois-je ?
Un autre visage.

Toujours le déni de l'autre visage, double-sens avec le visage de la folie.

Voila l'interpretation que j'en avait fait :)

Hynol
Hynol
Niveau 11
04 mars 2020 à 16:00:52

Je sais pas si on peut appeler sa de la poésie, mais bon, j'étais plutôt fier quand j'avais écrit ce texte là, en me disant que la prose c'était facile quand même :hap:

Pourquoi le ciel est si clair ? C'est qu'il ignore toute tristesse, alors même qu'il s'effondre chaque jour, il n'a jamais peur du lendemain.

Je suis né avec une vie incomplète. Alors c'est une rencontre toujours plus douloureuse. Quand elle effleure mon coeur inachevé.
Mais nous nous dirigeons vers le futur ensemble.

Le ciel est grand, le vent chante. J'ai fais un rêve, qu'un jour les hommes finiront par atteindre le bonheur. Et tu y croyais avec tes yeux d'enfants. Je resterais auprès de toi. Jusqu'à ce que l'on sorte de la forêt gelée. Pour ne pas que tes yeux se perdent. Dans les lamentations de ce monde.

Pourquoi seule la lumière inatteignable, brille-t-elle toujours d'un parfait éclat ? Jugeant les gens sur un lendemain dont seul le ciel connaît la fin.

J'ai doucement effleuré ton dos froid. Parce que plus personne ne croit en la tendresse de ce monde. Toi plus que quiconque, tu as su rester brave.

Je vivais pour voir le futur, abandonnant le vent dans le ciel.

Je me demande où reposent les rêves, de ceux qui ont cessé d'exister un jour. Sur le rivage où les vagues se brisent et se retirent, on croyait être devenus un fragment de lumière.

Les sentiments qui rejoignent les ténèbres, brûlent entièrement. Cette lueur te servira de guide, à toi et pour que ce monde se remette à rêver.

Le ciel est grand, le vent chante. C'est dans le souvenir d'un rêve que tu as fait. Que les cris reviendront, en tendres échos.

ChebeccaRambers
ChebeccaRambers
Niveau 31
04 mars 2020 à 17:01:53

Je me demande où reposent les rêves, de ceux qui ont cessé d'exister un jour. Sur le rivage où les vagues se brisent et se retirent, on croyait être devenus un fragment de lumière.

J'aime bien cette idée, si je l'ai bien comprise, qu'on peut oublier ses rêves en vieillissant. Ca fait peur mais comme on les oublie, on s'en fiche. C'est comme une amitié qui refroidit...on sait qu'on est en train de la perdre mais on ne veut même plus lui rendre sa chaleur justement parce que le sentiment présent a opérer une transition avec le passé. Du coup, on se demande : bordel, rallume la flamme tu vas le/la perdre ! Et pourtant aucune envie de s'en donner la peine.

Message édité le 04 mars 2020 à 17:02:46 par ChebeccaRambers
ChebeccaRambers
ChebeccaRambers
Niveau 31
04 mars 2020 à 17:10:24

Mon texte est pas très clair non plus, surtout à la fin.
Remarque, la remise en question et le maladie sont assez proches !

Devant l'obstacle des plus solide,
Mon esprit se fracasse,

Il y a un obstacle qu'on entrevoit mais dont on ne peut savoir ce qu'il est.
L'esprit s'y heurte, jusque là on ne sait rien.

Mon âme imbue trépigne,
Je prends ma masse,
Ce n'était qu'un miroir !

Mon âme, esprit, peut-être que c'est un fourre-tout mal choisi...il se heurte à l'obstacle et ça lui fait mal : trépigne et imbue renvoie à l'égo, de la crise narcissique parfois puérile. Je brise cet obstacle avec une masse, ca rime àa tombe bien et c'est un gros objet qu'on emploie à deux mains, on donne toute sa force pour briser un mur par exemple (je me souviens de mes proches abattant un mur avec une masse, c'est très dur physiquement !). On voit que l'obstacle était un miroir, qui me reflète donc, c'est moi. Je ne le savais pas car c'est difficile de se voir comme tel lorsque l'égo fait des siennes.

Les bouts de verre s'étalent sur le sol
Je ne peux m'y voir !

L'obstacle brisé, les bouts de verre s'étalent sur le sol...je prends conscience que l'obstacle s'était moi, je ne fusionne plus avec le reflet, je suis dissocier de lui. Je prends mes distances avec ma personne et donc mon raisonnement. C'est un peu paradoxal car je dis : " Je ne peux m'y voir " alors qu'en fait je me vois mieux que jamais...mais comme le miroir est brisé, je ne m'y vois plus. C'est là que c'est mal écrit ou à double-sens si on veut défendre la tournure lol

De bout en bout je les recollent
Et qu'y vois-je ?
Un autre visage.

Je me couche sur le sol puis, je recolle mes morceaux et je découvre un autre visage. Le miens tel qu'il est après ma remise en question. Déformé, il ne me reflète plus donc je peux le distinguer. Je suis sortie de moi. J'ai pris de la distance, je me vois avec un oeil différent. Je m'auto-critique.

Mais on est vraiment pas loin de la maladie mentale qui est aussi une forme d'acceptation de soi !
J'y avais pas pensé !

Message édité le 04 mars 2020 à 17:12:36 par ChebeccaRambers
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