Le 05 novembre 2016 à 18:45:02 PucixDe4Cornes a écrit :
Me voilà à nouveau sous ton balcon,
Posant le genou à terre et chantant.
Je t'aime si fort à en perdre la raison,
Descends et soyons de joyeux amants.Ne vois-tu donc pas tout mon vif amour ?
Que je te crie à vive et haute voix ?
Réponds ou alors j'attendrais des jours,
Que tu daignes faire attention à moi.Je suis le plus vaillant et fier des hommes,
Ta vie ne sera très bientôt plus morne,
Tes nuits seront aussi douces qu'une pomme,
Je le promets, moi Pucix de Quattre Cornes.
Quel godelureau
Je suis pas du tout expert en poésie, mais j'ai plutot aimé le coté très assuré du 'personnage" ? ![]()
"Ta vie cessera bientôt d'être morne", ça passerait un peu mieux. ![]()
A part ce vers boiteux, le reste n'est pas mal du tout, dans son genre romantico-comique. ![]()
Bonsoir, une poésie doit-elle impérativement figurer dans ce topic ?
Le 06 novembre 2016 à 00:35:09 TinkyWhisky a écrit :
Bonsoir, une poésie doit-elle impérativement figurer dans ce topic ?
Non
! Enfin, je crois pas. Ce serait idiot de restreindre la poésie ici. Après les gens qui s'y connaissent (peu chez les habitués du fofo) viennent ici, donc tu auras peut être une meilleure visibilité.
Le 06 novembre 2016 à 00:35:09 TinkyWhisky a écrit :
Bonsoir, une poésie doit-elle impérativement figurer dans ce topic ?
Salut, non pas forcément, en tous cas pas à ma connaissance. Mais je dois t'avouer que nous ne sommes pas trop férus de poésie sur ce forum (en tout cas chez les membres réguliers). Je pense que les adaptes de poésie ici se retrouvent là. En tout cas ton poème aura peut être plus de visibilité ici par un public concerné que sur un topic dédié qui risque de se perdre dans les méandres du forum. C'est à toi de voir quelle stratégie tu vas mettre en place ![]()
Edit : ggiot m'a devancé ![]()
Ça marche merci de vos réponses ![]()
Le 05 novembre 2016 à 23:05:02 Arduilanar a écrit :
"Ta vie cessera bientôt d'être morne", ça passerait un peu mieux.
A part ce vers boiteux, le reste n'est pas mal du tout, dans son genre romantico-comique.
Merci
Il est à ta porte,
Appuyant le bouton,
L'attente est morte,
Ce ne sera pas long.
Les rideaux sont ouverts,
Le Nain est enfin prêt.
D'amour, est emplie l'air,
Il se met à charger.
Guide le de tes mains,
Ne sois pas timide,
Prends le nectar divin,
Aux couleurs livides.
Le Nain pousse un cri,
Ton désir n'est pas mort,
Le petit a fini,
Et à présent s'endort.
![]()
le guerrier bantou tue la viande
qui lui sort mal de la bouche
comme le présage miraculeux
d'un héritage d'opium et d'essence
alors l'Autour unibande s'avance vers le chaman
vingt-et-une fois il tire sur sa cigarette
puis s'émane de sa torpeur
son organisme connaît les blessures d'alcool
et ses yeux sont fouettés par le soleil couchant
l'oiseau s'envole
dans une pluie acide
fumeuse
des Souimanga éclatants
se perdent dans ce brouillard
une chaise électrique ambulante
dans le climat aride
des visages difformes hurlants
dans l'obscurité errants
le sang de la viande versé
au profond du calice
le sang effacé du sanctuaire
des yeux luminescents des démons
anthropophages
noyés dans le Lotoko
Premier poème dans lequel j'essaye d'appliquer une certaine forme de structure :
Ce monde, corrompu et pourri par la haine,
En sommes nous les victimes ? Ou bien les tourmenteurs ?
J'en ressens tous les jours une énorme peine,
Car la triste réponse fut un contradicteur
À mes pensées altruistes et à mon humanisme
Ayant forgé ma vie et mon idéalisme.
Que voudriez-vous que je me décide à faire ?
Votre monde corrompt tout ce qui me compose.
Votre réalité ? Eh bien, je m'y oppose,
Celle que vous imposez, constitue mon enfer.
Puisqu'il le faut vraiment, voici mon cynisme !
Je me réfugie donc dans le conformisme.
Haiku
Condensation
Tel une effluve,
mon prout odorant
emplis l'air ambiant
Haiku
Cristallisation
Chair glacée
Mammouth dans la toundra
Barbecue néolithique
Haiku
Fusion
Tout ramolli
Soudain se dresse
Dur et fier
Haiku
Pénetration
Un lieu insalubre
Une fuite
Une matraque patatraque
Un de mes poèmes les plus "normaux"...
Que se disent deux cœurs qui s'aiment ?
Rien ; le problème est bien là :
D'où vient ce lourd silence qui sème
Le plus affreux des désarrois ?
Pourquoi la bouche ne peut-elle
Traduire les déflagrations
De nos boyaux en ribambelles
Au plus beau de leur combustion ?
Comment conjurer le désastre
De notre condition d'humain ?
Comment faire pleurer les astres
Plutôt que danser les oursins ?
Pour libérer ce feu interne
Il me faudrait user du fil
D'une épée en rimes alternes
Pour m'inciser jusqu'au nombril !
Alexandrin :
Toi ma plus vieille amie, l'artiste envahissante.
Depuis l'aube levée et ce jusqu'à la nuit.
Tu joues d'une musique aux paroles lassantes.
Cesseras-tu un jour, cette ode à mes ennuis ?
Toi ma plus vieille amie, navigatrice habile.
Sur la mer du mal-être, la peur pour bateau.
Pour les eaux du paraître, oh hisse mon ego.
Veux-tu donc m’isoler, sur ce radeau fragile ?
Es-tu mon ennemie ? tu aides mes discours.
Tu construis mes idées, me protèges des pires.
Tu sais mes amitiés, connais mes mots d'amour.
Alors Pensée tais-toi ! Je meurs de ne pas dire.
Le 02 mars 2017 à 22:14:57 kiser72 a écrit :
Alexandrin :Toi ma plus vieille amie, l'artiste envahissante.
Depuis l'aube levée et ce jusqu'à la nuit.
Tu joues d'une musique aux paroles lassantes.
Cesseras-tu un jour, cette ode à mes ennuis ?Toi ma plus vieille amie, navigatrice habile.
Sur la mer du mal-être, la peur pour bateau.
Pour les eaux du paraître, oh hisse mon ego.
Veux-tu donc m’isoler, sur ce radeau fragile ?Es-tu mon ennemie ? tu aides mes discours.
Tu construis mes idées, me protèges des pires.
Tu sais mes amitiés, connais mes mots d'amour.
Alors Pensée tais-toi ! Je meurs de ne pas dire.
Très très bon, j'étais tellement en train de faire attention au rythme que j'ai rien vu venir de la chute
Une petite réserve pour
"sur la mer du mal-être, la peur pour bateau"
je suis pas sûr que tu puisses faire la liaison entre les hémistiches comme ça
Merci pour ta réponse, c'est la 1 ère foi que je m'essayes à l’écriture, sa fait plaisir de recevoir un avis favorable.
Voila le texte corrigé :
Toi ma plus vieille amie, l'artiste envahissante.
Depuis l'aube levée et ce jusqu'à la nuit.
Tu joues d'une musique aux paroles lassantes.
Cesseras-tu un jour, cette ode à mes ennuis ?
Toi ma plus vieille amie, navigatrice habile.
Sur la mer du mal-être et la peur pour bateau.
Pour les eaux du paraître, oh hisse mon ego.
Veux-tu donc m’isoler, sur ce radeau fragile ?
Es-tu mon ennemie ? Tu aides mes discours.
Tu construis mes idées, me protèges des pires.
Tu sais mes amitiés, connais mes mots d'amour.
Alors Pensée tais-toi ! Je meurs de ne pas dire.
Alors je m'essaie. Désolé pour mon vocabulaire aussi peu riche, ce poème n'est absolument comparable à vos travaux tous aussi géniaux, notamment celui de mon VDD
Je suis née dans la ville comme un arbre dans le béton,
On n'y voit ni la nature, ni toits des maisons,
Les tours atteignent l’Olympe dessus les nuages,
Il me manque l'horizon que ces colonnes font barrages.
Et les verdures, décolorées en un ubiquiste gris,
Un paysage aussi gris que les jours et esprits.
La ville est un polygone, là où règne rectangle et carré,
Une symétrie dévoilant du passage de l'Homme obsédé
Par la géométrie et la perfection.
Où est le jour lumineux, et la sombre nuit ?
Le ciel est vide d'astres, un lampadaire luit,
Davantage que les étoiles qui guident nos courses,
Je perds mes repères, les grues ensevelient la Grand Ourse.
Un autre alexandrin :
"L'ornithorynque"
Drôle est son allure à l'étrange mammifère.
Rêvez et voyez-vous ? Véritable chimère.
Folle fête est nature, il n'a rien de normal.
Imaginez-vous donc ? L’irréel animal.
C'est un bec de canard, qui prolonge sa tête.
Et des palmes crochues, lui servent quand il nage.
Un beau costard en poils en guise de plumage.
Il naît par œuf pondu, mais pourtant il halète.
Moi j'aime à le penser, la nature est rieuse.
Ou bien divinité peu se montrer blagueuse.
D'ailleurs si vous trouvez, que j'ai peut-être tort.
Dites-vous que sa queue est celle d'un castor.